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COMMUNICATIONS TÉLÉGRAPHIQUES AVEC L'EUROPE ET LA CHINE

Des raisons d'ordre politique, mais plus encore l'activité maritime et commerciale réclamaient des communications télégraphiques avec l'extérieur. Les mouvements du port de Saigon avaient été, en 1870, de 551 navires entrés, représentant 267.707 tonnes, et 549 navires sortis représentant 264.611 tonnes.

La Grande-Bretagne était reliée par fil et câble aux Indes Anglaises depuis 1869. En 1870, une communication fut établie des côtes d'Angleterre jusqu'à Batavia et, en 1871, divers câbles furent posés

allant des Indes Britanniques à TAustralie, à la Chine et au Japon. Cette situation rendait possible un raccordement avec le câble qui allait être posé de Singapour a Hongkong.

Le gouverneur voulut en faire bénéficier la Cochinchine. Une commission ayant à sa tète le directeur de l'intérieur, M. Vial, dut se rendre à Singapour afin d'entamer des pourparlers avec la compagnie anglaise. Ceux-ci furent poursuivis ensuite directement par le ministre de la marine qui, le lOjuin 1871, télégraphiait de Versailles : (( J'ai signé hier traité avec China stibmarim lélégraph Company. Le CiU)ie sera atterri au Cap Saint-Jacques. Ni privilège, ni subvention en aucune sorte, »

Le M juillet 1871, la Cochinchine inaugurait ses communications télégraphiques, et avec l'Europe par Singapour, et avec la Chine par Hongkong.

L'amiral de Cornulier-Lucinière n'eut pas la joie de voir fonctionner cette ligne quoiqu'il connut, avant son départ de la colonie, rheureust^ marche des pourparlers. Son état de santé, auquel s'étaient jointes de douloureuses émotions (de ses deux fils, l'un avait été grièvement blessé pendant la guerre et l'autre fait prisounior), l'avait obligé, comme ses prédécesseurs, à rentrer en France. Le 1«' avril 1871, il remit le service au contre-amiral Dnpré (nommé par (Iccrrl du 15 janvier 1871) d, le lendemain, il s'embarqua sur [\\v(t des Mcssi^eries Maritimes.

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