‹ Abrégé de l'histoire des SuissesChapitre 15 sur 49 · LES DUCS DE Z/ERI NGEN · texte numérisé non relu

LES DUCS DE Z/ERI NGEN

C'est aussi £dans cette période qu'il commence à être fait mention des comtes de Neuchâlel. Leurs états comprenaient une partie du Val-de-Saint-Imier, Bienne , Bûren , Arberg et une partie du Vully. Les bords du lac étaient déjà peuplés; le Val-dc-Travers et le Val-de-Ruz comptaient aussi quelques paroisses ; mais le reste du pays , les montagnes noires , comme on disait alors, était couvert de forêts où de rares habitations commençaient à s'élever ça et là. Le lac portait encore le nom de lac d'Iverdun ; la ville de Neuchâtel était sans importance, jusqu'au moment où le comte quitta son château de Fenis, près de Nidau, pour venir s'y établir au pied de la tour dite aujourd'hui des Prisons, entoura la ville de murailles et y fonda une église desservie par un collège ou chapitre de chanoines. La population du comté se composait de deux classes de personnes, les hommes libres et les serfs. Les hommes libres étaient les vassaux du comte, et les hommes royès; ces derniers pouvaient disposer librement de leur personne et de leurs biens, sauf l'obligation de prendre les armes pour le service du seigneur toutes les fois qu'ils en étaient requis. Les serfs cultivaient les terres qui leur étaient assignées; ils ne possédaient rien en propre et étaient attachés à la glèbe, c'est-à-dire qu'ils ne pouvaient se soustraire, en abandonnant leurs terres, à la domination de leur seigneur. Cependant ils formaient déjà alors des corporations, jouissant de certains droits et possédant certains biens en commun. C'est l'origine de nos communautés. Le comte rendait la justice, assisté de ses vassaux, des principaux ecclésiastiques et des officiers de sa maison. Des officiers appelés maires percevaient ses revenus et jugeaient les causes de moindre importance. L'an 4214, le comte Ulrich et son neveu Berlhold donnèrent aux bourgeois de Neuchâlel , sous la garantie de l'évéque de Lausanne , une charte qui est encore aujourd'hui le fondement des libertés de celte corporation, quoiqu'une grande partie des concessions qu'elle renferme soient dans la suite des temps devenues communes à tous les Ncuchâtelois. Tandis que toute la haute noblesse bourguignone, supportant impatiemment l'autorité des ducs de Za?rin-

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gen, était toujours prête à se soulever contr'eux, les comtes de Neuchâtel leur restèrent constamment attachés. Celte conduite leur valut divers accroissements de territoire, liberté à l'intérieur et sécurité au dehors.

L'an 1218, le duc Berlhold V de Zaeringen mourut, le dernier de sa maison. La même année naquit Rodolphe, comte de Habsbourg.

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