‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme] (volume 4)Chapitre 16 sur 46 · PRE · texte numérisé non relu

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154 NISTOIRE GÉNÉRALE

teur Sparrman et moi, à la maison d'Oréo, et dans cette promenade , nous vimes un grand nombre de cochons, de chiens et de volailles : les poules er raient à leur gré au milieu des bois, et se juchaient sur des arbres fruitiers. Les cochons courent aussi en liberté ; mais on leur donne chaque jour des ations régulières d’alimens, qne de vieilles femmes leur distribuent. Nous en remarquâmes unc en particulier qui nourrissait un petit cochon avec le mahié : elle tenait le cochon d’une main, et lui offrait un morceau de couenne ; dès que l'animal ouvrait la bouche pour saisir cet appt, elle lui jetait un morceau de pâte. Sans cet expédient, le peut cochon n'aurait pas mangé. Ces quadrupèdes, malgré leur stupidité, étaient réellement soignés et caressés par toutes les femmes, qui leur offraient à manger avec une affection ridicule. Nous fûmes témoins d’un exemple remarquable d’attachement: une femme peu âgée présenta ses mamelles pleines de lait à un petit chien accoutumé à la téter. Ce spectacle nous surprit tellement, que nous ne pümes nous empêcher de témoigner notre dégoût; mais elle sourit, et elle nous apprit qu’elle se Jaissait téter par de petits cochons. Nous reconnümes ensuite qu’elle avait perdu son enfant; cet expédient , trés-innocent , était pratiqué jadis en Europe. Les chiens de toutes ces îles sont courts, leur grosseur varie depuis celle d’un bichon jusqu'à celle d’un grand épagneul : ils ont la tête large, le museau pointu, les yeux trés-petits, les

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