‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme] (volume 4)Chapitre 23 sur 46 · DES · texte numérisé non relu

DES

viron vingt pieds de haut, et de plus de cinq de large. La grossièreté du travail de cette tigure annonce l'enfance des arts. Sur une tête grossièrement dessinée , on aperçoit à peine les yeux, le nez et la bouche : les oreilles excessivement longues , suivant Ja coutume du pays, sont moins mal représentées que le reste. Le cou est gros et court, «on ne distingue presque pas les épaules et les bras. Sur le sommet de la tête s'élève un énorme cylindre de pierre, de plus de cinq pieds de diamêtre et de hauteur, placé tout droit. Ce chapitau , qui approche de celui que des figures de divinités égyptiennes portent sur leurs têtes , est d'une pierre différente du reste de la colonne, et plus rougeâtre. La tête et ce qui la surmonte font l moitié de toute la figure. Nous n'avons pas remarqué que les naturels rendent aucun culte à ces colonnes ; ils paraissent cependant avoir pour elles de la vénération ; car ils témoignaient du mécon- ‘entement lorsque nous marchions sur l’espace pavé, ou sur les piédestaux, ou que nous en examinions les pierres.

« Un petit nombre d'insulaires nous accompagnérent plus loin dans le pays, prés de quelques buissons, où nous espérions rencontrer de nouelles plantes ; ce n’était qu’une petite plantation de mürier à papier. Nous découvrimes aux environs des groupes d’hibiscus populneus, qui se trouve aussi dans les îles de la Société, où les insulaires lemploient dans leur teinture jnune; enfin nous

308 HISTOIRE GÉNÉRALE vimes un mimosa, le senl arbrisseau qui fournisse

des massues , et du bois assez gros pour raccom-

moder les pirognes.

« À mesure que nous avancions , la surface du pays devenait plus stérile ct plus hérissée de rochers épars, dans le désordre du chaos. Il paraît que le petit nombre d'habitans qui nous recurent au débarquement formait le gros de la nation;

es

car nous n'en rencontrâmes pas d'autres dans notre promenade : nous n’aperçcûmes même que dix ou

douze cabanes , quoique notre vue embrassät une L. grande partie de l’île : lune des plus jolies était située sur un monticule , à environ un demi-mille 4 de la mer, et nous y montâmes. Sa construction 4 annonçait la pauvreté et la misère de ses proprit-

taires, tant elles sont basses et grossièrement con- Æ

struites. Je me traînai à quatre pates pour y entrer: |

l'intérieur de la case était absolument vide ; je n’y vis

pas méme de l'herbe sur laquelle on püt se coucher, !

Je ne pus me tenir droit dans aucune partie, excepté au point précis du milieu : tout était sombre et triste. Les insulaires nous dirent que la nuitils occupent ces cases : ils doivent y être entassés les uns sur les autres, puisque le nombre de ces masons est si peu considérable ; à moins que le haspeuple ne couche en plein air, et ne laisse ces imisérables huttes à ses chefs.

« La cabane que j'examinai était entourée d’une plantation de cannes à sucre et de bananiers, en fort bon état, vu la qualité pierreuse du terrain.

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DES VOYAGES. 509 Les bananiers croissaient tous dans des trous d’un pied de profondeur, faits, à ce que nous supposämes, pour recueillir la pluie et la conserver plus

long-temps autour de la plante. Sur ce mauvais

terrain , les cannes à sucre poussent cependant des

uges de neuf ou dix pieds, et contiennent un suc

très-doux. Un insulaire que nous trouvämes le ma-

un nous offrit de ce jus, quand nous lui demandä-

mes quelque chose à boire. Nous en conclümes que

l'île est dépourvue d'eau ; mais, de retour au lieu

de débarquement, nous rencontrâmes le capilaine que les naturels avaient conduit trés-près de la mer à un puits creusé dans le rocher et rempli d'ordures ; l'eau y était dégoûtante ; et cependant les insulaires en burent avec beaucoup d'avidité.

Le capitaine faisait des échanges avec les naturels,

dont le nombre était diminué de moitié; les autres

étaient probablement allés diner : nous remarquä-

mes de nouveau que la quantité des femmes n'était | pas du tout proporuonnée à celle des hommes. Le matin , elles étaient tout au plus au nombre de quinze; alors il n'en restait que sept. Elles n'étaient ni réservées , ni chastes ; et pour un petit morceau

d'étoffe, les matelots assouvissaient leur passion.

Leurs traits avaient assez de douceur ; mais leurs grands chapeaux pointus leur donnaient l'air des prostituées de profession.

« Quelques officiers, dit Cook, quittérent le rivage vers neuf heures du matin, et prirent un senüer qui les conduisit vers la partie sud-est de l'île ;

ils farent suivis d’une foule nombreuse d’insulaires qui se pressalent autour d'eux. Ils ne s'étaient pas encore avancés bien loin , lorsqu'un homme d’un moyen âge, le visage barbouillé d'une peinture

blanche, parut tenant une lance à la main; il s'avança prés de nous, et fit signe à ses compatriotes de se tenir éloignés, et de ne pas inquiéter nos gens. Aprés y être parvenu , il mit au bout de sa lance un morceau d’étoffe blanche , et conduisit la marche avec ce signal de paix. La plus grande partie du terrain , le long du chemin, parut stérile. 11 était composé d'argile dure, et partout couvert de pierres; néanmoins plusieurs espaces considérables étaient plantés de patates. On vit quelques allées de bananiers qui n'avaient pas de fruits. Vers la partie la plus élevée de lextremité méridionale de l'ile, le sol, de couleur rou-

pierres que dans les autres endroits ; cependant on n'y aperçut ni maisons m plantations.

Zélande , et deux autres petites plantes ccmmunes à cette contrée. Je ne puis pas dire si ces plantes sont indigènes dans l’île, ou si elles ont été produites par des semences qu'ont transporifes le courant de la mer ou les oiscaux. Nous trouvämes

aussi une plantation d'ignames. Les traits , les cou-

geâtre, paraissait beaucoup meilleur ; l'herbe y ! était plus longue , et l'on n’y voyait pas autant de !

« En nous promenant le loag de la côte, ajoute | l'orster, nous découvrimes la même espèce de céleri qui abonde sur les rivages de la Nouvelle- }

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rappelant ce que nous avions observé sur les autres

les du grand Océan , nous espérions y voir les animaux domestiques de Taïti et de la Nouvelle- Lélande ; mais après les recherches les plus soi-

yneuses , je n’y ai remarqué que des poules trés-

petites et d’un plumage peu fourni; deux ou trois

noddis si apprivoisés, qu'ils se placaient sur les

tpaules des naturels, frappérent aussi nos regards ;

mails on ne peut pas en conclure qu'ils aient un sand nombre de ces oiseaux.

« Vers le coucher du soleil, nous quittâmes l’aiguade pour aller à l'anse où notre canot étaitmouillé. À l'ouest de l’anse, on voyait trois colonnes placées

sur une plate-forme ou piédestal trés-élevé. Les naturels donnaient à cette rangée le nom d’hangara, èt à la colonne seule , celui d’obéena. Dix ou douze Indiens étaient assis à peu de distance de la

dernière, autour d'un petit feu auquel ils grillaient

des patates. Ils nous offrirent une parue de leur sou-

per. Cette hospitalité nous surprit dans un pays st

pauvre, et nous pensâmes aux peuples civilisés qui,

en pareil cas, n’ont presque plus de commisération

pour les besoins de leurs semblables.

« Sur le côté est, près de la mer, continue Cook,

nos gens rencontrérent trois plates-formes , ou plu-

‘ôtles ruines de trois plates-formes de maçonnerie.

{1 y avait eu sur chacune d'elles quatre graudes sta-

tes ; trois étaient tombées ; la chute en avait brise

ou mutilé deux; de sorte qu'il n'en restait plus

qu’une debout; et une seconde couchée, mais en- M

Ë üère. M. Wales mesura celle-ci ; il lui trouva quinze k |

pieds de longueur et six pieds de large au-dessus des épaules. Chaque statue portait sur sa tête une grosse pierre cylindrique d’une couleur rouge, par. faitement ronde : l’une de ces pierres , qui n’était pas la plus grande , avait cinquante-deux pouces d'élévation et soixante-six de diamètre. La partie supérieure de quelques cylindres était enlevée ; mais plusieurs étaient entiers.

« De cet endroit ils suivirent la direction de la côte au nord-est : l’homme qui leur servait de guide marchait toujours le premier, agitant son # pavillon. Ils trouvèrent le pays très-stérile l’espace ! d'environ trois milles , et, en quelques endroits, | manquant totalement de terreau, de manière qu'il | n'offrait qu’un rocher nu , qui semblait être une | mauvaise espéce de minerai de fer. Au-delà, ils parvinrent à la partie la plus ferule de l’île : ce | canton tait entremélé de plantations de patates, | de cannes à sucre et de bananiers, moins hérissé de pierres que ceux qu'ils venaient de passer, | mais sans eau ; les insulaires leur en apportérent ccpendant à deux ou trois reprises différentes; ct comme 1ls avaient une soif ardente ils la burent, quoiqu'elle fût saumâtre et puante. Ils passérent aussi devant des huttes dont les propriétaires vinrent à leur rencontre, et leur offrirent des patates grillées et des cannes à sucre, et, se mettant devant le premier de nos Anglais, qui marchaicnt de file

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1 pour profiter du sentier , ils leur en donnérent à chacun une. Ils observérent la même méthode dans la distribution de l’eau. Ils eurent soin que les plus altérés n’en bussent pas trop, de peur qu'il n’en restät point pour les derniers. Mais tandis que ces généreux insulaires s’efforcaient d’apaiser la faim et la soif des étrangers, d’autres tâchaient de leur enlever tout ce qu'ils avaient recu en présent. Pour prévenir des suites plus funestes, nos gens furent obligés de tirer un coup de fusil chargé à petit plomb sur l'un d'eux, qui eut l'audace d’arracher un de nos sacs. Le plomb l'atteignit au dos ; alors ilabandonna le sac, fit quelques pas en s’enfayant, et ensuite tomba; mais il se releva bientôt et

marcha.

« Ils observérent en passant un grand nombre d'Indiens rassemblés sur une colline, tenant des piques à la main, mais qui se dispersérent à la

voix de leur compatriote , excepté cinq ou six, l'un desquels semblait être un homme d'importance : il était robnste et bien fait, d’une physionomie ouverte , avait le visage peint , le corps tatoué , portit un hahou ou vêtement , meilleur que celui des autres, et un grand chapeau de longues plumes noires ; 1] aborda nos gens; et, pour les saluer, il étendit ses bras avec les deux mains fermées qu'il éleva au - dessus de sa tête, les ouvrit ensuite le plus qu'il lui fut possible, et les laissa retomber peu à peu sur ses côtés. Le porte-étendard donna son pavillon blanc à cet homme, qui paraissait être

514 HISTOIRE GÉNÉRALE le chef de l'île; celui-ci le remit à un autre, qui le porta devant eux le reste du jour.

« Avant l'arrivée de cet homme, les insulaires avaient averti les Anglais de l'approche de leur eri ou eriki. Comme en nous faisant des présens, conunue Forster, ilsavaient prononcé le mot Aéo(r), ce qui signifie ami, nous allämes offrir des dons à l'eri en prononcant hco. Nous demandämes son nom, et on nous dit qu'il s'appelait Ao-Tohétaï. Nous voulions savoir s'il était chef seulement d'un canton ou de tout le pays , et sur cela il étendit son bras comme pour embrasser l’île entière, et dit ouaïhou. Afin de lui montrer que nous le comprenions, nous mimes nos mains sur la poitrine, nous l'appelâmes par son nom, et nous apoutâmes le ütre de roi d'Ouaïhou, ee qui lui fit beaucoup de

plaisir. Alors il se mit à causer pendant long-temps

avec ses compatriotes. On ne remarqua pas qu'aucun des insulaires lui montrât des égards où du respect. Dans une contrée si pauvre, le chef ne peut guère s'approprier des honneurs sans empiéter sur les droits naturels de ses camarades, et sans s'exposer à des dangers. Il parut mécontent de ce que nous désirions continuer notre marche, €! nous pria de retourner sur nos pas, en nous promettant de nous accompagner ; mais voyant que nous étions déterminés à aller plas avant, il finit ses supplications , et il nous suivit.

(1) Hoa aux iles de la Société, est owe à celle des Amis.

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« On remarqua que cette partie de l'ile était remplie des mêmes statues gigantesques dont on a déjà parlé; quelques-unes placées en groupes sur des plates-formes de maconnerie, d'autres isolées et peu enfoncées en terre; en général , ces dernières sont beaucoup plus grosses que les autres. L'une d'elles, qui était tombée, avait près de vingt-sept pieds de long, et plus de huit pieds au-dessus de la poitrine ou des épaules , et cependant elle paraissait bien moindre qu’une qui était débout : son ombre, un peu aprés deux heures, suffisait pour mettre à l'abri des rayons du soleil toute la troupe, composé ‘le prés de trente personnes.

« La campagne était hérissée partout de pierres irrégulières, poreuses, spongicuses, brunes, noires et rougeâtres, monumens incontestables d’un volcan. Des deux côtés, le terrain était revêtu d'une graminée vivace de la Jamaïque (paspalum), qui croissait en toufles, et si glissante, que nous nc pouvions pas nous y soutenir.

« Dans un petit enfoncement, sur la partie la plus élevée de l'île, M. Pickersgill rencontra des cylindres pareils à ceux qui couronnent les têtes des statues. Ceux-ci semblaient plus larges qu'aucun des autres ; mais 1l était trop tard pour s'arrêter à les mesurer. M. Wales pense qu'il existe une carrière d'où l'on a originairement tiré ces picrres, et qu'il n’a pas été trés-diflicile de les rouler en bus de la colline après qu'elles ont été taillées. Ceuc

conjecture me paraît fort raisonnuble.

LA h LA LA 210 HISTOIRE GENERALE

« L'île de Pâques, ajoute Cook, fut découverte à

par l'amiral Roggeween en avril 1722: quoique la description qu'il en donne ne soit plus d'accord

avec l’état actuel du pays, c’est incontestablement À

la même; c’est peut-être aussi celle que vit le capitaine Davis en 1686; car , en l’apercevant de l'est, elle répond parfaitement à ce qu'en dit Wafer. Sice n'est pas la terre qu'il découvrit, celleci ne peut pas être située loin de la côte d’Amérique, puisque ce parallèle a été bien reconnu depuis le 80° jusqu'au 100° méridien. Le capitaine Carteret la plaçait beaucoup plus loin; mais sa route semble avoir été un peu trop au sud. Si j'avais trouvé de l’eau douce, je me serais proposé de passer quelques jours à chercher l’île Basse-Sablonneuse que rencontra Davis, ce qui aurait terminé la question : mais comme il me restait un Jong chemin à faire avant d’être sûr de remplir les pièces à eau, et comme d’ailleurs j'avais besoin de rafraîichissemens, je n’exécutai pas celte entreprise.

Le plus petit délai pouvait entrainer des consé-

quences fâcheuses pour l'équipage : plusieurs matelots étaient déjà affectés plus où moins du scorbut.

« Aucune nation ne doit se faire un titre d’honneur de la découverte de cette île ; car aucune contrée n'est d'une moindre ressource aux marins; point de mouillage sûr, point de bois à brüler, point d’eau douce. La nature a répanduses faveurs avec bien de la réserve sur ce coin de terre. Puisque rien n’y croît qu'à force de travail, on ne peut pas

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supposer que les insulaires fassent des plantations

| au-delà de ce qui leur est nécessaire ; et leur popu-

lation étant peu considérable, ils sont incapables de fournir aux besoins des navigateurs.

L'ile produit des patates douces , des ignames, des racines de tara ou eddy, des bananes, et des cannes à sucre : tout cela est assez bon, surtout les patates, les meilleures que j'aie jamais mangées ; il y croît aussi des citrouilles, mais en si petit nombre, que rien n’était, dans leur opinion, si précieux que l’écalle d’un coco. On y voitdes cogsetdes

FA . Q , A 2 « 1 poules » petits, mais d'un bon goût. Je crois que ces

insulaires mangent des rats, car ayant rencontré un homme qui en tenait de morts à sa main, il ne voulut pas me les donner, et me fit entendre qu'il se proposait de s’en nourrir. À peine trouve-t-on quelques oiseaux de terre; cenx de mer sont en petit nombre ; j'y ai aperçu des frégates, des pailles-en-cul, des noddis, des hirondelles de mer, etc. La côte ne paraît point abonder en poisson , du moins nous n'en avons pas pris un seul à l’hamecon ni à la ligne, et nous en avons aperçu bien peu parmi les naturels.

« L'île de Pâques outerre de Davis, nommée par ses habitans Ouaïhou , gît par 27° 5’ 30" de latitude sud, et 109° 40’ 20” de longitude ouest. Sa circonférence est d'environ dix ou douze lieues ; sa surface montueuse et pierreuse, sa côte escarpée. Les montagnes sont si élevées, qu’on les voit à quinze ou seize lieues : les pointes nord et est de l’île s’élé-

#7 : , La 3518 HISTOIRE GÉNÉRALE

vent directement de la mer à une hauteur considé. * | pace €

PARC Re om

rable. Entre ces deux pointes, sur la partie sud. rable est, la côte forme une baie ouverte, dans laquelle # À Enfin je crois que les Hollandais mouillèrent. Je jetai à À soleil. l'ancre à l'ouest de l'île, trois milles au nord de Ja « Q pointe méridionale. Cette rade est très-bonne avec ! À on est les vents d'est, mais dangereuse avec ceux de ! € cultur l’ouest : et l’autre, sur la côte sud-est, doit être : Æ travail périlleuse par ies vents d'est. À d'anin « D’après ces inconvéniens, ainsi que beaucoup A vropr d'autres, un navigateur ne touchera jamais à cette ? Æ difficil île, à moins qu'il n’y soit contraint, ou qu'il ne se À bagate détourne pas de sa route; alors la relâche serait | Æ parmi avantageuse, car les insulaires vendent avec em- :Æ sisuibl pressement et à bon marché les rafraîchissemens pressa qu'ils ont. Le petit nombre de ceux que nous achc- « Le tâmes nous fut utile; mais dans ces parages les % plus de vaisseaux doivent avoir besoin d’eau, et l’on n’en % mes pa trouve point dans l'île. 11 fut impossible de faire M durant usage de celle que nous y primes; ce n’était que { Ils o de l'eau salée qui avait filtré à travers la grève pier- | langag: reuse dans un puits de pierre. Les insulaires ont À situées

exprès construit ce puits, un peu au sud de la grève | porté à sablonneuse dont on à fait mention si souvent; et Æ extraor l'eau y entre par le flux et le reflux avec la marée. $ Que sa Nous en avons vu plusieurs boire de l’eau de la Nou mer. à-dire

« L'île est si stérile qu’on n’y trouve pas plus du glol de vingt espèces différentes de plantes; et la plus À sent le grande partie ne croîtrait pas sans culture. L’es- tions : (

ur considé- à | pace qu'occupent les plantations cst peu considepartie sud. ?

ns laquelle *

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