Comment le P. M6nard disparut-il
SS. Lo P. Allouez partit pour le lac Supérieur en 1665. Après avoir longé les montagnes de sable que les vents et les flots ont formées le long du rivage, et suivi Tespace de douze milles, Textrémité occidentale des Laurenlides, cap de trois cents pieds de hauteur dans lequel les vagues ont creusé des arches, des cavernes, taillé des tours gigantesques,au pied desquelles re- IDOsei^t des débris, qui présentent à leur tour de loin 'aspect de murailles, de colonnes et d'édifices en ruines, il arriva à Chagouïamigong, où il trouva un grand village de Chippaouais.
23. Il bâtit une chapelle dans ce village que les Jésuites nommèrent Outchibouec, et prêcha en langue algonquine devant douze ou quinze tribus qui entendaient cet idiome. Sa réputation se répandit au loin. Les guerriers de différentes nations se mirent en marche pour aller voir l'homme blanc : les Pouteouatamis des profondeurs du lac Michigan, les Outagamis et les Sakis des déserts qui s'étendent du lac Michigan au Mississipi, les Krislinots, nommés Criques par les Canadiens, des forêts marécageuses du Nord, les Illinois des prairies aujourd'hui couvertes d'abondantes moissons, et enfin les Sioux ; tous admirèrent l'éloquence du disciple de Jésus-Christ.
24. Ils lui fournirent des renseignements sur les mœurs, la puissance et la situation de leurs différentes contrées. Les Sioux, armés d'arcs et de flèches, lui dirent qu'ils couvraient leurs huttes de peaux de cerfs, et habitaient de vastes prairies sur les bords d'un grand fleuve nommé Mississipi.
25. Pendant son séjour dans cette contrée. Allouez qui fit plus de 2000 lieues dans ce voyage, poussa ses courses extrêmement loin danslenord, ou il trouva des Savages Nipissings que leur frayeur des Iroquois avait conduits jusque dans ces pays couverts de neige. Il
22. En cmelle année le P. Allouez se mit-il en cliemin pour le lao Supérieur 7