‹ Abrégé de l'histoire du Canada depuissa découverte jusqu'à 1840: à l'usage des maisons d'éducationChapitre 107 sur 122 · Comment le système d'impôt de 1804 fixt-il reçu · texte numérisé non relu

Comment le système d'impôt de 1804 fixt-il reçu

15 Que firent les Canadiens pour défendre leur langue et lenn ins* titutions ?

16. En quel temps oemmenoèrest lea ^ffionltés entre l'Angleterre tt' iMBtats-Uniat

L'Angleterre restée seule mattresse des lâers, voulait en retirer tous les avantagesr Les Etats-Unis au contraire prétendaient, à la faveur de leur neutralité, commercer librement avec les différentes nations belligérantes. Sans, tenir compte des prétentions de la nation, nouvelle, la Grande-Bretagne déclara, eu 1806, les côtes du continent européen, depuis Brest jusqu'à l'Elbe, en (^tat de blocus, et captura une foule de navires américains qui s'y rendaient. Dans le même temps, en vertu du droit de visite qu'elle venait aussi d'introduire dans son code maritime, elle attaqua la frégate américaine la Chesapeake, tua et blessa plusieurs hommes de son équipage, et en emmena quatre qu'elle réclamait comme déserteurs. .

17. Le gouvernement des Etats-Unis ferma aussitôt ses ports aux vaisseaux de guerre anglais, et interdit tout commerce avec la Grande-Bretagne jusqu'à ce qu'elle eût donne satisfaction. Ces événements se passaient entre 1806 et 1809, et dans la prévision d'une guerre, les Etats-Unis jetaient déjà les yeux sur le Canada.

18. Cest dans le mois d'octobre 1807, qu'arriva à Québec le gouverneur Sir James Craig, officier militaire de quelque réputation, mais administrateur despotique et borné^ qui détestait la nationalité et la religion des Canadiens.

19. Les divisions les plus dangereuses ne tardèrent pas à éclater entre lui et les représentants du peuple.' Ceux-ci, dont la passion était d'imiter la métropole, voulurent exclure lès juges de leurs rangs, comme ils sont exclus de la chambre des communes en Angle^ terre. Le conseil aussitôt rejeta la mesure, et peu de tempd aprè» les principaux membres de rassemblée étaient retranches de laHste des officiels de milice pour les punir de leur prétention audacieuse.

A l'ouverture de la session suivante, le discours dugouverneur excita de longs débats. La chambre qui.

17. Qae fit le gouvernement des Etat -Unia 1 ' 18. En quelle année sir James Craig arriya-t-il à Québec, et qaela, étaient les talents de 09 gouverneur 1 ' 19. 'Que se passa-t-il sons son administration 7

commençait à sentir sa force, se servit d'un langage élevé. M. Bourdages parla des influences pernicieuses qui circonvenaient le pouvoir. M. Bédard prenant la question de plus loin, s'étendit sur la nécessité d'un ministère responsable, afin de conserver à la fois Tinyiolabilité du monarque ou de son représentant, et la liberté des débats et des votes dans les chambres. Craig regarda cette idée comme une idée dangereuse. Voyant que la chambre allait encore s'occuper de la question des juges, il saisit Toccasion que lui offrait 1 expulsion d un juif, qu'elle venait de retrancher de son sein en vertu d'anciennes lois anglaises^ pour proroger le parlement et mettre fin à la ofiscussion de mesures qui lui paraissaient révolutionnaires. Il prononça un discours plein de remercîments pour ses créatures et de reproches et de menaces pour la majorité des représentants.

Dès 1808, M. Ryland, son secrétaire, écrivait que la chambre d'assemblée était le centre de la sédition et le séjour des agitateurs les plus violents de^ la province. Cependant la dissolution de cette chambre en 1809 n'en diminua pas le nombre. La nouvelle' chambre accueillit avec satisfaction la décision des ministres, qui avaient charçé le gouverneur de sanctionner toute loi qui défendrait d'élire des juges dans la législature. Elle repoussa car une forte expression de blâme la censure qu'avait prononcée sir James Craig en prorogeant le dernier parlement, et elle déclara gue c'était une violation de ses privilèges et des libertés du pays. Ensuite pour assujétir les fonctionnaires à son contrôle, elle décida que le pays était capable de payer ses dépenses, et elle parla d'envoyer un a^ent à Londres pour défendre ses droits. Les fonctionnaires tremblèrent. Le conseil ayant amendé le bill des juges sur fies entrefaites^ la chambre déclara le siège du juge de Bonne vacant dans la légis^ lature.

Le gouverneur qui s'était contenu avec peine jusque là, cassa le parlement, fit saisir les presses dn Canadien, et arrêter MM. Bédard, Taschereau^ Blanchet,' Laforce^ Papineau, Corbeil, et plusieurs autres babî-

tants notules de Québec, de Montréal et des campagoed. Il adressa en même temps une longue proclamation au peuple, qui fut lue dans plusieurs é^^iises par les curés, et à Touverture de la cour criminelle par le juge Sewell^Fun des auteurs de ce système d'intimidation. Il envoya ensuite son secrétaire, M. Ryland, à Londres pour engager les ministres à changer de système et à anglifier et protestaniser le pays par des mesures énergiques sans plus de retard. Pour commencer, Ryland proposa au secrétaire des colonies, lord Liverpool, de changer ou suspendre la constitution, de rendre le gouvernement indépendant du peuple en s'emparant, • pour payer les dépenses publiques, des biens des Sulpiciens et des Jésuites ; ensuite il lui suggéra de nommer les curés de paroisses. Le ministre repoussa la première proposition et agréa les deux autres ; mais plus tard, des scrupules les firent, abandonner.

20. M. Plessis, révêaue catholique de Québec^ avait eu trois entrevues au château Saint-Louis avec Craig. Le gouverneur n'avait pu intimider le prélat, ni lui laire abandonner la nomination des curés au pouvoir civil. Ce sujet n'était pas nouveau. 11 en avait été question en 1805. Le changement qui était arrivé dans le ministère anglais àcetteépoque,avait empoché la poursuite de cette atfaire. M. Plessis avait alors discuté plusieurs points avec sir Robert S. Milnes,le procureurgénéral Sewell etM.Grant, et il s'était trouvé fort éloigné d'eux, particulièrement sur la nomination aux cures,

Ïu'ila voulaient attribuer à la couronne. Sir James raig voulait revenir sur cette affaire, et il soutenait que cette nomination était une des prérogatives royales que le roi ne céderait jamais. . Mais le temps n était pas favorable à ces prétentions.

SI. L'attitude menaçante des Etats-Unis fitbeaucoup Bftodifier la politique du bui^êau colonial.

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