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nuer leur agilité et leur ardeur pour la danse. 1]s formérent uue espèce de cercle ouvert en avant ; ils ne regardaient ni l'assemblée ni les musiciens, mais une moitié regardait en avant à mesure qu’elle marchait, et l’autre moitié dans une direction con:traire : ils chantaient quelquefois en chœur avec les musiciens, sur un ton lent , en agitant les mains d'une manière agréable, mais différente de celle des femmes; ils penchaient en même temps le corps, tantôt d’un côté , tantôt d’un autre ; 1ls élevaient une jambe qu'ils jetaient en dehors, et ils étendaient les bras du même côté ; d'autres fois ils chantaient des phrases auxquelles le chœur répondait , et ils pressaient par intervalles la mesure de la danse en frappant leurs mains, et en remuant avec plus de vivacité leurs pieds sans varier leurs pas ; enfin la rapidité de la musique et de la danse augmenta si fort, qu'il fut à peine possible de distinguer leurs divers mouvemens : nous avons pourtant lieu de croire que les acteurs étaient un peu fatigués, car ils jouaient depuis environ une demiheure.
« Aprés un cntre’actc assez long, les jeux recommencérent : douze insulaires s'avancérent et se placérent sur deux lignes de chaque côté du cercle, en face les uns des autres ; un homme placé sur un des côtés scrmblat remplir les fonctions de nos souffleurs ; il répéta plusieurs phrases auxquelles les douze nouveaux acteurs et le chœur répondirent : ils chantèrent d'abord lentement ; ensimie
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ils chantérent etdansérent environ un quart d'heure d'une manière plus animée, comme les danseurs qu'ils remplacaient.
« Dés qu'ils eurent fini, neuf femmes vinrent s'asseoir en face de la cabane où était le chef : un homme se leva et alla frapper de ses deux poings réunis la première de ces femmes sur le dos; il passa à la seconde et à la troisième , qu’il frappa de la même manière : mais lorsqu'il fat à la quatrième, il la frappa sur la poitrine; j'ignore si ce fut par hasard on à dessein. L'an des spectateurs sortit à
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ter leurs étrange, ou peut-être à une cérémonie nécessaire ; LA
la danse car il se présenta un nouvel insulaire qui les É e de dis- frappa également sur le dos : leur humiliation fut ns pour- portée plus loin; elles eurent le chagrin de voir {un peu leur danse désapprouvée deux fois, et elles furent ne demi- obligées de recommencer. Leur ballet différa peu de celui dont j'ai parlé plus haut; seulement elles jeux re- élevérent quelquefois leur corps sur une jambe par at AS un double mouvement, et ensuite sur l’autre, et
u cercle, cé sur un s de nos uxquelles répondi-
; ensimie
elles firent claquer leurs doigts tandis qu'ellesétaient dans cette attitude : elles répétérent ensuite avec beaucoup d’agilité ces mouvemens vifs que la prémiére troupe de danseuses avait exécutés si heureusement.
« Peu de temps après, un homme entra brus-
208 HISTOIRE GÉNÉRALE quement au milicu du cercle, et parla d’une maniére bouflonne de nos feux d'artifice, ce qui fit naître des éclats de rire dans toute l'assemblée. Les insulaires de la suite de Finaou dansérent alors ; ils forméèrent autour des musiciens deux cercles concentriques de vingt-quatre acteurs chacun, ct ils chanterent un air lent et doux accompagné de gestes de mains et de tête analogue aux paroles. Ces chants langoureux furent longs; les acteurs pressérent ensuite. la mesure, et ils répétérent des phrases de concert avec le chœur , ou en réponse aux couplets de quelques-uns des musiciens. Quand ils eurent fini, ils se retirérent sur le derrière de la scène; ainsi que les femmes l'avaient fait : ils revinrent bientôt de chaque côté , et ils dessinèrent un triple demi-cercle dont la formation prit assez de temps; car ils s’'approchèrent en inclinant le corps sur une jambe et en avançant un peu l'autre. Leur marche fut accompagnée d'un air pareil à celui qu'ils avaient chanté à leur premiére entrée sur le théâtre; mais ils changèrent bientôt de ton pour déclamer des phrases avec des sons plus rudes. Sur ces entrefaites, leur danse s’anima , et ils finirent par pousser tous des acclamations et battre des mains. Cette partie du spectacle fut répétée plusieurs fois : ils formérent encore deux cercles concentriques ; ils dansèrent et chantérent des cou: plets sur un mouvement très-vif, et finirent par des transpositions trés-adroites des deux cercles.
« Les derniers amusemens de cette nuit mémo-
rable persor égards d'actet même d'une | vivaCIL balanc:
ant de rompre frapper pousser à ceux bouffon snéren qui avai à la tête demi-ce ton der justes, applaud du demi
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rable furent une danse exécutée par les principaux personnages de l'ile. Elle ressembla à quelques éoards à celle qui venait de finir; le même nombre d'acteurs l’exécuta ; elle commenca à peu près de la même manière; mais elle se termina à chaque pause d'une façon différente, car les danseurs mirent une vivacité prodigieuse dans leurs mouvemens : ils balançaient leur tête d’une épaule à l’autre avec ant de force, que nous craignions de les voir se rompre le cou. Durant cette farce grotesque , ils se frappérent les mains par un coup trés-sec, et ils poussérent des cris perçans à peu près semblables à ceux qu'on entend quelquefois dans les danses bouffonnes de nos théâtres d'Angleterre. Ils dessnérent le triple demi-cercle ainsi que les acteurs qui avaient paru avant eux: alors un hommes’avanca à la tête des acteurs qui formaient l’un des côtés du demi-cercle , et débita quelques paroles d'un vrai in de récitatif, et avec des gestes si expressifs et si justes, qu'il parut supérieur à nos acteurs les plus applaudis. Le premier des acteurs de lPautre côté du demi-cercle lui répondit de la méme manière. Plusieurs de ces scènes de récitatifs se succédérent; ensuite le demi-cercle s’avanca; les hommes qui se trouvaient à l’un des côtés répondant en chœur iceux de l’autre côté; et ils finirent par chanter et anser comme à leur entrée sur la scène.
« Ces deux dernicres danses furent si animées et ipustes, qu'elles obtinrent des éloges universels. Les naturels qui assistérent au spectacle, et qui
210 HISTOIRE GÉNÉRALF
étaient sûrement de bons juges, ne pouvaient contenir leurs applaudissemens , et nous éprouvimes nous-mêmes une satisfaction aussi grande. Nous fûmes d’abord frappés de l’ensemble qui régnait parmi tous les acteurs, et de l'exactitude de leurs pas et de leur chant, qui ne manquaient jamais de
suivre la mesure de la musique ; quelques-uns de ! leurs gestes étaient si expressifs, que nous croyions À
entendre les paroles qui les accompagnaient,
Quoique l'orchestre ec la voix des danseurs fussent ! parfaitement d'accord, la longue habitude de ces |
ballets entremélés d'airs semble contribuer beaucoup à la mesure exacte qu’ils observent; nous re. marquämes, en effet ,que ceux qui se trouvaient
distraits ou dérangés de quelque maniére reprenaient la note et le pas sans aucune peine, Ils pas-
saient brusquement etavec une extrême adresse des contorsions rudes et des cris aigus à des mouvemens doux et à des chants mélodieux ; ce qui prouvait que ces exercices lenr sont trés-familiers.
« Ces danses furent exécutées sous des arbres au bord de la mer. Le lieu de la scène était éclairé par des flambeaux placés de distance en distance. Il sy trouvait un grand nombre de spectateurs, quoique l'assemblée füt moins nombreuse qu’elle ne l'avait été le matin, lorsque nos soldats de marine firent l'exercice. Quelques-uns de nos messieurs conjetturérent qu'environ cinq mille personnes assistèrent
à ce spectacle de nuit ; d’autres jngèrent cette est:
matuon trop faible ; il mesembla qu'il y en avait un
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DES VOYAGES: dit
peu moins, et je crois approcher davartage de la vérité.
« Les divers spectacles dont je viens de parler ayant satisfait la curiosité des insulaires et la nôtre, jeus enfin le loisir d'examiner le pays, et le 21 je fis une promenade dans l'ile de Lefonga. Je la trouvai à bien des égards supérieure à Anamocka. Les planations étaient plus nombreuses et plus étendues ; cependant le terrain est encore en friche dans plusieurs endroits situés vers la mer, et surtout dans l partie orientale, ce qui vient pent-être de ce que le sol y est sablonneux ; car il est beaucoup moins élevé qu'a Anamocka et aux îles voisines. Il est meilleur au centre de l’île ; tout y annonçait une population considérable et une culture soignée ; nous y vimes de vastes plantations enfermées par des haies qui sont parallèles l’une à l'autre, et qui forment de grands chemins si beaux et si spacieux, qu'ils embelliraient des pays où les agrémens et les commodités de la campagne ont été portés à une extrême perfection. Nous y apercümes de vastes emplacemens couverts de müûriers à papier ; les plantations offraient en général toutes les racines et les fruits que produit cette terre. Afin d’augmenter les richesses naturelles des habitans, j'y semai du maïs, des graines de melon, de citrouille et d’autres plantes de ce genre. Nous aperçûmes mme maison quatre où cinq fois aussi grande que les habitations ordinaires; un large tapis de gazon s'étendait devant la façade ; je jugeai que les naturels
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y tenaient des assemblées publiques. Nous rencon. trâmes prés du lieu de notre débarquement un tertre de deux ou trois pieds de hauteur , et couvert de gravier ; il était surmonté de quatre ou cinq petites huttes dans lesquelles les naturels nous dirent qu'on avait entcrré quelques-uns des principaux du pays.
« L'île n’a pas plus de sept milles de longueur; et sa largenr , en quelques endroits, n’est que de deux ou trois milles. La partie orientale, qui est exposée au vent alisé, offre un récif d’une largeur considérable, sur Jcquel la mer brise avec beaucoup de violence. Ce récif, en se prolongeant, joint Le. fouga à Koa, qui n’est éloignée que d’un demi mille; et comme il est à sec en partie lorsque la marée est basse, les naturels peuvent passer à pied d’une terre à l’autre. Le rivage est un rocher de corail élevé de six ou sept pieds, ou une grève sablonneuse , plus haute que celle de la côte occidentale qui est élevée seulement de trois ou quatre pieds au-dessus du niveau de la mer, et terminée par une gréve de sable dans tonte sa longueur.
« Au retour de mon excursion , je vins diner à bord, et je trouvai une grande pirogue à voile, amarrée à l'arrière de la Résolution. Latoulibaoula, que j'avais vu à Tongatabou, durant mon second voyage (1), el que je supposai être le roi de cette
(1) Dans la Relation du second Voyage, Cook lui donne
le nom de Aouhaghito l'allangaou,
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nos 1 minei une f( ce qn dont je n’a ütre ; n'était beauct toulih la fie.
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ile, était assis dans l’embarcation avec toute la gravité qu'il montrait à cette époque, et dent j'ai parlé: nos invitations et nos prières ne purent le déter= miner à monter sur le vaisseau. Nous avions à bord une foule d'insulaires , qui tous l'appelaient Erikt, ce qui signifie roi. Malgré l'étendue du pouvoir dont Finaou semblait jouir ici et à Anamocka , je n'avais jamais entendu personne lui donner ce titre ; et je soupçonnais depuis long-1emps qu'il n'était pas roi, quoique son ami Taïpa eût pris beaucoup de peine afin de nous le persuader. Latoulibaoula demeura jusqu’au soir sous l'arrière de la Résolution, puis regagna une des iles ; Finaou passa la journée avec nous; muis ces deux grands personnages ne se regardérent et ne se salucrent point.
« Le lendemain, quelques-uns des naturels volérent sur le pont un prélat et d’autres objets. On s'en aperçut bientôt; je fis poursuivre les voleurs, mais mon détachement partit un peu trop tard. Je portai mes plaintes à Finaou, qui, s'il n'était pas roi, avait du moins beaucoup d'autorité, et je lui recommandai de mettre tout en usage pour qu'on me rendit ce qu'on m'avait dérobé. I] me renvoya Iraoupa, qui nfamusa par de vaincs promesses, et qui. ne fit aucune démarche.
« Le 23 au matin, au moment où nous allions démarrer pour quitter l'île, Finaou cet Taïpa son premier ministre, arrivérent sur une pirogue à voile, et n’avertirent qu'ils partaient pour Vavaou,
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214 HiSTOIRE GÉNÉRALE
terre située, disaient-ils, à environ deux jours de navigation au nord d'Hapaï. [ls voulurent me faire croire que leur voyage avait pour but de me pro. curer des cochons, et de rapporter à O-maï des chapeaux de plumes rouges, si estimés à Taiu. Le premier m'assura qu'il reviendrait dans quatre ou cinq jours ; il me pria de différer mon départ jusqu'à son retour, et il promit de m'accompagner à Tongatabou. Je pensai que c'était pour moi une belle occasion d'examiner Vavaou, et je lui proposai de m'y rendre avec les vaisseaux ; mais il ne parut pas approuver ce dessein, et afin de m'en détourner, 1] me déclara qu'il n’y avait n1 havre, ni mouillage. Je consentis donc à l’attendre ici, et 1l mit tout de suite à la voile.
« Le 24, plusieurs des naturels répandirent le bruit qu’un vaisseau, pareil aux nôtres, était arrivé à Anamocka, depuis que j'avais quitté cette île, et qu'il y mouillait encore. Cette nouvelle excita beau coup notre curiosité : ils curent soin d'ajouter que Toubaou , l’un de chefs d’Anamocka , avait repris en hâte le chemin de son pays afin de recevoir les étrangers. Toubaou venait en effet de nous quitter, et cette circonstance nous fit ajouter un peu de fo à la nouvelle. Je descendis à terre avec O-maï pour obtenir des informations ultérieures; je voulais parler à un homme qui arrivait , disait-on , d'Ana-
mocka , et qui y avait vu le vaisseau. Nous le trou | A M . . $ vâmes chez Iraoupa , et O-mai lui adressa diverses
questions que je dictai; les réponses furent si
claire de do portal décla:
cette notre le bru contr':
but de afin d «J le 25 ; une fe sait ay flanm d'autre bois, du me peu ét une 0 tard, femme que j « Il opéra!
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claires et si satisfaisantes, qu'il ne me resta plus de doute. Cependant un chef d'une certaine importance, qui arriva au même instant d'Anamocka, déclara qu'il ne se trouvait point de vaisseau dans cette île, et qu'il n’y en était point venu depuis notre départ : alors le naturel qui avait répandu le bruit s’éloigna tout de suite, et nous ne le rencontrâmes plus. 11 n’était pas aisé de découvrir le but de ce mensonge : peut-être l'imaginérent-ils afin de nous déterminer à partir.
« Je parcourus de nouveau l'intérieur de file, le 25; et j'entrai par hasard dans une maison où une femme pensait les yeux d’un enfant qui paraissait aveugle : les yeux de l'enfant étaient trés-enflammés , et couverts d’une pellicule. Elle n'avait d'autres instrumens que deux petites sondes de bois , avec lesquelles elle venait de frotter les yeux du malade de manière à les faire saigner. Je fus un peu étonné de voir que les naturels entreprenaient une opération de cette espèce; mais j'arrivai trop tard, ei je ne puis décrire en détail comment la femme oculiste employa les misérables instrumens que j'apercus entre ses mains.
« Il m'arriva aussi d'être témoin d’une autre opération que je vais décrire avec assez d'exactitude. Je rencontrai une seconde femme qui rasait la tête d'un enfant avec une dent de requin fixée à l'extrémité d’un bâton : je remarquai qu'elle mouilla d’abord les cheveux à l’aide d’un morceau d’étoffe qu’elle plongeait dans l'eau, et qu’elle appliquait
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x Je — = — » LT Se
216 HISTOIRE GÉNÉRALE ensuite son instrument sur la partie mouillée. L’en. fant sembla n’éprouver aucune douleur, et les cheveux furent aussi bien coupés que si l'on avait employe nos rasoirs, Enconragé par ce qui s'était passé devant moi, j'essayai bientôt sur ma barbe un instrument de la même espèce, et mon expérience eut du succés : toutefois les hommes ne se coupent pas ainsi la barbe ; ils se rasent avec deux coquilles, Is placent une des coquiiles au-dessous d'une des toutfes de leur barbe , appliquent la seconde au. dessus , et enlévent les poils. Ils viennent ainsi à boui de les couper très-prés de la peau. L'opérauon est un peu longue, mais elle n’a rien de douloureux. [l ya parmi eux des gens qui semblent fure le métier de barbier : nos miatelots ailérent souvent à terre pour se faire raser à Ja manière du pays, et les chefs de l'ile vinrent à bord pour se faire raser par nos barbiers.
« Comme les insulaires ne nous apportaient plus ni frnits, ni cochons, je résolus de changer de mouillage , et d'attendre le retcur de Finaou, dans un endroit plus propre à nous fournir des vivres. Nous apparcillänes donc le 26 au matin, et nous fimes route au sud. »
Cook mouilla le lendemain sur une autre porüon de la côte de Hapaï, et y recut la visite d'un roi du pays. !] en parle en ces termes :
«Une grande pirogue à voile arriva sous l'arrière de la Résoluiion ; elle ameneït un homme qui s’appehut Fettafaihé, ou Paou'aho; peut-être même
por vér tab vue lier aut de tère gnit fois chel s'ag diff téré faire exan
c'est gran ter.
port exlr
nés
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eussi taii] avoit
ses L
lace.
exan et le
lée. L’en- 4 les cheavail eni- “tait passé be un inxpérience e coupent coquilles, d'une des conde aunt ainsi à 'opérauon e douloublent fure nt souvent lu pays, et faire raser
taient plus hanger de aou, dans des vivres.
n,et nous
autre porvisite d'un
us l'arriére e qui s'ap-
tre MmÉME
portait:l ces deux noms. Les naturels qui se trouvérent à bord nous dirent qu'il était roi de Tongatabou et de toutes les îles vois’ :s que nous avions vues, ou dont nous avions entendu parler. J'avais licu de croire que le üitre de roi appartenait à un autre, et je fus étonné qu’on m'annonçât Paoulaho
de cette manicre. Les insulaires néanmoins persis= \ . + » . A Q
térent à dire qu'il était revêtu de cette haute di- CR . 1
gnité, etils m’avonérent alors, pour la premiére
fois , que Finaou n'était pas le roi, que c'était un chef qui avait beaucoup de pouvoir; que, lorsqu'il s'agissait de faire la guerre, ou de terminer des différends, on l’envoyait aux îles voisines. Mon intérêt et mon inclination me portaient également à faire ma cour à tous les grands personnages, sans exanuuer la validité des ütres qu'ils prenaient ; c'est pourquoi ayant appris que Paoulaho avait grande envie de venir à bord, je Le priai d'y monter. Je l'y accueillis d'autant mieux, qu'il m'apporta deux cochons gras. I était d'un embonpoint extrême. Si le rang ou l'autorité sont proportionnés parmi eux à la grosseur du corps , c'était sûre= ment le personnage le plus considérable que nous eussions rencontrés ; tres-replet, malgré sa petite taille, il ressemblait à nn gros tonneau. [] paraissait avoir qnarante ans ; ses cheveux étaient lisses, et ses traits différaient beaucoup de ceux de la populace. Je le trouvai intelligent, grave et posé; il examina avec une attention singuhère le vaissean et les choses qui étaient nouvelles pour lui; il me
fit plusieurs questions judicieuses : il me demanda, par exemple, ce qui pouvait nous engager à aborder à cette île. Quand il eut satisfait sa curiosité sur le pont, et qu'il eut bien regardé notre bétail, ete., je l'engageai à passer dans ma chambre. Quelquesuns des insulaires de sa suite objectèrent que s'il acceptait l'invitation , on marcherait sur sa tête,
ce qui n'était pas permis. Je chargeai O-mai , mon interprète, de répondre que je défendrais de se tenir à la partie du pont située au-dessus de ma chambre, Cet arrangement ne parut pas leur convenir du tout; mais le chef lui-même fut moins scrupuleux que ses courtisans. car il s’affranchit du cérémonial, et descendit sans stipuler aucune condition. Il s'efforça , ainsi que les gens de sa suite, de nous convaincre qu'il était le roi , etque Finaou ne l’était pas ; ar il s’aperçut bientôt que nous en doutions. O-maï ite se souciait point d'éclaircir le fait : il avait formé une liaison intime avec Finaou ( ils avaient échangé leurs noms en témoignage de leuramitié), et il était fâché qu’un autre insulaire vint réclamer des honneurs dont son ami avait joui jusqu'alors.
« Paoulaho dîna avec nous ; mais 1] mangea peu et but encore moins : quand nous fümes hors de table, il n'invita à l’accompagner à terre. On proposa à O-maï d'y venir aussi; mais il était trop fidélement attaché à Finaou pour montrer des égards à son rival , et il refusa. Je ramenai le chef dans mon canot, après lui avoir fait présent de choses qui me semblèrent avoir un grand prix à
ses espc et Je abo:
de n chot sur viére une aupr s'assi hors de s nait char, par
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res , d’abd qu il apré nial
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manda, à abor= bsité sur il, etc., elquesque s'il sa tête, ai, mon se Lenir hambre.
enir du upuleux cérémobndition.
de nous ne l'était doutions.
tiilavait ls avaient amitié); réclamer squ'alors.
ngea peu s hors de . On proétait trop ntrer des ai le chef résent de
id prix à
DES VOYA: &S 210 nérosil espérances, Je cherchais à mériter som af \, et je la méritai en cflet; car, dès que nous e mes abordé à terre, 1l donna ordre, avant de descendre de mon canot, qu'on nrapportât deux autres cochons. Quelques-uns de ses gens vinrent le prendre sur une planche qui ressemblait à une de nos civières, et ils allèrent l’asseoir près du rivage, dans
ses yeux ; JC jugeai que ma 4, passai ses
une maison qu’on lui avait préparée. Il me plaça
auprès de lui; sa suite, qui n’était pas nombreuse, s’assit et forma un demi-cercle devant nous en dehors de la cabane : derrière le chef, ou plutôt à un
de ses côtés , se trouvait une vieille femme qui tenait à la main une espèce d’éventail, et qui était chargée de veiller à ce qu’il ne füt pas incommodé par les mouches.
« On étala devant lui les différentes choses que les insulaires avaient achetées de nous : il les examina toutes avec attention; il demanda ce qu'on avait donné en échange, et il parut content du marché : il fit ensuite rendre aux propriétaires chacun des objets, excepté un verre à boire, dont il fat si enchanté, qu'il le garda pour lui. Les insulaires, qui montrèrent leurs emplètes, s'accroupirent d'abord à ses genoux, et déposèrent ensuite ce qu'ils apportaient; ils se relevèrent un instant après, et se retirérent. Ils observèrent ce cérémonial respectueux quand ils vinrent reprendre leurs richesses, et ancun d’eux ne s’avisa de parler debout à Paoulaho, Au moment où je le quittai, plusieurs