Qu'est-oe que le gouyemement à Paris résolut de faire
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prit un, le New-Port, de vingtrquatre canons, et il mit les deux autres en fuite. Renforcé par sa prise et par plus de 250 soldats et Sauvages, que lui ame^ nèrent M. de Villebon et le baron de St. Castin, il parut devant Pemaquid. Le baron de St. Caslin était un ancien ofScier du régiment de Carignan, qui s^étant plu parmi les Sauvages, avait épousé une indigène et était devenu le chef des Abénaquis. G- est lui qui les menait au com'bat. Il mourut au sein de cette brave et puissante tribu, recherché des gouverneurs français ^i redouté des colonies anglaises.
Pemaquid était la forteresse ia plus considéraMiB ^es Anglais sur le bord de la mer. Ses marailles qqi avaient 22 pieds de hauteur, portaient 18 pièces de canon. Le colonel Chubb y commandait ; il ^ défendit bien pendant quelques jours, mais Û finit par perdre espérance, et remit la place aux Français.
Alors d Iberville cingla vers Terreneuve pour exécuter la seconde partie du pian d'attaque contre les Anglais.
35. Llle de Terreneuve sigiée au nord-est du golfe Saint-Laurent, n'est séparée du Labrador que par le détroit de Belle-Isle ; elle forme une pointe qui projette dans rOcéan. Au sud-est de celte île se trouvent les bancs de Terreneuve, gui sont plus célèbres encore par leurs myriades de poissons que par leurs brumes et leurs tempêtes. La figure de Terreneuve, presque triangulaire, présente une superficie de 120CM) lieues quarrées ; sa longueur extrême est de 1 W lieues, et sa largeur de 100. Le climat y est froid et orageux, le ciel sombre. Le pays rempli de montagnes et arrosé par plusieurs belles rivières, était alors couvert de forêts impénétrables et de landes tapissées [de mousse.
36. Les Français et les Anglais ne s'en servaient que pour leurs pêcheries. Les premiers y avaient un établissement vers le Cap de Raze pour y faire sécher leur poisson. Les Anglais avaient d'abord voulu co-