Que fit encore le P. Allouez
tâcha de consoler ces malheureux, qui présentaient Tétat le plus déplorable.
26. Dans ce moment, la paix régnait entre toutes les nations indiennes et permettait aux trv^itants d'agrandir le cercle de leurs courses, et aux missionnaires de se répandre dans les riches et fertiles plaines situées à Touest du lac Michigan.
27. Le P. Dablon qui prêchait dans ces contrées lointaines, apprit l'existence du Mississipi par la peinture magnifique que les naturels lui firent de ce grand fleuve, et il résolut d'en tenter la découverte en 1669 ; mais ses travaux évangéliques l'empêchèrent d'exécuter complètement son dessein, quoiqu'il s'approchât assez près de ce fleuve.
28. 11 pénétra avec Allouez, de 1670 à 1672, jusque dans le Ouisconsin et chez les Illinois, visitant, chemin faisant, les Mascontins, les Kikapous et les Outagamis sur la rivière aux Renards qui prend sa source du côté du Mississipi et se décharge dans le lac Michigan. L'infatigable missionnaire voulait avec le temps se rendre jusqu'à la mer du Nord, pour s'assurer si l'on pouvait passer de là à la mer du Japon.
CBAPITRE m.
Bécoayerte du Missiasipi. — 1673.
29. Le nouvel élan qui avait été donné au Canada par le génie de Colbert et de Talon, commençait à porter ses fruits. Le commerce florissait, l'émigration augmentait et les Indigènes, dominés par le génie de la civilisation, craignaient et respectaient partout la puissance française.
26. Qae faisaient alors les antre^ missionnaires et les traitants 1
27. Pourquoi le P. Dablon, informé de Texistenoe du Mississipi, ne put-il pas se rendre jusqu'à oe fleuve 1