CHAPITRE III
Résumé historique des découvertes et des principaux ouvrage*
en pathologie. '•
En 1790 , le solidisme et l'huraorisme se disputent la prééminence. Juncker publie un ouvrage de pathologie dans lequel il définit la fièvre une exal-
tation (le l'irritation du cœur et des vaisseaux jointe à la diminution de l'influence de la force nerveuse ; et l'inflammation , une congestion de sang accompagnée d'une fièvre locale» Hildebrandt, dans son histoire des saburres stomacales et intestinales qu'il considère comme causes de maladies , accrédite encore en Allemagne la pathologie humorale. Mais P. Frank combat la théorie de ceux qui font dépendre la fièvre putride de la putrescence du sang. B-J. Reyland développe la doctrine de Stoll sur les inflammations chroniques dont il fait mieux connaître le diagnostic- J. Testa, Reil, Gréding, Ph-F. Meckel publient des ouvrages estimés et d'excellentes observations sur des maladies diverses, les altérations morbides qu'elles occasionnent, les phénomènes périodiques qui s'observent dans l'état de santé et de maladie.
En 179Ï, G-G. Ploucquet publie une classification nouvelle des maladies, fort incomplète , incapable de tirer les médecins de leur indifférence pour les systèmes nosologiques. Sa nomenclature est plus bizarre encore. Le manuel pathologique de Gaubius trouve aussi un traducteur en Allemagne, et l'humorisme un défenseur dans G. Wédéking, auquel A-G. Richter fait des objections fondées. Alors R. Jackson publie son traité des fièvres de la Jamaïque, dans lequel on trouve des observations instructives. Plusieurs monographies sur la gale, la jaunisse, la coqueluche , les scrophules, le pemphigus, paraissent en même temps ainsi qu'une édition nouvelle de
G. Grant sur les fièvres et un traité des maladies bilieuses, par L-L. Finke. P. Russel, dans son traité delà peste, se montre bon observateur tant à l'égard de la description pathologique , que par les précautions qu'il indique pour s'opposer à ses ravages.
L'enthousiasme excité par les belles découvertes de la chimie, favorise pour quelque temps l'humorisme contre le solidisme , qui s'accrédite cependant. Th. Trotter, dans ses observations sur le scorbut, publiées en 1792, attribue cette maladie à la soustraction de l'oxiojène. Mais Lind et Blanc combattent cette assertion et les conclusions de l'auteur par de bons raisonnemens et des observations judicieuses. Wilson publie ses recherches sur les causes éloignées des calculs, et VaUi des observations nombreuses sur la part que prennent les soHdes dans l'altération des humeurs. Reil partage l'opinion des solidistes; et, relativement aux crises, il veut qu'on ait moins égard aux évacuations, qu'aux changemens intérieurs et à la modification du ton des solides. Hopfengaertner , dans ses remarques sur le développement de l'homme, expose les changemens et les maladies qui résultent de l'accroissement du corps. Heine et Assa^ lini publient 1 eurs observations et le résultat de leurs recherches au sujet des vaisseaux lymphatiques et des maladies qui s'y rapportent. L'histoire de la phque polonaise, par de La Fontaine, la description du crétinisme , par Fodéré, les éphémérides médicales de Ferro et d'autres monographies paraissent alors. Mais on doit mentionner plus honorablement
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l'ouvrage de J-P. Frank, sur la pathologie et la thérapeutique.
Les fausses applications de la chimie pneumatique semblent favoriser l'humorisme. Th. Beddoes, dans ses observations sur la nature et la cause du scorbut de mer, publiées en 1793 , renchérit sur les idées de Trotter, dont il fait application à la phthisie pulmonaire qu'il suppose provenir de l'excès d'oxigène dans le sang. Jseger attribue aussi la goutte , le rachitisme, les calculs urinaires, le rhumatisme à la surabondance de l'acide phosphorique.D'autres traités ou manuels de pathologie de cette époque sont justement oubliés. Mais A-G. Richter fait paraître de fort bonnes observations, d'intéressantes remarques sur le diagnostic des maladies. Un chirurgien anglais, Th-D. Ride, dans son traité des maladies, des armées, s'attache surtout à développer l'influence des causes débilitantes et partage l'opinion de Richter sur le développement de la dysenterie.
La fièvre jaune qui ravage Philadelphie donne lieu à la publication de plusieurs écrits parmi lesquels on distingue la notice de B. Rush. En France, J-P. Hârmand de Montgarny décrit, sous le nom de courrée prussienne^ une dysenterie meurtrière qui avait décimé l'armée prussienne. Dans l'ouvrage intitulé : Observations sur la nature et le traitement de la phthisie pulmonaire, A. Portai signale bien mieux qu'on ne l'avait fait, les symptômes caractéristiques des diverses espèces de cette maladie. L'hydrophobie fixe aussi l'attention de trois autres au-
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teurs; l'un mettant en doute la nécessité d'admettre l'existence d'un virus; l'autre s'occupant surtout des conditions nécessaires pour la propagation de l'infection; le troisième enfin, cherchant à prouver que la rage est une maladie nerveuse. G. Pargeter et V. Chiarugi pubHent deux traités sur la manie.
Bien convaincus de l'importance de l'analomie pathologique, les praticiens d'alors s'en occupent à l'envi. E. Sandifort donne des figures et de fort bonnes descriptions du muséum de Leyde et des cabinets d'Albinus, Rau etDoeveren. M. Bailiie publie son manuel d'anatomie pathologique, et beaucoup de mémoires ou monographies sur le même sujet sont iMis au jour presque en même temps.
Dans son ouvrage intitulé : Idées sur le diagnostic et publié en 1794? J-E. Wichmann montre combien il a donné de soins à cette partie importante de la médecine, relativement à plusieurs maladies de la peau, le goitre, les écrouelies, à quelques maladies du cœur et des poumons. La zoonoraie de Darwin, grand partisan de Brown , renferme de nombreuses observations de maladies, particulièrement sur la folie , qui tendent malheureusement à accréditer les hypothèses de l'auteur. Nous devons à J. Hunter un fort bon traité de l'inflammation , fruit de vingt années d'expérience. L'auteur établit une distinction remarquable entre les inflammations adhésive et suppurative, prétendant en outre que l'inflammation est d'autant plus violente qu'elle se rapproche davantage de la surface extérieure du corps. Ses re-
marques sur te pus , qu'il prouve ne point avoir de propriétés destructives, sur la cicatrisation sont fort judicieuses. Mathy fait provenir l'inflammation du spasme des artérioles, provoqué par l'irritation locale. Malheureusement ses assertions reposent sur des sophismes. Le traité sur les maladies et l'éducation physique des enfans, par Ch. Girtanner, quoique empreint d'erreurs et d'hypothèses, fixe pourtant alors l'attention publique, ainsi que la monographie de J. Gautieri sur le goitre , le traité de la gonorrhée et la maladie vénérienne de B. Bell, le livre de M. Byan sur l'asthme.
Ch-G. Gruner pubhe un très bon manuel de sémiotique physiologique et pathologique. La partie médicale de l'Encyclopédie paraît aussi en 1794. On y distingue quelques excellens articles , surtout ceux sur les maladies des artistes et des artisans, sur la formation des calculs , sur la géographie médicale, l'imagination , les maladies des armées , etc.
La doctrine de Brown tend à fonder la médecine sur un très petit nombre de principes certains. Toutes les maladies, dit-il, sont générales ou locales. Les premières sont sthéniques ou asthéniques , distinction que K. Sprengel nous semble mal apprécier et réfuter par des raisonnemens qui ne sont pas justes. F. Hoffmann et surtout G. Cullen avaient , avant Brown, reconnu en principe l'excitement et la débilité. Le médecin écossais veut que l'opportunité exprime ce que les anciens entendaient par état neutre. Il fait dériver tous les spasmes et convulsions
de la faiblesse, ce qui est contraire à la plus simple observation des faits. Il considère la chaleur comme un irritant puissant sur les corps organisés et le froid comme débilitant. Le frisson signale ordinairement l'invasion des affections sthéniques. Il regarde l'asthé^ nie comme la seule cause de l'altération des fluides et l'origine des douleurs. Il désigne sous le nom de pyrexies, les maladies sthéniques qui sont accompagnées d'une accélération du pouls. Nous ne suivrons pas plus loin le médecin d'Edimbourg,dont le système a été répandu dans toute l'Europe et parfaitement développé dans l'examen des doctrines médicales.
L'état de la science et la disposition des esprits favorisent alors la propagation de ce système. Les débats entre les humoristes et les solidistes se vident à l'avantage de ces derniers. J. Frank publie, en 1795, une édition nouvelle, enrichie de notes, d'un ouvrage de R. Jones, savant apologiste du brow- ■ nisme. Ce système trouve aussi des antagonistes puissans parmi lesquels on doit compter surtout Fy. Berlinghieri, qui fait paraître ses méditations sur l'homme malade et sur la nouvelle doctrine médicale de Brown , que Ignace del Monte attaque aussi sous le rapport pratique. J. Herdmann , dans son essai sur les causes et les phénomènes de la vie animale, fait voir que l'irritabilité est répartie dans tout le corps. Il réfute l'opinion de Brown sur le mode d'action constamment irritant des raédicamens. Ch-G Huteland, dans deux écrits publiés en 1795, cherche a concilier l'humorisme avec le solidisme; il donne
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une définition erronée de la fièvre et des scrophulesy tant il est vrai que les pins grandes célébrités peuvent commettre des erreurs. J-Chr. Reil , Ch^ Himly publient des observations et mémoires intéressans, ainsi que leurs réflexions sur la manière dont les irritations changent les oraganes sensibles et irritables.
A cette époque, Ph-F. Hopf'engaertner fait paraître son essai d'une théorie générale et spéciale des maladies épidémiques, parmi lesquelles il yen a qu'il considère comme accidentellement contagieuses. S- L. Mitchill essaie de déterminer d'une manière nouvelle et ingénieuse la nature du principe contagieux, et un auteur anonyme publie un ouvrage sur la putridité des substances animales, les maladies putrides et les antiseptiques.
Indépendamment des nombreuses observations que l'on fait connaître alors, l'anatomie pathologique s'enrichit de plusieurs bons mémoires. On doit noter encore la description d'un typhus épidémique, accompagné d'accidens gastriques et inflammatoires , celle d'une fièvre puerpérale épidémique, celle d'un typhus à Grenade , la dysenterie épidémique d'Iéna , publiées dans la même année.
Le brownisme se répand de plus en plus en Allemagne. Chr-H. Pfaff publie , en 1796, une traduction des œuvres du médecin d'Edimbourg , dont il combat quelques principes. D'autres écrits moins importans paraissent aussi sur la doctrine nouvelle. J F-H. Autenrieth fait des objections sur la dichotomie de l'état morbide. Les tables de J. Munck sont
calquées sur le système de CuUen. Le traité pratique sur la fièvre , les observations sur le pouls , le traité des maladies nerveuses , etc. , qui paraissent alors , méritent à peine d'être tirés de l'oubli. Toutefois il faut distinguer la monographie pathologique de F- L. Kreysig , sur les inflammations nerveuses et asthéniqiies ; la topographie médicale de Berlin , par Formey, celle de Surinam par Rodschied, les réflexions de S-G. Vogel sur la sémiotique , les excellentes remarques de B. Rush sur les maladies des personnes âgées , la phthisie pulmonaire et l'hydropisie; celles de Chr-L. Mursinna sur les maladies des armées prussiennes en Pologne. Le recueil de la société de santé de Paris, les commentaires et annales de médecine d'Edimbourg , les observations de Pfenninger et de Staub sur une dysenterie épidémique , celles de F. Wendt sur une fièvre nerveuse épidémique, la description de P. Moscati sur la convulsion céréale qui régna épidémiquement dans l'hospice des orphehns de Milan , et plusieurs autres mémoires ou monographies méritent plus ou moins de fixer l'attention sur l'époque qui nous occupe.
Les contestations scientifiques élevées en 1797, entre J-P. Frank et Ch-G. Hufeland , excitent plus que jamais l'attention des médecins allemands. Frank, dans la préface de son ouvrage publié par son fils, fait remarquer qu'il a égard, en théorie comme en pratique, à l'influence des solides; qu'il se rapproche du système de Brown, qu'il n'a point formé d'école et qu'il a toujours recommandé un sage scep-
ticisme.Il loue enfin la grande simplicité et la multitude d'idées neuves de la doctrine écossaise, dont il ne partage cependant pas tous les principes. Hufeland, dans son journal de médecine pratique, s'applique à démontrer, même avec passion , l'insuffisance de la dichotomie, l'inexactitude du diagnostic, la fausseté de la répartition uniforme de l'irritabilité, etc., dans la doctrine écossaise. La biographie de Brown, publiée dans la même année, plusieurs autres écrits contribuent à exaspérer les partisans et les antagonistes du brownisme , au point de se laisser aller à des personnalités, 11 faut distinguer cependant de ces derniers écrits une analyse raisonnée du système de Brown, lue à l'Institut de France, par R-A. Schiferli; l'excellente critique de cette doctrine, parL- Chr-G. Cappel.
L'attention du monde médical sur la doctrine en question, en est à peine distraite par la mise au jour d'une troisième édition des élémens de pathologie médicale de Gaubius , et la première partie de l'ouvrage de Beil sur les moyens de reconnaître et de guérir la fièvre. L'auteur part du principe que toute maladie a pour cause une altération de l'organisme. Il définit, divise et décrit la fièvre d'une manière fort imparfaite. J-J. Doemling publie une dissertation inaugurale sur la fièvre gastrique, d'après les principes de l'humorisme. De bonnes observations sur les rechutes dans les maladies , par G. Balrae, et plusieurs mémoires sur la dyssenterie paraissent alors. J. Clark donne son traité sur la fièvre jaune; Th.
Trotter, sa médecine nautique. Beaucoup d'autres praticiens publient le résultat de leurs recherches et observations sur l'épidémie putride de Ratisbonne, la fièvre d'hôpital, la dyssenterie bilieuse desenfans, les épidémies varioliques. Nous ferons encore mention du traité classique du rachitisme, par A. Portai; du traité de l'asthme, par R. Brée; de l'intéressant écrit de Hildenbrandt, sur l'hydrophobie qu'il attribue au dérangement du système nerveux produit par la lascivité extraordinaire du chien.
La pathogénie d'A. Roeschlaub, mise au jour dès 1798, est un des ouvrages qui firent le plus de bruit dans le période qui nous occupe. L'auteur adopte en partie les principes de Brown. Il place le siège des maladies dans les solides qu'il appelle parties fixes. Malheureusement il cherche à démontrer que la vie ne dépend pas toujours de l'organisation , puisque, dit-il, après la mort on ne trouve pas constamment une lésion sensible de l'organisation. 11 soutient aussi par des sophismes que les maladies de la fibre simple ne méritent pas le nom de maladies, que l'irritabilité et la sensibilité sont identiques.il regarde l'irritabilité de Brown comme l'unité première , la cause générale des phénomènes de la vie. L'auteur discute ensuite l'idée des rapports sthéniques et asthéniques de l'irritabilité. €-A. Wilmanns, dans les Archives de physiologie,s'érige en réformateur, soutient que Reil est le seul solidiste,et qu'il cherche l'essence de la maladie dans l'organe affecté, Ph. Hoffmann prend aussi l'allure d€s réformateurs. Des mémoires insignifians,
teJs que les préliminaires de la paix en médecine , les observations d'Ad-F. Mardis pour servir à confirmer la doctrine deBrown, la dissertation académique sur la manie, par J-N. Thomann , ne répandent aucune lumière sur le sujet en litige.
La première édition de la nosographie philosophique de Pinel paraît alors. On sait que l'auteur prend pour base du raisonnement en médecine le pur empirisme fondé sur l'analogie et l'induction , et qu'il établit les différentes maladies sur divers groupes de symptômes. Malgré ces défauts, cet ouvrage n'en fut pas moins considéré , avec raison , comme un véritable chef-d'œuvre. Le manuel de pathologie unie à la thérapeutique par G-G. Ploucquet mérite aussi d'être connu. Le grand observateur R. Jackson publie ses recherches et observations médicales sur la fièvre jaune bilieuse remitlente et intermittente des Antilles qu'il attribue aux miasmes animaux et aux émanations marécageuses. J.-J. Dœmling donne une extension nouvelle à son traité de l'état pathologique du foie et des argumens favorable sau solidisme. A.Crichton publie un ouvrage estimé sur l'aliénation mentale. Les recherches thermométriques de Goupil sur l'augmentation de la chaleur dans les inflammations extérieures publiées dans le recueil périodique de la société de médecine de Paris, les remarques de Collomb consignées dans ses œuvres médico-chirurgicales , plusieurs monographies ou mémoires insérés dans les recueils de différentes compagnies académiques de
Paris ou de la société de Lyon par des médecins français du premier mérite doivent aussi être cités honorablement.
P. Camper, dans sa dissertation sur la théorie et le traitement de la phthisiç pulmonaire ; Ferrier, dans ses remarques sur l'inflammation et autres maladies des vaisseaux lymphatiques, sur l'angine membraneuse; R. Willan, dans son ouvrage sur les maladies de la peau; L-F-B. Lentin, dans le second volume de son ouvrage intitulé description et traitement des maladies cutanées; plusieurs autres médecins anglais, hollandais et allemands prouvent à cette époque quels généreux efforts les inspirent pour reculer les bornes de la science.
En 1799 , ie brownisme continue d'être l'objet de la polémique médicale en Europe. Dans la foule des écrits de cette année, on distingue la critique de l'ouvrage d'Hufeland sur la fièvre nerveuse , par J. Frank. Le Viennois Ch. Werner se montre un des plus zélés partisans de la doctrine écossaise. J. Steiglitz au contraire en fait une critique modérée, décente, solidement étabHe. N-P. Gilbert, dans son mémoire sur théories médicales comparées entre elles expose en vrai éclectique des idées remarquables et pleines de justesse. E. Tourtelle, dans ses élémens de médecine théorique et pratique, recommande l'observation comme le fondement unique de la médecine. Des opuscules nombreux sur la pathologie , l'histoire d'une fièvre bilieuse épidémique par R. Pearson, la première partie de la pyrétologie de A-P. Wilsou,
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le traité sur la peste de V.-J. Hildeiibrandt; la description de la petite-vérole maligne de Stuttgard par Ph-F. Hopfengaertner , le mémoire sur la maladie noire d'A. Portai sont les productions les plus remarquables d'alors.
En 1800, il paraît une analyse plus que médiocre du système médical de Brown par J. Ulrich, E. Horn discute les nouveaux dogmes avec une impartialité rare et beaucoup de jugement. J-J. Doemling fait d'heureux efforts pour assurer à l'éclectisme la supériorité sur le dogmatisme. Ch. Himly, dans son traité sur la gangrène, fait voir combien on doit montrer d'impartialité pour juger les théories pathologiques. F-L. Rreysig soutient que l'organisation des fluides est une raison pour ne pouvoir pas admettre de maladies dans les humeurs. Enfin le traité de l'aliénation mentale par Ph. Pinel est un des ouvrages les plus remarquables de cette époque pendant laquelle on publie en outre un très grand nombre d'observations dont plusieurs sont complétées par l'exposé des altérations pathologiques et quelques autres qui ont le caractère des constitutions épidémiques dominantes.
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