HAE
268 HISTOIRE GÉNÉRALF arement. L'auteur observe que c'est le meilleur amadou qu'il y ait uu monde, Le bois de cet arbrisseau jette une flamme éclatante, mais ne dure pas long-temps au feu ; et lorsqu'il est bien sec, il s’enflamme par le seul frottement.
Entre plusieurs sortes de poissons qui abondent sur les côtes, il y en a un que les Nègres appellent méar , de la grandeur d'une morue, mais plus épais, qui prend le sel comme la morue. Roberts est persuadé qu'un vaisseau pourrait en faire plutôt sa cargaison qu'on ne la fait de morue dans l’île de Terre-Neuve, et qu'elle se vendrait aussi bien , surtout à Ténériffe. Le sel étant si prés , l'opération en serait plus prompte et se ferait à moins de frais, d'autant plus que les Nègres de Saint-Antoine et de Saint-Nicolas sont d'une adresse extrême pour la pêche et la salaison.
On trouve plus souvent de l’ambre gris dans l’île de Sal que dans toutes les autres îles. Mais les chats sauvages. et les tortues vertes en dévorent la plus grande partie. Le Guat remarque, avec Roberts, que la nature y forme elle-même le sel dans les fentes des rocs, sans autres secours que la chaleur du soleil. Cowley rend témoignage que de son temps
les vaisseaux anglais venaient souvent charger du sel pour les Indes occidentales , et que les salines y avaient alors environ deux milles de longueur. Dampier dit que, vers la pointe sud-est, près d'une cûte sablonneuse, on comptait de son temps soixantedeuze mines de sel.
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On ne doit pas oublier, dans la description de l'ile de Sal, l'oiseau que les Portugais ont nommé flamingo ou flamant, et la forme de leurs nids, d'aprés Dampier, qui avait vu plusieurs de ces animaux. C'est le phenicoptère des anciens. Ils ont à peu prés la figure du héron ; mais ils sont plus gros et de couleur rougeître. 1ls se rassemblent en grand nombre, et leur habitation ordinaire est dans les lieux bourbeux , où il y a peu d’eau. C’est là qu'ils bâuissent leurs nids, en ramassant la boue qu'ils élévent d'un pied et demi au-dessus de l'humidité, Le pied en est assez large, mais ils vont en diminuant jusqu’au sommet, où la nature apprend aux flamingos à creuser un trou dans lequel ils déposent leurs œufs. Comme ils ont la jambe fort longue, ils les couvent en tenant le pied sur la terre et le croupion sur le nid. Ils ne font jamais plus de deux œufs ; mais il est rare qu'ils en fassent moins. Les petits ne commencent à voler que lorsqu'ils ont acquis presque toute leur grosseur. En récompense, ils courent avec une vitesse singulière, Cependant l’auteur en prit quelques-uns, et n’ayant pas manqué de faire l'essai de leur chair, il la trouva d’un fort bon goût, quoique maigre et fort noire. Ils ont la langue fort grosse, et vers la racine un peloton de graisse qui fait un excellent morceau. Un plat de langues de flamans serait, suivant Dampier , un mets digne de la table des rois. La couleur des petits est d'un gris-clair, qui s'obscurcit à mesure que leurs ailes croissent : nus il leur faut dix ou onze mois
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pour arriver à la perfection de leur couleur et de leur taille, Ces oiseaux se Jaissent approcher diff. cilement. Dampier et deux autres chasseurs , s'étant placés le soir près du lieu de leur retraite, les surprirent avec tant de bonheur, qu'ils en tuërent qua. torze de leurs trois coups. Ils se tiennent ordinairement sur leurs jambes, l'un contre Fautre, sur une seule ligne, excepté lorsqu'ils mangent. Dans cette situation, il n’y a personne qui, à la distance d’un demi-mille, ne les prît pour un mur de briques, parce qu'ils en ont exactement la couleur.
Bona-Vista a recu ce norn des Portugais, parce qu'elle est la premiére des îles du cap Verd qu'ils aient découverte.
La plupart des habitans nourrissent des chèvres dont le fait fait leur principal aliment , avec le pois son et les tortues. Pour les autres provisions, leur plus grande ressource est dans l’arrivée des vaisseaux anglais qui viennent charger du sel, et qui emploient les insulaires à ce travail. 1ls sont payésen biscuit, en farine, en vieux habits, etc. On leur donne aussi de la soie crue, dont ils se servent pour orner leurs chemises, leurs bonnets, et la coiffure de leurs femmes. Hors les jours de fêtes, les deux sexes vont presque nus. Les femmes n’ont autour de la ceinture qu'un léger morceau d’étoffe de coton qui leurtombe jusqu'aux genoux, et les hommes une sorte de hautde-cha..sses, à laquelle on n’exige même que la grandeur nécessaire pour sauver la bienséance. Quelques-uns , faute de haut-de-chausses, portent à la
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ceinture de vieux lambeaux d’habits ; et leur paresse est telle, qu'ils ne prendraient pas une aiguille pour raccommoder leurs vêtemens. : .
Le méme vice leur fait négliger le coton, quoique leur île en produise plus que toutes les autres ensemble. Ils attendent, pour en ramasser, qu'il leur soit arrivé quelque vaisseau qui leur en dormant et leurs femmes ne pensent à le filer que lorsauielles enont besoin. Aussi, quand la saison de le recueillir “ passée, on n’en trouverait pas cent livres dans “ entre. Cependant Roberts assure qu’elle en ournirait aisément, cha :
d'un grand el des
> que, dans quelques années où toutes les autres îles en ont manqué, celle de Bona-Vista en a toujours produit ibondamment. C’est sur cette observation qu'il propose d’en faire un commerce dans la Guinée.
Bona-Vista produit de fort bon sel. L'indigo y croît naturellement comme le coton, sans Ro peine pour les habitans que celle de le cueillir. Malheureusement ils n’ont pas l’art de séparer la teinture, ou de faire, comme aux Indesoccidentales ce qu'on appelle la pierre bleue. Ils se ae de prendre les feuilles vertes et de les broyer dans des mortiers de bois, faute de moulins.
La pierre véuétale est plus commune à Bona-Vista me dans les autres îles. C’est un madrepore qui roil en tiges, comme le corail ; mais elle est plus poreuse , et d’une couleur grisâtre. Les Nègres s'en lrottent Ja peau pour la neuoyer. On be aussi
Le Sr É
de l’ambre gris autour de Bona-Vista ; mais il faut se garder de l’artifice des insulaires, qui ont trouvé le secret de l’altérer ou de le contrefaire avec une sorte de gelée ou d’excrément que la mer jette sur leurs côtes. Ainsi partout la fraude habite avec le commerce.
Toute l’île est fort sèche, et généralement stérile, même dans les meilleurs cantons. La terre n’est qu’une sorte de sable ou de pierre calcinée, sans aucune apparence d’eau qui puisse humecter, excepté dans la saison des pluies, qui s’écoulent aussi rapidement qu’elles tombent.
On y voit cependant des bestiaux, du blé, des ignames , des patates et quelques lataniers. Les principaux fruits de l’île sont les figues, les melons d’eau ; mais Dampier dit que les figuiers y ont si peu d'écorce, que le fruit en devient fort insipide. Les Nègres s'y nourrissent de citrouilles et d’une sorte de légumes semblables aux féves, qu'ils nomment callavance.
Le coton est beaucoup moins abondant à Mayo qu'à Bona-Vista, mais on y voit une sorte de soie de coton qui croit sur les coteaux sablonneux des salines, sur un arbrisseau fort tendre, de trois on quatre pieds de hauteur, dans une cosse de la grosseur d'une pomme. Lorsqu'elle est parvenue à si maturité, la cosse s'ouvre d'elle-même et se partage insensiblement en quatre quartiers. Cette soie n'est pas plus précieuse que l’autre, et ne sert qu'à couvrir des oreillers et d’autres coussins. L'auteur,
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ayant mis quelques-unes de ces cosses dans une armoire avant qu’elles fussent tout-à-fait mûres, fat surpris de les voir s'ouvrir et jeter leur coten en deux ou trois jours. Il en lia d'autres assez fort pour les empêcher de s'ouvrir; les ayant un peu desserrées quelques jours après, le coton se fit un passage pour en sortir par degrés, comme la pu:pe sort d’une pomme qu’on fait rôtir. Dampier trouva dans la suite du coton de la même espèce à Timor, aux Indes orientales, où le temps de sa maturité est le mois de novembre. Il n’en a vu dans aucun autre lieu.
Le même auteur assure qu'il y a plusieurs sortes de petits et de grands oiseaux dans l’île de Mayo, tlles que des pigeons, des tourterelles; des maïmales qui sont de la grosseur du corbeau et de couleur grise ; des coracias, autre sorte d'oiseaux gris, de la grosseur du corbeau, qui ne paraissent que pendant la nuit, et qui servent de remède contre la consomption , mais qu'on ne mange que dans cette mladie ; des rabekes, espèce de hérons gris, qui fnt une bonne nourriture; des corlieus, des pindes. Elles sont plus grosses que les poules d’Aneterre, avec de longues jambes qui leur servent
courir assez vite, et de courtes ailes, qui ne leur ermettent pas de voler bien loin. Elles sont si ortes, qu'un homme aurait peine à les tenir. Leur ec est épais, mais tranchant, leur cou long et ince, et leur tête fort petite pour la grosseur du rps. Le mälc a sur la tête une sorte de petite 1, 13
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274 HiSTOIRÉ crête de la couleur d'une noix Sèche et fort dure. Des deux côtés, on Jui voit une espèce d'oreille ne ou d'ouïie rouge: Mais la poule n’a aucun de ces L ornemens. Le plumage des pintades est tacheté fort Mévo: régulièrement de gris-clair et foncé. Elles se nour- pe ; rissent de vers OÙ de cigales, qui sont en abondance Le ; dans l'ile de Mayo. Leur chair est douce ; tendre de he et fort agréable. Les unes l'ont blanche, d'autres Dar noire ; mais les deux espèces sont également bonnes. M ser le Les habitans n’emploient que des chiens pour les M Louve prendre ; et cette chasse est d'autant plus aisée, D dire eur de leur vol, elles sont ordi- Æ à nat
versée vIron
milles soit ur milles La mo
qu'outre la pesant pairement deux Où t ne seule bande.
Si on les prend jeu que les poules.
Quoique le poisso abondance à Mayo qu'à e mulet, Île poi pas dans la baie.
u de lieux plus on peut ame
rois cents dans u
nes, elles s'apprivoisent autant
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Bona-Vista , le d son d'argent, Etc:
On observe même que favorables pour le filet, ner au rivage des don:
plupart d'un pied tt | 11 s’y trouve aussi voit paraître quel
auphin, k ne
bonite, | manquent al la mer a pe
D'un seul coup »
zuünes de grands poissons » la demi ou deux pieds de longueur.
et chaque jour on y
l'eau.
des tortues ;
ques petites baleines.
L'indigo et l'ambre gris ne sont oique l'un et
dans r'ile de Mayo» 41
rares. Les insulaires salent la chair ansportent dans des tonneaux ; beaucoup de propreté
pas inconnt l'autre Y soleil des chevres et la tr ils prépa rent les peaux avec .Damr'é,
DES VOYAGES. 279 ort dure. assure qu'ils en vendent tous les ans plus de cinq d'oreille mille.
an de ces Mais leur principale richesse est le sel. L'île de icheté fort Mayo est la plus célébre de celles du cap Verd pour 3$ $E NOur- cette utile marchandise , dont les Anglais viennent abondance charger annuellement plusieurs vaisseaux. Le temps ce, tendre D de leur cargaison est ordinairement l'été.
e, d'autres Dampier a décrit la manière de faire et de charenthonnes. M ser le sel, avec un détail plus exact qu'on ne lé
ns pour les D srouve dans aucun autre voyagénr. À l’ouest, c'estplus aisée, D dire dans la partie de l’île où la rade est située,
es sont ordi: Æ h nature a formé une grande baie, qui est traseule bande. D rersée par un banc de sable, large seulement d’enoisent autaît D iron quarante pas, muis long de deux ou trois milles. Entre ce banc et les collines sur la côte, on
ans la même soit uné saline, ou un étang de sel , d'environ deux e dauphin, kB uilles de longueur sur un demi-mille de largeur. sent, Etc: la moitié de cet espace est presque toujours à sec, rve même A mais la partie qui est au nord ne manque jamais s pour le filet l'eau. C’est dans cette dernière partie que, depuis ivage des doi: mois de novémbre jusqu’au mois de mai, c’est-
re d'un pied ti-dire dans toute la saison dé la sécheresse, on s'y trouve aus ronve toujours du sel. L'eau dont il se forme est
t paraître qu'Minenée de la mer par de petits aquédues pratiqués
dns le bané de sable. Cette opération ne se fait
qu'aux marées vives, et remplit plus ou moins la line, suivant la hauteur de la marée. S'il s'ytrouve des chév'élià du sel lorsque l’eau de la mer y est introduite,
baux 3 1s prépi lse dissout aussitôt; mais deux ou trois jours sufopreté. Dani} sent pour renouveler la cristallisation, et l'on
conni
ti pas In et l'autre y SU!
2:6 H1STO recommence la même chose chaque fois qu'on em: porte le sel et que l'étang se vide. c0Gu En 1722» “le n'avait pas plus de deux cents habi- Mec à tans , presque tous nègres ; OÙ du moins avec beau- île, et coup moins de mulâtres et de blancs que les autres vient p îles. peu de San-1ago est la plus grande de toutes les îles du de P or cap Yerd. Sa longueur est de vingt lieues. Elle 0wing est remplie de montagnes hautes Et désertes ; Das RAA toute la partie basse , nommée Campo » où les Por- préten tugais formèrent leur premier établissement, est met le non-seuleinent très agréable mois encore très- apprer fertile et arrosée par un grand nombre de ruis- Top y d'étre 1 Le c
seauiX- L'ile de San-la80 ayant be
ne peut manquer d’excellen maux les plus considérables sont en grand n
aucoup d'eau fraîche, s pâturages Ses anisont les bœufs et les Les chevaut,
que da que les des hal
ombre. ds ité au
vaches ; qui
les ânes, les mulets , les chèvres et les porcs ! ; «idée ab Il d
sont pas en moindre à ondance.
. e 0 . + sou Sir Richards Hawkins dit qu'on ÿ trouve des ci- | Fes
n’a vu nulle part des singes d'une no portée
vettes ; €t qu'i de toutes
aussi belle proportion:
les îles du cap Yerd , celle de San-[ago est la seule
e des singes ; €l quilyena dans toules Ils ont le visage noir et Ja queuté {ot
Roberts assure ques
qui produis
ses parties:
longue.
Cette île porte en abondance du maïs, du nullet, nges , des citrons
des bananes ; desc des: tamarins des ananas des melons d'eau. L
ourges » des ora
qu’on em: l à ; coco , la goyave et la canne à sucre n y croissent pas
moins abondamment. On fait peu de sucre dans l'ile, et l'on s’y contente de la mélasse. La vigne n'y vient pas mal , et l’auteur est persuadé qu'avec un peu de culture on y ferait de fort bon vin , si le roi de Portugal ne s'y opposait par des raisons d'état. Owington dit qu'il y a peu de vignes à San-lago, et que le vin qu’on y boit vient de Madère. Dampier prétend qu'il vient de Lisbonne. Le même auteur met le cèdre au nombre des arbres de l’île, et nous ipprend que les herbes et toutes les plantes de l'Europe y croissent fort bien , mais qu'elles demandent l'être renouvelées tous les ans.
Le coton y croît aussi, et recoit plus de culture que dans les autres îles, puisque Dampier assure que les habitans en recueillent assez pour se faire des habits , et pour en faire passer une grande quanité au Brésil.
Il dit aussi que la rivière de San-Iago prend s4+ source à deux milles de la ville, et se décharge dans h mer par une embouchure qui peut avoir une portée d'arc de largeur.
Dampier donne à la ville deux ou trois cents maisons , toutes bâties de pierre brute, avec un convent et une église. Philips ne fait pas monter le ombre des maisons au-delà de deux cents; mais il ompte deux couvens, l’un d'hommes, et l’autre dé iles, avec une grande église près du château. Cette islise est apparemment la cathédrale, que Roberts ousreprésente comme un fort bel édifice. IInomme
snts habi- \vec beaules autres
les îles du ieues. Elle ertes ; MAS où les Porement, est ncore trèsre de ruis-
eau fraîche, 10S- Ses antbœufs et les Les chevaux, les porcs ny
trouve des ci- . smges d'une
ed æ
TOIRE GÉNÉRALE
un couvent de Cordeliers, en faisant remarquer presque les seuls dans l'ile qui mangent du pain frais, parce qu'ils reçoivent tous les ans de Lisbonne une provision de farin beaux jardins du monde, et rempli des meilleurs | fruits. Un petit bras de rivière, qu'ils ont en la permission de détourner , leur fournit continuelle. ment de l’eau pour Ja fraîcheur de leurs parterres et modités de leur maison. Après l'église "édifice dans la ville et au la beauté de leur couvent.
est dans un lieu élevé, es autres, que ndemens del: à
qu'ils sont
e, Isontun des plus
pour les com cathédrale, il n’y a pas d dehors qui approche de La maison du gouverneur d'où il a tellement la vue de toutes 1 leur sommet est de niveau avec les fo sienne. S'il faut juger de tous ces batimens par là description que le docteur Fryer nouÿ fait de ceux
qu'il a vus ; ils n’ont qu'un étage ; ils sont couverts de branches et de les fenêtres
feuilles de cocotier ; sont de bois, et les murs
de pierres liée vase : « Leur grandeur ; ditl, n'est que d'environ « quatre aunes ; don
t la moitié est occupée par k L'ameublement répond à la grandeur et
« porte. »
à la forme.
Suivant le capitaine des habitans de la ville mais , dans le reste de l'emporte de vingt pour un: Fryer dit que les n1 turels du pays Sn d'un beau noir; qu'ils ont le cheveux frisés ; qu'ils son
voleurs et si effrontés, qu'ils regardent un re
Philips, la plus grande partie
est composée de Portugais;
s avec deh}
l'ile, le nombre des Nègre
{ de belle taille ; maïs transe lag e
en face son hal babille jmitati un viet habit d des hat que sar en se € premie Tou.
vend s Owing couran jnais les cou profit habita:
volaill eux Ja a plet dont | lois als vs, q aux Îi
un au
Ac au fon qui si;
emarquer 1 mangent les ans de
an des plus meilleurs ont eu là ontunuelle.
parterres et près l'église ville et au ur couvent.
lieu élevé, autres, que emens de h imens par là fait de ceux sont couverts -: les fenêtres
des avec de hi
que d'environ ccu pée par la la grandeur et
JS grande partie de Portugais; bre des Nègre dit que les ni er; qu'ils ont les
, taille ; mais $
lent un étrange
. ,* en ve “ tandis qu'ils coupent quelque morceau de . LA .
son habit, ou qu'ils lui prennent sa bourse. Leur
tabillement , comme leur langage, est une mauvaise imitation des Portugais; celui qui peut se procurer an vieux chapeau garni d’un nœud de stiluns un habit déchiré , une paire de manchettes iii et des hauts-de-chausses, avec une longue épée, quoique sans bas et sans souliers, marche d'un fs fier en se contemplant ; il ne se donnerait pas pour le premier seigneur du Portugal.
Tous les voyageurs conviennent que rien ne se send si bien dans cette île que les vieux habits. Owington dit que c’est la marchandise la plus courante et celle dont la vanité des habitans st D rassasiée. Aux vieux habits Cornwal ajoute : soutER IE 45 les ciseaux, qui rapportent plus de profit que l'argent comptant. Beckman a vu les sh de ee accourir au port, avec lent olaille et ce qu'ils ont de meilleur, di eux la préférence pour un AE is ri et pleurer de chagrin en le voyant donner à me dont les Anglais agréaient la marchandise. Autrefois ils avaient chez eux un célèbre marché d’esclais, qui étaient transportés immédiatement de là tx Indes occidentales; mais ce commerce pris un autre cours.
À cinq lieues au sud-est de la ville de San-lago ie Fee , est la ville de Praya , ou Playa |
1 signifie, dans ] ai nvage ; de un des er Au re
be.
Les habitans sont très-enclins au larcin. Dampier avertit ceux qui relâcheront dans la baie d’être con. unuellement sur leurs gardes, ou de s'attendre ; voir disparaître tout ce qu'ils ont autour d'eux. ]| observe, dans un autre endroit, qu'il n’a vu nulle part le vol si commun qu'à Praya. Ils prendraient votre chapeau, dit-il, en plein midi, à la vue d’une compagnie nombreuse, et la fuite les dérobe aussi. tôt à vos poursuites. Owington dit que, s’accordant ensemble pour voler les étrangers, deux ou trois d’entre eux s'efforcent de partager votre atten. tion par leurs discours, tandis qu'un autre vous arrache votre chapeau ou votre épée. S'ils trouvent quelqu'un seul dans le voisinage de la ville , ïls ne manquent pas de le dépouiller entiérement. Beckman remarque qu'ils n’ont pas moins de légereté dans les jambes que d’adresse et de subulité dans les mains. Ils dérobent tout ce qu'ils trouvent, en se fiant à leur agilité pour s'échapper. -
Ils n'ont pas plus d’honnêteté et de bonne fa dans le commerce. Dampier déclare que, si les
marchandises d’un étranger passent dans leurs mains |
avant qu'il ait recu la leur, il est sûr de perdre ce qui est sorti des siennes. À peine peut-il s'assurer que ce qu’il a reçu d’eux ne lui sera point enlevé. Beckman parle d’une friponnerie qui leur est fort ordinaire dans la vente de leurs bestiaux. Ils les amènent par les cornes ou par les jambes avec une corde pourrie. Lorsqu'ils en ont reçu le prix, suivant les conventions, et qu'ils les ont délivrés, 1h
pas son rect étal sée sim leur bear déc ( mai Phil co cel
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Dampier ’être conattendre à d'eux. Il a vu nulle rendraient à vue d’une ‘robe aussi- €, S'aCCors, deux où votre atten- \ autre vous ils trouvent ville , ïls ne ment. Becks de légéreté ubulité dans trouvent, en de bonne fo e que, si les nsleurs mains r de perdre ct ut-1} s'assurer À point enleve, i Jeur est fort stiaux. Is les mbes avec une u le prix, suint délivrés, 1
se retirent à quelque distance, où ils font ensemble un bruit terrible par leurs cris et leurs sifflemens. Les bestiaux, que la vue d’un visage blanc, dit l'auteur, n’a déjà que trop effrayés, s’'épouvantent encore plus, et se donnent tant de mouvement qu'ils rompent leur corde. Alors ils ne manquent pas de prendre la fuite vers les montagnes d'où ils sont venus.
Dampier s'imagine que les habitans de Praya ont recu l’inclination au vol de leurs ancêtres, qui étient des criminels transportés , et qu’elle est passée chez eux comme en nature. On peut aussi présumer que la corruption de leurs mœurs vient de leur commerce avec les pirates, qui fréquentent beaucoup ce port.
L'ile de Saint-Philippe ou de Fuégo ayant été découverte par les Portugais , le premier jour de mal, qui est la fête de Saint-Jacques et de Saint- Philippe, a recu le nom d'un de ces deux saints, comme San-Iago a pris le nom de l’autre, et Mayo celui du mois, pour avoir été découverte le même jour. Cependant on la nomme plus ordinairement l'île de Fuégo ou du Feu, à cause de son volcan.
La terre de l'île de Fuégo est la plus haute de toutes les îles du cap Verd. Entre plusieurs monts qui sont dans cette île, le plus haut est le pic. 11 contient le volcan qui est au centre de l’île, Ce volcan brüle sans cesse, et jette des flammes qui se font apercevoir de fort loin pendant la nuit. Froger dit qu'il a vu la flamme dans les ténébres,
et la fumée pendant le jour. C'est un spectacle horrible, suivant Beckman, que les flammes qui s'élèvent pendant la nuit dans des tourbillons de fumée. 11 continua, dit-il, de les voir ensuite pendant le jour, quoiqu'il en fût encore à plus de soixante milles.
Roberts, qui avait passé quelque tempsdans l'île, raconte qu'il sort du volcan des rocs d’une grosseur incroyable, et qu'ils s'élancent à une hauteur qui ne l'est pas moins. Le bruit qu'ils font dans leur chute, en roulant et se brisant sur le penchant de la montagne, peut s'entendre aisément de huit à neuf lieues , comme il l’a vérifié par sa propre expérience; il le compare à celui du canon, ou plutôt, dit-il, à celui du tonnerre. Il a vu souvent rouler des pierres enflammées ; et les habitans l'ont assuré qu'on voyait quelquefois couler du sommet de la montagne desruisseaux de soufre comme des torrens d'eau, et qu'ils en pouvaient ramasser une grande quantité. Ils lui en donnérent plusieurs morceaux, qu'il trouva semblables au soufre commun, mais d'une couleur plus vive, et qui jetaient plus d'éclat lorsqu'ils étaient enflammés. Il ajoute que le volcan jette aussi quelquefois une si grande quantité de cendres , qu’elles couvrent tous les lieux voisins et étouffent les bestiaux. Cette circonstance est confirmée par d’autres témoignages. L'auteur du voyage d'Antoine Sherley à San-la 70 et zux îles orientales, assure qu'en passant la nuitpres de l'île de Fuégo, il tomba tant de cendres sr le vaisseau, que
ectacle
es qui lons de ensuite
plus de
ans l'île,
grosseur teur qui
ans leur chant de
de huit à
ropre ex-
, ou pluent rouler ont assuré met de la des torrens ane grande morceaux , mun, mais plus d'éclat 1e le volcan quantité de X Voisins et ce est conir du voyage orientales, ede Fuégo, isseau, que
chacun pouvait écrire son nom avec le doigt sur toutes les parties du tillac, Owington observe qu'il sort du même lieu tant de pierres ponces, qu'on les voit nager sur la surface de la mer, et portées bien loin par les courans. Il en a vu jusqu'à San- Jago.
Les insulaires de Fuégo racontent, sur l’origine de ce phénomène , une fable qui ressemble parfaitement aux contes des Mille et une Nuits. Ils disent que les premiers habitans de l’île furent deux prétres qui s'y étaient retirés pour passer le reste de leur vie dans la solitude, On ignore s'ils étaient minéralogistes » métallurgistes , alchimistes, ou sorciers ; mais, pendant leur séjour, ils trouvérent une mine d'or, près de laquelle ils établirent leur demeure. Lorsqu'ils eurent amassé une quantité de ce précieux métal, ils perdirent le goût de la vie solitaire, et cherchérent l’occasion d'un Vaisseau pour se rendre en Europe; mais l’un des deux , qui s’attribuait quelque supériorité sur l'autre, se saisit de la meilleure partie du trésor, ce qui fit nnitre entre eux une querelle si vive, qu'ayant exercé tous leurs sortiléges , ils mirent l'île en fen ; et périrent tous deux dans les flammes, qui étaient leur ouvrage. Cet incendie s’éteignit dans la suite , exceplé au centre, où le feu n’a pas cessé d'agir jurieusement.
| Roberts est presque le seul écrivain de qui l’on ait recu quelque éclaircissement sur l'île de Fuégo. Quoique cette Île soit sans rivière, et qu'elle aït si
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peu d’eau douce, que les habitans sont obligés, dans plusieurs cantons, de faire sept à huit milles pour en trouver, elle ne laisse pas d’être ferule en mais, en courges et en melons d’eau ; mais elle ne produit pas de bananes, de cocos, ni presque d’autres fruits, que des figues sauvages. Cependant on y trouve des goyaviers plantés dans les jardins, quelques orangers et quelques pomimiers sauvagrs , avec une assez bonne quantité de vignes, dont les habitans font quelques muids d’un petit vin, qu’ils boivent avant qu'il ait achevé de euver. L'île n’a pas d'autre canton désert que le pic, et une autre grande montagne qui la traverse. Lorsque les Portugais commen: cérent à l’habiter, ils y transportèrent avec eux des esclaves nègres, et quelques troupeaux de vaches, de chevaux , d’ânes et de pores. Le roi y fit mettre des chèvres, qui furent abandonnées sur les montagnes, où elles sont devenues fort sauvages. Le profit de leurs peaux appartient à la couronne, et celui qui est chargé de cette ferme porte le titre de capitaine de la montagne avec tant d'autorité, que personne n'ose tuer une chévre sans sa permission. L'île n’a pas moins de trois ou quatre cents habitans, presque tous noirs. Comme c'est une coutume établie à San-Tago d'accorder en mourant la liberté aux esclaves nègres, il est assez vraisemblable qu'un grand nombre de ces affranchis ont choisi leur retraite dans l’ile de Fuégo , que les Portugais ont peu fréquentée, à cause de son volcan et de son peu de ferulité. Cependant la plupart de ces Nègres libres
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uennent leurs terres des blancs, qui ont conservé la propriété des meilleurs cantons, surtout vers les hords de la mer. Il s’y trouve des blancs qui ont jusqu’à trente et quarante esclaves. Plusieurs Nègres en achètent aussi pour du coton, qui autrefois tenait lieu d'argent dans l'île, comme le tabac à Maryland et dans la Virginie.
Fuégo était le plus grand marché de coton qu'il y eût dans toutes les îles du cap Verd. Mais on en a tant tiré, que la source en est coinme tarie; de sorte que ce qui était autrefois la principale production de l’île y manque aujourd’hui. Cette rareté du coton dans les îles de San-Iago et de Fuégo « porté les Portugais à défendre, sous de rigoureuses peines, aux habitansde ces deux îles d'en vendre aux Francais et aux Anglais, qui en venaient prendre, ainsi que les Portugais, des cargaisons entières pour la Guinée. Ce règlement conunue de s’observer à San-Tago ; mais comme Fuégo est sans douane, 1l y est fort négligé.
On donne aussi à l’île de Saint-Jean le nom de Brava, qui signifie sauvage, apparemment parce qu'elle a été fort long-temps déserte. Sa terre est fort haute et composée de montagnes qui s'élèvent l'une sur l’autre en pyramide ; cependant, à peu de distance de Saint-Philippe ou de Fuégo, elle paraît basse en comparaison. Elle est fertile en maïs, en courges , en melonsd'eau, en bananes et en patates; les vaches, les chevaux, les ânes et les porcs y sont cn fort grande quantité.
L'île de Saint-Jean est fort abondante en salpêtre, Le gouverneur offrit à Roberts de lui en procurer la cargaison d’une felouque aussi grande que celle qu'il avait perdue, c’est-à-dire, du port de soixante tonneaux. Le salpêtre croît dans les caves, où tons les murs en sont couverts, et dans les creux des rochers, où il se trouve de l'épaisseur de deux doigts. Roberts eut la curiosité de faire divers essais de la terre de l’île. Il tira de certains endroits + de nitre, et dans d’autres, depuis = jusqu’à -. IL trouva que Ja plus grande partie des rocs est imprégnée de ve minéral et cimentée de nitre comme une sorte de glu; car dans la saison pluvieuse, où l'humidité dissout les sels, 1l remarqua que les rocs s’encroûtaient, et que la sécheresse les faisait tomber en poussiére, Il est persuadé que cette île est riche en mines de cuivre, et peut-être en métaux plus fins; ses preuves sont qu'il trouva plusieurs fontaines arides, qui ne manquaient pas de vitriol ; ce qu'il vérifia facilement en y mettant un couteau fort net, qui se couvrit, en moins d'une minute, de parties de cuivre trésépaisses, et d’une couleur presque aussi belle que celle de l'or. II l’y laissa plus longtemps, et, l'ayant fait sécher, il en fit tomber, en le grattant, une véritable poudre; les endroits grattés conservaient même pendant quelque temps l'apparence du vermeil doré. Dans quelques fontaines, les métaux se coloraient plus vite que dans d’autres, et l’aridité diminuait à proportion que la source était éloignée. Roberts trouva différentes espèces de sable pe-
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sant, l'un d’un bleu noirûtre, l’autre tirant sur le pourpre, l’autre clair et brillant , l'autre d’un rouge foncé , etc. ; il en trouva un qui surpassait le fer en pesanteur, et presque aussi pesant que le plomb; il crut même avoir découvert de l'or ; mais les expériences qu’il fit, et pour lesquelles il n’avait d'instrumens que ses yeux et ses mains, n'ayant pas Été Suivies, quoiqu'il eût communiqué ses découvertes au ouverneur et à ses compatriotes anglais, le fait est au moins fort douteux.
L'ile de Saint-Jean est d’une abondance extrême en poisson. 11 y vient aussi quantité de tortues qui y laissent leurs œufs dans la saison des pluies ; mais les habitans ne les emploient pas plus à leur nourriure que ceux de San-Iago et de Saint-Philippe, quoique, dans toutes les autres îles, elles passent pour un mets délicieux , et que Roberts en juge de même. Le principal exercice des insulaires est la pêche à la ligne ; c'est ce qui les rend si attenuifs au naufrage des vaisseaux , et si avides des moindres instrumens de fer qu'ils peuvent sauver.
Les baléas, espèce de baleines, sont fort communs sur la côte. On emploie pour les prendre la même méthode que pour les baleines du Groenland, et l'on en ürede l'huile. On trouvait autrefois beaucoup d'ambre gris aux environs de l'île Saint-Jean. Un Portugais nommé Jean Carneïra, qui avait été banni de Lisbonne pour quelque crime, et qui, s'étant procuré une petite chaloupe , exercait le commerce aux îles du cap Verd , trouva dans ses courses une
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