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inutilement d'en obtems une entrevues car, à mesure que J'approchais de a côte, 1 s'enfonccrent plus avant dans la foret, qu CLAIL si épaisse qu'elle les dérobait à notre vue, Le jusant mobligser de quitter la rivière et de me réfugier à Pendroit où nous avions passé la nuit, Aprés y avoir déjeuné, je nrembarquai pour retourner à bord; an moment où Je me mellais en roule, nous apercimes sur la côte opposée deux hommes qui nous appelérent par des cris, ce quime détermina à faire ramer vers eux. Je débarquat sans armes avec deux de nos messieurs : les deux Zélandais, à environ trois cents pieds du bord de Peau, tenaient chacun une pique à la main : ils se retirérent quand j'avancai avec mes deux camarades; mais ils m'attendirent quand je m'approchai seul.
«A me fallut un peu de temps pour les engager à mettre bas leurs piques. Enfin lun d'eux la quitta, el vint à ma rencontre ayant à sa main une plante, dont il me donna à tenir une extrémité, tandis qu'il tenait l’autre ; et, dans cette position, il commenca une harangue dont je ne compris pas un mot: il fit de longues pauses pour me laisser, à ce que je crus, le temps de répondre, car, dès que j'avais prononcé quelques mots, il continuait. Quand cette cérémonie peu longue fut finie; nous nous salnämes l’un l’autre, Il ôta ensuite son hahou ou vêtement, 1} me le mit sur le dos, et la paix sembla alors fermement établie. Mes camarades vinrent auprés de moi sans causer aucune alarme
56 HISTOIRE GÉNÉRALE aux deux Zélandais, qui au contraire saluéren: chacun d'eux à mesure qu'il arrivait.
« Leurs traits étaient un peu sauvages, maïs assez réguliers : leur teint brun ressemblait d'ailleurs à celui des autres insulaires que nous avions déjà vus ; ils avaient les cheveux touffus, la barbe frisée et noire. Leur stature, quoique moyenne, annonçait la force ; leurs jambes et leurs cuisses étaient très-minces, et leurs genoux trop gros. On doit être frappé de leur courage; car, malgré leur infériorité, ils ne se cachérent point, quoiqu'ils ne connussent ni nos dispositions ni notre caracire. Parmi tant d’iles, de havres et de forêts, il nous aurait été impossible de découvrir la première fanulle que nous vimes, si elle ne s'était pas montrée elle-mêiac la premiére. Ils n’essayèrent point de tomber sur nous à l'improviste; jamais ils ne nous altaquèrent, et cependant ils en eurent souvent l'occasion, quand nous nous dispersions en petites troupes au milieu des bois. Ils nous donnérent des exemples remarquables de courage. Le Zélandais qui vint près de nous avec la jeune femme, ayant vu ürer plusieurs coups de fusil, désira de tirer aussi, et nous y consentimes volontiers. La jeune femme, que nous regardions comme sa fille, se jeta à terre devant lui, et le supplia, tout effrayée, de renoncer à celte entreprise; mais 1l fut inexorable ; il tira un premier coup de fusil, et ensuite plusieurs autres avec beaucoup de fermeté.
« Comme je n'avais rien autre chose, je donnai un
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DES VOYAGES. 57 couteauet une hache à chacun de ces deux Indiens : c'était peut-être ce que je pouvais leur offrir de plus précieux : c'était du moins ce qu'il y avait pour eux de plus utile. Ils désiraient nous conduire à leur habitation, et ils nous dirent qu'ils nous présenteraicnt quelques alimens ; je fus fiché que Ja marée et d’autres ciconstances ne me pernaissent pas d'accepter leur invitation. Nous aperçümes d’autres insulaires sur les bords du bois, mais ils se tinrent éloignés de nous : c'étaient probablement leurs femmes et leurs enfans. Quand e les quittai ils nous snivirent à notre chaloupe; voyant les fusils couchés sur l'arrière, ils firent signes de les ôter : on leur accorda ce qu'ils désiraient : ils s’approchèrent alors, et nous aidérent à mettre en mer. Ils ne cherchèrent point à les toucher; ils les avaient vus tuer des canards, et ils les regardaient comme des instrumens de mort. Nous avions soin de les guetter, car ils désiraient la possession de tout ce qui frappait leurs yeux.
« Nous ne leur vimes ni pirogues ni bateaux : deux ou trois morceaux de bois attachés ensemble servaient à les transporter sur la rivière, au bord de laquelle ils vivaient. Le poisson et les oiseaux y sont en si grande abondance, qu'ils ne vont pas chercher fort loin leur nourriture; ils n’ont pas à craindre d’être inquiétés par leurs voisins, quisont en peut nombre. Tous les Zélandais de ce canton n'excédaient pas, je crois, trois familles.
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at HISTOIRE GENÉRALE
était midi lorsque nous quittâmes ces deux hommes; nous descendimes le long du coté septentrional de la baie, que j'examinai pendant a route, ainsi que les îles qui gisent au milieu. Cependant la nuit nous surpris, et je fus obligé de partir sans avoir reconnu les deux bras de la baie, et de nr'en retourner à la hâte au vaisseau , où nous arrivämes à Huit heures. F'appris que le Zélandais et sa fille étasent restés à bord la veille jusqu'a midi, etque nos gens lai ayant dit que j'avais laissé des présens dans sa double pirogue, dans Fanse de la Cascade, où je le trouvai pour la première fois, 1l les envoya prendre. Cette petite amille nous quitta le 20 avril, et nous ne la revimes point ; ce qui est d'autant plus extraordinaire, que nous Favions tou- Jours chargée de présens. Nous leur donnâimes neuf ou dix haches, trois ou quatre fois autant de grands clous, outre plusieurs autres choses. Avec autant de meubles précieux , il n'y avari pas de Zclandais aussi riches, et ils avaient eux seuls plus de haches que tout le reste du pays.
« L'aprés-midi du 21 je menai un détachement sur les îles, pour chasser au phoque. Le ressac était si fort, que nous ne pümes débarquer qu'à un seul endroit où nous en tuñîmes dix. Ces animaux nous étaient d'une grande utilité : les peaux servaient à garnir les agrès; la graisse donnait de l'huile à brûler, et nous mangions la chair. La fressure en est aussi bonne que celle des cochons; et la saveur de la chair de quelques-uns égale presque celle des
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DES VOYAGES. 3) tranches de bœuf, connues sous le nom de becfstalres.
« Le matin du 25, M. Pickersgill, M, Gilbert el le docteur Sparrman, allérentà l'anse de Ja Cascade, dans le dessein de monter au sommet d'une montagne: ils l'atteignirentä deux heures de laprésmidi, ainsi que je le reconnus par les feux qu'ils allumérent, De retour à bord, le soir, ils n'apprirent que, dans l'intérieur du pays, on n'apercevait que des montagnes stériles, convertes de neige, des rochers escarpés , et d’affreux précipices s6parés par des abîmes effrayans.
« Is trouvèrent au sommet de lune de ces montagnes, de petits buissons ct diverses plantes alpines, que nous n'avions vus nulle part; un peu plus b:s, des toufles d’arbrisseaux plus grands, et audessous un espace couvert d'arbres secs ou morts; les forêts commencaient ensuite, et les arbres augmentaient en grosseur à mesure que l'on desccudait la montagne. L’entrelacement des ronces et des lances avait rendu la montée assez fatigante ; mis Ja descente fut dangereuse, parce qu'ils ne purent marcher sur le bord des précipices qu'à l'aide des arbres et des buissons. A une élévation considérable, ils rencontrèrent trois ou quatre arbres, qu'ils prirent pour des palmiers ; ils en coupérent un dont je pousse centrale leur fournit des rafraîchissemens : ce n'était point de véritables choux palmistes, ils n’appartenaient pas même à la classe des palmiers, confinés ordinairement dans
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des climats UE tomporos Cotunt, ï proprement [RL loi ALLRLLA nouvelle { D'UN [N de dragon nu foule ; lauren, dont la pousse contra, losnqu'elle CARLA E
déo a le goût lun nova d'amande, etunm peu de la saveur du chou, Nous em obaervämescenente plu teurs autres, dans quelqnes parties de a bine,
« 1l tonus dental CU ons de celles que Hontts avions apporteus du cap de Monne Psporance pull le Le dit Cook ,ù l'anse des Ones ( que jui ans notnoe par cette ruson ),etpe los Ÿ las.
Doux raisons me dotérmmaneérent à chose éette place ab avant point d'hommes qui passent les tronbler ; CE COM CCS OISCHMX Ÿ trouveront one nourriture abondante, je nus poraunde que ME mulupheront, qu'ils so répandront sue tonte la Nouvelle-Zélande et quentin ds remplhiront lin tenhon que par ene on les y déposant. Nous passtmes la journee à chasser dans anse et aux envrrons set à dix houres du soir nous fumesde retour à bord, L'un de nos messieurs tua un héron blanc, qui ressemblait exactement à celur que Fon voit envore ou qu'on voyait autrefois en Angleterre,
& Depuis huit jours nous avions un beau temps CONUNU , CLPCONSIANCE QUE Je Eros Lrés-peu commune dans cette partie de la Nouvelle - Zélande , et surtout à cetie saison de l'année. J'en profit pour compléter nos provisions d'eau et de bois, ture réparer les manœuvres, calfater le bâument,
enhn tout disposer afin de remettre en mer, Le
soir du 29, 11 commenca à tomber de la pluie,
bu rev ou trot ALI R CITE des AL EL nAn et con dit met de !
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4 que Hotts lsporance (A çque jui les y MTECITE home cette puissent les Weront one le qu'ils TE ue toute la hrout Pin.
. Nous pas- AUX NV sde retour ‘on blanc , te l'on voit igleterre.
beau temps PEL COM - Zélande, ‘en profitut * de bois, bâument, n mer, Le e la pluie,
que dura sans reche jpusqu'arcmdr du lendemann. [RTE 17, le temps Lt bonmmenx nvre des ondes de plie. Le matin je partis ace compagnons de M. Pie her et de MM. P'ovster, pour reconnaitre les bus on de poules que je déconviis de jour oi je ovins du fond de li buie, Aprés Favoris remonté, ou plutôt descend, Pespace de deux hencs, je trouva Qu'il comemaunaque à la omer, et quilottre AUX Vaisseau vont nordune meidleure so Me que cobnar par où pébus entré, Nous repris des forces en mangeant du poisson et des oiscatx aquatiques que nous fines goller, et nous retou nâmes à bord à onze heures du soir, sans avoit eu le temps d'examiner den bras que javais de couverts, et qui courent à Fest, Durant Cette cx pe diton, nous tuñmes quarante-quatre oiseanx de: mer, el cependant je ne nrécarts point d'un pied de ma route, et je ne perdis pas plus de temps quiln'en fallut pour les ramasser,
« Nos tentes, nos munitions étaient à bord le 28; je nattendais que du vent pour sortir du havre par le nouveau passage dont J'ai parlé, et par où je me proposais de rentrer en mer, Comme n'y avait plus rien sur la côte, je mis le feu à divers endroits du terrain que nous avions occupé ; on le bêcha et on y sema différentes espéces de graines potagèéres, Le sol ne promettait pas un grand succés à la plantation, mais * n’en trouvai point de meilleur.
« Les améliorations que nous avions faites dans
42 HISTOIRE GÉNÉRALE cet endroit, annoncent bien la supériorité de puissance des hommes civilisés sur les hommes barbares. En peu de jours, dix Européens avaient éclairci et défriché les bois, dans un espace de plus d’un acre , travail que cinquante Nouveaux- Zélandais avec leurs outils de pierre, n'auraient pas fait en trois mois. Ce canton où une quantité innombrable de plantes entassées sans aucun ordre, offraient l’image du chaos , était devenu sous nos mains un champ où cent hommes exerçaient leur industrie sans relâche. Nous abatttmes de grands arbres, qu'on scia en planches ou qu'on fendit pour le chauffage. On placa au bord d’un ruisseau, à qui nous faciliâmes l'entrée dans la mer , une longue file de futailles qu'on remplissait avec aisance. Plus loin , on tirait des plantes indigènes, dont les naturels du pays ignoraient la propriété, une boisson agréable et salutaire , qui rafraichissait les travailleurs. D'autres apprétaient un repas de poissons délicieux ; les calfats et les matelots placés sur les côtés du vaisseau et sur les mâts, contribuaient à animer la scène , et remplissuient l'air de leurs chants, tandis que l’enclume, au bas de la colline voisine , résonnait sous les coups du marteau : déjà les arts commencaient à fleurir dans ce nouvel établissement; le crayon ou le pinceau d'un jeune artiste rendaient la forme des animaux et des végétaux de ces bois déserts ; cette contrée pitloresque et sauvage se retrouvait sur une toile : la nature étonnée de se voir
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DES VOYAGES. 49 si fidèlement copiée, y cor 'ervait ses teintes et ses couleurs les plus brillantes. Les sciences ne dédaignaient point ce lieu solitaire; un observatoire garni des meilleurs instrumens occupait le centre des ouvrages, et l'œil attentif d'un astronome y contemplait le mouvement des corps célestes : des philosophes observaient les plantes et les animaux des forèts et des mers : en un mot, on apcrcevait de tous côtés la naissance des arts et des sciences, au milieu d’un pays plongé jusque - là dans une longne nuit d'ignorance et de barbarie ; mais ce charmant tableau ne devait pas subsister long-temps ; il s'évanouit comme un météore, Nos outils et nos instrumens furent reportés à bord : un reste de culture attesta seul notre séjour. Les ronces étoufferont peut-être bientôt les plantes utiles que soignaientnos mains ; bientôt on ne trouvera plus de trace de nos travaux, et la côte rentrera dans son premier chaos.
« Depuis le 50 avril jusqu'au 4 mai, on fut occupé à urer le vaisseau de la baie Dusky : on parvint enfin au haut du passage qui mêne à la mer ; et les calmes, accompagnés de pluie, obligérent l'équipage de s'arrêter à la pointe orientale de l’île. Durant cette relâche, on découvrit de nouveaux oiseaux et de nouveanx poissons,
« Il y eut la nuit des rafales très - vic'sntes accompagnées de pluie, de grêle, de neige et de quelques coups de tonnerre. À la pointe du jour, les collines et les montagnes s’offrirent à notre
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vue toutes couvertes de neige. À deux heures de l'après-midi, il s'éleva du sud - sud - ouest une brise légère, qui, à l'aide de nos chaloupes, nous conduisit au bas du passage, au mouillage que je cherchais. À huit heures, j'y mouillai et je fis porter une haussière à terre pour nous y amarrer.
« Les côtes à droite et à ganche du passage étaient plus escarpées qu'auparavant , et formaient divers paysages embellis par un grand nombre de petites cascades et de dragoniers.
« Le matin du 6, j'envoyai le lieutenant Pickersgill, accompagné des deux MM. Forster , examiner le second bras qui tourne à l’est : un violent rhumatisme me retenait à bord. Sur ces entrefaites , je fs vider, nettoyer et aérer par le feu les entre-ponts et les ponts ; soins qu'il ne faut jamais négliger de prendre daris les temps humides ou pluvicux. À un ciel clair, qui avait continué tout le jour, succéda une tempête du nord-ouest qui soufilait par fortes rafales accompagnées de pluie ; ce qui m'obligea d'amener les vergues des perroquets et les basses vergues, et de porter un autre grelin sur la côte. Ce temps orageux dura tout le Jour et la nuit suivante : nous eûmes ensuite calme et un bon temps.
« En remontant lenouveau bras, observe M. Forster, nous apercümes des deux côtés plusieurs cascades etune foule de poissons et d'oiseaux. Les bois, composés principalement d’arhrisseaux, semblaient
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atenant Pic- 'orster , EXaest : UN VIOur ces entrear le feu les > faut jamais humides on ntinué tout ‘d-ouest qui es de pluie ; s des perroter un autre dura tout le suite calme
rve M. Forslusieurs cas- 1x. Les bois, , semblaient
DES VOYAGES. 45 très dégarnis; la plupart des feuillesétaient tombées, et un jaune pâle déparait celles qui restaient. Ges annonces de l'hiver ne se montraient pas encore dans les autres parties de la baie ; et il est probable que les hautes montagnes des environs, couvertes de neige, contribuaient à cette décadence prématurée. À deux heures nous mangeâmes, au fond d’une petite anse, quelques poissons grillés, et le soir nous nous établimes sur la grève ; nous fimes du feu ; cependant nous dormimes trés-peu , parce que la nuit fut trés-froide. Le lendemain au matin nous nous remîmes en marche pour retourner au bâtuiment, mais la tempête nous suscita toutes sortes d’obstac!es. Le vent était si fort, et les vagues si élevées, qu'en quelques minutes nous fûmes jetés à plus d'un demi-mille sous le vent, et nous courûmes de grands risques de périr. Nous eûmes beaucoup de peine à regagner le bras de mer d'où nous venions de
* sortir; et vers les deux heures de l'après-midi nous
mouillâmes à l'entrée septentrionale d'une petite : PRE se ainane Toni il anse étroite. Notre canot amarre Ie mieux qui nous fut possible , nous gravimes sur une colline, où nous fimes du feu au milieu d’un rocher étroit, et nous essayâmes de griller quelques poissons. Quoique nous fussions mouillés jusqu'aux os, quoique le vent fût trés-froid, nous ne pürues pourtant pas nous tenir près du feu; la tempête en précipiait les flammes en tourbillon autour de nous, et nous étions obligés à chaque moment de changer de place pour ne pas être brülés. La tem
EEE DEEE LEE
pête s'accrut tellement, qu'il était diflicile de nous no!
tenir debout sur ce terrain pelé : nous résolümes uni
donc, pour notre plus grande sûreté et celle de la p
RE notre canot, de traverser l'anse et de passer la bra | | 4] nuit dans les bois, immédiatement sous le vent ron
| | | des hautes montagnes, Nous saisimes tous un tison Jan Un ardent, et nous sautämes dans notre canot, comme du
NE si nous eussions marché à une expédition désespé- enfi
|| 1h! rée, Nous fûmes encore plus mal au milieu des bois «
LU Il que sur le rocher, car ils étaient si humides, que Coc {1 le feu avait peine à y brüler; rien ne nous mettait pag
| | j à l'abri d’une grosse pluie : l'eau qui tombait d’ail- tan pi leurs des feuilles nous mouillait encore davantage, reu
et la fumée que le vent empêchait de monter nous plu
étouffait. Nous nous couchâämes sans souper, sur allà
un terrain humide, enveloppés dans des manteaux roc
entièrement mouillés, et accablés de douleurs de Gta
rhumatisme : comme nous étions épuisés de fatigue, hau
: nous dormîmes quelques momens. À deux heures, not
un effrayant coup de tonnerre nous éveilla : la tem- que
pète, plus furieuse , était devenue un véritable ou- c
ragan. Le mugissement des vagues qu'on entendait jer
| de loin inspirait l'épouvante et n’était étouflé à ph
| certains intervalles que par l'agitation tumul- Dri | tueuse des forêts, et la chute bruyante de gros du
|! arbres qui se fracassaient en tombant autour de obs
di,
Sal
nous. Au moment où j'allais jeter un coup d'œil sur notre canot, un éclair terrible illumina tout le bras de la mer; je vis les vagues écumantes se rouler en montagnes les unes sur les autres ; en un
ex|
cile de nou:
is resolümes : et celle de le passer la sous le vent ous un tison not, comme ion désespélieu des bois imides, que nous mettait pmbait d’'ail- > davantage, nonter nous souper, sur
es manteaux douleurs de is de fatigue, Jeux heures, la : la teméritable oum entendait it étoufté à on tumulnte de gros t autour de coup d'œil umina tout cumantes se ares ; en un
mot, tout semblait présager un bouleversement universel. L'éclair fut accompagné de l'explosion la plus éclatante que j'aie jamais entendue ; et ce bruit , répété par les roches brisées qui nous environnaient, prit une nouvelle force. Nous passimes Ja nuit dans cette situation déplorable ; à six heures du matin la tempête s'apaisa , et nous rejoignimes enfin le vaisseau.
« Tout le matin du 10, nous eùmes, continue Cook, de forts coups de vents de l’ouest, accompagnés de grains violens : les vents soufflaient avec tant de furie vers la terre, qu'il aurait été dangereux de mettre à la voile. L’aprés-midi, ils furent plus maniables, et le temps devint bon : nous allâmes dans deux canots tuer des phoques sur les rochers qui sont à cette entrée de la baie. Le ciel était peu favorable à cette chasse , et une mer trèshaute rendait le débarquement difficile ; cependant nous en tuâmes dix, mais on ne put en ramener que cinq à bord.
€ Tandis qu'on appareillait le matin du r1, j'envoyai un canot pour chercher les cinq autres phoques. A neuf heures on leva l'ancre avec une brise légère du sud-est; cependant je ne sortis du milieu des terres qu'à midi : notre lautude observée était alors de 45° 34! sud. Une houle prodigieusement grosse , qui venait du sud-ouest, brisait avec beaucoup de violence sur toutes les côtes exposées à son action.
€ En quittant la baie Dusky, je fis route le long
de la côte pour le canal de la Reine Charlotte, où je m'attendais à trouver Aventure. Le 17 mai, à quatre heures après midi, étant alors à environ trois licues à l’ouest du cap Stephens, le vent qui était bon, s’éteignit tout à coup, et nous eûmes calme ; des nuages épais obscurcirent subitement le ciel et semblérent annoncer une tempête. Nous serrâmes toutes les voiles. La terre paraissait basse et sablonneuse prés du rivage, mais elle se relevait dans lintéricur en hautes montagnes couvertes de neiges : nous vimes de grandes troupes de petits petrels voluiger ou s'asseoir sur la surface de la mer, ou plonger à une distance considérable , avec une agilité étonnante. Bientôt après nous apercümes six trombes : quatre s’élevérent et crevèrent entre nous et la terre, c’est-à-dire, au sud-ouest à nous; la cinquième était à notre gauche : la sixième parut d’abord dans le sud-ouest au moins à la distance de deux ou trois milles du vaisseau. Son mouvement progressif fut au nord-est, non pas en ligne droite, mais en ligne courbe , et elle passa à cent cinquante pieds de notre arrière, sans produire sur nous aucun effet. Je jugeai le diamètre de la base de cette trombe d'environ cinquante à soixante pieds; c'est-à-dire, que la mer dans cet espace était fort agitée, et lançait de l'écume à une grande hau- *eur. Sur cette base se formait un tube ou corps cylindrique par où l'air ou l’eau, ou tous les deux ensemble, étaient portés en jet spiral au haut des nuages, La trombe était brillante et jaunâtre quand
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peu des com dure de com toml que plus gnée extré épai petit( son rénil paru parai vif,n
arlotte, où > 17 Mai, à nviron trois nt qui était mes calme ; nt le ciel et us serrimes se et sablonelevait dans rites de nel de peuts pee de la mer, le, avec une percümes six at entre nous st à nous; la ixième parut a distance de mouvement ligne droite, nt cinquante sur nous au— base de cette ante pieds; ice était fort brande hauou Corps Cybus les deux au haut des nâtre quand
DES VOYAGES. 49 ke soleil l'éclairait, et son diamètre s’accroissait un peuvers l'extrémité supérieure. Quelques personnes de l'équipage dirent avoir vu un oiseau dans une des trombes prés de nous ; en montant , il tournait comme le balancier d’un tournebroche. Pendant la durée de ces trombes, nous avions de temps à autre de petites bouffées de vent de tous les points du compas, et quelques légers grains d’une pluie qui tombait ordinairement en larges gouttes. À mesure que les nuages s’approchaient de nous, la mer était plus couverte de petites vagues brisées , accompagnées quelquefois de grêle, et les brouillards étaient extrémement noirs. Le temps continua à être ainsi épais et brumeux quelques heures après, avec de petites brises variables. Enfin le vent se fixa dans son ancien rumb, et le ciel reprit sa première sérénité. Quelques-unes de ces trombes sem’ ‘aient par intervalles être stationnaires ; d’autres fois elles paraissaient avoir un mouvement de progression vif, mais inégal et toujours en ligne courbe, tantôt d'un côté, tantôt d'un autre; de sorte que nous remarquâmes une ou deux fois qu'elles se croisaient. D’après le mouvement d’ascension de l'oiseau, et d'après plusieurs autres circonstances, il est clair que des tourbillons produisaient ces trombes ; que l'eau y était portée avec violence et ne descendait pas des nuages, ainsi que le prétendent quelques personnes. Les trombes se manifestent d’abord par la violente agitation et le mouvement d'élévation de l'eau : un instant après on voit une colonne ronde XX. A