Que fit lord Gosford
Lord Gosford,quise montrait affable et poli pour tout le monde, parla de beaucoup de choses dans son discours ; mais il finit par déclarer que sur les points en contestation, les commissaires feraient leur rapport à Londres; et que, du reste, les Canadiens pouvaient être assurés qu'on ne toucherait point à leurs arrangements sociaux.
Ce fut peu de temps après que l'on reçut du Haut- Canada la partie des instructions de lord Glenelg aux commissaires, que sir F (ancis Bond Head venait do communiquer à l'assemblée de cette province. Elle causa un désappointement général. La chambre ordonna un appel nominal, malgré l'opposition du parti de Québec, qui se séparait de plus en plus de celui de Montréal, et dont Tun des chefs, M. Bédard, venait d'être fait juge. La liste civile votée pour six mois par rassemblée, fut rejetée par le conseil, et le parlement fut ajourné après une session qui avait duré jusque dans le mois de mars 1836.
12, Les libéraux du Haut-Canada, avec M. McKenzie à leur tête, avaient eu un instant la majorité. Ils voulaient marcher avec celle du Bas-Canada; mais sir Francis Bond Head avait cassé la chambre et réussi à faire élire une majorité de membres torys, brisant par là la dangereuse alliance qui se formait entre les deux provinces. La Nouvelle-Ecosse et le Nouveau- Brunswick, où il y avait eu aussi des difficultés, acceptaient les concessions de l'Angleterre, en face de laquelle le Bas-Canada finit par rester seul.
13. Le rapport des commissaires fut mis devant le parlement impérial dès le commencement de la session. Les commissaires recommandaient, séf>arément ou collectivement, d'employer les deniers publics sans le concours des représentants; d'user de mesures coercitives pour forcer la chambre d'assemblée à se soumettre ; ils justifiaient le conseil législatif d'avoir
rejeté les six mois de subsides, et suggéraient de faire
12. Quelle attitude les colonies vosnn«s prirent-elles devant les troubles du Bas-Canada ?
13. Qu'est-co que les commissaires recommandèrent d« faire pour le Canada dans leur rapport il la métropole ?
représenter la minorité en changeant la loi d'élection de manière à donner plus d'avantages à rélecteur anglais qu'cà l'élecleur canadien. Il fallait persister dans la demande d'une liste civile de £19,000 pour la vie du roi, ou pour un terme de sept ans au moins, refuser un conseil législatif électif et le système responsable, maintenir la Compagnie des terres et s'opposer à Tunion des deux Canadas. Lord Gqsford n'approuvait pas toutes ces suggestions. Il était d'opinion qu'il fallait libéraliser les deux conseils en y faisant entrer une grande proportion d'hommes qui partageraient les opinions de la majorité de l'assemblée.
li. Lord John Russell s'appuyant sur la défection des autres colonies, proposa et fit passer dans les communes, une série de résolutions conformes aux suggestions les plus hostiles des commissaires, et qui suscitèrent des débats qui durèrent trois jours, le 6, ie 8 et le 9 mars 1837. La minorité fut très-faible chaque fois.
15. La décision de l'Angleterre augmenta l'agitation en Canada. Le gouverneur adressa une proclamation au peuple pour l'inviter à conserver la paix. M. Papineau, suivi de ses partisans, parcourait les campagnes pour protester contre les résolutions du parlement impérial. La nouvelle que lord John Russell allait suspendre les mesures coercitives de la métropole et faire convoquer encore une fois la législature, n'apaisa point les agitateurs. Les chambres se réunirent le 18 août ; mais les représentants persistèrent dans leurs protestations contre les recommandations des commissaires.
16. On commençait alors à former des sociétés secrètes. Celle des Fils de la liberté publia un manifeste menaçant. Il y eut à Saint-Charles, le 23 octobre, une grande assemblée des divers comtés voisins.
14. Quelles résolutions furent adoptées par le parlement impérial touchant le Canada 7
15. Quel fut l'effet de la décision de l'Angleterre en Canada ?
16- Kaoont«z-Dous ce qni se passa après la prorogation da parltment «tans l'été d« IS37 ?
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M. Papifieau y prolesta contre la prise des armés, L'évêque de Montréal publia vers le même temps un long mandement pour recommander l'obéissance au pouvoir établi. Le gouvernement effrayé destituait alors un grand nombre de magistrats et d'officiers de milice^ armait de toutes parts la population anglaise et faisait venir des troupes du Nouveau-Brunswick.
■ ■^,..fi*l. Des troubles éclatèrent enfin à Montréal le 7 i,.^décembre entre les Fils de la liberté et les Constitu- '!.tionnels. M. Papineau^, le Dr O'Gallaghan et vingtquatre autres personnes furent a€cusés de haute trahison, et les troupes furent mises en mouvement pour les arrêter. La force armée ne fut pas d'abord heu- ' teuse. La cavalerie fut mi!^ en déroute près de Cham- ^•'^•bly, et le colonel Gore fut repoussé par le Dr Nelson ^^'à St. -Denis, le 22 novembre, après un combat de six heures; mais quelques jours après le colonel Wetherall battait les insurgés à Saint-Charles, et le ^^^lîistrict de Montréal était mis sous la loi martiale. Un dernier parti fut dispersé à Four-Corners près de la frontière et du lac Champlain.
L'insurrection était vamcue sur la rive droite du .;.i Saint-Laurent. Il ne restait plus qu'à disperser les ' rassemblements qui s'étaient formés sur la rive gauche. Le général Colborne marcha contre eux avec 2000 hommes, et après un combat de plus de deux heures^ battit les insurgés, qui s'étaient retranchés au nombre de 250 environ dans l'égUse et le couvent de Saint- Eustache. Le Dr Chenier qui les commandait^ resta parmi les morts.
L'insurrection était maintenant abattue. Mais si le calme se rétablissait dans le Bas-Canada, le Haut était menacé à son tour de la révolte.
18. M. MacKenzie avait levé l'étendard de l'insurrection à deux milles au-dessus de la chute de Niagara, à Navy-Island, où il s'était réfugié avec un corps de mécontents et d'Américains. Dans le district de Londres quelques rebelles erraient çà et là; mais nî
17. En quoi endroifc loa premiers troubles'ont-ils éclaté, et qHe s'est» il passé à Chambly, à Saint-Denis, à Saint-Charleïi et à Saint-BustîKjhel