‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme] (volume 4)Chapitre 12 sur 46 · AU · texte numérisé non relu

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nant avec soin leurs plantations de müriers, nous n'en avons jamais trouvé un seul de vieux : dés qu'ils ont deux ans, on les abat, et de nouveaux rejetons poussent de la racine : car heureusement il n'y a pas d'arbre qui se multiplie davantage ; et si on le laissait croître jusqu’à ce qu'il fût en fleur, et qu'il portât des fruits, peut-être qu'il couvrirait bientôt tout le pays. C'est toujours sur les jeunes qu'il faut enlever l'écorce : on à soin que leur tige devienne longue, sans aucune branche, excepté seulement au sommet; de sorté que l'écorce est la plus entière possible. Nons ne connaissions pas alors li méthode de la préparer avant qu'on la mette sous le maillet. Les femmes occupées de ce travail portaient de vieux vêtemens sales et déguemilés, et leurs mains étaient dures et callenses. Un peu plus loin, un homme, dont le regard prévenait en sa faveur , nous invita à nous asseoir à l'ombre devant sa maison , au milieu d’une vallée étroite. Sur une petite cour pavée de larges pierres, il éten: dit des feuilles de bananiers pour nous, et apportant un petit banc de bois assez propre, fait d’une seule pièce , il pria celui d'entre nous qu'il croyait être le principal personnage de s'y assroir. Quand nous fümes tous assis, 1} courut à sa maison chercher des fruits à pain cuits, qu'il nous offrit sur des feuilles de bananiers fraîches; et il nous présenta en outre un panier natté rempli d'é-vis, ou monbins, fruit dont le goût ressemble à celui de l'ananas. Nous déjeunâmes de bon cœur ; l'exercice

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, que nous venions de faire, l'air frais du maun et ! l'excellence de ces fruits avaient excité notre appé-

“tit, La méthode taïtienne d’apprêter le fruit à pain

et les autres alimens avec des pierres échauffées nous parut fort supérieure à celle de nos cmisines.

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ouvrit cinq cocos, en les dépouillant de leur en- , j

veloppe avec ses dents; il versa dans une coupe

trés- propre {c'était une écalle de coco), la liqueur fraîche et limpide qu'ils renfermaient, et chacun

: de nous but à son tour. Les insulaires nous avaient

:\ témoigné de la bienveillance et de l'amitié dans

‘toutes les occasions; ils nous avaient toujours donné, pour des bagatelles, des cocos et des

fruits quand nous leur en demandions ; mais nous

n'avions pas encore vu d'exemples d’une hospi-

Pi ® L4 L . . r !talité exercée d’une manière si complète. Nous

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