‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme] (volume 4)Chapitre 11 sur 46 · LT · texte numérisé non relu

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sur la plupart desquels nous ne vimes point de

. Q e . 2 d fruit dans cette saison d'hiver, nous suivimesun ? L . . . . +. ] à sentier propre, mais étroit, qui nous conduisità À . Q Q \ » ce plusieurs maisons à demi cachées sous des ar- d . . . e brisseaux. Des cocotiers dominaient les autres ar- | ; : ch bres ; les bananiers déployaient leur large feuillage, è a!

et on apercevait quelques bananes bonnes à man- 8 ou ger. D’autres arbres couverts de branches d’un vert J . . se ; sombre portaient des pommes dorées qui par le fou : ou jus et la saveur ressemblaient à l'ananas. Les es- : : . [2 . L] L] L] A L \ Li e S paces intermédiaires étaient remplis de müriers à . . . 4 4 , CL ü atii papier, de différentes espèces d'arum, d’ignames, ; /4ayc 3 LL de cannes de sucre , etc à . …,° La 1 ou:

« Les cabanes des Taïtiens, placées à l'ombre de . Ar ‘sem des arbres fruitiers, sont peu éloignées les unes des j \naie autres , et entourées d’arbrisseaux odorans, tels que {croit Î

le gardenia, le guettarda et le calophyllum. Now Îce be

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ne fûmes pas moins charmés de la simplicité él gante de leur structure que de la beauté naturelk des bocages qui les environnaient. Les longue » feuilles du pandang servaient de couvertures à c8

nos p édifices sontenus par des colonnes d'arbre à pain, jp

qui est ainsi utile à plus d’un égard. Comme uw simple toit suflit pour mettre les Taïitiens à l’ahr à des pluies et des rosées de la nuit, et que le climi 4 de cette île est peut-être un des plus délicieux d #4 la terre, les maisons sont ouvertes sur les côtés : que 1

ques-unes cependant, construites pour que l'on y 1 pie en secret, étaient entr ement fermées avec dt #4

‘6 point de uivimes un conduisit à jus des ares autres arge feuillage, nnes à manhes d’un vert > qui par le nas. Les esde müriers à , d'ignames,

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DES VOYAGES. IOI

! de manière à donner l’idée d’une vaste cage. Celles-

là ont communément un trou par où l’on entre :

ce trou est fermé par une planche. Nous observâmes : devant chaque hutte des groupes d’habitans cou- : chés ou assis comme les Orientaux, sur un vert

gazon ou sur une herbe sèche, et passant ainsi leurs jours heureux à converser ou à se reposer. Les uns se levaient à notre approche, et se joignaient à la foule qui nous suivait ; mais le plus grand nombre,

* et surtout ceux d’un âge mr, restant dans la même attitude, se contentaient de prononcer le mot de }tayo, lorsque nous passions près d'eux. Ceux qui

nous suivaient, nous voyant rassembler des plantes, :s'empressèrent à en cueillir de pareilles , qu'ils venaient nous offrir. Une grande variété de végétaux “croît naturellement au milieu des plantations, dans ice beau désordre de la nature, qui est réellement ladmirable et qui surpasse infiniment la symétrie des jardins réguliers. Nous y avons trouvé plusieurs ‘graminées qui, quoique plus clair-semées que dans

% mos pays du nord, offraient cependant, en croissant d'arbre à pain 3}

à l'ombre, un lit de verdure d’une extrême mol-

; desse et d'une fraîcheur remarquable ; elles entretenaient assez d'humidité dans le sol pour nourrir

tes arbres. De petits oiseaux remplissaient les bo-

lus Jeter ( 1 ages d'arbres à pain, etc. ; leur chant était très-

our quel Nr Hope (je ne sais pourquoi ) que les oiseaux des cli-

(Mnats chauds sont privés du don de l'harmonie. De

oistransversal® # rés-petits perroquets d’un joli bleu de saphir habi-

Agréable , quoiqu'on dise communément en Eu-

taient la cime des cocotiers les plus élevés , tandis que d’autres, d’une couleur verdätre et tachetés de rouge, se montraient plus ordinairement parmi les bananiers, et souvent dans les habitations des Taitiens, qui les apprivoisent et qui estiment beaucoup leurs plumes rouges. Un martin - pêcheur d’un vert sombre, avec un collier de la même couleur sur son cou blanc ; un gros coucou et plusieurs sortes de pigeons ou de tourterelles sautaient d’unc branche à l’autre , tandis qu’un héron bleuâtre se promenait gravement sur le bord de la mer, mangeant des-roquillages et des vers. Un beau ruisseau, qui roulait ses ondes argentées sur un lit de cailloux, descendait d’une vallée étroite , et à son embouchure dans la mer, offrait ses eaux aux gens de l'équipage qui étaient à terre pour remplir les futailles. En remontant ce ruisseau, je rencontra une grosse troupe de Taïtiens qui suivaient trois hommes revêtus de différentes étoffes jaunes et rouges, avec de jolis turbans des mêmes couleurs. Cha cun d’eux portait à la main un long bâton ou unc baguette, et le premier était accompagné d’une femme qu’on nous dit être son épouse. Je deman-

dai qui étaient ces gens-là; on me répondit que

c'étaient les te-aponnis ; mais, remarquant que je n'entendais pas assez leur langue pour comprendre

ce terme, on ajouta que c’étaient des tata-no Le

toua, des ministres de dieu et du moraï ou du teur ple. Je nr'arrêtai quelque temps parmi eux;

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comme ils ne firent aucune cérémonie religieuse, je les quittai.

«Le capitaine Cook eut dans sa chambre, la . plus grande partie du jour, un des prétendus éris ; | il lui fitet à tous ses amis beaucoup de présens. Mais on le surprit saisissant des effets qui ne lui appartenaient pas, et les tendant du haut des bou- . teilles à ses compatriotes qui étaient en dehors. : On éleva contre ceux qui étaient sur le pont plu- . sieurs autres plaintes du même genre , ce qui obli- . gea de les chasser tous du vaisseau. Celui qui était | dans sa chambre s’em pressa de sortir. Le capitaine | était si blessé de sa conduite , que, quand il futun ‘ peu loin, il tira deux coups de fusil par-dessus sa tête : : alors le Taïtien quitta sa pirogue et se jeta à la nage. On détacha un canot pour saisir son em= Roue mais dès que nos gens approchèrent de ‘la côte, les Tuaïtiens les assaillirent ‘de pierres. Comme nos matelots n'étaient pas armés, le capi- ‘taine craignit pour eux, il monta un autre canot pour les secourir, et fit tirer un gros canon chargé de balles le long du rivage : à Pinstant les Taïuens ; Ré sdiradeent: tous la grève ; on emmena deux de “leurs pirogues sans la Gandi opposition. Il y

l'avait sur une de ces pirogues un petit garçon qui

{était fort effrayé ; on dissipa bientôt sa peur en lui ‘ donnant quelques bagatelles et en le remettant à Aterre. Quatre à cinq heures après, nous redevinmes | tous bons amis, et le capitaine rendit les pirogues ‘à la première personne qui vint les demander.

« Après la course du matin , nous étions retour.

L4 A 4 , A e 5 A », nés dîner à bord; l'après-midi nous allâmes faire une seconde promenade aux environs de laiguade, afin de tâcher de regagner la confiance des insulaires, que nos hosuülités avaient éloignés de nous.

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Nous prîmes un chemin différent de celui du matin , et nous trouvâmes de nouvelles habitations environnées d'arbres fruitiers : partout un peuple

aussi aimable et aussi bon, mais réservé et crainul

à cause de ce qui venait d'arriver, Enfin nous arrivâmes à une grande maison appartenant à Ouahitona , qui ‘était alors dans un autre canton. Nous nous rembarquâmes avec une petite collection de nouvelles plantes.

« Jusqu'à ce soir, aucun Taïtien n'avait demande des nouvelles de Topia ; deux ou trois s’informtrent de lui; ils ne firent plus de question des qu'ils apprirent la cause de sa mort ; il parut qu'ils n'auraient pas éprouvé la moindre afllicuion , s’il était mort autrement que de maladie. Ils parlérent aussi peu d’Aotourou, l'homme qu'avait emmené M. de Bougainville : mais ils m'entretinrent sans cesse de M. Banks, et de plusieurs autres personnes qui étaient avec le capitaine Cook, lors du premier voyage.

« Les Taïtiens nous apprirent que Toutahah, qui était revêtu de l'autorité dans la plus grande des deux péninsules de Taïti, avait été tué dans une bataille qui s'était donnée entre les deux royanr mes, Cinq mois auparavant, et que le prince rc-

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! gnant s'appelait O-Tou ; que Toubourai-Tamaidé

4 et la plupart de nos anciens amis des environs de

Matavai avaient aussi péri dans ce combat, ainsi qu'un grand nombre d'hommes du peuple; mais que la paix subsistait enfin entre les deux états.

« Le 19, dit Forster , nous fimes des recherches

de botanique: la pluie tombée la nuit avait fort

* rafraichi Pair ; et avant le lever du soleil, notre

promenade fut trés-agréable. Les plantes et Îles

* arbres semblaient ranimés, et les Lbocages exhalaient

un plus doux parfum. Nous nous plaisions à en-

: tendre le concert des oiscaux. À peine eûmes-nous

fait quelques pas, qu'un grand bruit venant de

la forêt frappa nos oreilles; en suivant le son , nous

Ë A . \ . . ,» . parvinmes à un petit hangar, où cinq ou six fem-

- mes assises sur les deux côtés d’une longue pièce : de bois carrée, battaient l'écorce fibreuse du mü- * rier , afin d'en fabriquer leurs étoffes. Elles s’arré-

terent un moment pour nous laisser examiner

l'écorce, le maillet , et la poutre qui leur servait de table : elles nous montrérent aussi, dans une

? \ 1 Ad écalle de coco, une espèce d’eau glutineuse dont elles se servaient de temps en temps, afin de coller

. ensemble les morceaux d’écorces. Cette colle, qui,

à ce que nous comprimes , vient de l’hibiscus escu-

lentus, est absolument nécessaire dans la fabrique

de ces immenses pièces d'étofles, qui, ayant quelquefois six à neuf pieds de large, et cent cinquante de long, sont composées de petits morceaux d’écorces prises sur des arbres assez menus, En exami-

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