‹ Abrégé de l'histoire du Canada (volume 2)Chapitre 8 sur 24 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Divers Evènemens arrives avant la nomination de M?\ Duquesne.

La Nomination de Mr. De Caliières, au Gouvernement de la Colonie et l'appointement de Monsr De Vaudreuil, à celui de Montréal, plurent beaucoup aux Colons et leur donnèrent lieu d'espérer un avenir plus tranquille r

Monsr. De Caliières, imbu des projets du défunt Comte de Frontenac, se donna bien du mouvement pour concilier toutes les nations et leur faire signer un trait' de Paix Générale : il y réussit, malgré les entraves qu'v mirent les Anglais, tantôt ouvertement et tantôt secrètement. Il fut conclu le 8 Septembre 1700 à la satisfaction de toutes les parties intéressées ; ce Gouverneur eut le plaisir de voir la Colonie respirer \wau"* sa mort, qui tut lieu le 26 Mai 1703. -

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Le Commandement Général, dévolut au Marquis de Vaudreuil qui fut confirmé par Sa Majesté a la prière des Colons de toutes les classes.

Ce fut en 1704, que l'on plaça les Abénaquis sur la Rivière de Bécancourt.

Les hostilités tantôt des Outaouais, tantôt des Miami*, étaient des infractions au Traité de Paix, que Mr. De Vaudreuil avait souvent de la peine à arranger.

Les Anglais firent en 1707, de nouvelles entreprises pour se rendre maîtres de l'Acadie, mais elles furent infructueuses.

Les Français pour faire diversion envoyèrent un parti de guerre sur le territoire Anglais, qui détruisit le Village Huvrine, composa d'une trentaine de maisons.

On ne savait pas encore à Québec la prise de St. Jean de Terreneuve, lorsqu'on fut informé qu'il se faisait à. Boston, un grand armement pour attaquer le Canada.

Mr. De Vaudreuil ayant eu des certitudes de ce projet se rendit à Montréal en Janvier, après avoir mis Québec en état de défense et donna ses ordres pour tenir les Troupes et les Milices prêtes à marcher au premier signal.

Deux mois après, Mr. De Vaudreuil donna quinze cents hommes à Mr. De Ramzay pour faire une incursion snr le territoire Anglais. Il partit de Montréal, le 28 Juillet; mais le peu de concert entre les Officiers et rinsubordiuation des Troupes, firent échouer cette entreprise.

Vers la mi-Septembre, Mr. De Ramzay ayant eu avis que deux mille cinq cents hommes étaient en marche pour venir bâtir un Fort à l'extrémité du Lac St. Sacrement, il en informa le Gouverneur Général qui s*erabarqua sur le champ pour Montréal, où il assemhla un corps considérable de Troupes et de Milices et alla se postera Chambly : et quand il eut nouvelle que l'ennemi s'était retiré, il envoya son monde à leurs quartiers.

La Flotte Anglaise destinée pour attaquer le Canada ayant été envoyée à Lisbonne, la tranquitité se rétablit.

Mr. De Vaudreuil informé des nouveaux préparatifs que 1rs Anglais faisaient pour envahir la Colonie, donna des ordres pour mettre la Capitale en état de défence et les côtes à l'abri des descentes.

Sur ce9 entrefaites Messrs. St. Pierre et Tonti arrivèrent des Pays d'en Haut à Montréal, avec quatre à cinq cents Sauvages qui chantèrent la guerre avec les nôtres; mais comme la Flotte Anglaise, qui avait perdu plusieurs vaisseaux sur les Sept Isles fut obligée de se retire , les armées de terre ne se mirent point en campagne.

Les Sauvages firent une tentative en 1712, pour brûler le Fort du Détroit ; mais Mr. Dubuisson, ayaut été secouru à tems par les Sauvages alliés, ils furent tous massacrés et réduits en esclavage.

La perte d'un Vaisseau du Roi, le 25 Août 1725, qui portait plusieurs Officiers pour la Colonie, des Ecclésiastiques, des Récollets et des Jésuites, porta la consternation dans le Pays, et la mort du Marquis de Vaudreuil, le dix d'Octobre, y mit le comble.

Il fut remplacé Tannée suivante par le Chevalier dé Beauharnois, qui eut le bonheuf de procurer à la Colonie, pendant dix-neuf an9 qu'il la gouverna, une tranquiiité assez parfaite pour vaquer à la culture des terres et à la fabrique des toiles et des étoffes pour la consommation du pays.

Ce fut sous lui que se bâtit le Fort de Niagara, avec l'agrément îles Onanagas, qui se prétendaient les maîtres de cette partie du continent, dans la vue de contrebalancer l'effet de celui que les Anglais avaient érigé à Oswego, afin d'attirer le Commerce des Pelleteries ; il en fit construire un second sur le Lac Champlain, que l'on nomma Carillon.

ÎAi guerre s'étant déclarée de nouveau entre l'Angle-

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terre et la France, il fut détaché plusieurs qui portèrent le fer et le feu dans les habitations Anglaises, et détruisirent le Fort de Saratoga, à quarante milles d'Albany.

^ En 1733, il fut défendu aux Religieuses de l'Hôpital Général de sortir de leur Couvent.

La défense d'administrer les Sacremens aux Vendeurs de Boissons ennivrantes aux Sauvages, fut levée cette année.

En 1743, le Roi défendit expressément aux Communautés Religieuses de faire des acquisitions, des ventes et des échanges d'immeubles dans le pays.

Il ordonna en 1744, de n'enregistrer en Canada que les Edits et Ordonnances qu'il indiquerait.

Monsr. De la Jonquière fut nommé pour remplacer Mr. De Beauharnois, mais ayant été fait prisonnier par les Anglais en se rendant à son Gouvernement, Monsr. De La Galissonnière fut nommé ad intérim et Mr. Bigot, Intendant, avec des pouvoirs plus considérables qu'aucun de ses prédécesseurs.

Monsr. De la Galissonnière n'eut pas plutôt pris les rênes du Gouvernement qu'il envoya Monsr. Duque«ne, un excellent ingénieur, bâtir des Forts et s'assurer des Pays d'en haut jusqu'aux Apalaches.

Monsr. De la Jonquière étant venu prendre possession de son Gouvernement, Mr. De la Galissonnière retourna en France.

La position des Anglais à Sandusky, distance de trente lieues du détroit inquiétait beaucoup Mr. De la Jonquière.

Comme les Gouverneurs Anglais donnaient toujours permission à leurs voyageurs d'aller traiter sur la Belle Rivière, Mr. De la Jonquière donna ordre de les arrêter ainsi que leurs effets, ce qui donna occasion à une guerre sanglante par la suite ; et comme Mr. De la Jonquière la prévit, il envoya Mr. Chabert chez lei

Mohawks pour obtenir permission de bâtir un Fort qui fut nommé la Présentation.

On commença à sentir les vexations et caprices de l'Intendant Bigot, on fit des plaintes mais inutilement.

Monsr. De la Jonquière mourut à Québec le 17 Mai 1752, et fut remplacé par le Marquis Duquesne.

Q. Combien y a-t-il eu de Gouverneurs en Canada, depuis Monsr. De Frontenac jusqu'à Monsr. Duquesne.

R. Cinq, savoir : Monsr. De Callières, le Marquis de Vaudreui!, le Chevalier De Beauharnois, Messrs. De la Galisonr.ière et de la Jonquière.

Q Quel a é q l'événement le pîus remarquable sous le Gouvernement de Monsr. De Callières?

R. Ca éié le Traité de Paix Généra'e qui fut conclu avec tous les Sauvages, qei p?rmit à la Colonie de respirer jusqu'à sa mort, arrivée en 1703.

Q. Quanti les Abénaquis soat-ils venus s'établir k Bécancour ?

R. Ce fut en 1704, sous le Gouvernement du Marquis De Vaudreuil.

Q. La Paix fut-elle troublée de son tems ?

R. Oui par les hostilités des Outaouaiset desMiamis et parla tentative des Anglais en 1707 sur l'Acadie.

Q. Les Français ne firent-ils pas des incursions dans les Colonies Anglaises ?

R. Oui, ils détruisirent le Village d'Heuvrine ; Monsr. De Ramzay fut envoyé avec quinze cents hommes sur le territoire Anglais en Juillet; et en Septembre, Monsr. De Vaudreuil fut se poster à Chambly avec un corps considérable de Troupes et de Milice, en conséquence de l'a\is qu'il eut que les Anglais voulaient bâtir un Fort sur le Lac St. Sacrement.

Q. Quel fut le sort d'une Flotte Anglaise envoyée pour envahir iî Canada?

R. Elle fut obligée de se retirer sans succès, ayant perdu plusieurs Vaisseaux sur les sept Isles. Q. Quelle perte essuya la Colonie en 1725? R. Ce fut le naufrage d'un Vaisseau de Roi qui portait plusieurs Officiers, des Ecclésiastiques, des Récollets et des Jésuites, et ensuite la mort de Monsr. De Vaudreuil le dix d'Octobre.

Q. Par qui fut-il remplacé ?

R. Par le Chevalier de Beauharnois, qui eut le bonheur de procurer à la Colonie une tranquilité si parfaite, qu'elle pût vaquer à la culture des terres et à la fabrique des toiles et des étoiles pour sa consommation. Q. Quels Forts fit-il bâtir ?

R. Celui de Niagara et de Carillon.

Q. A quelle occasion fut détruit le Fort de Saratoga ? R. La guerre s'étaiit déclarée de nouveau entre la France et l'Angleterre, il fut détaché plusieurs partis qui portèrent le fer et le feu dans les habitations Anglaises qui détruisirent ce Fort.

Q. Qu'elles ont été les Ordonnances les plus remarquables sous ce Gouvernement ?

R. Ce fut celle de 1733, qui enjoignait aux Religieuses de l'Hôpital Général, de ne point sortir de leur Couvent, ainsi que celle qui ordonnait de lever l'interdiction des Sacremens aux Vendeurs de Boissons ennivrantes aux Sauvage?.

Il fut expressément défendu aux Communautés Religieuses de faire des acquisitions, des aliénations et des échanges d'immeubles dans le pays, en 1743 et en 1744; an Conseil d'enregistrer aucun édit et déclaration à l'avenir, sans l'exprès commandement du Roi.

Q. Qu'a-t-il été fait de plus marquant sous l'administration de Mr. De La Galissonnière ?

R. Ca été la Mission de Monsr. Duquesne, d'aller l 'îiiir des Forts et de prendre possession des Pays d'en Haut, jusqu'aux Apalaches,

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