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Tqa les mœur9 dea Roumains , et, par son exemple^ leur en inspira.de meilloures.
Titus poussu la guerre contre les )uifs. ayec vigueur. Ce peuple , aveugle etobsti-* né, vi[>ulait résister au pouvoir des Ronuiias. Il espérait vainement dans la protection du . ciel ^ qu'il avait irrité par ses impiétés. Les propres historiens des jui& nous les repré-* sentent comme arrivés au dernier degré de dépravation. La famine, des tremblemens de terre et des prodiges , présageaient l'approche de leur destruction. Il ne leur suflisait pas que le ciel et la terre conjurassent con-" trp eux ; ils étaient encore divisés^ et partagés en deux partis, qui se pillaient mu-tu.eilement avec init>unité^ tout en se glorifiant du ssèljC qu'ils avaient pour la religion de leurs père0.
A la tête d'un de ces partis , était un honyme turbulent , nommé Jean. Ce &na« tique s'attribuant le pouvoii!' suprême, rem-plissfut de trQU&le et de désordre Jérusalem et Icfsi villes environnantes. Bientôt une autre factioii.parut^ commandée par Simon,' qui, apràs avoir rassemblé tous les voleurs et les aspa^swks réfugiés dons les mpntagncis voisines 9 attaqua plusieurs villes , et réduisit
ensuite le théâtre où ces deux démagogues exercèrent leur mutuelle fureur. Jean était maître du temple, et Simon de la yiUe. Tous deux également furieux l'un contre l'autre ^ soutenaient leurs prétentions par le meurtre et la destruction. Cette ville, célèbre par la paix et l'union de ses habitans, devint le théâtre du trouble et de Tanarchie,
Dans cet état déplorable , Titus commença ses opérations à environ six stades de Jérusalem , au milieu des fêtes de Pâques , et pendant que la place était remplie d'une multitude de personnes qui étaient venues de toutes parts pour célébrer cette grande solennité. L'approche des Romains réconcilia , pour un moment , les deux partis. On résolut unanimement dé s'opposer à l'en-' nemi commun, et d'ajourner les querelles domestiques à un temps plus favorable.
Leur première sortie fut faite avec tant d» courage et de fureur , que le trouble se mit psirmi los assiégeans , qui furent obligés d'abandonner leur camp , et de fuir vers les montagnes. Cependant ils se rallièrent immédiatement après , et les juifs furent for^s
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île rentirer dans leur ville. Titus se signala par sa valeur et sa bonne conduite.
Un triple rang de murailles fortifiait Jérusalem de tous les côtés , excepté dans les endroits où elle était défendue par des fossés profonds. Titus commença par renverser le mur extérieur : il y parvint après beaucoup de dangers et de fatigues. Il usa de clémence envers les juife , leur offrant plusieurs fois le pardon . Cinq Jours après le commencement du siège , Titus détruisit le second rempart ;et quoique repoussé d'abord par les assiégés , il regagna le terrein qu-iï avait perdu> etse prépara à renverser le troi-^ sième mur , qui- était leur dernière défense; D'abord il leur envoya Josepb, de leur propre nation , pour les exhorter à se rendte» On ne répondit à son éloquence que par des railleries et des reproches. Titus poursuivit le siège avec plus de vigueur encore , et fit construire plusieurs batteries , qui furent aussi- tôt détipuites par Fennemi. A la fin , on résolut de ceindre la ville d'un retranche-^ ment, et d'empêcher ainsi les habitans der recevoir aucun secours extérieur. Cette mesure , quoique exécutée avec prompti* tude , ne parut point intimider les-juifs».
ce peuple désespéré voulait continuer de $e (Refendre. Titus coupa les bois jusqu'à une distance considérable de la ville : il en fit construire des batteries nouvelles, avec lesquelles il abattit enfin le dernier mur 9 et dans cinq jours entra de force dans la citadelle. Les jui& s'abusaient toujours , dans l'attente absurde des secours du ciel , qui leur étaient promis par leurs faux prophètes. Le combat se livrait autour du mur 3 n térieur du temple, et les assiégés se battaient en désespérés du haut du toit Titus voulait sauver ce beau monument ; mais un soldat ayant jeté un tison dans lesbâtimens voisin$ y le feu se communiqua au temple > et , malgré les plus grands efforts qu'on fit des deux côtés, l'édifice fut entièrement con- -sumé. La vue du <jtemple en ruine ralentit Tardenrdes juifs. Ils commencèrent à Croire que Dieu les avait abandonnés^ et les montagnes voisines retentirent de leurs cris. Ceux qui expiraient , devaient au ciel leurs y eux mourans pour déplorer la perte de leu r 1 emple,auquel ils étaient attachés plus qu'à la vie mêizie. Les plus déterminés tâchèrent d&
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défendre la partie haute de la ville, qui était kplas forte : mais Titus, avec ses ma* duaes , s'en rejobdit bieatât maitte. Ou prit Jean et âimoa , qui s^étaient caciLés sous dea voûtes ; le preinier fut oondamué à ime pri*sou perpétuelle : on réserva Vautre pour orner le triomphe du vaiiaqueur. On passa au fil de l'épée la plus grande partie «de la populace : la ville fut , six mois après le siégjiî^ entièrement rasée. Ainsi s'accompUt cette prophétie de notre Sauveur : 7/ ny rastera ptLs pierre sur pierre. Ou fait monter à un million le nombre de cQux.quipéiirent dans ce siège. Ao de R. SaS* DeJ. C 70.
A la prise de* Jérusalem , les soldats vou*lurent couronner Titus j mai^ il refusa mo^ destementi prétendant qu'il n'était qu'ua instrument de la vengeance céleste qui écla^ tait contre les juifs. A Rome , toutes les bouches répétaient les louanges du vainqueur^ qui ne s^était pas seulement montré bon général , mais encore courageux com^battant. Il revint en triomphe auprès de Vespasien son père /et reçut tous les honneurs qu'il est possible à l'homme de isendre à ss^n sem- .blable« On emporta tout ce qui avait quelque valeur. Dans les riches dépouilles^ oa
le temple : mais les livres saints n'étaient pas les moins remarquables. C'était la première fois que Rome vit le père et le fil» jouir ensemble des honneurs du triomphe* On éleva un arc de triomphe, sur lequel on grava toutes les victoires de Titus sur les jui£3 : il subsiste encore aujourd'hui presque en entier.
Les historiens accordent à peu d'empereurs autant de bonnes qualités qu'à Vespasien. Cependant ses actes nombreux de magnificence et de générosité n'ont pu le garantir de l'accusation d'être avide et avare. Il descendit pour les impôts dans des détails déshonorans. Il en établit un sur les urines ! Lorsque Titus fit quelques représentations sur cette taxe, l'empereur prenant une pièce de monnoie , lui demanda si l'odeur l'incommodait
A près un règne de dix ans , pendant lequel il fut aimé de ses sujets , dont il mérita l'affection, Vespasien éprouva dans la Campanie quelque indisposition , qu'il prétendit devoir lui être funeste. Voyant approcher sa fin, il s'exhortait lui-même. Au moment d'expirer, il s'écria : Un empereur devrait
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mourir debout. Là -dessus, il se lève, et meurt entre les bras de ceux qui le soutenaient. An de R. 832. De J. C. 79.
Titus fut reçu avec ] oie comme empereur : il régna en pratiquant toutes les vertus qui honorent le souverain et Thomme. Pendant la vie de son père , on l'avait accusé d'être cruel , prodigue et débauché : mais, en montant sur le trône, il renonça à ses premiers vices, et devint un exemple de modération et d'humanité. Le premier pas qu'il fit pour gagner l'affection de ses sujets , fut de modérer ses passions et de mettre un. frein à ses penchans. Il avait long -temps aimé Bérénice , sœur d'Agrippa , roi de Judée , femme d'une grande beauté , et recherchée dans sa parure ; mais , sachant que son amour pour elle déplaisait au peuple romain, il s'en rendit maître, la renvoya au loin , malgré leur passion mutuelle et l'afrt qu'elle employa pour lui faire changer de résolution. Il congédia ceux qui avaient été les ministres de ses plaisirs , quoiqu'il se fut donné beaucoup de peines pour les choisir. Sa doucelUr, sa générosité et sa justice le firent aimer de tous les hommes de bien , et lui valurent le titre de détices du genre
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Titus prit un soin particolier de punir tous les délateurs , les faux témoins, les gens turbulens ; fléaux nés de la licenee des pre^ miers règnes ^ dont les crimes appelaient la ▼engeance publique. Chaque jour il en fit exécuter quelqiies-uns : il en condamna plusieurs à être fouettés dans les tues, traînés sur le théâtre , et bannis ensuite dans les parties inhabitées de l'Empire , ou vendus comme esclaves. Son affabilité et sa promptitude à faire le bien, ont été louées même par des écrivains du christianisme. Son principe était de ne jamais renvoyer mécontent de lui, celui qui avait quelque chose à lui demander. Un soir qu'il se rappelait n'avoir fait aucune bonne action pendant le jour, il s'écria : J^ai perdu une journée ! Mot trop remarquable pour être oublié.
Sous ce règne, une éruption du Vésuve renversa plusieurs villes , et jeta ses cendres à plus de cent milles de dislance. Dans cet événement mémorable , Pline le naturaliste perdit la vie. Poussé par une funeste curiosité , il voulut observer l'éruption ) et fui suffoqué par les flammes.
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Cfs désastre et d'autre pareils y fufeat, en quelque sorte, contre^baiancés par les succès d'AgrLoola. Ce grand général ayant été envoyé en Bretagne vers U fin du règne de Vespasien , se montra également propre à étouffer une sédition et à policer ceux qui s'étaient soumis au pouvoir des Romains. Les Ordovicesp ou habitaus des contrées du^ nord I furent les premiers conquis, }i £1 1 ime descente dans File d'Anglesey , qui se rendit à discrétion. Devenu ainsi maître de tout le pays , il rétablit, par tous les moyens, la discipline dans son armée, et civilisa ceux qu^il avait vaincus. Il les engagea, par ses conseils et*son exemple, à construire des temples, des théâtres et d'autres beaux monumens. Il fit instruire les enfans des nobles dans les arts libéraux et dans la langue latine , et les exhorta à adopter la manière de vivre ^t le Costume des Romains. C'est ainsi que, par degrés , ce peuple barbare imita le luxe de ses conquérans , et finit même par les surpasser dans les raffinemens des plaisii:)^ sen-^ suels. A»ianou velle de ces succès en Bf eta^ey Titus fiit salué empereur pour la quinidème fois ; mais il ne survécut pas long-lemps à cet honneur , ayant été , peu après , Aisi
que distance de Rome. Il expira bientôt, non sans laisser le soupçon que sa mort était l'ouvrage de son frère Domitien, qui, depuis long-temps , desirait de gouverner. Il mourut à quarante-un ans ^ après avoir régné deux ans , deux mois et vingt jours. Le commencement du règne de Domitien An de R. plut au peuple. Cet empereur pa- De J. C ^^* d'abord clément, libéral et 81. juste ^ mais il montra bientôt les
vices de son caractère. Au lieu de cultiver la littérature , à l'exemple do son père et de son frère , il négligea l'étude , et se livra à des occupations moins honorables. H était' si habile à tirer de l'arc , à quoi il s'amusait , que souvent il plaçait un esclave à une grande distance , et lui faisait tendre la main pour lui servir de but j et Domitien tirait avec une telle justesse , que la flèche passait entre les doigts. Il institua trois sortes d'eixerdces , qui devaient avoir lieu tous les cinq ans , la musique, l'équitation et la lutte; * mais il bannit de Rome en même temps tous les philosophes et les mathématiciens. Aucun empereur, avant lui, n'avait fait autant de frais pour procurer des spectacles au peuple :
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il y présidait lui-même , revêtu d'une robe^ de poupre et d'une couronne, accompagné des prêtres de Jupiter. Lia frivolité de ses occupations , lorsqu'il était seul, contrastait avec ces spectacles pompeux. Il employait son temps à tuer les mouches dans son cabinet. On demanda un jour à quelqu'un de sa cour s'il y avait quelqu'un avec l'empereur ; il répondit ironiquement : « Non ; il n'y a }!) pas même une mouche p. Ses vices crurent avec son autorité. Son ingratitude envers Agricola ,fut le premier trait de sa méchanceté. Domitien desirait particulièrement d'obtenir une réputation militaire, et il était conséquemment jaloux de celle des autres. . Il avait été pendant quelque temps dans les Gaules, sous prétexte de marcher contre les Cattes , peuple d'Allemagne ; et sans avoir jamais vu l'ennemi , il voulut avoir les honneurs du triomphe. Pour l'obtenir^ il acheta une troupe d'esclaves , qu'il fit habiller en Germains j et à la tête de ce cortège ridicule, il entra dans la ville au milieu dçs acclamations apparentes de ses sujets, qui cachaient leur mépris.
Les succès d'Agricola, en Bretagne, inspirèrent à Domitien une viglei^te jalousie^
battit Galgaeug, chef Breton , qui commandait trente mille hommes. Envoyant ensuite une flotte pour veiller sur les côtes rnfe^tées cle brigands , il. découvrit le pre- . miét que la Grande-Bretagne était une île. Il subjugua las Oreadea, qu'il découvrit pareillement , et réduisit ainsi toute Fîle , dont il fit une province romaine. Domitien , au bruit de ces nouvelles , affecta de la joie ; mais il éprouva une peine réelle. H crut que la réputation d*Agticola était une censure de son inactivité, et au lieu d^être son émule, il résolut de lui ôter le mérite de ses sei^vices. Il lui donna des marques-extérieures d'approbation , liii fit élever des statues , des arcs de triomphe ; mais il lui ôta çh même temps de son gouvernement, sous prétexte de lui donner celui de Syrie. Agricola remit sa province à Salluste-Lucullus ; mais il trouva qu'on avait disposé de la Syrie. A son retour à Rome, où il vint la nuit et sans suite ,,11 reçut de Fempereur un froid accueil. Comme il mourut quelque temps après dans sa retraite , on supposa ^ue Domitien avait hâté sa mort.
DE L'EMPIRE ROMAIN- l45 Ce cruel empereur trouva bientôt quM lui manquait un chef aussi expérimenté pour opposer aux irrapt ion s des Barbares qui environnaient PËmpire. Les Sarm^tes d'Europe , réunis à ceux de l'Asie, firent Une terribfe invasion sur son territoire , détruisirent entièrement une légion ro(uaine, et tuèrent un des généraux romains. Les Daces , sous la conduite de Dacébale leur roi, vainquirent aussi les Romains dans plusieuirs affadres. A la fin , les Barbares fu-* rent repoussés en partie par les troupes, et en partie à force d^argent. Ce dernier moyen ne fit que les engager à revenir de nouveau pour recueillir de plus grands avantages. Mais de quelque manière que l'ennemi eût évacué l'Empire, Domitien ne voulut point perdre les honneurs d'un triomphe. Il revint ett pom{>e à Rome, et non content d'avoir ainsi triomphé deux fois sans une i^eule victoire , il résolut de prendre le su^r^ nom de Germanicus , en mémoire de ses Conquêtes sur un peuple atec lequel il n'avait jamais eti de querelles.
Ses prétenliotls orgueilleuses croissaient en proportion des ridicules qu'il se donnait. Il défendit d'employer, dans les statues
divins. Sa cruauté égalait son orgueil. Sous les plus légers prétextes, il fit mettre à mort les plus illustres sénateurs. ^lius-Lama fut condamné et exécuté pour une plaisanteriequi n'était ni nouvelle ni piquante. Coccéanus fut égorgé , uniquement pour avoir célébré la naissance d'Othon. Pomposanius éprouva le même sort, parce qu'un astrologue lui avait prédit qu'il serait empereur. Salluste-*Lucullus , son lieutenant en Bretagne , fut puni de mort pour avoir donné son nom à une espèce de lance qu'il.avait inventée. Junius-Rusticus mourut pour avoir publié un livre , dans lequel il louait ThraséaetPriscus, deux philosophesquis'étaient opposés à l'élection de Vespasien.
Lucius*Antoine, gouverneur dé la haute Germanie , sachant combien l'empereur était détecté, résolut de lui enlever la cou-^ ronne« En conséquence, il prit les marques de la dignité imnériale. Comme il comman^ dait une armée formidable, ses succès furent long-temps douteux; mais un débordem^it du Rhin ayant partagé son armée, il fut surprix par Normandus, général de l'empereur.
DE L'EMPIRE ROMAIN. i45 qui le battit, et mit ses troupes en fuite. On rapporté que la nouvelle de cette victoire fut portée à Rome, par des moyens surnaturels, le même jour où on livra le combat Ce succès éphémère accrut la barbarie de Domitien. Il inventa de nouvelles tortures pour découvrir les complices de son ennemi. Il faisait couper les maifis , ou bien employait des moyens plus cruels. Il joignait l'hypocrisie au crime, et ne prononçait jamais un arrêt sans un préambule plein d'humanité et de compassion. La Teille du jour où il fit crucifier le contrôleur de son palais, il lui prodigua des marques d'amitié, et lui fit servir un plat de sa table. Il fit monter dans sa litière Ârrétinus-Glémeus, le jour où il le condamna à mort. Le sénat et la noblesse étaient l'objet principal de sa haine. Il menaça souvent ces deux corps de les supprimer. Une fois il fit investir de ses troupes le sénat , quifut eflfrayé de cette violence. Dans d'autres circonstances, il s'amusait de sa terreur. Ayant invité les sénateurs à un banquet public , il les reçut en cérémonie à la porte de son palais, et les conduisit dans une salle spacieuse tendue de noir et éclairée de quelques lampes, dont la lueur ne servait qu'à //• Partie. lo
i^e voyait que dea bxères, sur ie^uelles étaienjt écrita les iipois des sénateurs ^ct d'autres objets de terrejuri tels ^i^e desjînstrti^ i^en^ 4^ mort. Pe^daol; ijoe le^ spectateurs yoyaien^ toi^ ces préparatifs en^ si^epce, et saisis dp crainte» plusieurs sat^t^s^ qui s'étaient np^rci le corps ^ entrèrent tenant d'une fiwn pup ^pée nu« , et, uni^ ^Mrche âllt^mée dUpi;^ Tautre. Tk sp içireni k d^n^er aufqmr dp 1^ ^aUç. Après qu^lqupa iostims , qiiandlps çpu,yiés n'atte9d^ic^:ltq^e h «nort, conqa^sfi^t 1a çruiiu,té çftpnqiefks^ de Pomiftien^ pn ouvrir les portes» ^t l'on aiunouça que l'emperçur pet^^eUait; ^^w s^oatpiuns d« 9ç retirer*
X^ monstrueufiP^ déb^ifcliea de Fempe^ reur et scoi avarice y ren^ii^t aea cru^utéft encore plus odieuses.. Sauvent » ^ipi^è^; avoir présidéàune e^^écution^ilsie retîn^it^vecles plus vîleaproa^tuées, xA ae B^e^t d^BS le bain avec elles, lia fin du règne 4^ çç tyran fut plus insiuppprtable qu'aucun des vè^iea précédens. Nérpn n'«v»sii^tait point ffix supplices qu'il avi^t ccm(Lmandés; mai^^ispus Domitien> le supplice des intw(|in/^ ^it 4e voir et d'être vujs. U fallait considérer la
qnejqne douleur ttoUHe ÎL> *'^""*"'
«*dt*6îghedsettëabtir J^Sn' ! i ^*'qu'il vodlàlt ftii* ^h> fti. ""'/'^^"^
préfets de8 bandes Pi^toriennL ^ '°^'
|et<î« àtitl^L mfl^ ^ *'^'^"»^Pl-<>^ *»fe» 1* l^aiit, Pëbttnlto yitttj^? ..!'*"^
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ayant son bras en écharpe. H paraissait ainsi depuis quelques jours , afin de cacher ayec plus de sûreté un poignard^ parco qu'il était défendu d'approcher l'empereur avec des armes. U commença par l'instruire d'une prétendue conspiration, et lui montra un papier sur lequel étaient inscrits les noms des conjurés. Pendant que DoiSitien lijsait avidement cet écrit , Stéphanus tira son poignard , et le frappa dans l'aine. La blessure n'étant pas mortelle, le tyran se saisit de l'assassin , le terrasse et appelle du secours; mais le gladiateur Parthénius, avec ses affranchis et deux officiers subal-* ternes, entrant dans ce moment, s'élancent sur l'empereur y^ l'achèvent en lui faisant sept blessures.
Les écrivains rapportent d'Apollonius de Tyane, qui était alors à Éphèse, un Mt incroyable. Ce personnage, appelé magicien par les- uns, philosophe par les autres, mais qui n'était probablement qu'un imposteur, lisait dans les promenades publiques de Tyane, au moment même où Dçmitien fut tué. U s'arrêta tout-à-coup, et s'écria:
DE L'EMPIRE ROMAIN. 1% « Courage, Stéphanus» ! S'adressant ensuite aux assistans 9 après un instant de silence: <c Réjouissez-yqus ^ pe^. apys y \pxxx dit-il , le 7> tyran meurt aujourd'hui I — aujourd'hui » vous 4i^-je. — Au. moment qùje^gft^dai» » le -silence, il était puni de ses crimes ; il » meurt» ! On dit que des prodiges présagèrent^^sa movU ^ monstre ne 'méritait ni prédictions I ni ^t# sv^maU^irek^ La mérité est que ]a cré^u^^ /^^n^inaif, encore . al^irs;^ et qu'on crpyftiti ftWSi prpdigff^.. Lo 'peu'plé* retoijubait ^^sm^ ^ preipié^e^tbli posti^MT^e. ci)oit lljat^l;^I^f9pLt daM le sot de l^ignprance;, ..,.-., .. ,, .. •
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Jt^^ binq Empereurs Romaina célèhtesp^ar iei^rbont^. . • .
X:<oR8<20fi la nouvelle de là mort (fe Botnitieti fat publique , le ÈèiïéX fléttii sa'mémoîi^ Ok ord&ttiia d^àbftttre ses atàtàes^' de détTtiive tootesseM iiiacri{>tiôtls y d'teffiicer son nhm du thrre de la 'Bii^aomméé ; on défendît de laiâiitéded-fitniéraiHes. lApëtatpley qui ne se mêlait presque plus des affaires* dn.gpuYernement , vit sa mort avec indifférence. Les soldats, qu^il avait comblés de faveurs , enrichis de présens , furent les seuls qui le regrettèrent comme un bienfaiteur.
Le sénat se bâta de donner un successeur An de R. à Domitien avant que l'armée sai- De 7 C ^^' Toccasion de le &ire : et le jour 96. même de la mort du tyran , Coc-
céius-Nerva fut élu empereur. Il était d'une ancienne et illustre famille espagnole,et avait 55 ans lorsqu'il monta sur le trône. Ses ver* tus , sa douceur , aon respect pour les loix le
Î)E L'BUéPÎRB ÎIÔMAIK. l5l
faisaient rèittàrqaer à Ronid : et il dut sou élénûiM' a Sa tàûêHÂte iMëpi*ochable.
AecèututDé dèpcii^ Xôtigtempà à la tyi*annie, le p\^ti^\e Vil, aVec une jôîe éicesiiire, le règne de Nenna , et détotti ala fkiWeàSe^to noth de biehveillàttbë. Bii ittotitknt' sar ib trône, ttt éittpeîtetir jura sfolèitnelleitiéntde ne faire ihburir aticun ^àtëUi' ràttidiû\ quâtodiilêttttfll'éHâÙHatdèyAôlifelégîtiirtèi. Il obseiSrà Si teligitniiëtoèn t ce sertrien t, qu'il n'agit? ^i sêtèit^eiil coiitre deux sénateurs qui coilstiîrferéhf contre lui. D les envoya* chercher, leiif dit qu'il cdnnàiissâit leur dessein, et' les ihéïia' €Wsnitè^#nec lui au Ihéairèf'ptoblîd lia il kftfi* prtsenti à cha^cun uri liolgnard , îes^iiriimt de le frap{ferv cri les aséuWrit qu'il riè rfettèltrait point éh gairde contre IfeùHJ'Çdu^î fl esiîiàait'si^éd l'argent , que Idrtigfu^ùti de? îTes sUjefts,' tjm avait tiîouvé un tiréSôi^, liuidemàuâérdeq^ en fànàfit'fàirè, il répi^dit qtfîl^pbùVlaitneii disposer à sàtl grê^ iriàullëHoiniBiin^ayahi ohÀtrrè'kVètiiferexit que lé ihsàcnt^'éiMtèô^ JBdriéidèl^àbîé^pbUr \m pilttic14lîer,Ne^V mirant sa probité ,^ lui fit la même i*ép'onse.
Tamt de dottcctrr et de gétlërosité ne rempôdièrent puîi d'avoir d^oi entremis. Vi^Ùîiis-
seulement le pardon , nfais il le. fit consul. Galpumius Crassus et quelques s^utres, conjurèrent contre lui; Nerva se contenta de J^^nnir les coupables , maigrie le sénat qui voulait leur infliger des punitions plus sévères. .Mais la plus dangereuse insurrection vint des bandes prétoriennes qui, sous les ordres de Casperius Elianus, voulurent venger la ;^ort du dernier empereur, que ses fréquentes libéralités leur avaient rendu cher. ^ Nerya ,.qne sa bienveillance envers les gens dabien faisait détester de ceux qui ne Tétaient^l^, employa tous les moyens pour arrêter cette insurrection : il se présenta aux soldats séditieux, leur découvrant sa poitrine, il Jjes p^i^ de. le frapper pour lui éviter un çrime)^ Sans écouter, ses remontrances, les soldats se saisirent de Féjtronius et. de Fartlienius , qu'ils fir?i^1; mourir d'une manière ignominieuse. ÎTan content de cette Itction^iils forcèrent remperei^r d'apprpuyer l^r. sédition ,, et de. faire un discours au. peuple, dans lequel il les remerciait de leur fidélité.. . *
Une contraîi'iété aussi désagréable à l'^npereur eut cependant des résultats heureux
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par l'adoption de Trajan, désigné pour son successeur. S'^ppercevant que dans les sé<» ditions fréquentes de ce,teinp3f il avait be- ;soin d'un second^ il mit , de côté tous ses parens , et choisit, pour lui 3UCçéd^.Trajali , qui gouvernait dans la haute G^rmani^ Trois mois, après s'étant emppxté conlre JSlégi^us y sénateur , sa colère fut si violente qu'il çn eut la fièvre^ et mourut après avoir régné un an quatre mois et neuf jours.
Ce fut le j premier é1,ranger qcji régna à Rome. Il est ég^Jeinept c^èbire p^ sa don- 1 ceur.et sa générosité, ainsi, qi^e par sa.sa^ gesse 9 mais avec moins.de raison, lia plus grande preuve.)^^ en donna., fijitd^s Iç^ choix de son sjapcesseur, . ♦. ; ^^ ji
Trajan 3e prépara à partir jie la Gerpia-
ÂndcR. nie ou il gouvernait,, ppur.re-
De J. €w • *9^^^Ç^ à Rome. Il hit Qplte \ti\xe
9& ^qu'^reçutdePlutarqu^qu^fivait
eu l'honneur d'être son maître..^ ,. ,.
<c Puisque ce sont vos mérites et non vq9 1) intrigi;ies qui ypus ont élevé à l'Empire^ 1^ permettez-moi de féliciter .vos vertus. ^t D mon bonheur. Je serai heureux si votre y> règne répond aifi mérite que )^ vous ai )> connu* Mais si l'autorité vous rend m4-
)) et moi I^gnomitiiè dte votre conduite. Le j> màitre sera, tesponsabicf des^ crimes de » Mèttî. tJèUx cfe Néroir sont autant de 9 tâiôfies fi la réputation dbSéhèque: Socrate jf fft Qlritrtîlièri ont été Blâmés pour la con- » dutte êlc leurs élèVes: Si vous continuelle >) d^tre ce que tous aTW été, 70 serai le jï pKiisHoirotédesfiommes. Réglezros pas- » siohs , et que la vertu éoîtiè but'dè toutes i) vbs actions. Si vous suiVea? ces conseils^ J> jiri'iiteglcnrifieraî dè'vous j^ si TOUS* lès iiégligèa , cette lettl'e témoi- » gaefra en ma iaveur, et attestera que la » Wi tï<ie Totià ani^ev fkitîafe doit poîut êtbe y> attribué à Plutarque ». Celte lettre prouve avec quelle dignité ce grahd philosophe ëèfivHitiau meilléur-dcs prînccîs.
É'àj^pHcàtion • de Trajan aux * affîârts^ sa îfitodéraâànieiiyèrsses etmemisvsa modestie au milieu de^^glirire^ se? libérdîtés envéri cedi-qtti'dn étaient dîgiles ; et safingalité , lui! attirèrent lès lÀuangès de ses cdiïtemt>0raiûsj et la postérité admire encore se& Vertus. ' '''^"-'- ••'••■'
Là jfrémîferé guei'W dnns laquelle il fut l^n]^à^é, fut contre les I)acés, qui avaient,
DE I/SMPIRS aOMilllf. l55
pemboit le rcigne de Domitîen y cpmmû nombre de luiirages. Uhvm^nheiMmée^pni^ aantoy et^tramdiSi^iioè^dâhs cm ciwtirées bacbioM oùiltrouTadei^aiidi^obsAadibsjDé^ céliale,!»! deaDaB08B,l%z!pêtmid«ns.8i^narclie. Cependuit ^ bUîgé d^n ^enità»ni&a£Eaian^g6« oénde^étaiepaavmtpbidioag4empB porolD^ gei Imigiàbnei, cemàiijii^aefobrainott.OR*fi^ vm gnmdjcanialge deay tproppee; lies^oldtttii RbkBrâis manqàan^ dc( imge pcmv l}ande« llanra . bleséuites > Tifajail y pouv y ât^lëev ^ déehîratfles itobes* Cett6r;^ctèihpelbt9«^ Iteii*^ nemià deisJUMlèrlarpus:^4ttUl chtànVkéèi^ oonditioiia .âémjmMagemB^^ Jib* »ot êéft
reconnut! vftfBalidél^JBInifiita *
ABomMbofi^tk Rômè', C|ji on^lai:)k|tldk ti^ honneurs, du ^triomphe^ Tlra|aaiqiprit'aveo' snqpirisèqoéiesiDaoesiavaieift veiKmveié lé»' )uistitité& Ondédata de nohiiTeaaODéctiMlltff cdaaemirdn junsA^maui y el^TriyaiM^eiiifMitïrf} de 8e8pO80eaaionâiA£ti^^éftffeèixéMtdë^]^^ quandfil le iTiQudnatj/.ùiiB'ijWiftsio^ territpire de Fedoenû y il j entreprit^ud <)à^» vrage étonnant pour ce lempa^ cef atdè'Coii'^> straiie nn pont sar le Sannbe. Ce traviul> excita, PAdmiration. X^epentyde vinj^t-doÉUC
i56 HISTOIRE
arches^ ét^it aux .luisfieave large , profond et rapide. Les ruine8.qQi existent encore^ font Toir aus architectes, d^ notre iietnps y ^oombien: les a:doù»sis lear: étaient supéiieora par la grandeur istii.imrdiesœidb. lecir» projets.. Quand: cet ouvragé. :£atai9ievé , Xx:ajan^continiiacIa;giieiKeraveo;:«dgQear , partageant : :av»â Jbf anaiudrea s<dda;tai ks &tigtte8 dé la içam^agaev *ei^lea enconra* géant {iar aoq cocein^Icf^ Quoifiueile pays fât yaatii ( jej^nincuUe et les babitana brav^ , il sob^ugça toat le royaume desDaces y et en fitkiilaprQiriiice.^omaine; Décébaletfitqnel* qu)98 tentatives, pour s'échapper, mais étant mxwomoié d'eiùieitiis,.iiLpérit bientôt^ Ces succès semblaient dpaner à l!£mpire an«degfP d^.flpkitdwr:qu!ilin?a>i^ait poiniieacère W* . P$9; ai^ba^sadetirs Vinrent da fond, de l!l9dé féliciteirTjajande se^iuocàs^ etiui denftndoiftvdon amiÊtié. B fit. bon entrée fntai* ^aif te àKoni^^'èlles £3 teaqa'ocoasidnnèroit s^es Victbima,; disrè vent ieént uringt jonra^v • » Ayant ainsi.dônnéila paiiL jet. le bdnliear anoc Romàina^ ilf dt ^imé , . honoré 3^ et près* qn'ade^.de ses^ sujets. Il décoara la* iriUe dféidifi^s {oublies , en banuit . les gens . oi- H&j Jtlt tes mauvais sujets , s'entretint. fa-
DE ti'ÈMttïlE ROMAIN. iSy
milièreitient avec les hommes de mérite, et craignit si peu ses ennemiis, qa'il crut n'en point avoir.
H eût été benreùx , pour la mémoire An de R, de ce prince , qu'il eût traité tous De J C *^^ sujets avec la ulêmé bienveil^ 107. lance : mais , vers la neuvième
année- de son tègne, on* fit naître dans son esprit des soupçoAs contre les chrétiens. Un ^rand nombre fut mis a mort, soit dans dès émeutes populaires , soit par les jugemens des tribunau!it. Cependant la persécution cessa bientôt : dès que l'empereur connut la simplicité des chrétiens- , leurs' mœurs innocentes ei douces, il mitunterine àleurs^ souffrances.
Sous ce règne tes jiiifs excitèrent, dans toutes les parties de l'Ehnpire, une 'terrible insurrection. Ce peuple malheureux , tou-t jours aveugle*, attendant sans cesse sa délivrance , profita de l'ej^pédition de Trarjan en Orient | pour massacrer tous les Grecs et les Romains qui tombèrent en leur pou-,, voir. Cette révolte commença à Çyrène, province romaine de l'Afrique ; d'où elle se communiqua jusqu'en Egypte, et presque dans l'île de Chypre. Bs dépeuplèrent ces
chair de leurs ennemis , les liynôotit aux bétes fauves, les&isaieBt tuef eatr^taXi et étudiaient de nouveau^ fiu^ens de les mettre à mort. Ces cruautés '^opendant p'ei]rént qu'une duré^ passagère : ks gouv^-neurs des provinces «'opposait à letir tAg» forcenée, usèrent 4e représailles > et filment subir à ces monstres ]ies sappliees dus k leurs forfaits. Un juif qui aurait tais le pied dans rile dci Chypre eût eombis eut criiiie capital.
Pendant ces guei^res sanglaiites^ Trajan obtenait de aevtveau^ succès dians l'Orient. Il porta les armes des Romains dans des pays où Von n'avait point encore pénétré. Mais ToulaQt^ s^loa dH eoutUvte ^ rer^iir à Rome , il ee ttt^ava trop faible pour exécuter son propat# Il se fit transporter à Séleucie^ ^ù il mourut d'une attaque d'apoplexie 9 dans la soimite^troisième année AndeR. de $owL âge^ après un régne de et J 0 ^i^""^^^ ans six mois et quinae
Adrien 9 x^ervea de Tra)any fut obviai pour son sttecçfMeur* Il eut un systétoe enUire-
DE L'EMPIRE ROMAIN. i5(f
ment oppoaé à celui de son prédécesseur^ en évitant la guerre et cultivaat les arts, fayorisés par la paix* U se conteata des anciennes limites de rJBmpire, et ne parut nullement ambitieux do conquêtes.
Adrien fut un des empereurs Romains les plus remarquables par la variété des talens. Il était doué de tous les avantages de l'esprit et du corps. Il composait égvile^ ment bien en prose et en vers. Il plaida souvent ^ et fîit un des meilleurs orateurs de ce siècle. Aux qualités brillantes il joignit les vertus. Sa douceur et sa clénience parurent dans le pardon qu'il accorda à ceux dont it. avait reçu quelqu'injure quand il était simple particulier. Rencontrant un jour un de ses ennemis les pkis jurés : a Mon ami ^ lui dit-il , vous m'avez échappé , 2) puisque je suis empereur u. Egalement alDible avec ses amis et les personnes d'un rang inférieur y il leaseccHirait et lea visitait dans leuirs maladies* U avait poiuir sM^ixae, qu'iL n'était pa& empereur poi^ soa pcopM btet», msM pour celui du gjm» hunain.
Qt«dques viees&baient uflicvutyastefrappantiCvec ses vertus } ou^ pcNardijKrk ré-^
l6o HISTOIRfi
rité , il n'avait poiat cette force d'esprit qui fait la fermeté d'un caractère inébranlable.
A peine était-il monté sur le trône, que plusieurs nations barbares vinrent du Nord dévaster l'Empire. Ces peuples hardis £d« saient des conquêtes en sortant de leurs forêts et en y rentrant , à l'approcbe d'un ennemi supérieur. Ils commençaient à être redoutables aux Romaiiis. Adrien songeait à resserrer les bornes de l'Empire en aban* donnant les provinces les plus éloignées et les moins susceptibles de défense; mais ses amis le détournèrent de ce projet Us croyaient faussement que l'étendue des frontières en imposerait à un ennemi qui che]>> cbait à s'agrandir. Mais^ tout en cédant à leurs avis, il fitromprcle pont du Danube ^ bâti par Trajan , pensant que ce passage, qui lui était favorable, ne l'était pas moins aux barbares dont il facilitait les incursions.
Après avoir resté quelque temps à Rome pour s'assurer si l'ordre régnait, et si l'on avait pris toutes les mesures pour la sûreté publique ,^ il se prépara à visiter toutes les parties de l'Empire. Une de ses maximes était qu'un empereur devait ressembler au
lear TÎTifiànte. Accompagné d'une ^ brillante «t de troapes considérables ,': tra dans la Gaule , et fit le dénombra deises fiabitàHs: De là Gatilê, il passa eu Hianie ; âe-^là , en Bàtà^ l et se rendit la Orandê^Bretagiiiè', eùil réfomia des^i réconcilia' les Bretons aVec leisi Ron Potarlaaûveté'des prbrinbes méritdia de oe, pays, 'il bâtit :fin mur qui s'étd depcDB la rivière d'Eden , dans le Cud land, jusqu'à la Tyné, dans le NortJ besrland. C'était un rempart contre les ii lions desPictes et des ÎBarbares du not la Bretagne y il s'embarqua pour tes GrS qu'il' traversa pour ^atler en Espagne , fot reçu ayec d'autant plus de joie, était^né dans ce paye. Il retoumli k B et s'y prépara à parcodri'r l'Orientl \Jv vasiott des Parthes hâta son départ ^'À approcbe ^ l'ennemi fut obligé de ÙH paix ; efc A^hien poursuivit son voyage obstacles.;Il visita laeélèbl^e ^le d'Atfa où il resta^ long-temps^ se faisant initiei les mystères d'filëildis /^til passteient les plus sacrés de la mythologie pàS Il exerça l'oflBice d'archonte ou de pr< JI* Partie. xx-
l£ùt, - H I S TOI E. £
jyffgi^ti^^ ; ii ailpupit la croaaté 4eiS;p.0rsé— c^lfops .cpnlUe }^ duiétieiis : ii40=îiiàt )«ar
au iioi^bre 4e» .% of^ Ay^t lîlit. pcéptaer
I^ ,y employa 90^% ieffim À r4for«tecs A^ ihtx» et }q g9^«|»(9imp|t, 4 ,t!$f>aim«r 4tN .qae-^ rçWffaiSBfi»» i éjipyvpr 40» .l»âti«ii|iM ihagnifjg^m,,:!^; fit rfqqnf^ijTQ <{H4htg« î irt lai d9n;ifqtfon^om«il,}!ip^fil«l IH^fO^palis.
pgux4^ ^rècç,pa4f% 4w|9 l*)44i(| fmi|«ikm, 4frT|à ep SyffB,4pB»M»4wtew W» tûûi m^
^tg^eai} d^ ^<9ti)p^, :4li-il .firqiCT«7f»^ert 4f ,^bV; i^t négliig^ j4l9»ii longtteHi^ps. ill dqQftSf3f^,f?v4)9»$otir;fiwi^ eehâttt>Jér«8a* 1^9.. Ç^ 1^ p?(!^uft^ .prraïf tem«)t «|r^ )•
^éïfir qtt>'oi( iMir ni)»4fiMA ikuir rofmune , ^Blï^ • jf!4««l 4li f#«tipint0fit 4c^p)ài>« ]ang-
IffH»»»»» J ^»l« .*»l>Mf»**« itoiptiwilëgw
t^fflNo^^fnrl^i^Amdivè ^ l(Mi-ckrf^6M qi^,i,éu4^n| (Lt9» la j[tt^> el.iesifi^aaèiviit
DE L.'£MPIH$S ROMAIN. a65
«a ^1 de Yégée. ^^dri^n^'c^iroyatit oontre euic une paiflMffrt:fi4ir«i^ , prmipocta Mr eus:
nxinée.au bcHut çlo 4eHS^M1l9> j^M la démoli'»tio^ d'^yû'fl^ nàill^. «te ieun meiiicaiEM Till^^ ^i }a desUtH^^'d^ prà» de^aix.osiît pxjAh hQfi»nA«#.df«M:tfft^ b4taî^ ;-:*[;. ; . ^U hvti^'9^9^it»(l^^^oma. qui étaielit
d^l^f iriroptipH d#. fiwi^wfeaidaiis le nçrd f^VJpif^pi^. Putr4pt(ipto h Jdéflie;>et tlra^y^a^(^VM*Wffni^4 ÂbipctHèi»^ Ira^
T«98^ ÎHA4|ii^ dansf^ (QapfisdoçR. Adrkn pr^^r^i},tfl«;|ppi^«i Utté.gttorrè mujlî(e^U)b> tii|«4:'ettj|iî,«^99r»>d-irgexit^4ia'^^ retoiWiifii^ i:aÂe^t dfti;i# J^ton p*y^ où iia vèviiimiit ^aiv f iblçosi^^tâollir ;da J^ûr i»Blafp «t méclifo^ d»
Ayant, pcnilwit,4MÎf»èiaDiféfiByrvwfmgé>it rif/9fm(^^f?.*f»^ >èn]p4râut^ H*
a9)ji^/^4ei«f(;£««P^À'A¥rQb4taieu.ri^ fioumuf
)^ «Va'A ) drlfail I fairi»é y , d€i frésider Jiu ililfoil 4'§u^!}l4;l9 recii>ml% alT^Q dra âoclamfftioiii de joie. QuoiquotAd^idn devînt nvârmé <t vif «i; X ft^A «f dCiir pont le bien paMic ne
l64 HISTOIRE
se ralentit point Son principal amusemeiii était de converser avec les hommes les plas célèbres dans les arts et les sciences , se glo» rifiantde croire qa'on ne derait négliger aucune connaissante, et que toutes étaient digaesd'étrecultivées par les princes comme par les citoyens» Il défendît aux chevaliers et àuac sénateurs de paraître en public sans lenr coutume. H priva les maîtres du droit de tuer leurs esclaves , comme ils le disaient auparavant : il fit )oair ces derniers du bé« néfice des loix. H adoucit celles qu^h avait fiûtea sur ces infortunés, qu'on avait jus* qu'alors regardés comme ne méritant point d'être jugés. Ijorsqu'on trouvait un maitre tué dans sa maison , il ne souffrit pas qu'on mit à la torture, tous ses> esclaves, comme c'était l'usage avahtlai; mais il n'y sdumit que ceux qui, instruits dTavante de ce meur* ' ite^ auraient pu l'empêcher. < ' > ^ Gf fut à de pareilles occopatioiis qu'il passa la plus 'grande partie de sàh temps; tuais voyant que seè devoirs augmentaient tous les jours en proportion de k ^minûtion de ses torces , il résolut d^dopter lin fttccesseur. Il choisit Anionin.
^Pendant qu'il s'pconpaitde ce soin, ses in-
DE L'EMFIRB ROMAIN. f65
firmités devinrent insupportables , an point qu'il priait instamment quelques-uns de ses domestiques de lui donner la mort Ânto* nin ne voulut point qu'on commit une pa« reille impiété ; mais il mit tous les moyens en usage pour engager l'empereur à supporter le fardeau de la vie. Ses douleurs augmentèrent chaque jour ; on l'entendit s'écrier : «Qu'on est à plaindre quand ou ]!> cherche la mort sans pouvoir la trou^ D ver» ! Comme sea ton rmens continuaient^ il résolut enfin de ne suivre aucun régime ^ disant que les rois ne mouraient que par la multitude de leurs médecins. Cette can^ duite ne servit qu'à hâter l'approche de la mort 9 qu'il semblait désirer avec tant d'ar-* deur : la joie qu'il en ressentit lui dicta probablement ces stances célèbres > et qui sont connues de tout le monde. Il mourut en les récitant, dans la soixante-deuxième année d6 son âge, après un règne heureux de yingt-un ans et onze mois.
Tite-Antoniuy dit le Pieux, son succès- An de R. seur, était né à Nismes , dans la *^é J. C. G^*^^^) ^'"^ noble qui avait occai38. pèles plus hautes dignités. Ilavait
environ cinquante-cinq ans quand il monta
mit le troue , après ê^r^isf èxtteé avec lionneur et probité des charges importantes^ Les Yertns qa'il arrait n^ëtaïit que simple partieoldâr^étadeilt dignes del FËmpire; Far sa ^uflitioe^ sa doaèeur et sa clémeïkC&y & se uMMitra un des meilleiursprincéS; Ses mœurs étaioïkt si potes , qu'oTt le comparait ordi- BdirMienit à Numa. 11^ mérita le surnom^ de PiciÉB f par sa tendresse pour Trajan y et Sun attacihenient à la religion de son pays*
Il récompensa les savans , k qtil if accorda des pensions et des honneurs. H les faisait Tenir de tontes les parties du monde. H pria ApollaiGlius: , fameux philosophe stoïciien ^ d'instruire Marc-Aurèle y son fils adoptif. Apollonius étant arrivé, l'empereur le pria d'aJfer che2 sof^ fils; mais le philosophe lui répoi&dit que le devoir d'un écolier était d'aller dkBx son maître ^ et non pas celui-cî che2 soa élève. A cette réponse, Antonin dit tn souriant , <e qu'il éfaif étonnant qu'A- )!>pollonius n'ayant fait attcune difficulté y>àe venir de la Qrèce à Home, en fît pour )» aller d'aï» quartier dkns un autre ». Il en-^ V0ya dnr-^le-Ghamp chercher Marc-Aurèle.
Fendant qne ce bo» prince s'occupait du bonheur dies hommes', leur servant d*cxem-
DE li'EMPiRE ROMAIN. 167
plej et n'eiîiployant que îa censure pour cok'tigw lècrr» foHés,' 21 fut âttàîqTlié d'une fièvre violente^ et manda auprès de lui ses Attiis et sk!s ptiàcipàti± Officiers. II confirma dévaint eux l'âidôptiôtt dé Mâré-Autèle:
ftprès Bttoit ensuite fait trauàpbrter dans la cha'ttbrè de son 'éaccés^iii^ IfL statue de la Forttinè^ q^on àvidf cbtithrne de laisser datis l'ffj^^rtèiiiénf des ehip^el^fs, il expîi^ dans là suintante «-quinzième année de son âge^ ftpi^èd lin tè^e beutèùx de vingt-deux auB ^ethiiitmois.'
Quoique Matfc-Autète héritât seul du ' An de R. ttAne , À s'associa cependant Lu- ^Dc J d cittâ-Vérus pour gouverner l'E- 161. ta! Matc^Aurtlê était fils d'An-
nius-Vérus, d'une ancienne et illustre famille qui prétendait descendre de NumsK Cottïmôde , adopté par Adrien , et mort avant cetempereW,étiitl!ïepèredeLùciàs-Vérus.
Marc-Aurèle se fit àut^t remarquer par «es qualités et 6eé Vertu!» ^ que son associé se rend5t fameux pkr sic» passions et ses débauchés, li'ttri étàh uh modèle de «agesse et de bonté, et Fautre, d'ignorance , de paressé-él 4e folie.
« A peine les deux empereurs éiaient-ils
que de tous cotés par les. nations barbai^ea qui renvironnaient. Les Cates envahirent la Germanie y mettant tout à feu et à sang : mais ils furent repoussés par Victorinus. Galifumius étouffa une révolte qui s'était jdéclarée dans la Bretagne. Les Farthes , commandés par leur roi Yologjèse , firent une irruption plus dangereuse que toutes ies autres. Après avoir détruit les légions romaines de TArménie, ce prinœ entra dans la Syrie , chassa le gouverneur romain^ et répandit par-tout le crime et la terreur. Pour arrêter les progrès de ces Barbares, Vérus vint en personne ^ acfcom* pagné de Marc-Aurèle pendant une partie du chemin.
Entré dans Antioche, Vérus lâcha la bride à ses passions ; et oubliant les &tigues de la guerre ,11 s'abandonna à des débauches excessives , et inconnues même des Grecs voluptueux. Laissant à ses lieutenans la gloire de la campagne ^ il les envoya au* devant de FennemL Ils combattirent avec de grands succès. Dans l'espace de quatre années, les Romains pénétrèrent dans le pays des Farthes , et le subjuguèrent : mais.
DE I/EMVIRB ROMAIN. f.G^ à4ear retour, la pesté et la fiBunine rédoîsirent leur nombre de moitié. Cet érénement n'empêcha pas Yérus de vouloir jouir des honneurs d'un triomphe, objet de l'envie des autres. Ayant donné un roi aux Arméniens , et voyant le royaume des Parthés totalement subjugué, il prit les titres dePartheetd' Arménien. H retourna ensuite à Rome partager avec son collègue un triom* phe, accompagné de pompe et de magni-* ficence.
Fendant l'expédition de Véms,Marc-Aurèle était uniquement occupé de; faire le boR- Jieur de ses sujets , et à leur rendre justice. Il se livra d'abord aux affaires publiques , et corrigea des erreurs qxti se trouvaient dans les loix relatives à la police de l'Etat II montra beaucoup de respect pour les sénateurs , à'qui souvent il permit de juger sans appel. La république semblait renaître une seconde fois sous une administration équitable. Il s'appliquait tellement , qu'il employait souvent dix jours à l'examen d'une afihire , dont il pesait attentivement tous les moti&. n sortait rarement du sénat avant que le consul eût dissous l'assemblée. Mais la conduite monstrueuse de son collègue le
son onucii , tic anivuu ci uc auu iiucrunagc €ét»MdKht, Mpùint â'igttoM tovcûcbÈei.cèfs^ ïï péiSik'qtt&ie inatiage était le'iijèt^léar ftiôy^ de les tiéprimer. Il énVôJ^ donc & VéiW* Sa fillè? Lttcflie , femfne d'WiC graïtide tjèk'nté' : Vétûs fépomat à Aritiocbe. Miîs (» ÀMyétir ii'<iMt AhCttiAt sùààè». LticiU& était linti de Iréss^blër' à àon|ièl-dj et itt }iëit de Zttlniger lés ttxtittv&fgant»» d« ««li màti » ell» rengageait à en commettre de noàVéÛes;.
Mâi^-Atfirèîé ptehs» «[tie^, fotWçtttfe Véttis se- 1èM dé l'étëtii^ & Roiilë, sd t^fésètlce le iienêifiit ëa tèÉp^ty èf qab le bdttliedir Mridt à U M t<êiïâii k FBtat : titia Û fttt éncorà itàttipé âM^ txHie étfi/)e6tixt6. Lé tetcMir dé Vértn fut fàtàl à PEmpilr^. Sott ai'nrée ràp'^ potïa dés' ]^VitiOë8 déA FâOthes lë Aéau dottt elle éta^ éBé-ihâi!Dè tttta)|uée^ et lé etitiutcùtti^tia {mf-tout àù elle iiâssa: ' (MtLUpttttÛéttxtt îé'ttrbte état dé l'Empiré k PâJrriVée (Je VéMff. dét lirtrrîble ta- Ulébti bMtait un eMpetétlr ^e livraïkt à deA débaùbllés excessives, sans aJàcàne inqnié-^ tiide j^otiif le)} eiiamités puftltqueh iônt i! ctatft envirortoéj une peste effroyable répandant la terreur et la déaoialiolÉr &ns Fôcci-
DE Xa'BMPIRB RQMAIN. iji
diéntd^ l'Empire ; des trérriUeinens lie terre^ des famines f des ihandatioc» ^ des moissonf dévorées par des asatereUeé^ enfin^lesBarba-* xes profitant de êes inaiix^ et pénétrant làème dans l'Italie. Les prêtres fir^it tout ce qu'ils pnrélrt pour «Aréter ie cours de ces malheurs , et voulurent appaâser lès dkuXi Deapriires f des sacrifiices nombi^ux ,, des dérédioaies sacréeis et inoonnneft juflqa'alors ^ la serlen-» iiité a^kpelée hotUèemla (i) , qui dora sept j€mn : rien He fut cwblié; Four eoaromier leKira travaux , ces enthousiastes y comAie ëi tous ees manx n'étaient pas sujBfisins^ en occaaîonnèTMlide ncfHveaux, eu attril»ttant les malheurs de l'Etat à Timpiété des4)hré^ tiens. On leor sosc^ta mie violente perséctH' tion dans tout l'Empire, et saint Justin , «aint Folycarpè , avec une muttiftade cPau-- 4Te8) souffrirent le niartjre.
Dans cette seène de désolation ikniver^ selle, il n'y avait qur les vertus et la sagesse d?un seul homme qui pussent rétablir la. tranquillité) et rendra le bonhecrr aux Romains. Marc-Aurèle coMmenfa fiai' marxilMt contre les Matrcdmans* etl6» Quades :
, i I 11 • ■ ' i I • I i I < i II i 1 1 I il ■ I I i I I <
(i) BstiqQfets ofievti âttx dîteUz.
pas sans repagnance les deuces ae nome a
la fatigue des camps. Ds rencontrèrent, près
An ifi .B. la ville d'Aquilée , les Majrco^
^De J. C. oï^^'w y * V^^ i'* livrèrent nnô 169. bataille sanglante. Ils mirent lenr
armée en déroute , les poursuivant à tra^ irers les Alpes ^ et les vainquirent dans différentes occasions. Après les avoir entièrement défaits, ils revinrent en Italie sans aucune perte considél*ab]e. I/hiver étant avancé, Véros voulut aller à Rome; mais il fut, dans ce voyage, sabi d'une attaque d'apoplexie, dont il mourut dans la trente^neuvième année de son âge , après avoir régné neuf ans conjointement avec Maro^Aurèle,
Cet empereur , qui avait jusqu'alors soutenu , non-seulement les fatigues du gouvernement, mais encore secondé son collègue, redoubla de vigilance et d'ardeur. Après avoir vaincu les Marcomans , il revint à Rome, où il recommen^ la tâche qu'il s'était imposée de réformer les hommes.
Mais le renouvellement des premières guerres interrompit bientôt tous ses efforts. On rapporte qu'il fut miraculeusement se-
DE L^EHf IRH ROMAIN. iffS CQura dans un combat LWmée moitrait de soif; les prières d'une légion de chrétien^ qu'il avait levée à son serricé fi^nt tomber du ciel une pluie abondi^te, qui rafraîchit les soldats langàissans ; ils recevaient l'eaa dans leurs casques* La même nuée répandit le trouUe et l'épauvante sur kurs ennemis. Les Romains recouvrant la fonce et le cou-^ rage , taillèrent les Barbares en pièces.
Cette circons taneeest également rapportée par les écrivain» du; paganisme et ceux dot christianisme, avec ' cette -différence que iM uns attribuent la victoire à lears prières ^^ et les autres à celles de Jenr émçmnvit: Quoi qu'il en soit, Maisc^urèle ^ sensibieA ce iht-' raide^ adoueiftla) persécution contre les chi^éi* tieils, etécrivii âil sénat en leur faWiefir. » - . Cet empereur hiei^veillant , ajumt décou^ vert obeiconppâxaliiÔH tramée ooi^tte lui) paW donna àtAvidius^ qui éti^it du^pombre dés c<«)uréi«' Cclux;{quû)oàk«raieiiriitfai]x>Au--* rètla; prirent k* liberté de lerblftmer ^ée sm conduite». en loi disant qo'Avidiùa 's'eût paé é\4i^ généraùxis'îl eût été vainqueur. L'empereur leur répoif dit: ale.a'aii)amais asses »f»àJ servi Jos. dieux,, et mon gouverne^ nweat n'a point: été aaaea mai^vais poup
J} «^t Mfnteme d'aïqielev la ^hilosopliie «a mèirf» et brftitaiC k. cour de marâtra. Il 4hm$ a^wflrt ; <( Heureux If^ipèupled donc 9 1^ fJlîl^iMphM sont 4e» irpisi^ ou dont les » fow wnt dw phUosopiuH;». «C'était an des lipouneç le»- [^1 110 reiHmiiiiasdablei» As. ca temps ; «t qiiimdf aa Uett^tw sur le tcâae ^ il mim^i vé^ daoa . robrauFité ^ Bon mè^ iÂte>-Qpwne.éi(riTiâ0, lufc «àt afiaoé^ Viuh^^ «litrtolpiéf puiHQAe ara>Qiftvnigu aubaiatent
(^yianb MBijltt le.ibonftfitt^}è>sei'8l^Ma^'ki paifc^/aÂ' geittm^'tiaiiiaîii^'tL à^pmt'^qiieilaf SpjftliM; ot;lM*naiioM iM^M^* db N^ii^ ayant pfia. ka .annei , faisoieiituiiii^ tiipj i^apiî^ idv^ ,Jf£miâm til ^oidgtiiteitaMro mm, fmi - Asyoaer ; aa rriDNlItaw} çau?r> ia^ JJé^ jnt^Q d6 Mrpati&e:, fit ifiv> ^uasi^ièf de$<prépai;ll^;$ii>qQrfafsrak9Éleuvi]|R li aeifMH
dtU fHii^énflti |)«ir;Heîttandértilelifai^p£)Jhl tfféfqfr<pybdkiiPrAâaptÉj[;eib |ohw, IMdt^at» peuple. dM«î¥â^ianicli&' de icbadmle^^ ^ ^ûâ^ %i% axLWÂte ; tpl àniimn dû^pnî^st et )àw HtH mm d^ ae« sn^eta. A Uentcée deJa troiâèmè^ «mpagno, il fat «tta^, iv Vipmia , d'und.
DE LfEMf l^B Jf.q^JLÏS. t*j!i maladie qui arrêta le cours de ses succès. Rien cependaBt ne pi2t xakntir le 4esfip qu'il avait d'être utile aux hommes. La jeunesse de C<|mi9ipdesoii ^Is'^.e^^eslftitilyaises dispositions qu'il annonçait , lui causèrent^ de finaudes iqqui^tJwJ^- ft;ft?«ip»8*\ii,^ ^mjs çt auy pffUQÎpfipx 9l^inr4 qUi^ttwnt autour d^, m^.M t ç^aÏ?WP M% . .C^u'ii isjpérait qu'ils voudraient bien lui tenir lieu du Hèf p qu'Ai ^Jaifivp^rp^ ^ l^r^i^iif^ti^ii
r^Xf^m^tïfffiij : il ^PWWHS fm^A»9»â^ i^hka^e, !^%,xfiquf^\ j?ieftt9)i,^i»EJp ^iA^»i^ cinquante-néuyiçjjrje wnépjîJç «SW 4g»ii«*J*i yij.r^ç,jip fl^-flwf WfoPft ^»Vft«l la
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