‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme] (volume 5)Chapitre 12 sur 34 · XXIII · texte numérisé non relu

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DES VOYAGES. 161 tres occasions, j'ai vu les Taïitiens bien loin d'une sigrande habileté. J'apercus un jour une moitié de bras qu'on avait coupé à un homme qui s'était laissé tomber d'un arbre, et je n’y remarquai rien qui annonçât un chirurgien fort habile , même en n'oubliant pas que leurs instrumens sont très-défectueux. Je rencontrai un autre homme qui avait une épaule disloquée ; il s'était écoulé quelques mois depuis l'accident, et personne n'avait su la remettre, quoique ce soit une des opérations les moins difliciles de notre chirurgie, Ils savent que les fractures et les luxations de l'épine du dos sont mortelles, et qu'il n’en est pas de même de celles du crâne; ils savent aussi, par expérience, en quelles parties du corps les blessures sont incurables. Ils nous ont montré plusieurs cicatrices, suite des coups de pique qu'ils avaient recus : si les coups

} pénétrérent réellement aux endroits qu'on indi- | qua , nous les aurions sûrement déclarés mortels, | et cependant les blessés ont guéri.

« Leurs connaissances en médecine paraissent

| plas bornées, sans doute parce qu'il leur arrive | plus d’accidens qu'ils n’ont de maladies. Les prêtres | néanmoins administrent des sucs d’herbes en quelques occasions , et lorsque les femmes ont des | suites de couches ficheuses, elles emploient un remède qui semble paraître inutile sous un climat

chaud : elles chauffent des pierres, elles les cou-

| vrent ensuite d’une étoffe épaisse, par - dessus la-

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