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vilisation disparoissoient par tlepr^és. Plus de coimûissance d'agcicultune jou xle manafaer ture ; leurs ridiesses consisioietit dans l-jéten-t^ due des pâturages et le'nombrc des Irdupeauxî Ils sa tisfaisoient leurs ippélilsle6{>lii&e^igjeanis avec dut lait et! de la:¥iand>ef^ .el% bbàjs deûtwëuil mçnts de peau , ils bravoient rinclémence des saisons. Les Jirebis étoieui k ipeine coanues dans la plus , graihde .partie du jioiid^ .et ^ lès hordes sauvages de la Calédonie n'avôi ent souvent pour iiouri'ilure que les .produits inceÉ-. tains de la chasse. Ils alloient presque nrus|'et. ne connoissoienttd'autres abris que les bois et les cavernes de leurs montagnes. Cette situation endurcissoit 4 la fois^eurs caractères et leurs corps. Et quand Sévère s'empara de cette coâi« trcc, ses légions s'étonnèrent de la force, de Tactivité^ de ropiniatreté hardie et de la:férbcité der ces Bretons :du nord.'
Les historiens attribuent la civilisation supérieure des peuplades méridionales , à leurs relations avec les étrangers , que les avantages du commerce atiiroient sur leurs côtes. Quand lcsminesd'étaiud'£spagne commencèrentà s'é«> puiser , on y suppléa principalement parcelles de la Bretagne. Ce furent desPIién iciensavculureuxvenusdeCadix, quilles premiers, exportèrent ce 'métal de Tile ^ et Ie.débi4èrent7idans leQ diflerents ports de la Méditerranée. Ils garde- rent si bien leur secret, que.,, cinq siècles avant Jésus-Chriçt, Hérodotq avouoit qu'il lui avoit été impossible de découvrir ii position -des Cassitérides ou Iles d'Elairi.; Les Phéniciens de Carthage furent pliis licuveui^ Sousia con^t duite d'Himilcoh, ayant :ontv^^is tm.vîoyage
BRETAGNE ROMAIIfE. 9
de découverte , ils s'élancèrent dans le grand Océan f et, après quatre mois environ , trou- Tèrent. Fobjet qui avoit motivé leur voyage, les OEstrymnides (car Himilcon les appelle ainsi dans son journal) étoient éloignées, de dix journées de voile , de Tile sacrée des^Hiberniem, et celle-ci étoit située près de Vile d'AU bien. Vers le même temps, Pythéas, célèbre navigateur de Marseille, les découvrit aussi» On en comptoit dix , toutes abondantes en étain et en plomb , dont la plus élendue se nommoit Silure ou Figdilis. Neuf d'entre elles étoient peuplées ; et l'on a dépeint leurs habi» tants comme une race d'hommes paisible et in-* dus trieuse*
Par suite de ces découvertes successives, leur commerce fut enfin ouvert aux nations et partagé entre elles* Le UomainLucius Grassus employa les insulaires au travail des mines avec de grands avantages. Les mineurs brc*» lonscoavertissoient Tétain en blocs cubiques, et Vapportoient dans l'île de Wight, où étoit leur dépôt général. De là il étoit exporté , par des coramerçants gaulois , jusqu'aux embouchures de la Seine , de la Loire et de la Garonne. Il remontoit ces fleuves; puis , chargé sur des chevaux , il traversoit les terres, jusqu a ce qu'on pût de nouveau le faire arriver par eau dans les grandes et commerçantes cités de* Marseille et de Narbonne. En échange, ' les Bretons recevoient du fer, de la poterie et du cuivre».
Bientôt l'industrie des indigènes s'éveilla, à Taide du commerce, il l'exploitation de Tétain ib joignirent celle des peaux , fournies I- 1
10 mStOlKE D^AMCLETERRÊ*
en immense quantité par les tribus de l'imë'
rieur, celle du plomb, celle du fer. Des rapports exagérés avoient même fait croire aux Romains que les côtes de ces ilesabondoient en perles, et que le sol y recéloit les métaux les plus précieux. Leur avarice fut trompée. Après la conquête > ils ne trouYèrent pas la plus légère trace d'or et d'argent, quoique, depuis, les habitants en aient découvert; et les perles de la Bretagne n'étoienl ni d'une grosseur^ ni d^une couleur propres à compenser la peine de la recherche.
Dans quelques parties de Tile^ les Bretons aToient 1 étrange ei dégoûtante coutume de se •
peindre le corps. Les deux sexes en faisoient également usage ; et cette pratique ëtoit consacrée y dans leur estime , par des cérémonies religieuses. Ils y joignoient la coutume plus barbare encore de se tatouer, et cette extravagance a été4ong-temps démode parmi les habi* tants de la partie du nofd. Le Breton étoit fier de ce hideux ornement; et, dans ua jour de bataille^ il avoit soin de se dépouiller de ses vêtements pour le montrer à ses ennemis.
Leur religion étoit celle des druides, qu'ils avoient y selon toute apparence, apportée euxmêmes des Gaules. Les druides adoroieni , sous des noms différents, les mêmes dieux que les Grecs et les Romains. Ils regardoient Pluton comme leur créateur. Quelques écrivains enthousiastes ont prétendu qu'une notion su- » blime , quoique imparfaite de la divinité , les avoit portés à proscrire les temples. Mais
11 est vraisemblable que l'absence totale de ces monuments doit plutôt être attribuée à
BA£tAGM£ ROMAIRE. U
Viguoranoe de ces peuples dans l'architecture. Us avoient pour le chêne un respect spécial.
L arbre et ses productions étoient sacrés. Ils attachoient à son tronc la victime dévouée à la mort , et , de ses feuilles , formoient des guirlandes, dont ils se décoroient pendant le sacrifice. S'il arrivoit que le gui vint à croître sur un chêne , toute la tribu étott convoquée ; on immoloit deux génisses blanches sous ses rameaux; le chef des druides coupoit la plante sacrée avec une serpette d'or, et une féte reli* gieuse terminoit les cérémonies de ce jour.
Les druides se retiroient dans des ties ou des cavenies, au milieu du silence et de l'obscurité des bois. Là , à Theure de midi , à celle de minuit, quand ils supposoient (]^ue la divinité honoroit ce lieu saint de sa présence , .le dévôt tremblant étoit admis, afin d'y proférer sa prière et d'entendre les réponses du ministre sacré. Pendant la paix, ils offroient les fruits de la terre ; pendant la guerre , ils vouoient aux dieux des combats les dépouilles de Tennemi , immoloient des troupeaux en son honveur; et un trophée , formé des restes du butin , lui éloit consacré. MaisàTlieuredu danger ou de la détresse, les sacrifices humains étoient régardés comme les plus efficaces. Excité par cette superstition qui étouffe tout sentiment d'humanité^, le sacrificateur plongeoit le couteau dans le sein de sa victime , qui étoit ordinairement un captif ou un malfaiteur. Et, de la rapidité, avec laquelle le sang jaillissoit de la blessure, des convulsions dans lesquelles expiroit le mourant , il présageoit le bonheur ou les calamités futures de son pays.
13 HISTOIRE d' ANGLETERRE.
Outre le caraclère sacerdolal , les druides se rccoramandoient aux respects du peuple , par la réputation d'un g^rand savoir. Ils se disoient dépositaires d'une science myslérieusey bien au-dessus des coQcepLions du vulgaire. Telle étoit leur renommée , que les druides do Gaule ne Jédaignoicnt pas de venir se perfectionuer auprès de leurs frères de Bretagne. Us enjoignoient aux initié^ le secret le plus in* violable,.et Ton rapporte que plusieurs aspi- lants avoieuL la patience de consacrer vingt . années à ce noviciat..
Les di'tlfdes prétendoient connoître la nature , le pouvoir et les desseins de la divinité j la figure , la grandeur , la formation et la* destruction finale de la terre ; les astres ^ leur po** sition , leurs mouvements et leur influence supposée sur les choses humaines. Us avoient aussi des prétentions en médecine ; mais leiirs. connoissances se bornoient à Tusage du gui, de la verveine, de la sabinc et du trèfle. Le grand but de leur ordre étoit, selon eux, de réfermer les mœurs, d assurer la paix y ci (T encourager la verla. Ils essayoient, dans ce but, d'inculquer au peuple la leçon suivante : Les trois premiers principes de la sagesse sont, d* obéir aux lois de Diea, de concourir au bonheur de Phemme, et de s'armer de courage contre les accidents de la vie. Ils croyoîentà Timmortalité de Tame ; «i la métempsy chose ^ au libre arbitre, aux peines et aux récompenses a venir. Ils exerçoient Tinflucnce la plus absolue sur l'esprit de leurs compatriotes. Dans les délibérations de quelque importance , on demandoit toujours et Ton adoptoit généralement