‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme]Chapitre 48 sur 79 · LES SE · texte numérisé non relu

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128 HISTOIRE GÉNÉRALE rir dx homtnes. La ville est sévèrement gouvernée par les Turcs. Leur empire est si rigoureux sur les Arabes, qu'ils ont toujours des galéres et d’autres punitions préparées pour eux, et sans lesquelles il serait impossible de les tenir dan: la soumission.

Sharpey fit demander la permission d'entrer dans le port, à utra Ce marchand d'Europe, qui désirait également de vendre et d'acheter; il avait du fer, du plomb, de l’étain, du drap, des lames d'épée et autres marchandises recherchées dans ces régions. Il fut recu avec des caresses et des offres qui ne pouvaient être suspectes dans une ville de commerce. On commenca par exiger de lui le droit d'ancrage, mais sans violence, et suivant l'usage établi pour tous les marchands étrangers. Ensuite étant entré dans la ville, il eut la liberté de s’y loger commodément. On lui demanda l’état de ses marchandises, et sur le premier mémoire qu'il en donna, on se scrait accommodé sur-le-champ de toute sa cargaison, s’il n’eùt voulu en réserver la meilleure partie pour le terme de son voyage, c'est-à-dire pour les Indes, où pourtant il ñe devait pas arriver. On n’exigea point qu'il fit rien débarquer avant la vente. Les négocians turcs ou arabes se contentérent des essais qu'il avait apportés de son bord, et concluant le marché sur terre, ils envoyaient prendre les marchandises dans leurs propres barques, à mesure qu'eiles étaicrt achetées et payées, Enfin à dut être très-satisfait d'eux ; mais

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lorsqu'il leur parla du gouverneur d'Aden, tous blimèrent la témérité qu’il avait eue d'entrer dans une ville de guerre, et l’assurérent qu’il devait se trouver très-heureux d’en être soru.

Il revint à Socotora, et, prenar* la route de Cambaye, il vint relâcher à Moa. Les habitans lui offrirent, pour une somme trés-modique, un pilote expérimenté qui le conduirait dans ces parages, reconnus pour très-dangereux jusqu’à la barre de

» Surate. Il le refusa et dut s'en repentir. Le vaisseau : toucha terre en sortant du canal de Moa ; il fit eau de tous côtés. Il fallut abandonner les marchandises 1 et une grande partie de l’argent , et se jeter sur une Ë chaloupe, que, pour comble de malheur , un coup h de vent brisa dans la baie de Gandévi ; tout l’équi- | page gagna la terre, et fut traité avec humanité par

à les naturels du pays ; mais, n'espérant point de voir à arriver de vaisseaux dans cette baie, ils reprirent la route d'Europe par terre, traversérent, avec des | peines incroyables, une longue étendue de contrées Lalors peu connues, et arrivérent enfin dans leur À patrie. | | L'Union, qui avait été séparé, comme on l’a dit, | du vaisseau de Sharpey, ne fut guère plus heureux. Le capitaine Rowles prit terre dans un des cantons de la grande île de Madagascar. Il y fut attaqué en Étrahison par les Nègres, et l'équipage n’eut que le temps de remettre à la voile. Sept Anglais moururent ubitement du poison dont les flèches des sauvages aient imprégnées. On fit une cargaison de poivre , 9

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