‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme]Chapitre 65 sur 79 · RALE · texte numérisé non relu

RALE

enfin de chacun bestiaux ; dont quittant l'île, nsulaires une

HISTOIRE GÉNÉ de l'indigo»

ur , jusqu'aux nde parte ; et re faveur aux 1 ans une caverne de la baie, e Fuerno del Padre. A leur

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ensevelit le prêtre et tre n entendit pendant trois jours le bruit de

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pouvoi n'est q ferme demeu treprer moins le goux de leur

ruines. O leurs gémissemens , Sans qu'il füt possible de leur donner le moindre secours: Aussi l'île de Saint-Jean MR prison demeura long-temps SAS aucun ministre ecclésis Me qu tique; Ce qui donna Jieu à la naissance etau mélange Buent « de quantité de superstitions- Dans la suite du temps, Muuver Vévéque de San-1ago » 2ÿant entrepris la visite de Mnème toute sa province» laïssa des ministres fort ignorans! dans chaque ile; et celle de Saint-Jean eut pour s0ù qu'un: artage un prètre nègre » dont celui que Roberts y trouva était le quatrième successeur - Roberts assuré dela c ul n’entendait pas la langue laune ; ce qui n'emdMilise : à lire dans le missel

trâtles sacremenf.

ons établies ; telles que de nt le baptême » de mettre jeunes files dans la céré

sujé00 d’arro

sti ava aux pour marque de

e chacun des morts, et quelquefois d’une quantité de jus de ux ; dont melon d’eau, etc.

ant l'île, Le gouverneur de l’île y exerce la justice , et délaires une dde les petits différends qui s'élèvent entre les hae la baie, M bians. S'ils refusent d'obéir à ses ordres, il a le re. 11 leur pouvoir de les faire mettre dans une prison, qui ; promesse n'est qu'un parc découvert comme ceux où l’on ren-

5. Maïsun [A firme les bestiaux en Europe. Là, dit l'auteur, ils 15 la même demeurent quelquefois des jours entiers, sans ense détacher reprendre de se mettre en liberté. li cst rare du ans SOUS 585 moins de voir des rebelles. Lorsqu'il s’en trouve, , Le bruit de RAR k gouverneur est en droit de les faire reprendre, et sible de leur de leur faire lier les pieds et les mains dans la même Je Saint-Jean prison , avec une garde pour les y retenir, jusqu'à tre ecclésias D qu'ils aient satisfait à leur adversaire, et qu'ils etau mélange üent demandé pardon au public. L'autorité du ite du temps, Muuverneur ne s'étend pas plus loin, dans le cas : la visite de mème de meurtre. Mais Roberts n'apprit aucun S fort ignorans! «emple d'un crime si noir. On l’assura seulement n eut pour s0ù q'un meurtrier serait gardé dans les chaînes pour que Roberts y htendre la sentence du gouverneur de San-[ago ou Roberts assuré de la cour de Portugal. Quelquefois pour les fautes

; ce qui n’emdMlstres , surtout lorsque le coupable est d’un âge dans le misseliuncé, on ne lui donne que sa cabane ou celle

w'il n’adminis Rutrui pour prison; ce qui est regardé comme une mnde faveur, carla prison publique est un châtinent aussi redouté à Saint-Jean quele dernier suplice en Angleterre. Ainsi, long-temps avant que le uicieux auteur du 7raité des Délits et des Peines iétabli, d'après la connaissance du cœur humain,

, usage des supel à laver les enfan | terre sur la têl nie du mariage er d'eau les fossé |

que, la crainte naissant de l'imagination, et l’imagi-

nation étant modifiée par l'habitude, on peut se fa. de miliariseravec l’idée de la peine de mortinfligée pour is tous les crimes , et ne pas la redouter plus qu'on ne cha redouterait un châtiment moindre en soi-même, sil ou était d’ailleurs le plus grave que l'on connût; long. C temps avant que les philosophes eussent souscrit à la [hl vérité de ce principe, elle était prouvée par les faits dans qu'ont recueillis les voyageurs éclairés et les histo. RE ‘ les riens observateurs. lgal Dampier dit que la forme de l'île de Saint-Nicolxs ‘la est triangulaire; que le plus long de ses trois côtés, toien qui est au nord, n'a pas moins de quinze lieues. qu'ils 1l ajoute qu'elle est montagneuse , et que toutes ses JE S ser côtes sont stériles. que d Roberts assure qu'avant la famine qui dépeuph hrein | plusieurs des îles du cap Verd, Saint-Nicolas avai dans ] plus de deux mille habitans, et que le nombre ne tr èrd surpasse. pas aujourd’hui treize où quatorze cents, RE‘! rem Ils ont un prêtre portugais pour le gouvernement BE" lui ecclésiastique; car ils font tous profession de h de son religion romaine, Ils sont tous ou noirs ou:couleur R'"C u de cuivre, avec les cheveux frisés. Jus ju Les femmes de l'île ont-beancoup plus de facilité AP! Cv à se servir de leurs mains et de leurs aiguilles que Bent celles de toutes les autres îles ; celle qui se présente à Dou en public avec une coiffe sans broderie, dans le" S"ret porté

goût des femmes de Bona-Vista, est accusée de paresse et de grossiéreté; elles, sont aussi plus modestes, et. jamais:on ne les voit paraître nues

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DES VOYAGES. 209 devant les étrangers, comme elles en ont l'habitude à Saint-Jean. Si elles ne sont point à travailler aux champs , on les trouve HAAUE occupées à coudre ou : à filer :

C’est dans cette île de Saint-Nicoïus qu'on parle h langue portugaise avec une pureté qui est rare dans les meilleures colonies de cette nation. Mais a les habitans ont cette ressemblance avec les Por-

ugais par le langage , ils ne ressemblent par moins \ la populace du Portugal par leur inclination à voler les étrangers , et par leur soif du sang, lorsqu'ils sont animés par quelque sujet de haine. Ils servent de lnrs couteaux avec autant de cruauté que d'adresse. Roberts prouve leur goût pour le hrein par son propre exemple. Lorsqu'il se trouva dns leur île avec un seul matelot, en 1722, ils enrérent dans sa barque en très-grand nombre ; a remarquant l'endroit où Roberts avait placé ce

qu lui restait de plus précieux, ils prirent droit ul de son infortune pour s'en saisir, en lui disant, f pi wec une impudence extrême, que sa barque et || ! bus ses biens étaient à eux, parce qu'il n'aurait | ja Al pu éviter de périr sans leur secours, et qu'ils lui | avaient apporté quelques bouteilles d’eau fraîche.

«Double fausseté, ajoute Roberts, car j'étais en FEU

bshreté sur mon ancre, et l'eau qu'ils avaient ap- ph All

(portée pour moi, 1ls l'avaient employée à leur

[propre usage. »

À l'égard des productions naturelles de cette île, | loberts assure qu'on v trouve les mêmes sortes de il |

204 GÉNÉRALE sables et de pierres qu à Saint-Jean; et les habitans prétendest, SUT une ancienne tradition, que

ces sables contiennent de l'argent et de l'or; mais orent la manière de les en urer. L'ile

du salpêtre;, et V

qu'ils 1gn produit aussi d'or.

Dampier raconte que malgré les montagnes de Saint-Nicolas et la aérilité de ses côtes , il yaau

centre de l'ile des vallées où les Portugais ont leurs vec du bois pour le

vignobles et leurs plantations a chauffage. Le terroir, suivant Roberts, est fertile pour le maïs, POUF Jes bananes, les courge, les

melons d'eau et muscals Les limons, les CAUrons

et les oranges. On y voit quelques cantiés à sucre, la mélasse. Ils ont des

dont les habitans font de vignes dont 1 tirent, dans les bonnes année, soixante ou quatre-v ingts pipes d'un vin tartreus. Roberts en apprit la quantité par la dîme du pretre, Le prix ordinaire est de trois livres sterling par pipe; mais iLest rare qu'on en trouve encore vers le temps de Noël; et la vendange de l'ile se fait aux mois de juin et de juillet.

On ytrouvait autrefois beaucoup de sang-de-dr gon ; mais l'arbre qui le produit y st devenu s rare, que Roberts doute si l'on recueille annuelle ment vingt ou trente livres de cette résine , et plus souvent corrompue €t falsifiée. Les habitant attribuent la ruine de leurs arbres au pirate AVert qui , ayant brûlé leur ville , et coupé leurs fignier pour faire des chaloupes et des canots à sa flotte

on entire du beurre

, Jes habihuon, que * l'or; mais urer. L'ile e du beurre

ontagnes de s, il y aa ais ONL leurs “bois pour le s, est fertile courges, les s, les citrons innes à SUCre, e, Ils ont des nnes années, vin tartreux, lime du pretre.

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de sang-de-dri

est devenus ueille annuelle tte résine et le e, Les habitant au pirate Avery

1pé leurs figuier anots à Sa floute

DES VOYAGES. 299 les mit dans la nécessité d'employer leurs dragonniers à faire les lambris et les planches de leurs nouveaux édifices. En effet , on ne voit guére d'autre bois dans leurs maisons, quoique, étant creux, avec peu de dureté dans sa substance, il ne soit pas extrêmement propre à bâtir.

Avant la dernière famine, les chèvres, les porcs et la volaille étaient fort communs à Saint-Nicolas ; mais, quoique cette calamité n'ait duré que trois ans, Roberts assure qu'elle y avait causé plus de ravage que dans toutes les autres îles, parce que le pays n'ayant guère d'autre commerce que celui des ânes, souvent il n’y paraissait pas un vaisseau dans l'espace de deux ans, surtout depuis que le besoin de ces animaux était diminué aux Indes occidentales. C’est ce qui avait rendu les habitans plus industrieux que tous leurs voisins. Dans un temps plus heureux, ils avaient une si grande abondance de chèvres et de vaches, que, sans diminuer le fond, parce qu'ils ne les tuaient qu’à proportion du produit, ils embarquaient ordinairement sur les vaisseaux annuels du Portugal deux mille peaux de chèvres des trois îles de Saint-Nicolas, de Sainte- Lucie et Saint-Vincent, et cent peaux de vaches qui ne venaient que de Saint-Nicolas. Mais la famine y avait réduit le nombre des vaches à quarante; et celui même des chèvres était tellement diminué, que le gouverneur dit à Roberts qu'il ne fallait pas

espérer, de trois ans, qu'on en püt faire passer en Portugal.

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L'industrie des habitans de Saint-Nicolas sem. blait promettre, au jugement de Roberts, que leur île serait bientôt repeuplée des espèces d'animaux qui s’accommodent le mieux du pays, surtout de pores et de volailles, dont il y avait déjà peu de familles qui ne fussent assez bien pourvues. Cette réparation s'était faite dans l’espace d'environ trois ans, et le succès en avait été si prompt, qu'on aurait pu charger à fort bon marché un bâtiment ‘le volailles, de porcs, même de chevaux, dont l1 race était venue de Bona-Vista depuis quatorze ans, par les soins d’un capitaine français nommé Rolland.

Les habitans de Saint-Nicolas se font des habits d'étoffe de coton dans la même forme que ceux de l'Europe, et savent travailler les boutons sur tous les modèles qu'on leur présente. Ils se font des bas de fil de coton, d'assez bons souliers de cuir de leurs vaches, et qu'ils ont l’art de tanner fort proprement, Ils faisaient aussi de leur coton plusieurs sortes de draps et de matelas, qui étaient trop bons pour le commerce de Guinée, et que les Portugais venaient prendre pour celui du Brésil; mais, à force d’en ürer, ils ont rendu le coton aussi rare que dans les autres îles du cap Verd.

Le capitaine Cowley, qui y était en 1683, acheta des habitans une provision de bananes et de vin. Il semble qu'aujourd'hui la meilleure partie de leur commerce se réduit aux tortues, dont ils prennent un grand nombre, et à quelques antres pois-

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coton plu- , qui étaient ce, et que les ui du Brésil; le coton aussi 'erd.

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sons dont la péche les exerce beaucoup. Leur île est la seule du cap Verd où l’on trouve une multitude de barques qui leur servent à pêcher entre les îles de Chaon , de Branca, de Sainte-L'icie et de Saint- Vincent. Ils vendent leur poisson argent comptant, ou pour Îles commodités dont ils ont besoin. Les Portugais qui prenaient dans l’île des draps de coton et des matelas pour le commerce du Brésil, payaient ordinairément ces marchandises en monnaie de Portugal, parce qu'ils n’apportaient pas de commodités qui satisfissent les habitans. C'étaient les Français et les Anglais qui leur fournissaient des utensiles et d’autres marchandises de leur goût, pour lesquelles ils tiraient d'eux en échange des änes et des rafraîchissemens ; mais la méme farine qui détruisit leurs bestiaux fit sortir aussi de l'île tout l'argent que les Portugais y avaient laissé; car, dans le besoin où 1ls étaient de toutes sortes de secours, un vaisseau qui leur apportait les moindres provisions était sûr de se les faire payer à grand prix. Chaon, Branca et Sainte-Lucie sont également dépourvues d'habitans et d’eau douce, et les deux premières n’ont pas même de bestiaux.

Saint-Vincent, que les Portugais nomment San- Vincente, est une île basse et sablonneuse du côté du nord-est, mais haute dans la plupart de ses autres parties, et fort riche en rades et en baies. La pêche y est abondante. Entre plusieurs sortes de poissons, Froger en remarque un qu'il appelle bourse, d’une beauté extraordinaire, des yeux du-

quel il sort des rayons, et qui a le corps marqueté de taches hexagones, d’un bleu fort brillant.

Froger assure qu'il se trouve à Saint-Vincent des tortues qui pésent jusqu'à trois ou quatre cents livres. 11 ne faut que dix-sept jours à leurs œuf pour acquérir toute leur maturité dans le sable; mais les petites tortues qui en sortent ont besoin de neuf jours de plus pour devenir capables de gagner la mer, ce qui fait que les deux tiers sont ordinairement la proie des oiseaux.

Saint-Vincent est une île déserte; M. de Gennes, capitaine français, y trouva vingt Portugais de Saint- Nicolas, qui s’y occupaient depuis deux ans à tanner des peaux de chevres, dont le nombre est fort zrand, Ils ont des chiens dressés pour cette chasse. Un senl prend ou tue chaque nuit douze ou quinze de ces animaux. Frézier raconte qu'il trouva dans la baie quelques cabanes dont les portes étaient si basses, qu'on n’y pouvaitentrer qu'enrampantisurses mains, Pour meubles, il y vit de petites bougettes de cuir, et des écailles de tortue qui servaient de siéges et de vases pour l’eau. Les habitans, qui étaient des Nègres, avaient pris la fuite à la vue des Français. On en découvrit quelques-uns dans les bois , mais sans pouvoir les joindre et leur parler. Ils étaient tout-à-fait nus.

À l'exception des chèvres sauvages, dont il es ÿ

fort difficile d'approcher, on netrouva pointd'autres animaux qu'un petit nombre de pintades. La terre est si stérile, qu'elle ne produit aucun fruit ; seule.

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ades. La terre an fruit ; scule-

ment on rencontre dans les vallées de petits bois de tamarinsetquelques arbustesde coton. M. deGennes y découvrit aussi quelques plantes curieuses, telles que l’euphorbe arborescente, et une auronne, d’une odeur et d’une verdure admirables ; une fleur jaune dont la üge est sans fenilles ; le ricin, que les Espagnols du Pérou appellent pillerilla, et dont ils prétendent que les feuilles, appliquées sur le sein des nourrices, attirent le lait, Sa semence ressemble exactement au pepin de la pomme des Indes ; on en fait de l'huile au Paraguay. M. de Gennes ajoute que prés du roc, qui est à l’entrée de la baie, on pêche quelquefois de l’ambre gris, et que les Portngais en vendirent quelques morceaux aux vaisseaux de la flotte française. |

L'ile de Saint-Antoine ou San-Antonio ne le cède guère pour la hauteur à celle de San-Tago, etn'a pas moins de terrain. L'eau fraîche y est abondante.

La multitude des ruisseaux dont l’île est arrosée rend les vallées s: fertiles, que Saint-Antoine le dispute à toutes les autres îles du cap Verd pour le 1: ais, les bananes, les patates, les courges, les melons d’eau et les melons musqués, les oranges, les limons, les citrons et les goyaves. On y trouve aussi plus de vignes ; et si le vin n’est pas le meilleur de ces îles, il n’y en a point où il soit en plus grande abondance ni à meilleur marché.

Il y croît beaucoup d'indigo. Le marquis das Minbas y a formé plusieurs grandes plantations sons la conduite d’un Portugais, qui a trouvé de bonnes

méthodes pour la séparation de la teinture. Ta plante qui porte l’indigo croît avec assez de ressemblance au genêt, mais elle a moins de grandeur. Ses feuilles sont petites , pâles , vertes , assez semblables à celles du buis. On les cucille au mois d'octobre et de novembre, pour les broyer en bouillie, dont on fait des tablettes et des boules pour la teinture.

Le marquis das Minhas a formé aussi des plantauons de coton qu'on cultive avec soin, et des manufactures dort 1l sort de bonnes étoffes. L’arbuste qu produit le coton est à peu prés de la grosseur d'un rosier, mais s'étend beaucoup davantage. Ses feuilles sont d’un vert d'herbe, et ressemblent à l'épinard. La fleur est d’un jaune pâle. Lorsqu'elle tombe, il lui succède un péricarpe, où le coton est renfermé dans trois cellules, et qui conuent aussi la semence, qui est noire et de forme ovale, de la grosseur à peu prés d’un haricot.

Les vallées de l’île Saint-Antoine sont couvertes de bois. Entre plusieurs sortes d'arbres, on y trouve en abondance le dragonnier.

Les ânes et les porcs y sont, non-seulement en grand nombre, mais plus grands et plus forts que dans les autres îles du cap Verd. Les vaches n’y sont pas moins communes, et les montagnes sont remplies de chèvres sauvages.

Sur une des montagnes de l’île, on trouve une pierre transparente, que les habitans appellent topaze; mais Froger, qui en parle, n’ose assurer que ce soit la véritable pierre de ce nom.

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DES VOYAGES. 5ot

L'ile de Saint-Antoine, à l'époque où écrivait Roberts, appartenait au marquis das Minhas, qui envoyait tous les ans un vaisseau aux îles du cap Verd, pour apporter en Portugal les revenus de son domaine. Il jouissait des principales richesses de l'île; c'est-à-dire que les vaches, les chèvres sauvages, le sang-de-dragon , les pierres précieuses , le beurre d’or et l'ambre gris étaient à lui sans partage. Il y a des peines rigoureuses pour ceux qui seraient convaincus d'avoir caché de l’'ambre gris. Cependant Roberts observe qu'avec un peu de connaissance de la langue du pays, il n'est pas dificile d'obtenir des habitans, à fort bon marché, tout ce que l'ile produit. On envoie tous les ans au roi de Portugal une certaine quantité de beurre d’or. Ce beurre d'or est une substance grasse et concrète. On la üre par ncision d'nÿ : *spèce de palmier qui croît dans la parue de FT. :1jue occidentale, voisine du Ric- Grande. On emploie cette substance dans les affecons rhumatïsmales , on en frotte la partie malade qui en éprouve du soulagement.

On assure dans l'île qu'il s'y trouve une mine d'argent, mais que, dans la crainte que le roi ne s'en saisisse, le marquis das Minhas diffère toujours à la faire ouvrir. On ajoute qu'un particulier, qui

| sétait retiré dans les montagnes pour y mener la

vie érémitique , en tira de l'or jusqu'à la chère

d'un âne.

Froger dit que les Portugais de Saint-Antoine , comme ceux des autres villes, sont d'une couleur

502 HISTOIRE C NÉRALE

sombre et basanée , mais qu'ils O doux et fort sociable. Roberts con

nous apprend d'esclaves. Dans le temps; di faisaient le co le marquis cargaison d son ile, où ils apprirent bientôt du pays la m fournir à leur propre entretien.

plièrent si vite, que»

quis fit transporter en Portugal et a

e Nègres, et les établit à

les quatre cinquié total monte à deux mille cinq ce seulement leurs maisons et leurs

les Nègres libres, mais encore des tivent pour eux-mêmes ; aVeC la dé relle du seigneur, SOUS l'autorité d'u

«ui est ordinairement qui porte le titre de capitaine mor.

divisée en deux sortes de Nègres, en s'élève quelquefois toujours sanglante.

fermiers ; qui peuvent être déplacés

maître , et fixés même à l'esclavage Par

ou par la souveraine

jures se terminent OT

les Negres libres, qui

bre, ne remportent jamais l'avantage.

nt le catactère fort firme cet éloge. Il que leur île est une espèce de magasin il, que les Portugais mmerce des esclaves pour l'Espagne,

das Minbas fit acheter, en Guinée, une ses frais dans

des Nègres libres anière de former des plantations , et de Ces esclaves multisans compter ceux qué le maru Brésil, ils font :àmes des habitans ; dont le nombre nts. Ils ont nonfemmes, comme biens qu'ils culpendance natun inspecteur,

liberté. Les autres leur reprochent de n’è

un Poriugris européen ; €t Ainsi l’île est tre lesquels il des querelles, dont la fin est Les Nègres libres font valoir leur

tre que des au gré du la nécessité,

volonté du marquis. Ces in-

dinairement par des coups, €t sont fort inférieurs en n0M- L'inspecteur

mêm l'insc utile:

penc ceux ceux

tère fort éloge. Il magasin Portugais Lspagne ; née , une

vrais dans

res libres ons , et de ves multiue le marsil, 1ls font le nombre s ont nones, comme qu'ils cullance natuinspecteur, aropéen ; a insi l'île est e lesquels il nt Ja fin est nt valoir leur être que des s au gré du r la nécessité, quis Ces indes coups , €t jeurs en nom- , L'inspecteur

a a souvent beaucoup de peine à réprimer insolence des escla 1 1

en ven Na , comme ils sont plus

à que les autres à l'intérêt du maître, la faveur

an Âté a ê

penche de leur côté. La liberté n'est bonne qu'à

ceux qui la possèdent, et l'esclavage ne pèse qu'à ceux qui le souffrent.

LES 29 > vu DE sed ee

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Tu | gra r " pos LIVRE TROISIEME.

du« : , , A 9 MES auti VOYAGES AU SÉNÉGAL ET SUR LES CÔTES D AFRIQU : . as JUSQU’A SIERRA-LÉONE, Pr} mals mair | dése:

CHAPITRE PREMIER. À e. + 4 La sy pt Foyages de Cadamosto sur la rivière du Sénégal et de la dans les pays voisins. Azanaghis Tegazza. Côte hient

d'Anterota. Pays de Boudomel. Pays de Gambra. ne ler

davan Après avoir parcouru les principales îles placées LE quent dans l'océan Atlantique vis-à-vis le continent afri- kem, e

cain, et dont les Européens se sont emparés à la des te même époque où ils commencèrent à reconnaître la que nd

côte occidentale de cetie partie du monde, nous qu'ils

allons, en retournant un peu sur nos pas , Suivre conti

avec les voyageurs cette même côte, depuis le désert lie Mo

de Sahara jusqu'à Sierra-Léone, où commence la Lang Guinée proprement dite. yrel Avant de passer par le détroit de Gibraltar dans £ up l'Océan , qui baigne la côte occidentale d'Afrique, ont on trouve, sur les bords de la Méditerranée, les Ju qu contrées connues autrefois des anciens, et qui for Me ment ce que les modernes ont appelé Barbarie, Eure Alger et son domaine , qui est l’ancienne Numidie;

arri L,

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