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consis | d'étoff mante
de terre nous chassa en mer le 14 à trois heures M du matin. Tandis que l’on revenait jeter l’ancre F moins prés du bord, j'allai à terre avec les savans « et le Taïtien pour examiner l’île et ses productions, ‘ DEAR Nous débarquâmes au milieu de cent insulaire, M *va1en rassemblés, et si impatiens de nous voir , que quel- de ec ques-uns se jetèrent à la nage pour venir au-devant M "de, des canots. Je leur fis des présens. Ayant compris M Leur f par mes signes que nous voulions manger, ils nous M" apportérent des patates, des bananes et des cannes
à sucre qu'ils échangèrent contre des clous, des miroirs et des morceaux de drap.
« Is se montrérent bientôt habiles voleurs, ct aussi escrocs dans leurs marchés qu'aucun des peu- ! ples que nous avions vus jusqu'alors. 11 était difi- f cile de conserver nos chapeaux sur nos têtes, et de ; garder ce que nous avions dans nos poches, pas arts, même ce qu'ils nous avaient vendus ; car 1ls saisis- a" bouc saient la première occasion de nous l'enlever ; de fes me sorte que nous achetions deux ou trois fois les ‘ouvert noires ,
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plumes
mêmes choses, et que nous finissions par ne pas les avoir.
« Avant mon départ d'Angleterre, j'appris qu'un bâtiment espagnol avait visité l’île de Pâques en chapea 1769. Nous en vimes des preuves chez les hahi- des coll tans : un homme avait un assez bon chapeau eu- Elles ne ropéen à rebord , un autre une veste, un troisiéme peut un mouchoir de soie rouge. Ils semblaient aussi « Api connaitre l'usage des armes à feu et en avoir peur. parmi ]
« Les vêtemens de ces insulaires, dit Forster, eur de
trois heures M | , eter l'ancre MR détoffe ou un réseau. Un peut nombre ont des
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consistent en un ceinturon , d'où pend un morceau
manteaux peints en jaune qui descendent ] usqu’aux
senoux : On Jeur vit peu d'armes ; quelques - uns
awaient des lances armées, à pointe triangulaire,
de cctte lave noirâtre qu'on appelle agate d'Fslande, et des massues sculptées à une extrémité.
Leur figure annonçait la stérilité du pays ; on n’en vit pas un seul de grande taille; leur avidité montrait leur pauvreté ; leur corps et leur visage étaient ttoués : les femmes avaient des piqûres en place de
mouches ; elles s'étaient barbouillé le visage avec de h craie rouge et du blanc; leurs traits sont minces « comme resserrés, mais non sauvages ; leur nez st un peu aplati entre les yeux ; leurs lèvres sont moins épaisses que celles des nègres, leurs yeux
peuts, d’un brun foncé, leurs cheveux noirs, courts «t bouclés: les femmes les portent longs. Les hommes mettent sur leur tête une couronne d'herbe, couverte d’un grand nombre de longues plumes noires , ou d'énormes chapeaux de plumes de goëhnd brun, ou d'un cercle de bois entouré de plumes blanches. Les femmes ont un grand et large chapeau pointu en avant et fait de nattes ; elles ont des colliers et des pendans d'oreilles de coquillage. Elles ne brillent pas par leur chasteté ; leur nombre est petit, relativement à celui des hommes.
« Après avoir passé quelque temps sur le riva
Se o 22 parmi les insulaires, nous pénétrâmes dans l’intéeur des terres. Toute la campagne était couverte
de rochers et de pierres de différentes grandeurs, qui, par leur couleur noirâtre et leur aspect poreux, semblaient avoir été exposés à un grand feu. Deux ou trois espèces de plantes chétives
croissaient au milieu de ces pierres, ce qui donnait }
un air de vie à ce pays inanimé d'ailleurs. À environ cinquante pieds du lieu du débarquement, nous vimes une muraille perpendiculaire de pierres de taille d'environ un pied et demi ou deux pieds de long , et d’un pied de large : sa plus grande hau
teur était d'environ huit pieds; mais elle diminuait M insensiblement en pente des deux côtés ; toute la 4 longueur était d'environ soixante pieds. On est 4 surpris de voir que ces pierres sont jointes d'aprés |
les règles les plus précises de l'art, et s'emboitent
de manière à former un morceau d’archtecturc À durable. Le grain n’en est cependant pas trés-dur; | c'est une lave noirâtre, brune, poreuse et cassante. | Le terrain s'élève tellement du bord de la mer vers! le centre de l’île, qu'une seconde muraille paral-4
lèle à la première, dont elle n’était éloignée que de soixante pieds, n'avait pas plus de deux on trois pieds de hauteur. Du terreau et des herbuges rem-
plissaient tout l'espace entre les deux murailles.]
Cent cinquante pieds plus loin, au sud, nous trouvimes un autre espace élevé, dont la surface était pavée de pierres semblables à celles qui for-
maient les murailles; une colonne d’une seul]
picrre, placée au milieu de cet emplacement, représentait une figure humaine à mi-corps, d'en:
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