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5o HISTOIRE CÉNÉRALE
bord , et O-tou lui-même y arriva bientôt après.
« Tant que nous fûmes éloignés des vaisseaux , O-tou et moi, les équipages furent mal approvisionnés de fruits, et ne reçurent la visite que de peu d’insulaires ; mais dès que nous fùmes de retour, la Résolution et la Découverte eurent des vivres en abondance, et une compagnie nombreuse.
« Le 4, O-mai nous donna à dîner dans l’île : son repas fut trés-bon , et composé de poissons , de volailles, de porc et de pouddings : O-tou dîna avec nous; l'après-midi je ’accompagnai à sa maison , où je trouvai tous ses domestiques occupés à rassembler des provisions qu'on me destinait. Il y avait entre autres choses un gros cochon qu’ils tuérent en ma présence. Ils firent onze portions des entrailles, qui furent distribuées aux serviteurs ; quelques-uns firent cuire la leur dans le même four que le cochon , et la plupart emportérent cru ce qu'ils reçurent. Il y avait aussi un grand poudding que je vis faire : es cuisiniers prirent d’abord du fruit à pain, des bananes mûres, du taro, des noix de palmier et de pendanus, râpés, découpés en petits morceaux , ou pilés et cuits séparément : ils exprimérent ensuite de l’amande du coco une quantité assez considérable de jus, qu'ils jetèrent dans un baquet ou vase de bois, et après y avoir rats le fruit à pain, les bananes, etc. qui sortaient du four, ils y placérent quelques pierres chaudes, afin de faire bouillir doucement le tout : trois ou
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