‹ Abrégé de l'histoire générale des voyages [microforme]Chapitre 66 sur 79 · U00% DS RS · texte numérisé non relu

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AFRIQU :

Sénégal et ,zza. Côte e Gambra.

iles placées nent afrimparés à la connaître la onde, nous s PAS » suivre puis le désert sommence la

ibraltar dans

le d'Afrique,

iterranée, les is, et qui forelé Barbarie, nue Numidie;

DES VOYAGES. 505 Tunis, quon croit être Carthage ; Tripoli, la grande Syrte ; Barca, tout ce qui composait les

ossessions romaines jusqu'au mont Atlas. Au-delà du détroit est le royaume de Fez, l'empire de Maroc, autrefois la Mauritanie Tiagitane, Dara, Tafilet, pays gouvernés jadis par Syphax et par Bocchus, mais sous la dépendance ou la protection des Romains, qui avaient poussé leurs conquêtes jusqu’au désert.

À l'orient , les Romains possédaient encore l'Ésypte et la Nubie, et connaissaient quelques ports de la mer Arabique. Ia grande région qu'ils appehient Éthiopie, et que nous nommons Abyssinie, ne leur était connue que de nom. Elle ne l’est guére davantage aux modernes, qui pourtant en ont fré-

A quenté quelques ports, comme Adel, Zeyla, Souakem, etc., mais n’ont que peu pénétrédans l’intérieur des terres. À l'égard de la côte orientale d'Afrique,

que nous avons vu découvrir par les Portugais après

qu'ils eurent doublé le cap des Tourmentes , et qui contient les royaumes de Mozambique, de Quiloa,

Ai: Monbassa , de Mélinde, tout ce qu'on appeiie le

Languébar et la côte d’Ajan, les commerçans de

Tyr et de Phénicie y descendaient par la voie beau-

oup plus courte de la mer Rouge, dans des temps

jont 1l nous reste bien peu de traces, Nous avons pu que , par la même voie, les Arabes ou Maures de Mecque, ceux de Barbarie, et plus récemment les ures, y venaient commercer quand les Portugais arrivérent. Mais, quand ces mêmes Portugais ,

300 HISTOIRE quand les Anglais et les Frariçais abordèrent en Gui- JE de l'in née , ils n'y trouvèrent que des Nègres et des ser- ils étai pens: Là commence donc pour nous la description relation d'une nouvelle terre découverte par les modernes D omis. pour le malheur de ses habitans ; qui depuis n'ont Cad. pas cessé d'être vendus aux nations de l'Europe, de Gib uveau-Monde D pas hal

sessions du No

des Indes. jusqu

our exploiter les po

et des îles de la mer Avant de parler dé la Guinée proprement dite, M ste, nous nous arrêterons d’abord sur les pays voisinsde M u9nes n remontant dans l'intérieur (ment t

la rivière de Sénégal , € des terres et dans les entre cette de Gambie.

né Cadamosto ; ortugal ;, don Henri, et que

contrées situées

rivière et celle

Un Véniuen nomi qui était au

service de V'infant de P

nous avons cité à l'arücle des iles du cap Verd e Mi n'a

des Canaries; voyagea aussi sur les bords du Sénéyil Blanc détails sur son sa

et de la Gambie, et nous alaissé quelques

La relation

de ses voyages » la plus an-

ces contrées.

cienne des nayigations modernes publiées par Cet est uu véritable modèle ; elle ne

qui les ont faites »

perdrait rien à être compar biles navigateurs de nos jours:

admirable ; les détails en sont attachans ; criptions claires et précises.

teur éclairé. Parmi e,à a quelques-unes de &

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ce à celle des plus l- 11 y règne un ordre les des On reconnaît partoti

les choses qu'il a en la vérité ; qu'il est di

Y'ebserva

du dire, il s'en trouv on en verr it de sa relation qu'on va

l'extrai a la bonne foi de convenir lui-mên

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et des serdescription s modernes lepuis n'ont e l'Europe, veau-Monde

rement dite, ays voisins de ns l'intérieur:

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Ile des plus lac

ÿ règne un ordre achans, les des

DES VOYAGES. 307 le l'invraisemblance de ces sortes de récits, mais ls étaient conformes au goût de son siècle, et sa relation eût semblé dénuée d'intérêt sil les eût omis.

Cadamosto observe d’abord qu'au sud du détroit de Gibraltar, la côte, qui est celle de Barbarie , n’est pas habitée jusqu'au cap Cantin, d'où l’on trouve, jusqu'au cap Blanc, une région sablonneuse et dérte, qui est séparée de la Barbarie par des monugnes du côté du nord, et que ses habitans nomment Sahara. Du côté du sud, elle touche au pays des Nègres , et dans sa largeur , elle n’a pas moins decinquante ou soixante journées. Ce désert s'étend jusqu'à l'Océan. Il est couvert de sable blanc, si de et si uni, que, le pays étant d’ailleurs fort bas, il n'a l'apparence que d’une plaine jusqu’au cap Banc, qui tire aussi son nom de la blancheur de son sable , où l’on n’aperçoit aucune sorte d'arbre ou de plante. Cependant rien n’esi si beau que ce ap. Sa forme est triangulaire , et les trois pointes quil présente sont à la distance d'un mille l’une de l’autre.

Cadamosto parle ensuite des Azanaghis, peuples maures qui babitent cette partie du désert la plus visine du Sénégal, et qu’on appelle Zanagha, sans

reconnaît partoit hoses qu'il a et rité ; qu'il est di lques-unes de ni jon qu'on Va ire

oute à cause du voisinage de ce fleuve, ainsinommé jar les naturels du pays, et dont nous avons fait énégal. La partie de l'Afrique que nous considéerons dans ce chapitre et dans les deux suivans, st entre le 8° et le 18° degré de latitude nord.

à A onvenir lui-méên

Derrière le cap Blanc, dans l'intérieur des terres, on trouve à six journées du rivage une ville nommée Ouaden, qui n’a pas de murs, mais qui est fic. quentée par les Arabes et les caravanes de Tom. bouctou et des autres régions plus éloignées de}, côte, Leurs alimens sont des dattes et de l'orge, J}, boivent le lait de leurs chameaux. Le pays est si see, qu'ils y ont peu de vaches et de chèvres. Ils sont mahométans, et fort ennemis du nom chrétien, N'ayant point d'habitations fixes, ils sont sans cesse errans dans les déserts, et leurs courses s'étendent jusque dans cette partie de la Barbarie qui est voisine de la Méditerranée. Ils voyagent toujours en grand nombre, avec un train considérable de chameau, sur lesquels ils transportent du cuivre, de l'argent et d’autres richesses , de la Barbarie et du pays des Nègres à Tombouctou , pour en rapporter de l'x et de la malaguette , qui est une espèce de poivre. Leur couleur est fort basanée. Les deux sexes on pour unique vêtement une sorte de robe blanche, bordée de rouge. Les hommes portent le turban, à la manière des Maures, et vont toujours nu-picds, Leurs déserts sont remplis de lions, de panthéres, de léopards et d’autruches , dont l'auteur vanteles œufs , aprés en avoir mangé plusieurs fois,

Les Portugais établis dans le golfe d’Arsu commercaient avec les Arabes qui venaient sur li côte. Pour l'or et les Nègres qu'ils tiraient d'eux ils leurs fournissaient différentes sortes de mar chandises, telles que des draps de laines et d'autre

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golfe d'Arouir 1 venaient Sur la s üraient deux

cofles, des tapis, de l'argent et des alkazélis (1). Le prince fit bâtir un château dans l'île d’Arguin, pour la sûreté du commerce; et tous les ans il \ arrivait des caravelles de Portugal. Les négocians sabes menaien, au pays des Nègres quantité de chevaux de Barbarie, qu'ils y changeaient pour des esclaves. Un beau cheval leur valait souvent jusqu’à douze ou quinze Négres. Il ne faut pas que nous soyons étonnés de cette disproportion, puisque

parmi nous un bon cheval coûte cent pistoles, et ”

un bon soldat vingt écus. Les Arabes y portaient

aussi de la soie de Grenade et de Tunis, de l'argent ia d'autres marchandises pour lesquelles ils rece-

uent des esclaves et de l'or. Ces esclaves étaient imenés à Ouaden, d’où ils passaient aux montames de Barca, et de là en Sicile. D’autres étaient conduits à Tunis et sur toute la côte de Barbarie ; le rte venait dans l’île d’Arguin , et chaque année il m passait sept ou huit cents en Portugal.

Avant l'établissement de ce commerce, les caraelles portugaises, au nombre de quatre et quelquefois davantage, entraient bien armées dans le golfe d’Arguin, et faisaient pendant la nuit des descentes sur la côte pour enlever les habitans de l'un et l'autre sexe qu'elles vendaient en Portugal. estce que les Européens appellent le droit des ens, lorsqu'ils sont les plus forts. 1ls poussérent inst leurs courses au long des côtes jusqu'à la

(1) Espèce de vêtement.

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