OI
sorti de l'école d'Alexandrie, devint ensuite médecin de la cour de Constantinople. Il suivit les traces d'Oribase et de Galien dans ses écrits sur l'anatomie, la physiologie et la pathologie, surtout dans sa doctrine des fièvres. Il fait jouer un très grand rôle aux humeurs élémentaires sur la production des maladies, et il est le premier qui ait fait mention des calculs utérins. Des emplâtres, des onguens, d'autres topiques dans l'application desquels les préjugés jouent souvent un grand rôle, sont les principaux moyens chirurgicaux dont il usait.
Après Aétius , vient Alexandre de Tralles , l'un des plus estimables et peut-être le meilleur praticien de tous les médecins grecs du moyen âge. En effet, il rapproche continuellement les observations et les principes de ses prédécesseurs de ce qu'il voit par lui-même, et rejette avec discernement toute théorie erronnée, même la fausseté reconnue par lui de certaines règles curatives tracées par Galien. Ses écrits sont plus clairs, moins diffus que ceux du médecin de Pergame, qui pourtant lui a servi de guide d;;ns l'étude de l'anatomie. Tantôt il fait l'exposé des maladies d après le système des méthodistes; tantôt d'après les pneumatistes, tantôt d'après les humoristes ; tantôt enfin d'après les empiriques. Il s'est occupé plus particulièrement et avec succès du diagnostic et il a très bien fait apercevoir la différence qui existe entre les symptômes de la pleurésie et ceux de l'hépatite. Voyez comme il indique les signes propres à faire connaîire la différence