‹ Abrégé de l'Histoire romaineChapitre 18 sur 30 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

JJepuis la sédition des Gracques jusqu^à^ la dictature perpétuelle de Sylla,premier' pas pers la ruine de la république.

Fendant que les Romains étaient dans An 634. cet état de corruption , leurs armées remportaient des succès sur les étrangers^ Entre plusieurs victoires , on ne doit pas oublier celle sur Jugurtha, prinoe de Na«midie, qui perdit sa couronne. Petit*^£ils de Massinissa^ qui s'était ligué avec Rome contre Garthage , élevé avec deux jeuaea princes qui devaient Irriter du trône , supérieur à tous les deux , et jouissant de la faveur populaire y il massacra Hiempsal y l'aîné des deux » et vcoilut traiter de même Adherbal) le plus jeujae, qui s'échappa^ et courut demander du recours aux Romains, ^ugurtha sachant combien le sénat était devenu avare et injuste^ lui envoya dea ambassadeurs chargés de présen& Us réus* iireçit à faire décréter au sénat que la woiUé

DE LA RÉPUB. ROMAINE. l83 c[u Toyaaine , acquise par le meurtre et l'usurpation, appartiendrait à leur maître. On envoya des députés pour faire le partage du royaume entre Adherbal et Jugurtlia. Ces députés , au nombre desquels était Opimius , l'ennemi de Gracchus , voulant suivre l'exemple du sénat, furent séduits par l'usurpateur, à qui ils accordèrent W. meilleure portion. Mais celui-ci désirant posséder le tout, et colorant son ambition, fit d'abord , et comme par représailles , quel^ ques incursions. Bientôt il leva le masque , assiégea Adherbal , s'en rendit maître, et le massacra. Le peuple romain , à qui il res^ tait encore quelque générosité, se plaignit de cette perfidie , et obtint un décret , par lequel Jugartha fut sommé de comparoitre, pour désigner ceux qui avaient accepté ses présens» Jugiirtha ae fiant à la clémence romaine , ne fit aucune difficulté de so rendre à Rome ; mais le peuple étant mé* content, il reçut l'ordre de sortir de la ville, et Ton envoya à sa poursuite le consul Albanus avec une armée» Ce dernier cédant aux avis de son frère Aulus , homme incapable de commander , engagea le'com-^ bat dans une position désavantageuse , et

Tarmée entière , pour éviter d'être taillée

en pièces^ fut obligée de passer sous la

7oug.

MéteUus , élu consul , trouva , à son arrivée en Numidie , des officiers sans crédit, une armée sans discipline, un ennemi intrigant et actif. Par sa grande surveil-* lance , 'par son intégrité , MéteUus ^ que ridée de corruption faisait frémir, cliangea bientôt la face des affaires, et sut gagner la confiance de Farméa Dans l'espace de deux ims, lugurtha perdit plusieurs batailles, et fut obligé de demander la paix. Tout pro^ mettait à MéteUus une victoire certaine et fEicile; mais il fut trompé dans son attente par les intrigues de Caïus^Marius, son lieutenant, qui voulut cueillir le fruit de la victoire et des travaux d'un autre. Gài'us- Marins était né dans un viUage, près d'Ar* pinium, de parens pauvres, et obligés de travailler pour vivre. Comme il avait , dans fia jeunesse , partagé leurs peines , il avait contracté des manières aussi rudes que sa physionomie était dure. C'était un homme d'une stature gigantesque , d'une force extraordinaire et d'une hardiesse indomp^ table. MéteUus solUcitait à Rome des ordres

DE LA RÉFUti. ROMAINE* 1^5 pour continuer de commander. Marias^ dont l'ambition n'avait plus de bornes , résolut d'obtenir le commandement pour lui-» même, et d'avoir aussi là gloire de terminer^ la guerre» Ses émissaires furent chargés dé calomnier Métellus : ayant réussi à mécontenter le peuple contre lui, il obtint la permission d'aller à Rome solliciter le consu-* lat , qu'il obtint contre l'attente et l'intérêt des nobles.

Investi du pouvoir de conduire la guerre, Marins se montra propre à s'acquitter de cette commission. Sa vigilance égalait sa valeur : il s'empara promptement des villes qui restaient encore à Jugurtha. Ce prince se voyant hors d'état de résister seul, eut recours à Bocchus , roi de Mauritanie , dont il avait épousé la fille. Les Numides sur^ prirent le camp des Romains pendant la nuit, et remportèrent un avantage passagen n fut de peu de durée, et Marins, bientôt après , les vainquit entièrement à deux xe" prises , dans l'une desquelles il y eut neuf miUe Africains tués. Voyant que les Romains étaient trop puissans , Bocchus no voulut plus exposer sa couronne pour conserver celle de son allié j il résolut de faire

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la paix à quelque prix que ce fôt. Il envoya donc la demandéi' à Rome. Le sénat reçut )es ambassadeurs avec sa hauteur accoutumée y et , sans faire attention a leur de-mande, il ne leur accorda point l'amitié qu'ils roulaient y mais seulement le pardon. On leur fit entendre cependant que s'ils livraient Jugurtha aux Romains, ils appaiseraient le ressentiment de ceux-ci. D'abord^ Bocchus frémit à cette proposition ; mais Sylla sut lui rendre cette perfidie moins odieuse. Jugurtlia abandonné , et attiré dans une embuscade sous quelque prétexte que lui donnait son allié , qui lui ayait de^ mandé une conférence, fut pris, chargé de chaînes , et conduit à Rome par Marius« Exemple déplorable de l'ambition. Il ne survécut pas long-temps à sa chute, et fut condamné , après avoir orné le triomphe du vainqueur, à mourir de faim en prison.

Mwius , après cette victoire, en remporta deux autres plus signalées sur les Teutons et les Cimbres, au nombre de trois cent mille , et les défit entièrement , les premiers en Provence , proche d'Aix, et les derniers dans les plaines de Verceil : ces barbares «!Qrta»ient de la Chersonèse cimbrique» De-

DB LA RÉPUB. ROMAINE. 187 -.venu par ces saccès formidable aux nations éloignées y il fut ensuite , pendant la paix y bien plus dangereux à ses compatriotes.

Il eut la bassesse de faire bannir de Rome Métellus y son bienfaiteur. La force qu'il avait donnée au parti populaire , croissait .chaque jour : il y avait long- temps que les peuples voisins de Rome demandaient le droit de cité aux iRomains. Les Iteliens résplurent d'obtenir par force la faveut qu'on leur refusait j mais le sénat s'y opposa tou)Ours par ses intrigues. Ce fut l'origino de^ la guerre sociale ou des alliés, dans laquelle plusieurs Etats de l'Italie se liguèrent .pour obtenir le redressement de leurs torts. Peux ans après, la guerre continuant avec des succès douteux, le sénat commençait à réfléchir , et à voir que la puissance des Romains courait des risques , soit qu'ils fussent victorieux ou vaincus. Pour appai-< ser les révoltés par degré, il accorda la liberté aux villes de l'Italie qui ne s'étaient point soulevées. On l'offrit en^te à celles qui déposeraient les armes. Le succès cou?ronna cette douceur inattendue. Les alliés, dont la défianc^ était mutuelle, offrirent do faire un traité séparé. I4e sénat les reçut

partiellement II leur accorda la liberté^ mais ne leur permit de voter que lorsque les autres auraient donné leurs suffrages; de manière qu'ils eurent peu d'influence dans la constitution de l'Etat.

Cette guerre ruineuse étant finie , les se* nateurs songèrent à combattre Mithridate , le monarque de l'Orient le plus puissant et le plus guerrier. Marins se préparait depuis long - temps pour cette expédition ; mais l'intérêt de Sylla était de se &ire désigner lui-même. Marins usa d'artifice pour tromper son attente; et ^ avec le secours de Sulpitius , tribun ennemi juré de Sylla , le commandement de l'armée contre Mithridate fut transféré de Sylla à Marins. Le premier manqua être tué par les satellites de Sulpitius y et ne dut son salut qu'en se sauvant dans la maison de Marins qui eut k gé^ nécosité de sauver la vie à son ennemi Celui-ci envoya de Rome des officiers pour prendre , en son nom y le commandement de l'armée ; mais, au lieu d'être obéis , ik furent tués , et Sylla engagea les troupes à le suivre pour se venger de tous les ennemis qu'il avait à Rome*

Ses soldats entrèrent, Fépée à la main^

BE LA RÉFUB. ROMAINE. 1S9 dans la ville , comme dans une place prise d'assaut Marias et Sulpitius ^ à la tête d'un corps de leurs partisans , voulurent leur ré* sister ^ et les habitons ^ craignant le pillage » jetaient y du haut des maisons , des pierres et des tuiles sur les soldats. Un combat aussi inégal dura plus long-temps qu'on ne l'au^ rait cru. Enfin Marins et son parti cherché^ rent leur salut dans la fuite , 'après avoir vainement offert la liberté aux esclaves qui voudraient les secourir.

Sylla, se voyant maître de la ville , com* mençaà dicter des loix d'une nature à venger les outrages qu'il avait reçus. Marins chassé de Rome 9 déclaré l'ennemi de la patrie , fut «bligé de fuir à pied, sanâ suite et à soixante ans y pour échapper à ceux qui le poursuivaient Après avoir erré pendant quelque temps, chaque jour exposé à de nouveaux dangers , et plus d'une.fois sur le point d'être pris , il se cacha dans des marais près de Minturnes , où il passa une nuit en^ tière enfoncé dans l'eau. Au point du jour ^ il s'avança vers la mer, espérant trouver un vaisseau qui faciliterait sa fuite ; mais il fut découvert , et conduit, la corde au cou^ dans Minturnes. On le jette en prison ,

depouiue ae ses naoïis ct oauyeri ae ooue. Voulant se ccmfonoDCT aux ordres du sénat , }e gouTemear de la place envoya un esclave Gimbre pour le tuer. Mais celui-ci n^eut pas platâf pénétré dans la prison y qu'il s'arrête tout à coup , intimidé par l'aspect terrible et la Yoix imposante de Marins. Barbare , lui crie le Romain d'un air sévère, oserast-tu tuerCaaus-Matius?Frappé comme d'un coup de foudre , le Cimbre jette son épée , et sort en s'écriant qu'il ne saurait tuer Marins. Considérant l'efiFroi de l'esclave comme \m présage favorable du retour de Marins , le gouverneur le remit encore une fois en liberté y etj le recommandant à la fortune , il lui fit donner un vaisseau pour le transporter hors de l'Italie* Une tempêterobligca de relâcher sur les côtes de Sicile. Un ques leur romain qui s'y trouva par hasard , résolut de le saisir. Marins^ perdit six de ceux qui protégeaient sa retraite au vaisseau. Il aborda ensuite en Afrique près de Carthage, et s'assit tristement sur lés ruines de cette ville détruite. Le préteur lui envoya l'ordre de se retirer. Marius qui jadis avait rendu des services à cet homme , ne put retenir son indignation, en ne trouvant par- tout

DE LA RÉPUB. ROMAIN». I91 que de ringralitade. Se préparant à obéir , il chargea le messager ^e dire à son maître qu'il avait yu Marias assis sur les ruines de Carthage^ comme s'il eût voulu lui faire remarquer la grandeur de sa chute. Il s'embarqua donc encore; et, ne sachant sur quelle terre aborder pour ne pas rencontrer un ennemi, il passa l'hivej? sur mer, attendant à chaque instant le retour d'un messa- . gerde son fils, qu'il avait envoyé implorer la protection de Mandrastal , prince d'Afrique. Après une attente longue et pénible, il vit , au lieu d'un envoyé , arriver son fils lui-même , qui s'était échappé de la cour inhospitalière de ce monarque, où il avait été gardé non comme \in ami , mais comme un prisonnier. Il arrivait à temps pour empéôher son père de partager le même sort

lis apprirent, dans cette situation , qae Cinna, qui était de leur parti, et n'avait point quitté Rome , marchait à la tête d'une armée considérable , leVée dans les états d'Italie qui avaient épousé sa cause. Bientôt ils joignirent les troupes aux portes de Rome. Sylla était absent : il commandait les ti^oupes contre Mythridate, pendant que Cinna mar-

d'entrer , sous prétexte qu'ayant été banni par un acte public, il en fallait un autre pour autoriser son retour. C'était ainsi qu'il Voulait donner une apparence de justice aux cruautés qu'il méditait ; et près de faire périr des milliers d'hommes , il professait un respect extérieur pour les loix. Le peuple rassemblé, procédait à casser l'acte qui l'exilait. Mais, incapable de contenir plus longtemps sa vengeance, Marins entrât dans la ville à la tête de ses gardes , et massacra , sans remords ni pitié , tous ceux qui avaient été contre lui. H fit égorger, en sa présence, ceux qui cherchaient à appaiser sa fureur tyranniqueT Plusieurs de ceux qui ne lui avaient fait aucune offense , furent mis à n;iort. Enfin ses propres officiers ne l'approchaient qu'en tremblant. Ayant ainsi puni tous ses ennemis , il abrogea toutes les loix faites par son rival , et se fit lui-même consul , ainsi que Cinna. Après avoir satisfait ses deux passions favorites, la vengeance et l'ambition, , et une fois sauvé sa patrie , il l'inondait de sang ; et ,. comme, s'il eut voulu couronner, par sa mort, tous les meurtres gu'il avait commis , il succomba le mois sui-

DE LÀ ïlBPtJB, ItOMAINB. igS vant ,non sans laisser le soupçon d'avoir lui*^ même hâté 3a.fiil.

Tous ces détails furent transmis à Sylla ^ qui ayait remporté sur Mithridate plusieurs Victoires. Il se hâta de conclure la paix, et de retourner à Rome pour se venger de ses ennemis.

Rien ne* pouvait empêcher Cinna de re*poussera '|({lti' adversaire. JDe concert avec Carbon ^ ^ccesseur de Valérius , qui venait d'être tué ^ et avec le jeuile Marins , héritier des talens et de l^ambition de son père , il se détermina à faire marcher contre Sylla ^ avi^nt qu'il fut de retôui' en Italie yune partie des troupes qu'il avait levées* Oa en embar^ qua quelques-unes : m^is y ayant été dispersées par une tempête ) les autres refusèrent de partir. Cinna, furieux de leur désobéis"^ sancê,, fut en avant pour les faire rentrer dans leur devoir. Un des plus mutins , frappé par un officier , rendit le coup y et fut puni pour son crime. Cette sévérité déplacée révolta toute l'armée, et, pendant que Cinna tâchait; de i'appaiser , il fut percé par un soldat

Le consul Scipion qui commandait contre Sylla, prêta l'oreille à des propositions d» r* Partie. i5

jqA h I /I T O ï R JS

paix, n y ^ut ype ««^«ngîpn 4'*i5fl?«? pendant laquelle le3 soldats d.q 9y}la y^itèrent ^epump ^ SçipipB , ételè^Olt W^s yp^x de JfWrsfK^XPpAtdatesi^J^iiçhçu^n^squ'j^liYaî^ jMcquia^daii3 I^ur eicpéditio»,, ctfrwt fie partager Avec cm^ ^ s'ib vpulûsnt ^b^ng^ de parti Toute l'armée se déclari. k Vi^n^mmiié :pwiT Syll»9 Qt Spipî(rat p'^pprit qu'il ^ait abandonné , que lorsqu'il vit un^p»! U é^ 1'-^^* nemi pém^trer dans nA tonte» €4 te fieiii)^ pfi-

AçiWPWéea V»»Q WWtrp i'fiutFp^f^ n^»tteit* ikn^ WPWn§ gr»cp ,l9^,^e^3; f^otion^ *>bw donnèf ent k hwinn^nr d^mi p}94}Qurs combats» Si les troupes du jeune Mftriui» ^ q«i itYaitjMiccédé à son père » étaient plui9 pom^^ breusM » il y avait plps d'union et de diaci-* pline dans celles de 8yU«. Carbon > qui ep»mandait pour Marins , envoya hnit )ti#mQs à Prépeste , pour donner àw «eopnrs.à ffgkU ' collègue; ip^ elles furent renconfarées 4ans un défilé par Pompée , bientôt iapi^a i»uirnommé le Grand. I^ en tua un grftnd nombre, et dispersa le r«ts(e.Cdrbon fiU»qnfi Métellus ; mais il fut vaincu , perdit sei^e millp hommes, dont six mijkle fufient fiûla prÂ^n- Biecs. Noiban^is, l'iun desoQnaula> w. toftltû-

I)£ Là ILlIPtJB. ILOKAtNE. igS

même» Çarlion 9e réfugia diuis l'Alriqao^oa le livra k Pompée ^ qui, poftr pUiw i Syllai lui fit traBcbw U tête, SyU«, maîtjpe: de ^ An 67a- patpi9, ga»pii¥iomi;|iYal| entra dw« Rome à la tête de son armée. Heureux 1 s'il eut joui en paix de la gldira qnUl yieinait dTao quérir dans cette guerre , ou s'il eut.eeisé àt vivre en ôeis^afat de edei^érir t-

Huit iniUe hommes ; ^happés au calniage généra) , ^'offrirent au vainqueur : il les fit mettre dans une vaiste maiëi^n de campagne, située dans le Ghamp*de^Màrs ) il eonvéque àossMdtlesénat, j^fle de ses propœséxpléila «vecéloquence^etdonneen même temps des ordres secrets pour )e mîEis^aere deà mîElllîèiireux qu'il avait fait renfermer. Surpris et effrayés des cris de ces victimes , les séna* teurs crurent d'abord que la ville allait être livrée au pillage; mais Sylla leur dit, d'un air calme, que ce n'était que quelques crimi* nels qu'on punissait d'après ^s ordres, ajou-tant que le sénat ne devait point s'effrayer de leur sort. Le lendemain, il proscrivit quarante sénateurs et six cents chevaliers, et, deux jours après , quarante autres sénateurs et un nombre considérable des plus riches citoyens*

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Il Irésolut de se faire dictatear perpétuel , et , réunissant ainsi dans s^ mains l'autorité civile et militaire, il crut que dorénavant il pouvait rendre justice aux opprimés.

H continua de gouverner avec une capri«»

cieuse tyrannie. Personne n'osait résister à son pouvoir* Un jour j contre Fattente de tout le monde y il se démit «de la dictature, après l'avoir gardée près de trois ans*

Il se retira ensuite à la campagne, où il se livra à toutes sortes de débauches. Mais il ne survécut pas long-temps à son abdication: en proie à une maladie horrible, il mourut, étant un objet d'horreur , et augmentant le nombre des exemples de la futilité de Tam-^ bition humaine.

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