‹ Abrégé de l'origine de tous les cultesChapitre 51 sur 68 · CHANT XLIV · texte numérisé non relu

CHANT XLIV

Le lonfî épisode qui a pour objet la fondation de Tyr et de Béryte étant terminé, le poète nous présente Racchus qui repasse en Grèce. Son arrivée est marquée par des fêtes de joie : toute la nature applaudit à sou retour. Penthée , ou le deuil persouniiié, est le seul qui s'en afïïiQe.

Pour comprendre le sens de l'allégorie qui règne dans ce ciiaut du poème , il fa-.il se rappeler que nous sommes ici au solstice d'hiver, époqueàlaquelle le soleil, qui s'était éloigné de nous , reprend sa route vers nos climats , et nous rapporte la lumière qui avait semblé nous abandonner .C'était à ce tte même époque que les anciens Egypliens célébraient des fêtes de joie, qui avaient pour objet ce retour, et qui annonçaient qu'ils n'avaient plus à redouter le deuil dont était menacée la nature par l'absence du soleil, qu'ils avaient craint de voir fuir loin d'eux pour toujours. Ainsi le deuil va cesser aux premiers rayons d'espérance que les hommes de nos climats auront "de voir le soleil revenir vers eux, et leur rendre, avec la lumière et la chaleur, tous les biens dont l'astre du jour est la source féconde.

Le deuil ou Penthée, effrayé de ce retour, arme contre Bacchus ses soldats, et lui ferme l'entrée de la ville de Cadmus. Mais d'affreux prodiges présagent déjà sou sort et les désastres de toute sa maison. Il persiste néanmoins à vouloir perdre Bacchus.

Ce dieu invoque la lune, qui lui promet sou appui,

Elle lui donne pour garant de ses succès futurs, les victoires qu'il a déjà remportées, et entr'autres la défaite des pirates toscans qui avaient voulu l'enchaîner. Cette dernière aventure trouve naturellement ici sa place; car c'est celle du solstice d'hiver. Nous en donnons une explication détaillée dans notre grand ouvrage.

Cependant les furies, soulevées par Proserpine, mère du premier Bacchus, se préparaient à porter le désordre dan« le palais de Penthéc et à répandre leurs noirs poisons dans la maison d'Agave. Bacchus, sous la forme du taureau, adresse un discours à Autonoë, femme d'Aristée, et lui annonce que son fils Actéon n'est pas mort, et qu'il chasse avec Diane et Bacchus.

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