‹ Abrégé de l'histoire d'AngleterreChapitre 15 sur 39 · EDOUARD LE MARTYR · texte numérisé non relu

EDOUARD LE MARTYR

-^ônard ^ à la mort de èdnfpère ^ n^a¥<tn:t que treize ans. Son avènement au trône éprouva quelques contradictions : quelques tHl^ vouhMent lui préférer son frère quin'AVoittque'S^t •ans; on objectoit contre Edouard que son Caractère, étoit cruel , qu!il avoit des inclinations iinuaMs^^t de;ptosiy ii|ift'iKéieit''iié avant 4e

120 HlSTOlM J>\M6LETERRe.

couronnement de son père et de sa mère* A la

tête de ce parti , on voyoit Elfiride , dont Fam-> bition espéroit obtenir le sceptre pour son propre fils. D'un autre côté, tous les prélats et les comtes d'Essex et d'Est«-AngUe défendirent avec vigueur les droits d'Edouard. Une guerre civile auroit pu s'ensuivre, si Ton n'eût convoqué une assemblée générale des Witans. Dunstan y prouva si victorieusement le droit d'Edouard, qu'il fut élu roi, sans opposition nourelle, et couronné arec la solennité d'u-^ sage •

(978) Le jeune prince ne conserva le sceptre que quatre ans. L'ambition d'£lfride trancha ses jours. Un matin, en chassant, il s'arrêta an château de Cor fe, dans le Dorsetshire, résidence de sa belle-mère. Tandis que le prince, sans défiance, buvoit , à cheval, une coupe d'hydromel , il fut frappe au ventre par un assassin. Il donna immédiatement des éperons , mais ses entrailles sortirent de sa blessure , il tomba de selle , et fut traîné par son cheval , le pied dans rétrier. Ses domestiques le suivirent à la trace de son sang, le trouvèrent sans vie, et Tinhumèrent sans cérémonie à Warchaipi. .

ËTHELRËD.

Elfride recueilloit le fruit de ses crimes et de son ambition ; son fils, non sans répugnance toutefois , fut élevé sur le trône par les prélats et par lesThanes. Ethelredn'avoitquedix ans; il étoit beau, bien fait et d'un caractère aimable; mais la violence et la barbarie- de sa mère Pavoient rendu fort timide. Quand il

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' ^ £TllftL|l£a. 121

pleura la inort-prématorée d'Edouard, elle

ponsid^ra ses larmes comme un reproche ; et le .puiiit Si ^«évçremeut 9 qu'on ^rut sa vie eu danger. BéDdwit de son, influence avec l'âge y elle fit enfin.ses adieux a la cour, et alla dans un mopa&^àipe gémir sur sa conduite passée.

Le règne de^^oB fila.fiit long et malheureux. Bien qu'il en fut innocent^ il recueillît cependant les fruits amers du meurtre d Ëdouard.» Ce prixiec^e posséda poinil'afléc^ de ses sujets^ même dans son enfance. Plus tard, il enç^rut leur. haine par son insensibilité à leurs souffranees y iaou. dégoût des affaires et soii amour immodéré des plaisirs. Il seroit difficile de citer. un£î. époque de Thisloire d'Angleterre oà. la nation ait été frappée* d'autant de cakmités que sous ce règne. Les horreurs d^une famine de plusieurs années, une maladie con- • iagieuse pairmi les i>estiaux> une dyssenterie • fatale à Tespèce humaine, et pardessus lout^ les invasions des pirates du nord , parurent autant de fléaux destinés par la provi<jiraceii yengec la wxtlL d'Edouard»

Quoique la profession de pirate, parmi les hommes du nord ^ eût éprouvé , dans le siècle précédent,, de grands re^qivs, quelques chefs suivoient encore l'exemple de leurs ancêtres; etTun dex^es pirates s'aventura, en 980, è faire une descente, préside SouthamptoB. Sa témérité fut récompensée par un ample butin* Il répéta sa tentative avec un égal succès. d«iril'il0<de Thaneiit -^t^duraifit les années suivanlea^ Jes cètes de Cornwall et du Devons- ' hire, .fcîle de Portland^ et ensuite Watchet,

«4amle Soxomessçtslwetcfu^^

^122 HISTOIRÎ B^AKGLt TERRE.

TÎsitées ei pillées par lés Bai4>âres* En 991 , ib

s'einparèrefnt4'Ipswich , sous la conduite de Justin et.^e Gurthmand^ défirent, apfès quatorze « jours ' de résistance , Véaldbrman Brithnodf;. Ethelred, alarmé de l'avis de Siric, successeur de Dunstau» résolut d^acbeier avec de Fargent 4e départ des envahisseurs. Ils reftourpèrent en Danemarck, emportant avec eux dix mille II- ♦ vres d'argent et la tête de Bri thnod.

Cette honteuse mesure eut les plus fatales conséquences : elle ne servit , comme par le passé , qu'à donner aux Danois une haute opinion dé leur force I et les porta à renouveler fréquemment leurs visites. L'année suivanter, le Witena-Gemot, plus sap;e et plus prévoyant, réunit a Londres une flotte considérable ^ sous le commandement de deux prélats et de deux ' éaldormans. Mais l'un de ceux-ci étoit un traître nommé Elfric , qui i dans une occasion où il pouvoit surprendre une escadre danoise , alla se joindre à elle , lui donna avis du danger où elle étoit^ et l'engagea à fuir immédia* tement. IJans la poursuite, on prit le vaisseali d' Elfric : le traîtres'étoit échappé. Mais, parop- 4re d'Ëthelred, on ^îreva les yeux à son fils Al- ' gar, soitpàr ardéurde vengeanceconlrelepère, «oit que le fils fut complice de sa trahison.

(993) L'année suivante, les Danois portèrent leurs armes du sud au nord. Bamborough fut emporté d'assaut. Les trois chefs nommés pour, commander les habitants , pas- ' sèrent à Tennemi, et la côte, sur les deux rives de l'Humber, fut successivement ravagée. En 994, parurent deux chefs plus puissants encore, iSweyn, rçi de Danemarck , et Olave, roi d^

lifarwégë.- Parvenus tdus Iles àt\ik aû IrAne par

des crimes, Xxm parle meurtre de son père, i'autre par ses pirateries, ils réunirent les Nor-»« wégiens et les Danois en une confédération qui, avec quatre-vingt-quatorze navires, fit voile vers la Tamise pour attaquer Londres, i^poussés d'abord avec une grande perte , il& se veng'èrent en ravageant les comtés voisins, d'£ssex, de Kent , de Susses et de Hampshire • La terreur et la iméfiànee prévalurent de nôu-* veau 'dans les conseils d'Ethelréd. Il leur offrit, comme le prix d'une sorte de trêve ; une ^ somme de seize mille livres et des quartier^ d'hiver à Southampton. Les condttioAs furent acceptées. Mais une circonstance désunit les deux chefs étrangers. Olave, en recevant le* . • sacrement de coin^mation' des mains de l't- * vêque de Winchester, promit au roi que, désormais il ne tireroit plus Tépée contre ses ^ ' ' frèrés les chrétiens; Sweyn , au d^art de $és* alliés, fut obligé de le suivre; raaîs quelques années après , il le surprit en mer près de Tile Wollin» impuissant contre la mtlltitudé de s^s ennemis , plutôt que de se refadre^ Olave se précipita dans les flots. * '

Chacune des années suivantes fut marquée par de nauvelleâ invasions : ponr eoihble de « malheur, les Barbares avoient presque tou-,.* jours des intelligences parmi les chefs d'Ëthel- ' red; etleroi enétoitréduit à un moyen dont il avoit déjà fait usage, celui d^acheter la paix au poids de Tor. C'est ce qui eut lieu én 1001 , où les Barbares ne se retirèqent qn'après avoir reçu vingt- quatre mille livres. L'année suivante , le pape Jean xv. réussit k

124 HISTOIRE d'aKGLETEHRÉ. '

réconcilier Ethelred avec Richard, marquis de Normandie. Ethelred épousa Emma , fille de Riciiard, union qui étoit calculée pour ibrmer des liens d'amitié entre deux nalions, et s assurer un puissant soutien contre les Danois. Mais Tinconduite d'Ëtbelred détruisit ces espérances. Eit négligeant la jeuîiB reine, en l'affligeant par ses infidélités, il s'aliéna ses -affections^ et provo^jua le i;essen liment de son beau-frère Richard ii, qui venoit de succéder à son pcrC; dans la possession du duché de Normandie.

Emma étoit arrivée en Angleterre au prin*

temps. Les réjouissances occasionées par son mariage étoient à peine terminées , qu'Ethelred projeta et exécuta une horrible me-* ^ure , qui couvre son nom d'une honte éternelle. Il oi:donna le massacre des Danois^ le méme'jour, à la même heure, et dans tuusles^ comtés. G'étoit la fête de Saint-Brice, 13 novembre. Sans distinction d'âge, de sexe, ni de r^ng j les victimes furent assailles par une po« pulace furieuse , qui en fit un affreux carnage. • ( 1003 ) Sweyn ne tarda pas à venir venger le destin de ses compatriotes. Par suite de la "^négligence ou de la perfidie* d'Hugo , gouver* neur nommé par Emma, il parvient à s'emparer d'Exeter y et » de là , conduit ses Barbares jusqu'au centre du Wiltshire.^Une armée nombreuse se trouvoit réunie, sous les ordres du perfide Elfric, afin de s .opposer àsa marche. Le vieux* traître , par une maladie simulée , paralysa les efforts de ses troupes ; et Sweyn exécuta, pendant quatre ans, ses projets de pillage et de vepgejance» Tous les. comtés servirent

* ETHELRBD. ï2&

tour à tour de théâtre à sot tarages; chaque village, chaque bourg, chaque cité, furent, successivement abandonnés aux flammes ; et leurs* habitants massacrés ( 1007 Enfin ce ne fut qu'au l)oiit de quatre ans que Sweyn , après avoir ctanché sa soif de vengeance dans une mer de sang , consentit à \sl paix pour une somme de trente-six mille livres d'argent. • On comprit enfin qu'au lieu d'acheter si . ' cher une- cessation temporaire d'hostilités, les richesses de la nation seroient mieux employées à se procurer les moyens de la défendre. Le VVitena-Gemot décida que Von se pourvoiroit d'une flotte formidable, et d^armes pour les marins. L^rmement le plus nom- • breux qui eût jamais paru dans la Manche, se réunit l'année suivanté à Sandwick; Ethelred, accompagné de ses principaux thanes , se ren- ^ dit à bord , et Ton cûnçut 4in moment d'espérance. Mais la désunion se mît dans la floue./ Wulfnoth / chef des Saxons méridionaux , ac*cusé de trahison par Brihteric, soit qu'il fût, coupable ou indigné de l'accusation, se sé^ para de la flotte avec vingt vaisseaux , et embrassa la profession de roi de la mer. Un terrible désastre fut la suite de cette félonie* «Brihteric, avec quatre-idngts Voiles, s'engagea à le ramener mort ou vif. Une horrible tem* pête jeta sa flotte sur la côte, et tous ses navires furent incendiés par les partisans de . Wûlfiioth. Bthelred ]^erdit alors toute confiance dans ses agents, et se retira. Le départ des Anglois fut le signal du retour de la ijotte danoise; et pendant trois ans les dévastations recommencèrent. Thurchil , qui s'entendoit

126 HISTOIRE d'aNCLETERRE. .

secrètement avec Sweyn, assiégeoit inutile' ment Canterbury depuis vingt jours , quand le traiue Elmer mit le feu à un certain nombre de maisoiis ; et tandis que les habitants étoient occupés à éteindre le feu , les gens du nord enfoncèrent une porte et s'élancèrent dans la ville. L'archevêque Elphège^ prélat vénérable par son àgie et ses vertus, se jeta au mi* lieu du carnage en suppliant les Barbares d'épargner les habitants. 11 futsaisi, lié » et traîné, pour être témoin du sort- de sa cathédrale , dans laquelle s'étoient réunis les moines, le. ciergéy les femmes et les enfans. Une pile de l)ois fut élevée le long des murs; on y mit le< feu y auK hurlemens de triomphe des Barbares* Les flammes atteignirent bientôt la couver^ ture^ et comme le plomb fondu et les charpentes qui s'écrottloient , forçoient les fugitifs^ à quitter leur asile , on les massacra successivement, sous les yeux du primat. Sept mille hommes, outre les femmes et les enfans, péri^. rent dans le feu de la cité. Elpliège, épargné d'abord dans l'espoir d'une rançon, fut mis à mort le samedi d'après Pâques, tamdis qu'il sWforcoit d'inspirer aux vainqueurs le respect dû. aux. vérités du christianisme^ Enfin , Thurchil> après avoir ravagé la plupart des treize comtés, vendit son amitié et ses services Ëthelred , pour la, somme de 48,000 livres.

(1013) La renommée du succès de Thurchil et de son arrangement avec Ëthelred j avoit pénétré jusqu'en Danemarck. Sweyn,, jaloux de la réputation de ce chef, ets'inquié-* ' tant peu de ce qu'il venoitde fairc> appelle tous sçs vassaux SQus son étendard , et déclara ^oi\

'£TUELii&D< 127

îateiilion de tenter la ebnqaéle de T Angleterre^ monte sur une galère magnifique , et suivi d'une flot le. nombreuse, U fait voila pour Sandwicb. Ayant échoué dans son pro<« jet sur les Danois soldés, Svveyu dirige sa. course vers Tembouchure de THumber. Les Northumbi^es , les gens de LindeseyV ceu:it des Cinq-Bourgs et les autres habitants du nord du Watling-Stfeet, se soumettent tout d'à* bord. Les troupes qui le précèdent ont Tordre de ravager le pays ouvert, de piller les églises, de bi ùler les villes , et de passer tous les hommes et enfants mâles au fil de l'ëpée. Tout plia devant lui, et il conduisit en toute hâte ses troupes sous les murs de Londres. Ethelred et Thurchil Tempéchèrent d'y entrer. IL s'en cpnscda en renouvelant ses premières cruautés; et, se dirigeant lentement vers Bath, il se proclama roi d'Angleterre, appela a sa, cour les thanes du Wessex , de Mercie et de Northnmbre , et les contraignit de lui prêter serment d'allégeance. Cette défection générale jeta l'alarme dans la métropole; leurs doutes, sur la fidélité des habitants portèrent le roi et' Thurchil à se retirer avec la Hotte vers Greenwich , et Tautorité des usurpateurs s'établit paisiblement à Londres même. Alors £thelred s'abandonne au désespoir. Après avoir recommandé sa femme ct,ses enfants, gardés.par|tent quarante cavaliers « aux soins de son frèra^qhiard , il fait voile clandestinement pour Tile de Wight, où il reste caché, jusqu'^ ce qu'un envoyé d'Emma vienne lui proposer un asile en PiQrn)findie« ]1 y fut à peine un moisj que

128 HISTOIRE d'Angleterre.

la mort imprëvii^ de son compétiteur lui permit de retourner dans ses états (1014).

Sweyn, avant de ihourir, avoit appelé isoîA' jfils Canute à lui succéder. Canute n'osa pa^ se mesurer avec les forces supérieures des Auglois , qui> croyant le moment favorable pour recouvrer leur indépendance , avoient repris cbaudement le parti de leur roi. 11 retourna dans sa patrie avec son armée pt une flotte de 60 vaisseaux.

La conduite d'Ëthelred j après cette heureuse révolution, fut violente et pleine de

tion danoise, à ses soupçons; mais Sigeferth et Morcar, chefs des Sept-Bourgs, étoienttrop pui^^nts pour qu'on les attaquât a force oth^ verte sans danger ; un corps d'hommes armes les massacra dans un festin. Leurs vassaux, effrayés du sort de leurs seigneurs^ s'enfuii^ent vers réglise de Sàint'JF*rideswitha ; Ethëlred fit mettre le feu à Fédifice sacré , et ils y périrent. Une< telle conduite n^étoitpas de nature à lui assurer la fidélité de ses sujets : il finit même par perdre toute autorité dans sa famille. ^

Au commencement de Thiver , Thurchil reçut 20,000 livres^ en récompense de ses sétvices , et ne s*en détacha pas moins d'Ethelred poi^aller solliciter son pardon auprès de son souvet^in : Ganute Tayant reçu eh grâce , il partit avec ce prince, sur uné flotté de mittê vaisseaux, selon les uns , de deux cènts seulementy'srron en croitunécrivain contemporain, (]ue celui-ci avoit préparée pour envahir YKn^

. * EDMOTID. 129 ,

gleterre* £Ue se dirigea sur Sandwich , à cette époqae , le port le plus célèbre de l'ile; et Thuiv * cbil obtint , pour effacer la honte cje sa dé- . • loyauté passée, de débarquer le premier; mais il trouva une iiëâtstanee vigoureuse^ et ne réussit qu'après avoir perdu les plu^ bravw, de ses Danois. De Sandwich, Canule longea * leS' c6tes du sud, ravagea les comtés maritimes, et £Mrça à la soumission les Wesl-Sazons, Une armée , levée dans le Nord par Edmond, y fila d'Ethek^d, et une autre dans la Mercie par Edric , se joiguireut f se querellèreni , . et se séparèrent/ Le ressentiment d'Edrie le jeta sous les étendards de Canute (1016). L'année vivante , après une tentative infruc» ^ tueuse pour former une armée dans les comtés du sud^ Edmond se mit à la téte des Northumbres; l'Angleterre devint bientôt la proie des deux armées ennemies, qui, sans jamais se chercher, se contentoient de piller ' les habitants sans défense. Les royalistes ravagèrent les comtés de Siafford^ de Salop et de Leieester; et^ pour le^ méfiies motifs , Ca^' nu te dévasta la partie orientale de la Mercie et des environs d' York.

Lomque Canute débarqua en Angleterre 9- ' Ethelred , accablé de soucis, épuisé par les, maladies, étoit retenu dans son iitàCosham> et avoit remis la défense^de son tr6ne au cou-* 0 , rage et a Tactivité de son fils Edmond. Il lan-* guît encore tout l'hiver à Londres, où on Ta* voit transporté pour plus de sûreté, et mou^rut le -33 wriL Edmond lui succéda.

Ce long et malheureux règne acheva d'ôter aux' indigènes ce qui leur restoit d-énergie.. ' ' I. 6.

' lA l30 • ' àiSIrOIRfi tf ANGliETÊRREi

Acioablés de leurs défaites ^ ils ^'osèrent plusi- * résister ^ux Danois ijue dans les villes forti-

• ûéf^ ; }e pays ouvert étpit abandonné sans^ . résistance , et ces féroces vainqueurs y détruisirent tout ce qu'ils ne purent eoi^porier^ biglèrent les villes , les villages , les monastè^ res. La famine , une effroyable anarchie dans-, lacjuelle tous les droit» étoient violés ,^ tous \m

• crimes impunéiKient commis; tels furent les .1 triâtes résultats de ces terribles invasions. Ce-

' y pendant, c'est à cette époque que Ton doit rapporter 1 origine des taxes directes ët annuellëst Un impôt territorial qu'Ethelred étoit

• obligé de lever pour acheter les trêves que lui • accordoient les Barbares , se perpétua pendant

Slusieurs siècles, et lorsque la cause qui Tavoit lit créer, n existoit plus.

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