‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme] (volume 3)Chapitre 3 sur 27 · P mé- \érable · texte numérisé non relu

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DES VOYAGES. 55 jusqu'à 65°, puisqu’en 1773 je la cherchai vainement sous ce méridien.

« Les navigateurs français imaginérent d'abord que leur cap Saint-Louis était la pointe avancée d'un continent austral. Je crois avoir prouvé depuis qu'il n'existe point de continent austral, et que la terre dont il est ici question est une île de peu d'étendue. J'aurais pu , d'après sa stérilité, lui | donner fort convenablement le nom de l'île de La Désolation ; mais, pour ne pas ôter à M. de Kerguelen la gloire de l'avoir découverte, je l'ai appelée la terre de Kerguclen.

« M. Anderson ne laissa échapper aucnne occasion, dans notre courte relâche au havre de Noël, d'examiner le pays sous tous ses rapports; il me communiqua ses observations, que je vais insérer telles qu'il me les a données.

« Aucune des terres découvertes jusqu'ici dans l'un et l’autre hémisphère à la même latitude, n'offre peut-être un champ moins vaste aux recherches des naturalistes que l’île stérile de Kerguelen. La verdure qu'on y aperçoit lorsqu'on est à peu de distance de la côte, donne l'espoir d’y trouver un assez grand nombre de plantes ; mais c’est une apparence trompeuse : en débarquant, nous reconnümes qu'unc petite plante, peu différente de quelques espèces de saxifrage, produit cette verdure; elle croît en larges touffes qui s'étendent assez loin sur les flancs des collines, forme une surface assez grande, et croît sur une espèce de tourbe pourrie,

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