DÉPART DE L'AMIRAL DE LA GRANDIÈRE
Au commencement de 1868, l'amiral voyant son œuvre bien assise, ressentant, lui aussi, les effets du climat et les fatigues d'un travail excessif, pensa prendre un congé en France.
Est-ce à dire que la tranquillité fut absolue dans la colonie ? Non point. Mais les troubles qui surgiront encore — et toujours à l'instigation de la cour d'Annam, malgré ses dénégations — ne pourront plus, en aucune façon, mcllre la domination française en discussion. C'est ainsi que, dans le courant de janvier, rinspecteur Swiensky de Tày-Xinh dispersa ce qui restait de la bande annamite qui suivait encore Tru-o-ng-IIuê, le fils du quan Bjnh. Quelques jours plus tard, le 4 février, les partisans du second roi, Phra-Kco-Pha, rejetèrent de même sur le territoire des Stiengs les derniers débris des bandes de
Pa-K^mbô. Au mois de mars, îl y eut aussi un commencement de rébellion à Ba-fiçng (prov. de Trà-Vinh), mais qui fut proraptement réprimé.
Aucun trouble sérieux ne menaçait la colonie, et l'amiral pouvait quitter son poste confiant et tranquille. Mais, avant son départ, le 23 mars 1868, il posa la première pierre du nouveau palais du gouvernement (le palais actuel), édifice devenu indispensable, car l'ancien bâtiment en bois était complètement perforé par les termites. Le i avril 1868, le gouverneur remit le service par intérim au contre-amiral Oliier et dit « au revoir » aux officiers et fonctionnaires de la colonie, car il espérait bien revenir. Son état de santé en décida autrement.
CONTRE-AMIRAL OHIER
AUaqtte de M^-Tlio et de Rach-Gid. — Événements divers
(fin 1868 et année 4869).