EXPÉDITION DU PHU-YÊN
De même que les rebelles s'étaient retirés du Blnh-Thuân dans le Khanh-Hoà, ils se concentrèrent, lors de la pacification de ces deux provinces, dans le Phù-Yèn où Ton pensait avoir plus de peine à les déloger. Une forte colonne y fut envoyée (commandant Chevreux), elle comptait 250 soldats d'infanterie de marine, 300 tirailleurs, 1.000 volontaires indigènes (conduits par le long doc Lycaidédu doc phu si'r Bue) et une batterie d'artillerie de aimpagne. La colonne partit de Saigon le 2 février 1887, mais, dès le 25 du même mois, on put considérer la pacification comme achevée. Le chef même de rinsurrectiop au Phù-Yèn, Lè-Thanh-Phùug, ainsi qu'un Chinois qui fournissait des armes aux insurgés, avaient été pris et exécutés.
Ce ne fut point la fin de la révolte toutefois, nos colonnes ne faisant que du refoulement ^ De la proviuce de Phù-Yèn, il fallut
(1) Ce rel'ouleinent est la caractéristique de toutes nos opérations miliaires en iiido-Chine. Ou atta(]ue Tennem' par uo ou deux cOtés et,!* garde
passer dans le Bioh-Binh (Qui-Nhcm) où les troupes étaient déjà aux prises avec Tinsurrection. L'aviso-transport la Nièvre fat chargé (arrêlé du 1" mars 1887 signé Filîppini) de transporter par mer au Binh-Binh toute la colonne expéditionnaire du Phù-Yén. L'arrivée de ce renfort et la présence du tong dôc Lqc se firent presque aussitôt sentir. Le 4 mai, les volontaires du tong doc capturèrent le chef de la révolte au Binh-Bjnh, Mai-Xuân-Thu-ô-ng (il fut exécuté le 7 juin). Les affdires prirent vite bonne tournure et, dès le mois de juillet 4887, Tran-Bâ-Lpc était de retour chez lui à Câi-Bé.