‹ Abrégé de l'Histoire romaineChapitre 19 sur 30 · C HA P I T R E X I X · texte numérisé non relu

C HA P I T R E X I X

Depuis la dictature perpétuelle de Sylla jusqu^au triumçiratdeCéaar, de Pompée et de Crassus.

Lj^pidus yoalat être un autre Sylla; mais il n'avait ni ses talens , ni ses moyens. On lui avait décerné >. à l'issue du consulat^ le gouvernement de la Gaule cisalpine : il y leva aussi-tôt ^une armée ^ et fit entrer dans son parti ^ Brutus et Perpenn^^ tous deux prétoriens , quil avaient à leurs ordres, Tun et l'autre^ un cçrps de troupes consi* dérable, et qui campait près^ de Modène. Lépidus, fortifié de.ce secours , et ne voyant aucune armée en Italie qu'on pût lui oppcvser, marcha droit à Rome , dans l'espérance de devenir un autçe Sylla , s'il pouvait se rendre maître de la viUe. Le sénat, averti de sa marche et de se» desseins^ se mit en état de lui en défendre L'entrée. On enrôla les légions : Catulud en eut le conimandeueat y et campa hors des portes de la ville-

ig8 H ï sr r a t k «

Lépidas tenta de gagner le peuple et les partisans de Mdrins; mais comme on n'était pas prévenu en faveur de son habileté et de son courage 5 peraontie né se défelara pour lui. Cependant , il était trop avancé ipout itculer , et Gatuluâi le chai^gea si brusqufeiiienl , qû*at>rf^ utie légère téiis^ tance, il tailla en pièces une pitfié èé son armée, et mit le reste en déroute. Lépidus, désésjpété d^ e& lûAUVàis Buùûèfs 5 M dàava eù^Sai^âigné. PerpeHiiâ^.ttn de des dfiiciers^ ftveë lés débtid dé sofa âarméè , ei j^lttSiisUrs partisane de Mdrin^ , Ty viili-«it Joindre. Il fit de nouvelles léVé^à, çf il se Vit bientôt à k tété d'une autM ûtmécé tl avait dedséin de poi'tei* la goe»!^ en Skile^ ùk il Avait des intelligenœâ êeUi'èWs^

MàiA on ipptit bientôt qti4l était ikMM de ehagrîn de l'infidétité de M tétûiûté Pét^ pennA , à la tété âe ohiqtiaA«d-tf^ doliay téS ^ passa eu Espagne. Soti^ dessein éuât de faire la guert^ en son n6ni , et san^ dépendra â^ancten éfaef , à }'e!ftein|>le âë âettof iâd , eapitainé d'une gï'ande jfé^tfttinn , qni soin tenait ettcore le parti de ItfatiU*^ da»s la Lnsitanie.

ByHd atàrt iait donneir le ^ocrv^rbettent

P£^ I/'A RiPUF. ROMAINE. igt^ de deè' graâiks |lro vklce» à MétéUttè , un d^ se8Ueatenaiis.'Iie aénot y craignant qa'îl nç pût résister JbGebdeaxehe& s'ils joignaient leurs fwces y envoya à son ^cotnn , avec da nouvelles troupes y Poitapée , (pn passait ^ depuis la mort de Syllà , pour le premier générall de la Répnbli^oe. Lesl soldats de Ferpeima^ qtn n'étaient pas ptéreM» en faretir de lai capacité de Idizr eonmàndant^ apprenoM que Ponypée matcliait à eiix>> ôriérrent à leur général t^xxTû &Uait aller joHidits S«!rtotias ^ et qu'ils avaient besMA d'an ds^itaine aussi expérinkénté* Ferpenna fut obligé db lès saivre» Il se renrdit aa camp de dèrtoria» y et dé' général abMlil et ittdépendanat^ £1 se vit réduit , par 8&S ptdptea soldats y à la fonction d'officier sabâîteïiite*

Sertofios ^ guerrier entrepretCant ef plein d'expérience^ ^ol presque tota^nrs l'avan** tage, Mr-^toiit contre Pompée^ que Feiitîe de se dîstiagaer et la^ crainte de partager a» gloire, tenaient onlinaireiBeiit séparé de UtételboD* n assiégea^ prît cA brulaà seayeâat la ville de Lauron* Pop^>ée vèulnt atoir s% revaticbo ^ et livra bateiUe à Sertorttis«^ pIFès de Saci^oilew Ckloi^te^baltil^MaarBÎt e»tié-

rement défait son armée , si Métélios n'était

An 676. venu à 80H becours.

' La réputation de ce^grand général passa jusqu'en Asie. Mithridate crut , après la mort de Sylla, pendant les guerres civiles qui agitaient la République , que la conjoncture était favorable pour reprendre les hostilités, n leva une puissant^ armée ; et afin de.fomenter la guerre civile', ët.d'en^ tretenir une diversion utile à ses desseins ^ il fit proposer à Sertorius d'unir leurs intérêts. Ses envoyés lui offrirent des sommes considérables pour fournir aU3^,&ais de la guerre , avec une flotte qui serait k ses ordres y à condition qu'il souffrirait que ce prince recouvrât les provinces de l'Asie que la nécessité de sea affaires l'avait forcé d'abandonner , par le traité qu'il avait fait avec Sylla. Sertorius assembla son conseil : tous ceux qu'il y appela ne trouvèrent pas qu'il y eût lieu à délibérer , et qu'il devait accepter ces secours , qui ne lui coûteraient qu'un vain consentement qu'on lui demandait pour une entreprise qui ne dépendait pas mâme de lui; - . .

• MaJLB'SertoritiSyaveeun&gràiid^ur d'âme digne d-ûn véritable Romain , protesta qu'il

n'entendrait jc^paus à aucun traité qui blesserait la gloire ou les intérêts de sa patrie, et qu'il ne voudrait pas même d'une Victoire sur ses propres ennemis , qui ne serait' pas acquise par des voies légitimes. Ayant fait entrer les ambassadeurs de Mithridate , il leur déclara qu'il souffrirait que le roi leur maître reprît la Bythinie et la Cappadoce , provinces sur lesquelles les Romains n'avaient aucun droit ; mais qu'il ne consentirait jamais qu'il mît le pied dans l'Asie mineure , qui appartenait à la, République. Mitbridate conclut depuis ce traité à ces conditions : mais ce grand capitaine qui avait échappé à. tous les périls de la guerre, périt par la perfidie des Romains, même de son parti. Ferpenna, qui ne pouvait lui pardonner l'autorité qu'il avait prise sur ses pi7opres troupes, et qui se flattait d'occuper sa place s'il pouvait s'en défaif e^ le fit fussassiner. Ce traître prit ensuite le commandement de l'armée. Pompée, instruit le premier de la mort de Sertorius et de la disposition des esprits , marcha aussi*tôt contre Ferpenna , et le battit ; il loi fit couper la tête comme il s'enfuyait ;

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et, pàt «a mùrti k giietlM cTfi^^âgfte fat terfflitiéô.

Pompée mxreita Mm wiriée vic^drîeose en Italie. Spailaoaa y avûtexcité tttie gaerre dangerense. Ce gladiateur ^ homme de courage y aprèè s'être éebappé de Gapoue , où il était gardé avec soixante-dix; de^ 9m canvarades , rassembla promptement un grand nombre d'esclaves fugitifs : la licence et Tespéranee du butin lui attirèrent une £Dule de petit peuple de la campagne $ en sorte qu^ii se vit bientôt à la tête d'une armée considérable, tl battit tjtois tois les Romains.

De si grands àyanfâgés attirèrent une fouÎÉf iftttoïtfbf abte dé peufff« àtrtfs léfà éH^gttes de Spârtàçns ; et de gfediâlètir *è tit jusqu'à quittante AâtlUè hotiiiàës^à aeû àtàte^^ ioùè gtm férodé^ et ci^âélA; MMs GtsMùs ayant ras6etâb)é fé^ùt^s k» tfùttpei ^và M trouvaient àil:t dn^tiroii» de Rdiflè^ <Aai*dliii ^oi^tt^e éu:£, et kfs défit dèlAplètéifiéttttetf deulc bataille^ l^drigédS. Spttftacâd^ bl6«^é k U ouïsse ) se défendit tiïùope ldiig-^t#filp9# £nfi&5 pereé ào Mapf 5 il tomba sur utf înonoéau dé Romani» quUi aVaî4 irûnkAég à ta fiiteà». Ceoié dto siend qui puv^ifriédbâqp

per aux.Tdinquçurs y gagrièrenjt les montagnes et se rallièrent ensuite. Pompée, 'en reTcnànt d'Bspâgne, les rencontra^ et défit sans peine dès troupes fugitives , qui n'avaient point de chefs. Ce géiléral roulât s'attribuer toute la glmrâ de cette victoire ; il écrivit ou sénat qu'il avait coupé la tà,^ dne de dette guerre^ en extei^minant le derniel: de ces brigands.

La jaloudk de Pompée et celle de Crassus , Ali 680. les deux hommesles plus puissans de TËtat, excitèrent de nouvelles diësetisiDai. Poinpée était le général le plus aimé ^ et Cras^ sus, rhomnie le plus tiche de la République. Leur mutuelle jalousie parut au moment où il fallut congédier leurs Groupes. Âucuti des âeu± ne vtmlut commencer, et Ton prévoyait les suites les plus fatales de leur désunion. Craseus enfin y étouffant son ressentiment 5 se démit le premier , et Pompée suivit ausst-tèt son exemple. Rivaux soitis cesse, ils tâcbèrênt mutuellement de gftgner la fav^i* populaire. Crà^u^ doâua des repas à la populace, distribuai deâ graltis aux: familles indigentes^ m t^ui^rit pendant trois Tâôrirs la fhiâ grftnde J^rtië des éitoyeiis. Fompéê , dd «on tbU , UaViâlàit à ht sup-

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pression des loix £aites par Sylla contre le peuple. Il rétablit les chevaliers dans le droit de juger, que Gracchus leur avait accordé, et rendit aux tribuns tous leur» privilèges. C'était ainsi que chacun d'eux donnait à ses intentions particulières l'apparence du bien public; et ce qui n'était réellement que de Tambition dans tous les deux, prit dans l'un le nom de libéralité , et dans Tautre celui d'amour de la liberté.

Une expédition, dans laquelle Pompée purgea U Méditerranée des pirates qui l'infestaient, accrut sa réputation. Les tribuns du peuple se flattèrent qu'on pourrait facilement élever encore leur favori. Manilius, l'un d'eux, proposa une loi qui mettait à la disposition, de Pompée seul , toutes les armées de l'Empire , le gouvernement de toute l'Asie, et la conduite de la guerre qu'on venait de déclarer de nouveau à Mithridate. La loi passa sans beaucoup d'opposition 9 et fut confirmée bientôt après.

Désigné pour commander les armées dans cette guerre importante , Pompée partit pour l'Asie* LucuUus avait forcé Mitbridate à se réfugier dans la ba^se Arménie^ oix ce général allait le 8Ûvre,.lor8qii.'il 9^ vit abaur

donné de son arméa Ainsi il était ré3eryé à Pompée de terminer celte guerre^cç qu'il fit aisément et avec promptitude. Aprèa avoir ajouté une vaste .étendue de pays à l'Empire romain, il retouj^naeii trîom.pbei a Rome à la tête de son arqiée victorieuse. Mais Jesjspcces de; Pompée servirent moins à augmenter le pouvoir de Rome y qu'à rehausser ^a gloire j;^s en firent ui^ objet éblouissant d'ambition , et exposèrent à de plus- grands dangers la liJ;>erté pt^bli-: que, dont 1^ perte semblait être méditée de tous côtés. Car pendant qu'il poursui-; vait ses conquêtes au-dehors, Rome était près de sa, i;uine^ par une conspiration tramée dans l'intérieur par Sergius-Cati^ lina. Cet liopime^:de naissance patricienne résolut d'élever son* pouvoir sur les ruines de sa patrie. L'iart et la nature l'avaVent formé pour ourdir un complot Son cou*, rage croissait avec le danger , et son éloquence était prop;rf à colorer son ambition. Ruiné totalement, dissolu dans ses mœurs ^ actif à poursuivre une entreprise, il était d'^ne insatiable avidité, et ne voulait acquérir des richesses que pour se procurer de coupables plaisirs.

io6 HISTOIRE'

Les débauches de Catilinà lui ayant fait contracter des dettes , il résolut , pout s'en débarrasser^ d*employer fou^ les moyens , Blême ceux qui étaient iHégitihies. H assembla les compagnons de ses plaisii*:} , aîi nombre de trente, et les instruisit Ab son bat , ^ àb ses eèpérances et de son plan d'opéra^ tiens. Ils résolurent de soulever toute Flta- He 9 et se la parfeigèrent eohséquéinment. On devait mettre le fea dans di£Férens qu%r* tiers de Rome ; et Gatilina , à la * tête d'une armée levée dans FEtruric , devait, dans la éohfasion^Çéhérale, s'emparer de la ville, et massacrer tous les sénateurs. Lentulus , un des conjurés, qui avait été préteur et juge, devait les présider dans leurs assemblées générales : Cèthégus , qtd sacrifiait la grande autorité dont il jouissait au désir de se venger de Cicéron , aurait lé soin de diriger le massacre , et Gftssius était chargé de guider ceux qui devaient mettre le feu dans la ville. A peine filààemhlée fut-elle dissoute, que Cicéron futi^stniit de tout ce qui s'y était passé. Par les intrigues d'une femme, nommée Pulvie, il obtint de Curius , son amant et IHin des conjurés , un détail exact de toutes leurs déJibéralions.

se mettre en ga^r^e coptjpe jie^ dç^a^eînft de Mux qui vpBfti^iit h vpir Je jr^fitiQ , et qui ét^aient âdèlesi mis àéompn» des oonjarés>, il priisoin de veiller à la dépense de k ville. Il a886ml>le'les isénateurs ^ et leur demanda ce qu'il y a de mieax à flaire dans le danger dont <SB est laenacé. Le premier moyen que Ton prit, fut d'o£Frir des récompenses oon-^ sidérableà pour acquérir de pju^ grands éclairçissemehs , et le second , de £ûre des préparatifs jiQÙr ïs^ défense de l^Etat pour se justifier, pu^moptrer )us(^u*à quel point il savait ,disj^imuler, Catilina se présente liardiment»u séftfif j pTotç^taat dp aou innocence : roiB^i9 j^q^fiandu p^r Télaq^eï^çe de Ciçéron, ij ap jretiçî). prépipi^aTOW^nt , déclarât tpiut liwX q^ie, ppj$qn'on ne voulait ppiifVlWw4rç> Pt ^Pfi M& f ^^emis Iq r^duisaiept ^h^j: derwèr^Jl ^».^r4iaité# , il éteindrait ,. ^u^s u^a de»tmPtion géftérale^, » le feu.qu^i^ ftU^mait a^to^r de lui. Apr^ ^voir ooi^éré pendant uninataat avec Lent^lus et Céthégns , il quitta Hoi^ pendant la i&uit ( et^ accçmpagné d'une suite peix Aombreuaû, il courut en £Lruri£,.oùMani-

flOg HISTOIRE

lius y un des conspiratears , lèYaitTuiie armée

pour la cause tîès conjurés.

Cicérôn prit en même temjpsles précau^ .tions nécessaires- pour s'as&urer-àê tdns les .conspitatenrs qui étaient restés, dans Rome* Xentulû3y:Céthégus, Gassius, et(|klusieuk9 .autres, ^rjçnt renfermés ,, et bientôt après Jiv^és aux bourreaux , qui lesétrajfigjër^nt en prison. . ,

Fendant que ses .complices étaient mis à mort, Catilina levait une arnvée de. vingt mille hommes, dont un qua^ seulement était complètement armé , et les autres munis de ce qu'ils avaient trodvé , de dagues, de lances et de massues. Se fiant à la force de la conspiration , il refusa ' d'enrôler ks esclaves qui se présentaient*en foule : mais à Vapproche du consul qu'on envoya contre lui, et lorsqu'il apprit. que ses confédérés 'avaient été tués , la face dès affaires chaii^ gea. Il entreprit d'abord de raïaitîher à grandes r journées vers les Apenniiis , pour aller dans les Gaules. Mais son espoir fût trompé , et -tous les passàgeis étaient occupés par des .troupes supérieures aux siennes. Investi de tous les côtés , n'ayant plus d'espérance , il ne lui restait d'autre ressource que de

vaincre ou mourir. Il résolut aonc ae taire une résistance vigoureuse à Farmée qui lo poursuivait Antoine , consul , étant malade, Péiretus eut le commandement. Celuici, après un combat sanglant, dans lequel il perdit une partie considérable de ses meilleures troupes , mit en déroute et détruisit entièrement celles de Catilina, qu'on trouva tué sur le champ de bataille.

La fin de cette conspiration sembla seulement'ouvrir un plus vaste théâtre à l'ambition du grand homme qui voudrait en profiter.Pompép était de retour , après avoir fait la conquête de l'Orient , comme il avait fait celle de l'Europe et de l'Afrique.

Crassus , le plus riche des Romains , JQfifssait, après Popipée, dç Kpli^B grande a«to-, rite, lie parti qu'il avait daps le ^énat était plus fort que celui de son rival, et n'inspirait pas autant d'envie. Des caractères opposés, des intérêts di$6rens les ^vi^iept éloignés l'un de l'autre. C'était de leur jalousie mutuelle que l'Etat fitteadait k l'avenir sou salut. Dans cette situs^tion , .fulps-Cés^r envoyé depuûi peu^n Espagne comrne préteuir, en était rev^iu avec beaucoup de gloire et de richesses. Il résolut de profiter I" Partie. i4

de la rivalité de Crassus et de Pompée, Ce grand général comptait aa nombre de ses ancêtres, des hommes illustres et populaires* Il prit avec chaleur le parti du peuple ; et peu après la mort de Sylla, il fit rappeler de Texil ceux qui y avaient été envoyés. Il s'était depuis long -temps déclaré pour le peuple contre le sénat : il se fit aimer des Romains. Ce politique consommée commença par offrir «es services à Pompée, lui promettant de le secourir contre le sénat par rapport à tout ce qui s'était passé ; et Pompée, flatté d'avoir pour partisan un homme de ce mé^ rite , lui accorda sa confiance et sa protection. Il s'adressa ensuite à Crassus, qui, d'après ses premières liaisons , était encore plus disposé à devenir son ami. Voyant à la fin que ces deux rivaux n'avaient aucune opposition à réunir leurs intérêts , i\ fit naître l'occasion de les rassembler , et leur démontra l'avantage aussi bien que Ja nécessité d'une réconciliation. Il eut assez d'art pour leur persuader d'oublier leuM premières animosités. Ils convinrent que rien ne se ferait dans la République , sans leur agrément et leur sanction. On appela-

cette réunion le premier triumpirat, qui affaiblit la constitution , en faisant naître un pouvoir étranger à celui du sénat ou du peuple , quoiqu'il dépendit des deux.

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