CHAPITRE II
Cohtenant les Évènements depuis l’arrivée du Lord Dorchester jusqu’à son départ.
La déclaration de guerre des François contre les Anglais ne causa aucune sensation pénible dans lé’cœur des Canadiens
et n admi ent le naire:
futels leurs geoit retiré mettre génére des er que l tion qu main ; preciet La ( de so Grande agita t affectée agricul d'une s Le aux int aux cul Baya, (
ur et nblée.
senta- Jésut rapt prémême
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sssage
mblee
d'actes
Zu Lord
ançois sensaadiens
et n'ébranla nullement leur fidélité. S'ils admiroient leurs faits d'armes, ils abortoi:
ent leurs maximés anarchiques et sangui:
naires, leur régicide, le renversement des intels, le fer ét le feu qu'ils portoient chez leurs voisins, tout en un mot, les engageoit à bénir la providence qui les avait retiré de leur domination attoce, pouf les mettre sous celle d’une nation libérale et rénéreuse, au point de les traiter comme des enfants gâtés que l’on alimente de ce qe l’on à de meilleur, d’une constitution qui est le chef d'œuvre de l'esprit hu-
D nain ; et dont ils commençoient à ap:
precier les avantages.
La colonie jouissoit d’une paix profon: de sous La puissante protection de la Grande Bretagne, quoi que la révolution agita toute l’Europe, elle n’en fut point affectée ; son commerce fleurissoit ét son acriculture s’amélioroit sous les efforts d'une société de citoyens éclairés.
Le Lord Dorchester toujours attentif aux intérêts du pays envoya cette année aux cultivateurs de la graine de ÆRuta Baya, ou navet de es qui est une plan-
te hardie et précieuse dans les climats froids, comme le Canada, où elle est bien répandue cepuis cet époque.
L'arrivée du très Honorable Guy Lord Dorchester et de sa famille en Sevtem:
bre porta la joie dans tout le pays, tant étoit grande la confiance que l’on mettoit dans sa prudence. |
Il reçut des adresses de félicitation de toutes les parties de la province qui lere.gardoient comme le moteur et l’appui de la constitution qui lui avait été accordée,
La tenue du Parlement Provincial ayant été fixée au 11 de Novembre 1798, Son Excellence le Gouverneur Général se rendit en pompe au conseil Législatif, ou étant assis sur le trône avecda solem- | nité’ accoutumée, l’huissier dé la verge noire fut envoyé signifier à la chambre son désir qu’elle s’y rendit immédiatement.
ÂAussitot son arrivée, il lui plut de délivrer aux deux chambres la harangue sui.
vante : | | ‘6 Messrs. du Conseil Législatif “et Messrs de l’Assemblée.
‘: # La vraie administration de la justice et aussi les arrangements nécessaires pour la défense et la sure-
climats est bien
uy Lord Sevtem:
1yS, tant n mettoit
tation de qui lereappui de accordée, ncial aybre 1795, énéral se égislatif,
a solem- |
la verge mbre son ement.
t de dé-
ngue Sui-
et aussi les et la sure
té de la Province, sont des matières d’uné si grande importance et si indispensablement nécessaires, que je suis persuadé que vous ne perdrez point de temps pour reprendre la considération d’icelles, et faire tels amernidemens aux loix existantes qui puissent procurer la meilleure sureté à vos personnes et a vos biens.
‘ Messieurs de la Chambre d'Assemblée.
“ J’ordonnerai de mettre devant vous un compte de toutes les recéttés des revenus provinciaux de la Couronne, depuis la division du Haut et du Bas Canada. |
‘ La dépense générale est très grande, mais elle ne pourroit être placée toute entière au compte Provincial, je ne suis pas actuellement en état de transmettre telles parties d’icelle qui appartiennent plus particulièrement à ce Chef; je puis seulement dire qu’elles excédent les fonds Provinciaux ; cependant mon ihtention n’est pas maintenant de m'adresser à vous pour les subsides ; mais afin que vous puissiez avoir le tem) s de considérer, par quels moyens le revenu Provincial pourroit devenir plus productif, dans l'espérance néanmoins que la GrandeBretagnes çontinuera, dans le mênie temps, son assistance généreuse envers cette Colonie, et défrayera tels surplus des dépenses qui seront absolument nécessaires à‘ sa prospérité.
‘6 Messrs. du Conseil Législatif; ‘et Messrs. de l’Assemblée.
“ Vous consevrez que la situation, de notre constitution, dans l'instant, exige une grande circonspection en formant des loix qui peuveut tendre à la ren-
forcer et à l’établir, et je me flatte que vous Vous unirez délibérativement, etavec cordialité, dans telles mesures qui sont essentielles au bonhour et au bien être de votre Pays.”
L'Orateur de retout à ja Chambre, fit rapport de cette harangué, il fut nommé un Comité de cinq Membres pour y faire réponse demain.
En conséquence le 12, Mr. De Bonne:
président de ce Coinité fit rapport du projet de réponse ; le quel fut adopté, avec un ajouté de la part de Mr. Grant, et est comme suit : |
“ A Son Excellence L très Honorable Guy Lord
‘ Dorchester, Capitaine Général et Gouverneut
“ en Chefdes Provinces du Haut tt Bas Cana-
‘ da, Nouvelle Ecosse et Nouveau Brunswick, et
de leurs dépendances, vice amiral d’icelles, Gé
‘6 héral et commandant en Ckef de toutes les for-
“ ces de Sa Majesté dans lés dites Provinces et
46 dans l'Isle de T'erreneuve, &c. &c. &c.
“ Qu'il plaise à votre Excellence.
‘6 Nous les fidélés et loyaux sujets dé sd très gracieuse Majesté, les représentants du peuple du Bas Canada, en Chambre d'Assemblée, prenoïs là liberté de vous offrir les remercimenis de cetté Chambre pout la harangue bienveillante de votré Excellence,
‘6 Intimemeñit convaincus des effets avantageut qui dérivent d’une administration solide et invariablé
vous Vous dans telles et au bien
abre, fit nommé r y faire
e Bonne
port du adopté, Grant, ét
Juy Lord ouverneuf Bas Cananswick, ‘et elles, Gt:
es les forbvinves ‘et Ce
lé s4 ‘très peuple du renons lâ de cetté de votré
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de la justicr. et de la nécessité indispensable d'un établissement propre à assurer la défense de cette Province, nous ne perdrons ancun moment à reprendre Ja considération de ces objets importants, eta faire tel amendements que nos loix existantes peuvent requérir, pour procurer la plus grande sureté des personnes et des biens de ses Habitants.
“ Enreçevant de votre Excellence les comptes des recettes et des revenus Provinciaux de la Couponve, il sera en notre pouvoir de délisérer sur les moyens par lesquels ces revenus peuvent accroître ; et pénétrés de reconnoissance envers la Mère Patrie, pour avoir défrayé jusqu’à çe. jour le surplus des dépenses de cette Province, nous osons nous flatter qu’en considérant sa situation, elle. continuer. encore à nous faire éprouver leseffets de sa générosité ; d’autant mieux fondés dans: notre espoir que l'intention de votre Excellence de ne nous demander maintenant aucun subside annonce ses: dispositions bienfaisantes ànotre égard.
‘ Nous conçevons qu’il n’est pas moins nécessaire, dans l’enfance de notre constitution d’avoir la plus grande cirçconspection dans. à formation des loix, qui peuvent coopérer à, son soutien, que de conser-
à ver parmi les différentes branches de la législation
Fharmonie ét ta concorde la plus parfaite, pour procurer, l’avancement des mesures essentielles au bonbeur et à la prospérité de notre Pays.
“En établissant la base de notre, conduite de tels principes, nous ne pouvons mieux témoigner notre attachement sincère et inviolable à la personne Sacrée de. notre Souverain et à son: Gouvernement, que par une réunion de tous nos efforts pour secon-
prospérité de cette partie de ses domaines.
‘6 Nous saisissons cette occasion pour féliciter votre Excellence et sa famille sur votre heureux et
agréable retour au Gouvernement d’un Pays si re-
devable aux Conseils de votre Seigneurie pour la constitution libre et avantageuse dont il jouit maintenant : constitution qui, plus que toute autre, assure le bonheur et la prospérité du genre humpin.”
Le 14 du même mois elle fut portée à
son Excellence à qu'il plut y faire la gra-
cieuse réponse suivante :
‘6 Messieurs,
‘ Je ne puis qu'être parfaitement satisfait des sentiments de respect à votre Souverain, et de zèle
envers le biei, de votre Pays, contenus dans votre
adresse ; je les considère comme de surs garants que vos travaux seront tous dérigés à affermir le Gouvernement de Sa Majesté, et à établir votre nouvelle constitution et la sureté générale, le bonheur et la prospérité de cette Province.”
Le 15 Mr. De Bonne fit rapport à la Chambre que les Messagers qu'elle avoit nommés pour présenter son adresse à son Altesse Royale le Prince Edouard lui
avoient été présentée en ces termes :
‘ À son Altesse Royale, Le Prince Edouard, Chevalier du très noble ordre de la Jartière, et du très illustre ordre de St. Patrice, Colonel des fusiliers Royaux, septième Régi-
der les soins pateraels de votre Excellence pour la
ment, mand;
66 L da vit arden Royal tectio sonne:
berté pour
66 S verair talent:
nes,et efficac comm la just distins vrais &
66 L conser avance elle fa
toute ]
pour la
iter VO reux et S Si re-.
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fait des de zèle s votre garants le Gououvelle r et la
à la > avoit >sse à
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s noble : de St.
e Régi-
ment, infanterie des Troupes de Sa Majesté et commandant la garnison de Québec, &c. &c. &c.
‘6 Qu'il plaise à votre Altesse Royale,
“ Les Représentants de la Province du Bas Canada vivement pénétrés de reconnoissance pour le zèle ardent et l’activité infatigable que votre Altesse Royale fait éclater, en toutes occasions, pour la protection de leurs propriétés, la sureté de leurs pg r sonnes, et la défense de leur Pays, prennent la liberté d’approcher :respectueusement votre personne pour lui en faire leurs remerciments sincères.
‘ Sensiblement affectés de voir le fils de leur Souverain déployer, dans le service qu’il a embrassé, des talents dignes du sang illustre qui coule dans ces veines,et manifester le plus grand désir de les mettre plus efficacement en œuvre contre les attaques de l'ennemi commun, ils regardent autant de leur devoir que de le justice, de payer leur tribut à une mérite aussi distingué, par une déclaration authentique de leurs vrais sentiments de respect ét d’admiration.
‘ Daignez agréer les vœux qu'ils forment pour la conservation de votre Altesse Royale, et pour son avancement rapide dans une profession à laquelle elle fait honneur.” |
Il plut à son Altesse Royale d'y faire la réponse gracieuse suivante que Mr, De Bonne lût à la Chambre, conçue en ces termes : |
‘6 Messieurs,
toute la reconnaissance dont je suis pénétré pour le
Veuillez agréer de ma part les assurances de
témoignage flatteur que je reçois de votre attaches ment envers ma personne, par l'adresse que vous m'avez présentée aujourd’hui. -
. * Fest particulièrement flatteur pour moi de trouver que ma conduite à été telle, qu’elle m'a procuré votre estime, en même temps qu’elle a gagné votre approbation.
4 J'asè me promettre que, par la suite, je réussi. rai, en poursuivant là même conduite, à mériter la continuation des mêmes sentiments de votre part
ont veus n'avez fait parvenir l’assurance, d’une Manière si particulièrement obligeante. |
#6 J’envisage, avec l'attente la plus inquiète, le mament où j'aurai le bonheur d'être appelé plus immédiatement à servir ma patrie dans une situation active, et j'espère alors vous prouver que je redoublerai de zèle quaud je serai employé dans une cause aussi chère, conime me sera toujours celle dont le but est.la protection de vos propriétés et de ves personnes, et Ja défense de votre patrie.
"# Permettez moi encore une fois, Messieurs, de Yous assurer que j'entretiendrai toujours Îles sentiments les. plus parfaits de reconnoissance pour Île grand honneur que je reçois au‘ourd’hui, et j'ose me flatter que vous voudrez bien être persuadés qu’en mémê temps que mon devoir m'’engagera toujours à sentir le plus vif intérêt pour votre bonheur général, comme corps public, je me regarderai toujours comme particulièrement heureux, lorsqu'il sera en mon pouvoir de rendre service à aucun Membre de votre communauté respectable comme individu."
Le 27, Mr. Young informa Mr. l'Ora-
à attache:
que vous
Ji de troua procuré igné votre
je réussie mériter la
votre, part
ice, d’une
te, le ma:
plus im- > sitpation je redouy une Caulle dont le > vos pet-
ssieurs, de les sentie pour le tj'ose me dés qu’en oujours à eur géné« ai toujours | sera en embre de idu."*
M l'Ora-
PU CANAPA. 45
teur de la Chambre que ses pririléges avaient été epfraints, en sg personne, comme yn de ses Membres, par une arrestation de la part de James Hunt sur une déclaration signée J. A. Panet Avocat et demanda la punition dûe pour un w mépris de ses privilèges constitution nels.
Il fut nommé un comité pour s’enquérir des précédents .survenns dans la. chambre des communes en Angleterre en pareils cas, et tous ceux qui avoient participés dans l'arrestation. de Mr. Yong, Avocat, Shériff et Huissiers tous furent amenées à la barre et ayant plaidé ignorauce furent excusés. | ne
Le ?8 Janvier 1794 son Excellence le Gonverneur intima a la chambre par Mr.
MGill qu’il lui avoit plu de faire préparer une commission nommant l’Honble, Orateur un des juges du Roi des plais.
doyers communs dans la Province et comme cet emploi seroit incompatible avec ses. fonctions d’orateur, elle donnoit permission de proceder à l'élection d’un autre oLateur, | |
Sur ce Mr. Frobisher;fs’adressant an Greffer a dit, Mr. Philipps, je propose à Ja chambre pour son orateur Mr. Chartier de Lotbinière, secondé par Mr. Richardson. | La question mis par le Greffer et la chambre étant unanime Mr. Chartier de Lotbinière à été conduit à Ja chaire d’où il à remercié. | | Le lendemain il a été présenté à Son ' Excellence au chateau St. Louis par la chambre, qui approuva sa nomination.
Le douze de Mars le quorum dela
chambre a été réduit à dix huit, l’orateur compris. | |
Mr. M'Gill a remis 4 Mr. l'Orateur divers comptes des revenus de la province depuis le commencement de la nouvelle constitution jusqu’au 10 de Janvier 1794 par ordre de son Excellence le Gouver-
neur comme suit, savoir :
1o Un du revenu casuel et des domaines. | |