‹ Abrégé de l'historie de la médecineChapitre 4 sur 44 · INTRODUCTION. XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXVII

raison des garanties qu'elle offre aux idées de liberté, d'ordre, de perfectionnement, la médecine doit avoir un rang selon les devoirs qu'on lui impose et les services qu'elle rend. C'est dans l'intérêt bien entendu de la nation , du pouvoir et des hommes qui l'exercent, qu'elle doit avoir sa place dans cette centralisation si heureusement instituée , si admirable , qui serait à créer pour elle si elle n'existait déjà. L'isolement des chirurgiens médecins entre eux est également nuisible à l'humanité , à la science , à euxmêmes. Il importe donc de le faire cesser.

L'expérience de près d'un demi-siècle ayant démontré les avantages d'un enseignement identique , le même niveau doit passer dans la pratique de l'art de guérir. Tous ceux qui l'exercent étant reçus docteurs, doivent être chirurgiens-médecins, sauf à eux de choisir la partie de cet art pour laquelle ils ont plus de prédilection , de capacité et de talent.

La distinction généralement accordée aux praticiens qui exercent ou enseignent publiquement l'art de guérir prouve en outre que l'augmentation du nombre des chirurgiens-médecip.s fonctionnaires aura des avantages incontestables. Voici donc comment je conçois 1 institution des médecins cantonnaux , provéditeurs , consultans , inspecteurs, et des conseils médicaux.

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