‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à 1840, à l'usage des maisons d'éducationChapitre 94 sur 104 · Quel fut lo résultat de l'élection ordonnée par Monk · texte numérisé non relu

Quel fut lo résultat de l'élection ordonnée par Monk

11. Pour quel temps le comte de Dalhousie conyoqua-t-il la législature, et que se fît-il dans la session 7

12. Que fit ensuite le gouverneur, et pourquoi visita-t-il lo Haut- Canada ?

13. Que fit le gourerneurà son retour dans le Baîs-Canada ? ,*

CnAI'lTRE II.

Premier projet d'union. — 1823-1827.

•li. L'Union avait été do tout temps la pensée secrète du parti anglais de Montréal, dont riiostilité contre les anciens habitants augmentait tous les jours avec le désir de les dominer. L'avarice et Fambilioii nourrissaient cette hostilité, qui dégénérait en une haine profonde, (pi'il faisait partager à l'Angleterre à la faveur des préjugés nationaux et des calomnies. Ce parti avait exclusivement l'oreille du peuple anglais ; le bureau colonial recevait toutes ses inspirations de lui, et les gouverneurs embrassaient presque toujours sa cause en arrivant au Canada, afin de s^assurer de son inlluence à Londres, où les Canadiens étaient regardés comme des étrangers.

Ce parti était enfin parvenu à décider le gouvernement de la métropole à présenter, en 1822, un projet de loi à la chambre des communes pour réunir les deux I)rovinces du Canada sous un seul gouvernement ; et la chambre était sur le point de l'adopter lorsque Macintosh, Burdelt et quelques autres membres influents et éclairés le firent repousser à sa seconde lecture. Ce bill donnait au Haut-Canada une représentation beaucoup plus nombreuse qu'au Bas-Canada. Il conférait à des conseillers non élus par le peuple, le droit de prendre part aux débats de l'assemblée. Il abolissait l'usage de la langue française et diminuait la liberté religieuse et les droits de l'Eglise catholique. Il restreignait les droits des représentants touchant la votation des impôts. Il réduisait en un mot le Canadien français presqu'à l'état de l'Irlandais catholique de l'époque. Le peuple libre qui se met à tyranniser est cent fois plus injuste que le despote absolu, car sa violence se porte pour ainsi dire par chaque individu

• 14. Qu'arcz-vous à dire au sujet de l'union des deux Canadas; quela membres du parlement impérial firent suspendre la passation du premier projet de loi d'union, et qu'est-ce que ce projet contecait?

du peuple opprimant sur chaque individu du peuple opi)rimé toujours face à face avec lui.

. 15. La nouvelle de l'introduction du projet de loi d'union dans le parlement impérial, fit une sensation profonde en Canada. Toute la population protesta contre la mesure. Elle nomma partout des comités pour dresser des pétitions à l'Angleterre et pour les faire signer par le peuple. Le mouvement se communiqua au Haut-Canada^ qui, à la surprise de bien des gens, se prononça aussi contre l'union. Les détournements du receveur-général Caldwell, l'un des instruments du pouvoir dans le conseil législatif, vinrent à propos vers ce temps-là à la connaissance du public pour justifier les mesures de la chambre d'assemblée. La banqueroute de Caldwell excédait je 100,000, qui furent presque totalement perdus par la province.

MM. Papineau et Neilson furent délégués à Londres pour porter les pétitions. Ils apprirent à leur première entrevue avec M. Wilmot, sous-secrétaire du départe* ment des colonies, que le ministère allait retirer sa mesure.^ Mais rien au fond ne fut changé dans l'organisation du gouvernement. Les causes de dissensions et la pensée secrète du bureau colonial restèrent toujours les mômes ; en sorte que les difficultés continuèrent avec plus de violence que jamais.

16. Lord Dalhousie cherchait alors à faire revivre les querelles religieuses. Il transmit un mémoire aux ministres pour les engager à exercer, au nom du roi, le patronage ecclésiastique en nommant les curés catholiques ; et il passa à Londres, en 1825, pour s'entendre avec le bureau colonial sur ce qu'il y avait à faire après la déconvenue du projet d'union. La surprise des communes n'était plus possible ; il fallait changer de tactique et s'y prendre de plus loin pour assurer le succès et donner à la cause une forme plus

'15. Quelle sensation fit en Canada la nouvelle de l'introduction du projet de loi d'union dans le jjarlement impérial, et quelles mesures furent prises pour s'y opposer 'l

16. A quoi travaillait alors le gouverneur Dalhousio, et pourquoi passa-t-il à Londres 7

soiitenablo devant la législature. Le gouverneur recul de nouvolJes inslruclions, et de retour à Québec, il rouvrit les cluunbres dans le mois do janvier 1826.

17.. L'assemblée vota les subsides dans la même forme que l'année ]irécédente. Ils furent refusés et dès le lendemain le gouverneur prorogeait le parlement.

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