IV NOTICE
lui, secrétaire de la Convention. Il y fit une motion d'ordre au sujet des qualifications de terroristes et de jacobins, blâma les désarmements arbitraires, demanda des mesures pour régler les dénonciations <jue faisaient les citoyens, proposa de faire rendre compte à tous les agents de la République. L'Assemblée le chargea de l'exécution des lois relatives à l'instruction publique.
Dupuis devint membre du conseil des Cinq-Cents, oti il parla pour l'établissement des écoles centrales, pour la liberté de la presse proposée par Louvet, pour la publicité des discussions sur les finances, etc.
En l'an vu, il est porté sur la liste des candidats au Directoire exécutif contre le général Moulin, qui iut nommé au troisième ballottage.
Après le -18 brumaire, le Sénat le nomma membre du Corps législatif, dont il cessa de faire partie en 4802, après en avoir été président et avoir été proposé par les deux Assemblées comme candidat pour le Sénat conservateur. Peu de temps après il reçut la décoration de la Légion d'honneur.
Lors de la création des académies et de leur réunion sous le titre d'Institut national, il fut nommé membre delà classe de littérature et des beaux-arts, et il lut devant cette assemblée deux mémoires sur l'origine des Pélasges. En l'an xi (4803) il passa dans la classe d'histoire et de littérature ancienne. Il publia en 4 806, dans la Revue philosophique, son explication du zodiaque de Tentyra ou Dendérah, dans laquelle, selon Visconti et GhampoUion, il a fait remonter à la plus haute antiquité un monument qui date du commencement de l'ère chrétienne ; et dans la même année, un mémoire sur le zodiaque chronologique et mythologique, ainsi que plusieurs traités de cosmogonie et de théogonie des peuples anciens et modernes. Dupuis avait lu devant la troisième classe de l'Institut un long mémoire sur le Phénix, qui n'a jamais été imprimé. Aux yeux de l'auteur, cet oiseau merveilleux était le symbole de la grande année composée de 4,464 années vagues, autrement période caniculaire, parce que la canicule en ouvrait et en fermait la marche. Il publia en 4 805, dans le Nouvel Almanach des Muses, un fragment en vers du poème de Nonnus, qu'il se proposait de traduire entièrement, et où il avait puisé l'idée de son système astronomique.