‹ Abrégé de l'Histoire romaineChapitre 28 sur 30 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Depuis Commode jusqu^à l'époque' oà Je siège de V Empire fut transféré de Rome à ConsUmtinople , sous Constantin.

XiE8 Yertas de Marc-Aurèle oarrirent à Commode le cHemin du trône: L'armée, le peuple, le sénat et toutes les provinces le reconnurent ponr empereur.

Mais son règne présente un tis^tu d'injus^ An de R. lice et de cruauté, d'avidité et de *T)ê J C ^rï*ïip*i^^ , dé folie et dé légé- 180. * reté. Sa conduite ressembla tellement à celle de Domitien , qu'en lisant son Histoire, on croit être sous le règne de ce dernier. Il courut les lieux publics avec ses associés , passa les jours en fêtes et les nuita dans les plus horribles débauches. H allait^ dans un de ses caprices, porter des denrées au marché ; ou se présentait ei^ courrier ; ou bien enfin il conduisait un char en habit d*esclave. ILaccoldait des places à ceux qui lui rwi»em)>lAient ^ soit qu'ils fussent les

compagnons de sea plaisixs , ou les ministres de sa cruauté.

Quelqu'un desirait-îl se venger d'un ennemi, il achetait de Commode le droit de le faire périr à son gré. Ayant lu dans Suétone ^a vie de Caligula, il ût livrer des citoyens aux bêtes féroces; e.t ordonna de jeter dans le feu celui qui avait eu le «lalheur de faire trop chauffer son bain. Il se faisait un jea barbare de couper le nez de quelques per-* sonnes y et ajoutant la raillerie à la cruauté» il disait qu'elles .pourraient se raser plus aisément II était si méâant, qu'il se rasait toujours lui-même.

Dans les fêtes de Janus il voulut combattre devant le peuple ^ nu comme un gla« diateun Trois de ses amis lui remontrèrent l'indécence de cette conduite. C'étaient Jjadtas^ son général, Eclectus, son cham-^ bellan , et Marcia , sa concubine y dont il avait paru passionnément amoureux. Leurs avis n'eurent d'autres résultats, que de lui inspirer l'idée de les faire mourir. Il a.vait| comme Domitien , des tablettes sur les«quelles il inscrivait les noms de ceux dont il voulait la mort* Il luj^arriva de les laisser sur son lit pendant qu'il se baignait Un en*- W Partie. la

mœurs corrompues , et en introduisant clies eux la discipline et réconomie. Ils rësolurent donc de le détrôner , et marchant en désordre dans les rues de Rome, ils entrèrent sans obstacle dans le palais , où un soldat tua l'empei^UT d'un coup de lance. Jje grand nombre des événemens arrivés à Fertinax l'ont fait appeler le jouet de la fortune. Personne n'éprouva plus son inconstance et ne la mérita moins. Il ne régna que trois mois.

Après avoir commis ce crime , les soldats An de R* publièrentqu'ilsvendraientFEm-

^De J. C P*'^® ^^ P^*** offrant enchérisseur. 193. Deux acheteurs se p];^entèrent :

c'étaient Sulpitieri et Didius. Le premier était consul , préfet de la ville, et gebdre de l'empereur Pertinax. Le second était aussi consul , grand avocat y et l'homme le plus riche dé la ville. Sulpitien avait pkttét des promesses que de l'argent à offrir. Didins l'emporta par d'immenses sommes d'argmt.

Conduit au palais sénatorial y il tint ce discours laconique au petit nombre de personnes qui l'envirotmaient : « Pères , il » vous faut un empereur, et je suis celai » qui vous convient le mieux». Le chois

DK L^EMPIRE ROMAIK. iSl^

Ses soldats fut coafironé par le sénat ^. et Didias fut reconnu, empereur dans la cinquaute^septième ajQAçp, de son âge»

La conduite de ce prîpce^.dès qu'il fut sur le treize , ferait croire qu'il regardait Tart de gouverner , plutôt comme un plaisir que comme ,u4 travai}. Au lieu de tâc}ier de' gagner le cpeur djo ses sujets , il s'abandoDina à l'oisiveté sans &ure ançone aftentionaux devoirs de sa place» H était cependant doux et tranquille , ne fanant tort et ne souffrant p^siqu'op ejx fit à pçrspnne. Mais l'avarice^ qui lui avait amassé ;de4 trésQrs^ ]iç. suivit suj: le trpue^ de sorte que les soldats ,qui rivaient ^oisi. le détestèrent bientôt poioe. uni'Yiqe anissî opjjçs^ à lliumeur militaire^r Il n'était pas plus aimé, dp peuple, djpnt il «'avait pas le suffrage. Quand il priait .du. palais, il entendait Içs^imprécatioi^a des ci-^ tqyens qui l'appelaient voleur, et dissent qu'il aVï^^t rayi l^Empire. Didius^ qui l'avait, acheté par.^p^cnl^tipiu, suppç^ria 'fousces reproches, et témoigna humbleqient son respect. . ,. ;, ; \

Quelque temppîaçrea, 3évérey,af riçwi de ixaissance, étant proclamé par spn aimée > promit de venger la mort de Pertinax.

Dès que Didiiis tat qu'il approcliait de Rome ) avec ragrémentxla sénat il lui en- Toya des àmbassadears, lui offrant de par^ fager TEmpire avec lui : mais Sévère rejeta cette proposition. Il comptait sur sa force et la faiblesse de son rîval. Le sénat parut être du même avis, et voyant là timidité de Diditt^, il l'abandonna bientôt. Rassemblés, 4)ôliime âùLM les temps de la Répu^ blique y par les otdrès^ des cotisuls , les tfénateUi's privèrent, àl'unàAimité^ Didius île là coui^09ine, et proclamèrent Sévère à s^ place. lié eondamnèreni Didiûs à môtt, et envoyèrent à cet eflèt d!es hotûmes qui trottirèireiit réttiperétir désariàé* Us le tuèrent au milieu d'un petit nombtfe d'amie qui lui étaient retstés fidèles.

Vainqueur de Niget et Â^Albinus, qui lui disputaient l'Empire^ Sévère prit les rtees du gouvernement , ef sut allier un grand courageàune politique raffinée. Oiti negarda comme un dé&ut^ ison penchant à la ruse; n est célèbre ^r son «£^rft ,<^a priidehcé et son savoir, mais détesté pour sa perfidie et sa cruauté. En un tî^t^'9 ^rùt également capable dëé plus graàdëà Vertus ist dés actes sanglans de sévérité.

récompenses y lenv accordant des pi qui consolidaient son pouvoir et salent celai de l'Etat ; car les troai jusqu'alors avaient montré de grau clinations pour abuser de l'autorité, rent dès^lors arbitres du destin des reurs.

Sûr de son armée, il résolut de son penchant pour les conquêtes , et < poser aux Farthes qui dévastaien }es frontières de l'Ëmpirie, Ayant donné le gouvernement des afiTair^ rieures à Flautien, son favori, be de son fils Caracalla, il partit pour !'< et fit la guerre avec succès et prom] i Il soumit le roi d'Arménie, détruL sieurs villes de l'Arabie Heureuse, i sur Jes côtes des Farthes, prit et | fameuse viJIe de Ctésiphon^ revint i entiriomphe, apr^ avoir traversé la lineetTEgypte,

Flf^utien p^nsa, dans cet întervi s'empar«r dijL trôneu Au retour de ] reur , il se servit d'an tribun d^ la Ci prét<>7idmie qp'il commandait , poui!

siiMsr 3éT$ra çt «oti fils GaracalIa^Le

l84 HISTOIRE

'fit part à l'empe^ear de la perfidie de son favori. Sévère regarda ce rapport comme une histoire invraisemblable , et comme la riise de quelqu'un qui enviait la fortune do ï^lautièn. Il permit enfin au tribun d'fiuneiierPlautien et de témoigner contre luL Le tribun alla en effet trouver Plautien, Famu- 6a des détails du meurtre prétendu de FEmpereiir , et le pria dé l'accompagner au palais pour s'assurer de la vérité du fait : désirant ardemment sa mort, celui-ci crùtaussitôt le récit du tribun, lé suivit, et entra à minuit dans les endroits les prùé retirés du palais. Mais sa siirpriserftit e^stréme quand, «ulieu dé trouver Tempèreùr' étendu sans vie, cQJfume il s'y attendait 'i il Fàppcrçut dans une chambre éclaitée de torches, et prêt à lé recevoir an milieu de'àésamis. Sévère lui demanda,- d'un air sérieux, quel «ujet ramenait i^une^heune aussi indile ? Il avoua son projet ,' et demanda le {lai^dôu de l'empereur qui était disposé à le Ini ktdoiv der, mais GaraciaHa, son fils, qui, dès sa jeunesse , avait ' nti penchant à la cnuùté , tira son épée et tua Pltotién^ <

Sévère passa* beaucoup de temps à visiter quelques irilles dltaliey défendant à ses offî*

confiance, et rendant la justice ave stricte impartialité. Il entreprit un€ lion dans là Bretagne , où les Romi raient de grands dangers. Après av gné ses deux fils Caracalla et Geta ses successeurs à l'£inpire,«l s'eti pour la Bretagne , au grand étonne ceux qui avaient encouru son tesfeeis et qui craignaient sa^vengeance: En çaht dans le pays, il laissa' stfrt- fl dans le midi de' la proviftcè qtû 1 Testée fiddle, et naarchaL <;ô«tifé lés t niens ave^* son fils Caraciilfe. Bon souffrit beaticoup en pourstiîvknt Te ïjeÉ soldats élkiéilt- obligés d^abittrô rets pour se ïrayeir'un chéiïiinjSdè s des marais étendtts , et de jeter <lfe i sur des fleuves rapides.- Cidquant i hommes mouttoèM de fatigué' et d dies. Il vaihqûit tous ces obstacles à , bravoure iusurtWôntablé^et'imursi i^uccès avec tant de ri^oeui',' qV I ses énnéitaîs a lui demander Ik j^àix '. tinrent en réndàmt line partie 'dé lei Ce fut là qi2é',''potfr sa sutieté,il bc' ; fameuse ràùrâîUè qui conser^enc :

survécut pas long* temps à ses succès , et jj^rut à York /dans la soixante-sixième fpnée de son âge , après un règne actif, mais cruel 9 qui arait duré prés de dix-huit ans, Caracalla Qt Geta , ses enfaos y étant re« An de R conuos empereurs par Farrnée^ De T. C commencèrent k montrer, mêm^ ai I. ayant d'arriver à Rome , la haiuQ

qu'ils avaient l'un contre l'autra Cette ini-» mitié ne dura pas long^temp^ : Caracalla voulant gouverner seul , entra avec quelques bandits dans l'appartement de Geta ^ et le massacra dans les bras de sa mère*

Maître de TBknpire , il ensanglanta le trône , et laissa loin derrière lui Domitiea et Néron, dont les barWiea ne sont point comparables aux siennes*

Ses cruauté» tyranniquie^ excitèrent le ressentiment de Macrin^ qui commandait les troupes en Mésopotamie ; il se servit , pour le. tuer, de l^lartia) , jiomme d'une force étonnant^ ^ et çentu^on des gardea. J7n )our que ^'empereur; se proj^enait à chérirai aux enyirqnf d'imej^eappelée Edess^ jj a'écarta de, Iui*même ayec v^ seul pag^

pour tenir son Gheval. Martial attendait cette occasion depuis long-temps y et avec beaucoup d'impatience. S'étahç^t jrers Cet^ rac^lla, comme sHl eut couru à ses ordres , il le poignarda par-derrière, et le tua surle-champ. Après ce coup hardi, il retourna dam les rangs sans se troubler ; mais se retirant ensuite y il vxiulut chercher son salut dans la fuite* Cependant ses camarades s'ap^ perçurent qu'il n'était point parmi eux ; et le page racontant ce qui s'était passé , Martial fut poursuivi et tué par des cavaliers allemands.

L'Empire tomba chaque jour en décadence sous cet exécrable tyran , qui régna six ans. Les Soldats étaient mattrês des élections ; et comme il y avait des armées dan$ les différentes partiesde l'Empire , il y avait autant d'intérêts opposés.

.'Les soldats restèrent sans empereur et AndeR. dans ^incertitude pendant deux ^-ëè I. C. )^^^'* ^^^ choisirent Macrin , qui aiy. employa tontes les précautions^

possibles pour cadier la part qu'il avait eue an. meurtre de Oaracalla. Bientôt après, le flénât confirma ce choix , ainsi que celui de Ilâuluméne ^ liue Macrin s'associa à TEm^

X8S HISTOIRIf

pire. L'empereur avait cinquante-trois ans : sa famille était obscure. Quelques-un&^ré--' Ix^ndent .qu'^I était Maure de naissance , et qu'étant , par gradation , devenu préfet des troupes j il arriva j usqn'au trône , autan t par liasard que par trahison»

Il eut à combattre les intrigue» de JVfosa et de son petit-fils Héliogabale. Vaincu par quelques» légions de son armée , qui ^'étaient révoltées iy il .a'enfuit vers Ghalcédoine^ où ceux qui le pouxsuivaievit le mirent à mort, ainsi que son fils Diadutmènè , après ua> règne d'un an et deux mois.

Obligés de se soumettre au choix des An de R. soldats ^ les sénateurs et les citoyens ^ De J. Cl vireiitimonter sur le trône Hélio«* ft\8. gabale àrâge de. .quatorze ans* S«^

vie, qui ne fut pas de longue durée, pré^ ficnte un mélange.demQlJesse, de libertin Bage et d'es^toavagance» Dans l'espace* de quatre années^ il épousa. six femmes , elies répudia toutes; 11 avaJt tant d'égard^ $^\V^ le sexe , qu'il mena un jour sa .mère au sé-< nat y et demanda qu'elle asûstât aux délibé^ ratioiis impodrtantes. Il fit Vxmstruirer.un; palais^ sénatorial pour les femmes ,.donl!flW mère fut établie prcsidente;.ILordoima]ioiic

DE L'EMPIRE ROMAIN. 185 ^les un costome et des distinctions. Elles «'assemblèrent plusieurs fois } tous leurs débats aviedent pour objet la mode, et les différentes formaiités dont on devait faire usage dans les risites. A cette folie il ajouta la cruauté et des prodigalités sans bornes. Il avait coutume de dire que des plats qui ne coûtûent pas cheri ne méritaient pas qu'on les mangeât. On dit même qu'il consultait l'avenir par l'inspection des entrailles des jeunes gens qu'on sacrifiait, et que, pour cette horrible action, il fit égorger les plu» beaux jeunes gens de l'Italie^

Cependant ses soldats se^ révoltèrent y comme il leur arrivait souvent. Ils entrèrent avec lui dans son palais ^ et le suivirent d'appartemens en appartemens , jusqu'à ce qu'ils l'eussent trouvé caché dans un ré« duiL L'ayant traîné dans les rues en le chargeant d'invectives amères , ils le tuèrent , et finirent par le jeter dans le Tibre. On ne trouva point son corps , parce qu'ib l'avaient chargé de matières pesantes , afin qu'il ne surnageât point Telle fut la finignominieuse d'Héliogabale , dans la dix-huitième année de son âge, après un règne de quatre ans.

O*'* *"■**** y ^tAi uivui«

%• J. C. ^^^ ^^ trône sans obstacle. Flatteur '222. selon sa coutume y le sénat you- Jut lui donner de nouveaux titres; mais il eut la modestie dénies tefuser. Il joignit la bienveillance à une justice rigoureuse. Aimant le bien , il fut inflexible envers les méchana. Ses talens égalaient ses vertus. Il excellait dans la géométrie et la musique ; habile dans la peinture et la sculpture y il avait peu de rivaux dans la poésie. En un mot , ses talens e^ son jugement furent tels , que, quoiqu'il eût à peine seize ans, il fut respecté comme un bomme sage et vieux.

Vers la treizième année de son règne, des essaims de Barbares, venus de l'Allemagne et 'd'autres montrées , inondèrent les parties méridionales de l'Empiré. Ils passèrent le Danube et le Rhin , et répandirent la terreur dans toute l'Italie. Toujouib prêt â se sacrifier pour le salut de son penple , l'empereur leva autant de troupes qu'il lui fut possible, et marcha en personne pour arrêter ce torrent II y réussit : œ fut dans ^le cours tle ses succès quHl périt victime <3e quelques-uns de ses soldats qui s'étaient ré*^

après un règne neureux de treiai neaf mois.

Les troubles occasionnés par i AndeR* d'Alexandre étant appaiséa ^^ j Q empereur Bfaximin ^ autei a35. sédition» Cet homme exi naire, dont le caractère mérite um tion particulière, était d'une naissad «cure. Son père était un pauvre pâti 7hrace. Il suivit la même professi montra son coura^ contre les brigat infestaient sa patrie. Son ambition ci avec l'âge ; il renrôla dans les armé maines y où bientôt sa force , son a «t l'amour du devoir le firent rema Cet homme y d'une taille gigantesque , *àvL rapport des historiens, huit pii demi de haut Sa force était égale à S£ dear , et il était proportionné dans si lie bracefet de sa femme lui serval ueau. De son bras il traînait un ch i deax bœu& ne pouvaient ébranler. I vait briser les dents d'un cheval av ! poing, et lui casser la cuisse d'un o poing, il mangeait ordinairement qv i livres, de viande, et buvait six mtesi i

rage indomptable dans le danger; et aucun homme ne lui inspirait de la crainte ou du respect La première fois qu^il se fit connsutre de l'empereur Sévère, ce fut aux jeux qu'on célébrait le jour de la naissance de son fils Geta. Il renversa seize athlètes l'un après l'autre. Il courut à cheval avec l'empereur; et après l'avoir fatigué , il vainquit avec la plus grande facilité six soldats qu'on lui opposa. Il fut dès-lors mis dans les gardes-du-corps de l'empereur, dont il eut ensuite le commandement Son courage et sa. simplicité le rendaient remarquable : mais , quand il fut empereur , il devint un de plus grands monstres qui jamais ayent souillé le trône. Inaccessible à la crainte , il «e faisait un jeu de celle des autres.

Ses cruautés n'apportèrent cependant aucun retard dans ses opérations militaires ^ qu'il poussa même avec un courage digne d'un meilleur prince. Il vainquit plusieurs fois les Germains , porta le fer et le feu dans un espace de quatre cents milles de leurs pays , et forma le projet de conquérir les nations du Nord qui 3'étendaiezit jusqu'à

DE L'EMPIRE ROMAIN. igS

rOcéan. Afin de s'attacher davantage les troupes, il augmenta leur paye : il se donnait autant âe fatigue que le moindre soldat, et se montrait toujoulrs également assidu et courageux. Dans tous les combats , on voyait Maximin'dans le fort de la niêlée, répandant le carnage àutouif de lui. Elevé comme un Barbare , il croyait qu'il devait se battre comme un soldat, qùolc^u^ii f ùt le chef db l'armée. * !» .

'Ses cruautés avaient tellement éloigné de lui ses sujets , qu'ils formèrent plusieurs conspirations .Aucune né réussit. Epuisés dé fatigue et en proie à la {kmine, aies propres soldats entendant parlei? de' téVôlte de tottâ côtés, résolurent dé tuer le tyran pour mettre fin à leurs maux. Comme il était trèsrdbustë et' sans cesse armé ,' on ne devait pus songer à l'asàassitier. Mais à la fin l sé^ soldats ayant gagné ses gardes, le tujàrent dans ka tente pendant son sommeil, ainsi que son fila , qu'il &'était associé à l'Empire» Ainsi Inourttt cet usùrjiateur remarquable, après un tè^ne d'environ trois ans , daùs la ciriquanté-cinquième année de sa vie. Son assiduité tant qu'il fut dans' un rang infé-» rieur , et sa cruauté dès qu^il monta sur lé jr Partie, i3

trône, prouvent qu'il y a des hotumes dont les vertus ne conviennent que dans l'obsca* rite, et qu'il en est d'autrea qui ne soi^t grands que dans un rang élevé.

Le tyran étant mor^, ou jeja sçn corps An de R. aux chiens et aux oiseau^x çleproie, ^DcJ. C. ®* P*ipi^» avec Balbin pçirent, :i36. pendant quelque temps , les rênes de r£nipire sans aucune opposition* Mais n'étant point d'accord entr'eux, les soldats pi:étoriens , qui m les aimaiei^t ni l'un ni jL'awtre, entrent cUns le palais pendant quç les gardes s'amusaient à voir les jeux capitolins ; et Içs traîncfnt du palais au camp^ il^ les tuèrent, et laissèrent leurs corps dans IfL rue,. comme un exemple t^irible de leur sédition. .

, Au milieu de cette révolte^ les mutins An de R. rencon trèi^ent par hasard Gordien^ De J. C petit-fils de celui qui avait été tué ^38. en Afrique. Ils le déclarèrent em-

pereur sur-le-champ. Ce prince n'avait que seize ans ; mais ses vertus semblaient sup-* pléer à son défaut d'e^ippérience. Son but principal fut de réunir les mçmbres du gouvernement qui étaient divisés eutr'eux ^ et de réconcilier ensemble les soldats et les

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citoyens. L'armé« commença à murmurer , suivait sa coutume; et FArabe Philippe, préfet grétoriefi , eut Tart d'enverdiiaer les plaintes^ Les choses allaient amsi de mal en pire. Philippe deviftt d'abord Fègal de Gordiens ensuite ireiit seul toute Tautorité. Se voyant etifin en état d'exécuter le crime qu'il méditah 'depuis long- temps , ilât luw-6ordiên, qui mourut âgé dé vitigtdeuss ans^) aprè^'^n k^ègtle de près de six années..:' - • • '-* -

' Api^B avodr ^âtit périr son bienfaiteur, ▲n^kiU. .Philippe ftit aissez henréax pout ^^'ejfcl ^*^^ reconnu- emptrenr par Far- 344. mée. Il s'associa son fîts, âgé de

six ans ffet afin dei rendre son autorité stable «u-dedan8,i^fit la paix avec les î^erses, et marcha vers Boraé a-vec son arnïÉe., qui 96 réveltabientiât-en faveur de Décius, son gëilérali Un des gardes de Phifippè'éoupa la tête à t€t>em^reùr, qui mourui'dans le^ iinquftnte^ cinquième sinnée de s6ti' age^ api'èiun'règnédte^dînqans. "'^"

• Ott' reconnut- tihaniinément Décîùs pour AddéiL successeur dé- Philippe/ Sa sagesse ^De^ï (j etsoii aéïi vite semblèrent' arrêter 74g. les ftogrës dé la ehate de FËmpire

jan. Il paraissait, il est vrar, consulter, nonseulement ce corps dans toutes les circonstances y mais même }es classes inférieares de la société. Mais il n'était aucune v^tu assez puissante pour prévenir la ruine de l'Etat Les disputes étenij^lks dans riutérieur de ï Empire , çntre 1$ païens. :et les chrétiens , et les irruptions fréquentes de& Barbares , affaiblissaient le gouvernemant sans aucun remède. Décios fut tué dans une embuscade dressée par l'ennemi Agé de cinqu^te ans , il n'aviait régné quse deux ans et six mois»

6&lluS| qui avait traH l'armée romaine, An de R. eut assQfis d'adres^c . pour se iaire ^ De L C. *l^ï*rer empereur par c0uît qui aSu survivaient à sa défaite i il avai4

cinqi^ax^te-çinq ans q^a|id,il.monta:sur.le trônei : il descendait d'4ine£amiUeidis|inguéQ à Rome. Il fit le premier, avec lesennemia de r£tat, une paix déatio^ôrante , et consentit à payer amiuellement une somme d'argent copsidérable aux Goths qu^ était de son devoir de réprimer. Insensible aux malheurs publics, il se livra à tous les gen-

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ï©s de débauches. Les païens eurent le pouvoir de persécuter les chrétiens dans toutes les parties de l'Etat Ces maux furent suivis d'une peste que le ciel semblait avoir répandue sur toute la terre , et dont la fureur dura plusieurs années d'une manière inouie jusqu'alors. Bientôt il s'éleva une guerre civile entre Gallus et son général Ëmilien, cpii 9 après avoir gagné une victoire sur les Goths,; fut prodamé empereur par l'armée victorieuse. A cette aoutelie, Gallus sor«tant âc sa léthargie , se prépara à résister k son rival ; mais il fut tué avec son fiis par EmiHen, dans un combat dans hi Mœsie. Sa mort était juste et ses vices lui méritèrent la haine de la. postérité. H mourut à cin-* quante-sept ans après un règne de deux an« nées et quatre mois y pendant lequel l!£mpire souffrit de grandes.calamités».

Le sénat refusa de reccmnaître les pré- An.de R; tentions d'£mBien ; et l'armée , * De J C ^'^t^Minée près des- Alpes, choisit a6(4^ pour empereur , Valérien qui en

était L& chef. Il voulut réfi3rmer l'Etat^ et montra un caractère qui annonçait de bon« nés vueS' et beaucoup de courage ^ mais toutei^éforme était presque devenue impos-

leur 1:01 ) prirent 1 lofortuné Valénen au ' moment où il se préparait à les attaquer. On ne peut se faire une idée des cruautés qu'on. exerça sur ce malheureux prince, tombé entre les mains de ses ennemis. On rapporte que Saper s'en servait comine de marche-pied pour monter à cheval. U a^u« tait l'amertume du ridicule à ce traitement, et prétendait que l'attitude qu'aVait Valérien, avili à ces fonctions indignes, était la meilleulre forme qu'on ,put donner à la statue qui devait lai être érigée en l'honneur de sa victoire. Ces injures durèrent pendant sept aû3 f et furent terminées par là Inort de Valérien que le cruel Sapor fit écorcher vif, jiprès avoir commandé qu'on lui brevâl les yeux*

Quand Valérien fiit pris , Galien son fils Ail ^e B;. promettant de . venger l'insulte *Dc ï e ^^^^ ^ ^^ père, fut élu empe- 26ci« ..', . xeàt à quarâuite-un ans^ Mais on découvrit bientôt.qo'il préférait l'éclat aux peines de l'Ëmpii^é j tot après avoir vaincu Ingéàuùsi^ qui avait pris le titred'empereur ^ il SQ reposa comme s'il eût été laside cou-*' quérir^ et s'abandonna à la mollesse et à

De L'EMPIRE ROMAIN. igg^ l'oisiveté. On vit dans ce temps trente prétendons se disputer TEmpire et ajouter les maux d^une guerre civile aux Calamités publiques. L'histoire nous les fait connaître sous la dénomination de trente tyrans.

Pans oe malheuf ùnit^ersel ^ Galien , tout insensible qii'il y parût d'abord , fut en£n obligé; pôiur-sa propre sûreté j de se mettre en caitfpaghé, et dé lever une armée pour assiégea Milan , qui avsût été pris par l'un des trente usurpateurs.. Jl y fut tué par un de ses j^ropf es soldats , à la suite d'une cons* piration trumée contre lui, par Martian, l'un de S(Bd généraux. ,

Flayius-Claudius'iï, nommé son succès* An de R. seur , fut accepte ^vec joie par ^ De J C ^^"* ^^ Ordres de l'Etat, et con- 'â68. firme par le s;éhat et le peuple.

Egalemetit recommandablè par sa conduite et parsa valèuîp, il ïivaiir aerviàvec disfincr tion contrèîés GotïàS(^uî,dej5^îs long-temps fais^èïit dès invâslotiâ dàriâ ^Empiréj maiai eh marchtoît contfé ées bàrfeàres il fut.près deSirmiùm, ville deFànhonie, saisi d'uno £èvre pestilentielle \ dont il mourut , au; granj regret dé ses sujets. Ce fut une perte irréparable pour l'Empire TÔmainv

* De J C Son autorité fut plus grande que 270. celle dont avaient joui ses pj:édé-

cesseurs. Ce prince actif, né d'une famille obscure du pays des Daces y avait cinquantecinq ans quand il monta sur le trône. Elevé dans les camps y il avait passé par tous les grades militaires. Il, était d'unç force étonnante et d'un courage inébrajilable,. Dans, un combat il tua , de sa propre maim , <jnarante de ses enilenais, et neuf fois autant âans d'autres circonstances. Sa valeur et ses expéditions le firent comparer à Jules- César. H ne lui manquait que sa douceur et sa bienveillance /pour que la rçssern.blance fût parfaite, JP^rinicf^ux qu'il 8^bjugua, il faut distinguer, ïji jTaipeuse Zénobié , Teine âe Palmyre. n cox^uit son pays^ détruisit sa ville, et la fit prisonnière* Longin, célèbre critique, était le secrétaire de cette reine : Âurélièn le fit mettre à mprt. Il réserva Zénobie pour çrner 3Pn trfomphe j il, )ûi accorda ensuite tant de termes y qu'elle recourra presque sa première puissance.

Bes sévérités causèrent enfi^ sa perte. Mneéthée , spû premier secrétaire^ ayant

DE I/EMPIRB ROMAIîT; SOI

été menacé pour quelqae faute, forma une conspiration contre Aarélien, et dans son' passage d'Héraclée en Thrace.,.àByzanqe, l'empereur rencontra les conspirateurs ; ils s'élancèrent sur lui et le tuèrent. Il avait soixante ans et en avait régné près de cinq» > . Quelque temps après; Je sénat cbQi3it AadeR. Tacite , homme d'un grand mé-

'•JDe ï. C.^ ^^*^' !?,* P^ Ji^ÏPWx des honneurs

275, qu'pi^ lui offrait ,. puisqu'il avai^

soixante-quinze , ans. II.. ne manquait à ce règne doux et juste, que de dorer plus long-^ temps, pour faire le bonheur de l'Empire. Mais Tacite moi^rut au bout de six mob, en marchant contre lesFersçs et les Scythes qui avaient envahi les provinces de l'orient» I>ans ce çouf:t espace de jteinps , le sénat eut une graujde partie de l'autorité; et les historiens de ces siècles prodiguent des louanges aux empereurs qui consentaient ainsi à; partager leur pouvoir. '

A la mort de Tacite, toute l'arméç pro-, elama^ comme d'un consentement uni^uimQ,i . Frobui, empereur. Il avait quarante-quatre, ans, étfdt ni6 d'une fiwiille noble, et nourri dans le3 camps. Il sç distingua hiei^tôt par le coursée et la discipline. Il futsouvent le

jjans les comDats parucaJiers, ii se ni remarquer par soû ièle à âaùvef beaucoup, de citoyens: Qdâtid il fut empereur, son courage et son activité brillèrent également Une nôtrvelfe année amenait un riôuréaû fléaa à rËtlipiré; et des inyâsîons accumulées le metutçaient d'drie destruction totale. Peutêtre alors Proburf ébiit-iî lé seul capable d^ résister à ced maux. Milis se^ soldats se ré- Voilant, prôfltèi?ent de son départ pour la Grèce , et lé tâèreiit à];>i'ès litt- règtfe de six 9kùâ et qnatte rtioiit

'M. Aùrélius^'CSariiis , préfet prétorien Ati iéji. de rètapèreut mort , fttt choisi 'fie J C P^^ ràrmfée pour lui afuccéder. aSis: Pour affermir soti autorité, il

sVsÀoelaà Pfknpîré ses deux fils Carin et Numérieïi j le premier était souiBé de vices , léÀebéhA se faisait féiriàrqùëi^ par ses vertus, sa modestie et son courage. Qaelque tempfc aprèâ son éïévatièn, Carus mourut cknfe^àa tenté, frappé Jè^â foudre qui tua plasieurs autres' personnes à' ses cortés^» ^ * Nùiflérien , le plus jeune , qui accompagnait son pètt dans cette expédition , fut iétônsdlable de là mort de son pèi^e. Il versa

DE L'EMPIRE HQMAIN. ào5

tant de larmes que se3 yeux en Curent incommodés, et qu'on fut obligé de letrans* |>orter dans une litière fermante. Cette par* ticularité excita l'ambition d'Aper ^ son beau-père^ qui crutpduyoir^ Bans un grand danger , viser à l'Empire, il gagea un homme vil et mercenaire, pour assassiner il'empe- Yeu^ dans sa litière ; et pour mietix. cacher cette action, il répandit quCeNiimérien vivait toujours , mais que la lumière l'incommodait Kodeurdécouvritibientôt cette perfidie, et un cri général s'éleva dans l'ar^ mée. Au milieu de ce tumulte, Dioctétien^ J'un des généraux les plus connus de ce temps, fut élu empereur , et tua Aperde sa propre main ; ayant ainsi ( disent les liisto* riens) accompli une prophétie, qui annon^ çait que Dioctétien serait emx>ereur dès qu'il aurait tué un sanglier.

Diodétien était d'une origineobscure. H An àe R. prit son nom deDiocléa, ville où il ^ m J. C ^^^'^ la naissance, et était âgé de Û84. quarante ans quand il fut éfai tntpé-

xeixT. Il dut entièrement son é)éva(tioni' son méidte , «yant passé par to us les grades militaires'avec une. réputation de.0DWiige> de bonheur et de prévoyance. .Yerg ce temps

barbares» Toujours en guerre avec les Ro* mains, îb pénétraient dans Tltalie, quand on rappelait l'armée qui a'opposaii à leurs irruptions^ et lorsqu'elle revenait, ilsxentraient aussi dans leurs retraites froides y inaccessibles , et dans lesquelles eux seuls pouvaient vivre. Gefut ainsi queles Scythes^ les QoihA , les Sarmates ^ les Âlains , les Garses et le&Quades descendirent en iiom^ bre incroyable r leurs défaites semblaient donner un nouveau ressort à leurs forces et ^leiir. persévérance. Après avoir remporté sur eus plusieurs* vîefoires j Dioclétien et Maximin, sofi associé à l'Empire , étonné-^ imt le mondé entier , au milieu de leurs triomphes ,,^ abdiquant la couronne le xnéme jour ^ rentrant dans la société.

Dioclétien vécut heureux pendant quelque temps encore*! Il mtiurirt de poison ou de folie : le genre de sa mort est incertain. Fendant son règne, qui dura vingt ans, il fut utile et actif ; et son autorité sévère était propre aux meeurs dépravées de ce siècle;

A l'abdication des deux empereurs , les AndeR.1067. deux Césars , qu'ils, avaient î)cï.;C.3o4. choisis, furexrt unanimement^

DE L'BM^IR£ ROMAIN. 3oS reconnus. Constance Chlore, àinsiliiomnié de sa pâleur extrême*^ était bon, VeitùeuiÉt et vaillant ; Galère était brave, mais l>intta}^ t)tiiel et débauché. Avec dès caractères- aussi oppû^ày ils'convinréïit de |^rla^èr enttto eux l^mpire , afin dé jouir d'une pleine autorité. L'Occident échut à Coiïâtahce. Il mourut en Bifetàgnê ,• après avoii^ désigné son fils Constantin ' pour son suedesseur. Galère fut saisi d'un^mal violeiit et extraordinaire, qui se joua de Fart dès lAédëdîns , et dont Pempereur mourut. ^ k::.;..

. Constantin , surnommé le Gitiiid' i eut jAii^eR. d'abobrd' qikelc^ues rivaux : dftns le» ^I^ J. C. ^^^I'^ ^^^ Maxence V alâts il 3o&'* . Rome, et défenseur* intrépide dU l^agisiisme. Ooa ditqueceifuten^ fliiÀrchant itôntré cet usurpateur , que Gonsrtantin fat conVierti aui christianisme , à la *A^ue d'uti événement extraordinaire. Un soiii, l'airmèo a?avaUQant vers . Rome , Gbnstantin • était occupé de quelques réflexions curies vicist situdes humaines et sur les dangers de âoii elspédition» Stantant qu'il ne pouvait vaincre êinsk le isecoors. du cLeliy il Inéditi^ sûo ;Ies difn»' férentes opinions qui partageaient lé h^ondè, ftt gria Sieu de l'éclairer aor le parti qu'il

çolonne^.de lumières forméesi fm croix, sur lesquelles il lut cette inscriptioa ; Hoa figna pinces f <c avec ce i9eçQai*s , tu vaincras d. Un spectacle v extraoridinaiîi:^ frappa d'étonnement I^mpereur et sçs soldats ; ^% ceux-ci rint^rprétèreia^t' chienne à s^ manière. Ceux qui étaii^pt attachés au paganisme, guidas par leqKs^fyfiiiiSpiçes,^ crurent jn des .présagç^ fua^^f^ çt annoncèrent des événemens désastm^U:^. . M^is Constantin éprouva uOjB impres^ÂQ» différente : des visions qu'il $ut pendant ^oniùt^ au rapport des hiito^i^tts^ aûgmientèront son couf^age* Le lendemsiii^ il £1 faiDe un. drapeau royal , sembUbic à ce qu'il av^tifiu dans le xiîelf et ordonna^ qu0> dans seft guefces , on le mit fn avant, cbinme uiLaignede la protection céleste. Ji consulta ensuite^ lios principàuis prédicateurs /:du christtîaniisme , et fit;.unè professk^n publique! da o^f te. sainte, religk)«L r* -..î . \.::. !• . • !.. .,

Ayamt'ainsiattaoiié^tes'întërâts aes spU datsv quiif pbnr laipluipavk, étaient chré^ tiens V Gôilstantin ne^pêrdit point de temps en entrait dans l'Itaiieuivec quatre^ vip^

DE L'EMPIRE ROMAIN. SO7 mille, fantassins et hui^ mille clievaax; Il s'avança presque jusqu'aux portes dç Rome:. Maxençe sprtit; |dç la y ii];lç i^vj^ç une armée de cent ppixa^tç^dix ipiUe fantossinaietide quatr^Tintngt mille c^vdm.. le condsat fut sanglant j la cavalerie d^ Maxence^^tant .mise en déroute^ la yiptQiip^ ^. ^édat» pour .son rival, et I^ui-mêm6-S;Q:flo^;eri;^n(nilant pa^seicl^Tibrç sur un. pcmt ^i &^ëixximlà dessous, lui. ..V. ; '.:, î: -rrruy}

A la.9uite.de ce;ttç;yiiiïtOii:e^<CdnstalB.'k&k entra dans Ronpte ^ refo^s^If « hoœnaagBS que le peuple et. le séniLt ^t^^nit paeéa ' dû ^lui offrir y et attri(l;>]wa ses fijuifi^i à un pouvoir su^-p^t^vtrel II At placer jA'j^kB qu'il fii!^ tendait avoû^ vue dan^,)e$.i:^m>2c:, à la dàroétè de. toutes ses statues , ave^c^te iasçr]g>tiom

« Avec le mcavTÉ de cette croi5t Victôrîemê , Cpnstan*

I tin a délivré- Ist viBe -^on pouvoir tyraimique ',

.. , et a nBxi4u -au peuple it'uCL'êéttat romain letit

^ ancienne autorité * \: ::?2''T .h

n ordonna que désormais ajiçap .crinajkr incl ne ,9pj[jij^rirait le, ^uppj^; de la çrp)^; c'était .auparavant, la jpunitiofgi i^es ^sçlavef convaincus de crime oapital. J^rendit.en^ &uite des éditd qui fireut Ç69S^ 1/^ pe^Aéry

jnêutô prétendre aux places de cbrïfiance.

Constantin contribuait dé tout sbn pouvoir auxprc^rès de la religion et à la renaissance des lettres 9 qui , après avoir été longtemps sur leur déclin , étaient presque totalement négligées dans TEinpire. Mais, au milieu de ces travaux, la paix^ ftrt* encore Irouhlée par lea préparatifs de'Maximin, gouverneur de l'Orient Désirant partager l'àutdrité impériale Y il msircha contre Liicinius avec ime artnée ndmbreùse. Plusieurs combats suivirent cette démarche; Il y eut xme affaire générakydans laqtielle MaxiAiia -prouva Tine^défaitetotâle. Une graiï<ïe parii» de ses troupes fut taillée en pièces , et ceux qui échaippè^^eht au carnage se soumirent au vainq«e4ir. Maximiuji^^ sauvé , se j^î^^ encpr^.izpe; fois à; la tête id'uiie. autre lirmé^., déterminé :à tenter^rde nouveau ja fortune. Mais sa mort empèôhrt. Pë^écution de ses desseins. Comme il mourut dans un accès extraordinaire de folié, leà'cïirètiens, dont il était' Fénnémi déclaré, ne manquèrent point d'àttribtfer cet événement à une punition du ciel. Mais c'était le siècle des ppinions erronnées et des faux miracles.

DE L'EMPIRE ROMAIN. 209 ï'bul semblait annoncer à Licinius ^t à Constantiii la paisible possession de FEnapire et de*raûtorîté. Cependant on vit bientôtqaera!mbition,non contenu d'une partie du ttôrié*' le Voulait avoir '^dut entier. Les ëfcriyaîns du paganisme atlrrbrretit la'ruptàrë des deili empereurs à Constantin, et ceux du christianisme, uniq^uément à Licitiiàsf. ^îKaciin fit' ùsàge de toutes ses ressources l et les deux arriiées formidables en vinrent âtix màîiis près de Cibalis en Pan- ' «onié. Avant le combat , Constantin , envirbhàé d'évêques chrétiens , implora le recours du éièl. iiicinius , avec un zèle égal , invitait les prêtres psaens à intercéder aù« près des dieux en sa faveur. La victoire se déclara pour la vraie religion. Obnslantiûîf ut victorieux aptes beaucoup de résistance : it prit le camp dé reniitemî/et força bientôt après Licinius à diemanderlapaix, qu'il lui accorda. Mais dlé'né fut pas de longue durée: la guerre recommença bientôt, et les deux rivaux en vinrent à une affaire décisive, licinius fut entièrement défait : Constantin le poursuivit en Nicomédie , où il se rendit après avoir obtenu la promesse , 90US serment ^ qu'on épargnerait ses jours, Xr Partie. i4

ne tint point sa parole : soit qit'il craignit les projets de Licinius, soit que celui-ci eût conspiré de nouveau ^ l'^mpere^r ordonna qu'on le n^t à mort, aixisi que ^on génér^ Marjdan , qui ayoit été déclaré César quelque temps auparavant

Seul maître de l'Empire ^ Constantin ré-« solut d'établir le christiaiûsme sur des bases tellement solides , que de nouvelles révolutions ne pussent l^branler, H commanda à tous ses sujets d'obéir aux ordres des évê-^ ques. n convoqua un concile général , afin de réprimer les héré^es qui commençaient h s'introduire dans l'église , partioulièrement celle d'Arius. L'empei^ur lui-onéme y trois cent dix -^ huit évêques, et vtpie multitude de prêtres et de diacres ^ assistèrent à ce concile. Tous , à l'^Eception de spixante-dix , condamnèrent les opinions d'Arius^ qui fut relégué » avec ses partisans, dansnn «oin;d? l'Empire.

Si Constantin rétablit la foanqitillité géT nérale dans ses Etats , il ne put se garantir de maUteurs domestiques. Gomme les bis^ toriens de ce temps sont sans cesse en eon«

DS L'£MP1R£ ROMAIN* SilX

iracliction , on ne peut savoir an jtiste qaçb paissans Inotift rengagèrent à faite péffû^ m femme Famfttf et éaa fib Gmpùs. Le plus ▼raisemblàble est que l'impératrice Fiuiila^ d'une grande beanlé^ makis eb {«oie àde» pas-eiona désoifdmittéw , aimait CtispaB ^ fila d'une aoti» Ibmme de C$0hatantiai« Elle mit tout eâ tiMge peiir inspifer de Tanour k oe )etifte hùAiûè ) et Toymit tetla aeis edSotta inutiles, aiie finii par lui fain lin aveu de sa *pâs»9ii; cf q%i pitod^Msit une cjtpUod^ tion fatale à tous les deux. Grispfts nçoi sa déclasâtioni mVee hmnm et m^iis , et Fauata ^ pénr ad venl^r y rtfèonsar auptèd de Tebipêrmri TransfOrté de fureur et Aé jalousie^Cooetluitm leât itaetire à immsat^ TeHiepid^ew ftm inneceneto ne paMit que lôrsqufii n'était ^Ms tepipi^ Le seul may^ de répariHlaou>k|ui reslAt à FéiRpeieur^ fué de eandtmtîer à mottl^usta) ainsi que quel* qiiâft etmp^ùei de M.pe#ficHeL

Oii ci^ôit qtie temt k bi^iqu'Al fit ne eoi» p6Ma Retint le «Ml qu'il eaittsa àFStat^e» trcUciÉf optant de Rôm» à Bksanee le aîégp de l'fimfâm Qn^ que lurent les mtÈ^ tifii de cette action ^ sw| qu^l fàt offensé d«i feffrcmtti qa'il reçut à Romé^ aoit qu'il

regaroai \Ajiuiumi.uiupic cumiuc pius au centre de TEmpire, oa tpi'il crut qae les parties de. l'orient eurent plaa besoin de sa présence,^ Texpérience a prouvé que ses raisons étaient faibles et sans fondement. L'Empire tombait en décadence depuis longtemps ; mais ce changement hâta sa chute. Pepuis cette époque y il n'a jamais repris sa première splendeur ; semblable à une fleur qui languit par degrés après ayoir^té tcans* plontée snr un sol étranger^ il d^>érit totalement. . : ;

-Le premier' pro^ de Constahtin fut de bâtir une Tille, qu'il voulait fedre la capitale du monde. ^Cest pour cela qu'il choisit une position len Bilhynié f dws l'Asie nfi« ne^re. On raconte que^ ccmime il traçait le plan, un aigle rompit le' fil, et l'emporta à Bizance , ville située tor le côté opposé du Bodphbra II crut de-là : qu'il y devait fixer le siège de l'JSmpire. U est vrai que^ la nature seinbley avoir accumulé tous les avajpitages et toutes les beautés qui conviennent à la capitale d'un Empire. Situéo dans une plaine qui , par une pente insensible, descendait )usqu'a la mer, elie.do^ minait sur. le d^rôit qui joint la Méditer*

An de IL toas les avantages d'à 'SS. C liein^eux.. Il embellit 35o.' d'édifices magnifiques y

tagear en quatorze quartiers , fit co un capitale y un amphithéâtre , dfi et d'autres monumens publics; et qu'elle répondait à la grandeur de d }et y il la dédia solennellement au I martyrs 9 et, en moins de deux ansi fion entrée au milieu de sa cour*

Ce changement n'altéra pas inm ment le gouyernement Les Roml soumirent , qn&qu'avec répugnanc dant deux ou trois ans il n'y eut troubles dans l'Etat Voyant enfin 9-omains avaient dégarni les bords nube, les Goths recommencèrent i\ -rasions, et ravagèrent le pays a; cruauté inouie. Constantin les repc i les réduisit à une telle extrémité , 1 1 de cent mille d'entr'eux périrent de de faim.

Une faute que commit l'emper !

de partager l'Empire entre ses Constantin , son fils aîné , comni i Gaules et les provinces de l'Oi i

da l'Empire ; mr il a'y. eut plus un centre d'union ^%m l'JStAt pour réprimer les Barbare9 qui peml>«ttaiit arec des farces supéiieufi6!(}^ fiiuf^u^ par yain^M, api^ avoir été muTfilt b%tti|s« Af&è» un tègae dm trente aus^ GQii$tMltîn, âgé ffe sfiMcantos^liL nus ,yit sa sauté décliner ohaquo îour. Atta* f pjLé d'miQ fliiladie , il inut àNipoiqédip> «i^ se voyant privé de l'espmr de se rétablir, il se fit hf^ti^er. |1 eoçpira après avoûr ceça cd MCT§mmU h^A^ R- iss«- Or J.C.2|i7.

DE L'EKPIRâ ILÔMAIN. ûlS

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