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dont ils ont besoin, parce qu'ils ont aussi peu de disposition à sortir de leur pays qu'à recevoir les étrangers. D'ailleurs, s'ils entreprenaient de traverser celui des Sazacolez pour se rendre aux établissemens de France sur le bord du Sénégal, ces peuples, qui sont pauvres, avides, méchans et de mavaise foi, ne manqueraient pas, au mépris de tous les traités, de piller des passans qu’ils verraient chargés d’or. Ainsi, les Français se trouveraient engagés dans des guerres continuelles pour soutenir leur commerce. L'auteur conclut que l'intérêt de la Compagnie française est d'établir des comptoirs bien fortifiés dans un pays dont elle a tant de richesses à se promettre.
La plus riche de toutes les mines est presqu’au centre du royaume de Bambouk, entre les villages de Tombaaoura et Nettéko, à trente lieues de la rivière de Falémé, à l’est, et quarante du fort Saint- Pierre, situé près de Kaïnoura, sur la même riviérce. Elle est d’une abondance surprenante, et l’or en est fort pur. Quoique tout le pays, à quinze ou vingt lieues, soit si rempli de mines qu’on ne pourrait les marquer toutes dans une carte sans y mettre trop de confusion, il est certain que ce canton de Bambouk l'emporte sur tous les autres en richesses.
Ces minessontenvironnées de montagnes hautes, nues et stériles. Les habitans du pays n'ayant pas d'autres commodités que celles qu'ils se procurent avec leur or, sont obligés d'y travailler avec plus d'application que leurs voisins, Le besoin sert d’ai-
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: DES VOYAGES. 455 ” | 199 guillon à leur industrie. On trouve dans des trous qui n’ont 1 Re ts pi ont pas moins de dix pieds de ondeur ; ce qui doit paraître merveill us ee veilleux pour ces se ni échelles, n1 machines. Ils ayouen è | tous qu’à la profondeur où ils s'arrêtent, l’ se trouv a : : en plus grande abondance qu'à la silice orsqu | | orsqu'ils rencontrent quelque veine mêlée de g vier, ou de quelque subs .
es que substance plus dure, l'expé ce ai ; L eur a fait comprendre qu'il faut our marcassite pour en tirer l'or. Ils en lavent les fi mens, et rassemblent ainsi ce qui frappe l “is é ope leurs ver Qui ne conçoit pas qu'avec plus d'industrie ils : tirer: infini k raient infiniment davantage? Ajoutons qu'ils n'ont jamais été nt jamais été capables de pénétrer jusqu’ principales veines. des Toute 1 2 s ces terres sont argileuses et de différentes . ; comme blanc, pourpre, vert de mer aun sieur jaune de plusieurs nuances, bleu , etc. Les Né de ce canton l’emportent sur tous les aut ur la < res fabrique des cassots ou têtes de pipe. On voi je des . On voit briller seu , dans la terre dont ils se servent, du sa : L] . d . or et des paillettes de diverses grandeurs m 1 | | ais les paillettes sont fort minces. Ils appellent dote . 9 4 L terre ghingan, c’est-à-dire, terre d'or, ou doré Quoiqu'’elle ait été lavé | ? nomades té lavée lorsqu on l’emploie pour les cassots , on en tirerait encore beaucoup d'or L3 Outre Fe dont la nature est si prodigue dans la con | . e Bambouk, on trouve, dans quantité à endroits, des pierres bleues, qu'on regarde comme es $ L] LA | signes certains de quelques mines de cuivre ,
d'argent, de plomb, de fer et d'étain. On y a trouvé d'excellentes pierres d’aimant, dont on a pris soin d'envoyer plusieurs morceaux en France. Mais l’ardeur ne doit pas être bien vive pour des biens d’une valeur médiocre, dans un pays où l’on nous représente l’or si commun.
A l'égard du fer, ce n’est pas seulement dans les contrées de Bambouk, de Galam , de Keigné et de Dramanet, qu'il est en abondance et d’une excel- Jente qualité ; 1l s'en trouve dans tous les autres pays en descendant le Sénégal, surtout à Ghiorel et à Donghel, dans les états du Sirauk, où il est si commun, que les Négres en font des pots et des marmites, sans autres secours que le feu et le marteau. Aussi n’en achètent-ils pas des Français, à moins qu'il ne soit travaillé.
Le royaume de Galam produit quantité de cristal de roche , des pierres transparentes et de beau marbre. Il n’est pas moins riche en bois de couleur, d’un grand nombre d'espèces, dont quelques-unes donneraient beaucoup d'éclat à la teinture de l'Europe.
La Compagnie de France s’est fait apporter, du même pays, des ais de salpètre. Il ne demande que la peine du i .sail et du transport. Ce serait épargner à l’Europe l'embarras de l’apporter des Indes orientales, d’où l’on en tire beaucoup.
Brue avait formé différentes vues pour l’établissement des Francais dans le royaume de Bambouk. Il les réduisit à un seul système, qu’il soumit au jugement de la Compagnie. Il voulait d'abord qu'on n'é-
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permission de bäur dans leur pays. Il proposait d’e a né n construire la rivière de Falémé, et d'en fai be air "OISIÉ i füt mobile, c'est-à-dire, de boi a L , de bois, pou de mine en mine, suivant | . + sn Ne . es raisons qu'on aurai préférer l'une à l’autre. Le dire Ée les mineurs, les soldats, et t Fe de « | x se de ” us les gens nécessaires LEP , auraient eu, dans le for 1 retraite toujours sûre, dont ] SR ; tre, a crainte des : à feu aurait éloigné les Négres de Bamb à ie : nbouk. Mai . : . Mais pra des lenteurs qui ne convenai 4 na P : impatience de sa nation, il en f A ee 1 ï | , Orma u . : vie je à la Compagnie le 25 6 re1723.1 y établi 1 sd : issait que dou uecentsh pr shomme D armée suffisante pour la conquêt :
rovaume de | Hs ee. en , et que l'entretien de ce corps y pendant quatre a l es: °ans,nere 1 à sea ; eviendrait qu’:
: millions de livres. I] comptait die as mille m ’or,à ci hs arcs d’or, à cinq cents livres le marc . et : rseral +. br dire ee ient toute la dépense, et que les mines raient annuellement plus de mille . | marcs.
ne s'est point apercu jusqu'à présent ce système ait été goûté. +
On IS es se dispenser de donner ici quelque . étendue et de la situation d’un roya “ie on a tant vanté les richesses. Du côté de me e royaume de Bambouk s'étend dans une oi :
régions de Galam et de Casson. A Tous a .
rivière de Falémé et les royaumes de a :
Combregoudou ; au sud , celui de Mankanna, et les pays à l’ouest de Mandinga ; ses bornes orientales sont encore peu connues : on sait seulement qu’elles touchent au pays de Gadoua et de Guinéeintérieure, où les voyageurs européens n'ont pas porté bien loin leurs découvertes.
Le pays de Bambouk , comme ceux de Contou et de Combregoudou, n’est gouverné par aucun roi, quoiqu'il porte le nom de royaume. Peut-être avaitil autrefois des souverains, mais à présent les habitans n’ont pour seigneurs que les chefs des villages, qui sontnommés farims, vers la rivière de Falémé, avec l'addition du lieu dont ils sont les maîtres, comme farim Torako, farim Ferbarana. Dans l’intérieur du pays, ces chefs s'appellent Elemanni, ou portent d’autres noms. Quoique leurs titres soient moins fastueux que ceux d'empereur ou de roi, ils ont la même autorité, et leurs sujets vivent dans la même soumission, aussi long-temps du moins qu'observant les anciens usages de cette aristocraie, ils n’entreprennent point d'innovation ; car il serait dangereux d’aspirer au pouvoir arbitraire, Le moindre châtiment qui menacerait les usurpateurs serait une honteuse déposition ou le pillage de leurs biens. Il semble que l'or du pays de Bambouk y ait combattu le despotisme dont partout ailleurs il a été l'instrument.
Tous ces farims ou ces chefs sont indépendans l'un de l’autre; mais leur devoir les oblige de se réunir pour la défense du pays, lorsqu'il est attaqué
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