ESS A
gain)
vers neuf heures du matin, il perdit tout-à-coup h : parole, qu’il ne recouvra plus : à midi, il entra dans un profond assoupissement, et comme il avait déjà reçu le saint Viatique, et qu’on jugeait que sa fin approchait, on lui donna, sans différer, le Sacrement de l’Extrème-Onction, qu’il reçut avec sa parfaite connaissance.
: Dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques, les fréquentes absences d’esprit qu’il éprouva donnérent de nouvelles alarmes. Il revint cependant e:core à lui, et ce ne fut qu’à truis heures après midi qu’il perdit toute connaissance. Saizt Vincent de Paul, qui l'avait visité pendant sa maladie, ayant appris l’extrême défaillance où il était, vint le voir de nouveau le lundi de Pâques, qui devait être son dernier jour ; et ce fut sous les yeux de cet ange tutélaire, auquel il avait eu recours tant de fois durant sa vie, qu’il rendit son âme à son créateur, vers cinq heures un quart du soir, le second jour d’avril, fête de saint François de Paule. On ne sait s’il avait alors sa connaissance. Ïl avait vécu quarañte-huit ans, six mois et douze jours.
: À peine la mort de M. Olier fut-elle connue dans Paris, qu’or accourut de tout côté pour témoigner à sa dépouilie mortelle la vénération qu’on lui portait. Les uns se recommandaient humblement à lui, les autres faisaient toucher à son corps des objets de piété. Son visage était beau et serein, et n’inspirait pas la secrète horreur que l’on a coutume d'éprouver aux approches d’un cadavre, Après que la curiosité des âmes pieuses eût été satisfaite,
oup ka
a dans t déjà sa fin Sacrerec sa
aques, a donndant après incent aladie, , vint devait ‘ux de s tant à son oir, le is de sance.
douze
> dans oigner 11 porà lui, objets n’insutume Après sfaite,
on l’ouvrit le quatrième jour :il fut embaumé et mis dans une bierre de plomb, qu’on renferma dans un cercueil de chêne. Son cœur fut séparé de son Corps ainsi que sa langue, et re sont les deux seules portions qui restent de son corps, le cercueil ayant été enlevé pendant la révolution.
Ses obsèques furent célébrées avec un concours prodigieux le 5 du mois d’avril : personne néanmoins ne songæeait a prier pour le défunt, chacun était oceupé à linvoquer poër lui-même. Le 9 du même mois, on lui fit un autre service solennel, où M. de Maupas, évêque du Puy, prononça l’oraison funèbre. L’orateur, en louant le désintéressement de M. Olier, n’oublia pas ce beau trait auquel il avait lui-même donné occasion, ‘Je connais un “6 évêque, dit-il, en parlant de lui-même, qui s’est ‘ mis à genoux devant lui, pour le prier, les mains ‘6. jointes, de recevoir son évêché, sans que jamais 6 il ait pu l’y faire consentir.” Peu de jours après, les membres de la conférence de Saint-Lazare, ayant dans leur réunion parlé des vertus du serviteur de Dru, saint Vincent de Paul en rendit ainsi compte à ses missionnaires : ‘ Messieurs les ‘ ecclésiastiques qui s’assemblent ici, prirent pour ‘6 sujet de leur entretien, mardi dernier, ce que ‘ chacun d’eux avait remarqué des vertus de M. ‘6 Olier, qui était de leur compagnie ; et, entre ‘ autres choses que l’on dit, une des plus considé- 6 rables fut, que ce grand serviteur de Dieu ten- ‘6 dait ordinairement à s’avilir dans ses paroles, et ‘ qu’entre toutes les vertus, il s’étudiait particuliè- “ rement à pratiquer Phumilité.”?
PHARES Ur * x 3 x : RSR PME oh D SG om NEA JE PE
Ce serait ici le lieu de dire un mot de diverses grâces surnaturelles que Dreu accorda à M. Olier, et des miracles orérés par son intercession. L'un des dons surnatureis du serviteur de Dieu fut celui de lire les secrets des consciences, Plusieurs personnes ont rendu le témoignage qu’il leur avait déclaré des pensées qu’elles avaient eues, qu’elles n’avaient ; jamais communiquées, et qu’ on ne pouvait connaître humainement. Quelqu’un lui demandant un jour comment il pouvait avoir cette connaissance : C’est en Dieu, É qu’on voit toutes ces choses, el beaucoup plus clairement que si on les voyait en elles-mêmes. On doit mettre au nombre des dons extraordinaires de M. Olier, les impressions de grâce qu’éprouvaient plusieurs sain tes âmes en conversant avec lui. Une. supérieure de religieuses rapporte que/ lorsqu’elle s’entretenait avec lui, elle recevait une impression de grâce si abondante, qu’elle en était toute pénétrée, même duront des mois entiers, pendant lesquels elle ‘eut désiré d’être séparée de toute créature, pour ne s'occuper que de Dreu seul. M, Oflier eut aussi le don de calmer les personnes âgitées de: peines
intérieures, et même celui de guérir les malades en *
les visitant, comme on le vit par un grand noinbre
dexem ples.
On rapporte un grand nombre de guérisons opérées par l’intercession du serviteur de Dieu après sa mort ; nous nous bornerons à quelques unes dont on a conservé les déclarations authentiques.
Nous commencerons par Ja guérison de msde-
Ja
de diverses à M. Olier, ion, Lun u fut celui ieurs perr avait dé- Ps, qu’elles Dn ne pouin lui deavoir cette qu’on voit rement que t mettre au Olier, les sieurs sain»
supérieure entreteneit de grêce si ée, même s elle -eut >, pour ne eut aussi de’ peines
nalades en -
nd noinbre
guérisOns r de Dieu quelques s autheén-
de mode-
iselle Manse, qui était venue s’offrir à M. Oliof matt les malades de Montréal, en attendant que M. de la Dauversière y eût envoyé des Hositalièress Dans le temps qu’elle était occupée à ontréal aux œuvres de la charité envers les malades, elle s’était romue un bras dont elle per-
| dit même tout-à-fait l’uszge par la maladresse des
chirurgiéns. Après environ deux ans de souffrances, elle repassa en Europe pouf y consulter des
tnédecins plus expérimentés, et amengr avec elle,
Hospitalières de la Flèche. La sœur Bourps sd de la Congrégation de Ville-Marié, voulut suivre SA Comipagne infirme, incapable de vayager seule, et même de s'habiller, Dès qu’elles furent arrivées à Paris, un parent de mademoiselle Manse mit tout en œuvre pour procurer sa guérison Il réunit dans ce dessein les médecins et les chirurgiens du Roi, et ceux qui avaiént le plus de
! réputation dans Paris Mais après avoir examiné le à de mademoiselle Manse, ils jugèrent unani-.
mément qu'il était entièrement mort, et que la
malade n’avait point de guérison à attendre. Or;. ce fut eur ces entrefaites qu’elle fut subitement , guérie, comme elle nous l’apprend elle:même dans.
sa déciaration. ‘ J’avais désiré, dit-elle, de voir “ le cercueil de feu M. Olier, non pas dans la ‘ vue de mon soulagement, mais dans l'intention « de l’honorer, l’estimant un trés grand serviteur & de Drev. dJ’eus la permission de le voir, le jour
& de la Purification de la sainte Vierge. Je savais,
‘ qu’il avait, pendant sa vie, grande dévotion à ce
« jour, Comme je. fus sur le point d’entrer dans.
a. ms nc
è : ' re
& re ri = + ZE mers om Er SE AT A qqn Der D PE eme SR PE
æ < a TS nl Fam enr ge—— = =: : S = D PP PP 9 RE
La) ee ,
Dé
la chapelle où repose son corps, la pensée me vint de demarder à Dieu, par les mérites de son serviteur, qu’il lui plût de me donner un peu de force et quelque soulagement à mon bras, afin qua je m’en pusse servir dans les choses les plus nécessaires, comme pour m’habiller, et pour accommoder notre autel de Montréal. Je dis :
O mon Drev, je ne demande point de miracle, car j'en suis indigne, mais un peu de soulagement, et que je nte puisse aider de mon bras. Comnie j’entrais dans la chapelle, il me prit un saisissement de joie si extraordinaire, que de ma vie je n’en sentis de semblalge. Je ne puis exprimer céla, sinon en disant que c'était un effet de la grande complaisance que j’éprouvais du bonheur dont jouissait ce bienheureux serviteur de Dieu. J’entendis la sainte Messe, et communiai dans cette douceur.extraordinaire, ne songeant point à mon bras qu’après la Messe, lorsque M. de Bretonvilliers s’en allant à la paroisse pour assister à la procession, je le priai de me donner le cœur de feu M. Olier, pour le faire toucher à mon bras. J’eus dès lors une certaine confiance d’être exaucée. Il me l’apporta et se retira ; et moi, pensant aux grâces que Dre avait mises dans ce saint cœur, je pris de ma main gauche ce précieux dépôt, je le portai sur ma droite, toute enveloppée qu’elle était dans mon écharpe. Au même moment, je sentis que ma main était devenué libre, et qu’elle soutenait sans appui le poids de la boîte de plomb, où le cœur est. renfermé : ce qui me surprit,
ensée me ites de son un peu de bras, afin choses les er, et pour
Je dis :
e miracle, 1lagement, x. Comnie 1 saisissema vie je exprimer effet de la lu bonheur viteur de , commu- >, ne sonesse, lorsla paroisse lai de me ur le faire 1e certaine porta et se que Drev ris de ma
portai sur
était dans je sentis ju’elle sou-
de plomb, me surprit,
& m’étonna merveilleusement, et m’obligea de ‘6 louer la divine bonté de la grâce qu’elle me 6 daignait faire, de manifester en moi la gloire et le mérite de son saint serviteur. Je sentis en “ même temps une chaleur extraordinaire se ré- ‘nandre par tout mon bras, jusques aux extrémités ‘ des doigts, et l’usage de îna maïn me fut rendu ‘6 dès ce moment ; quoiqu’elle soit toujours dislo- ‘ quée, je m'en sers néanmoins sans douleurs, ce qui est encore plus admirable?" Voilà ce qu’écrivit mademoiselle Manse elle-même de la main dont elle avait reçu le libre usage qu’elle conserva jusqu’à sa mort. La sœur Bourgeois, qui avait été témoin de cette guérison, en fait mention dans ses écrits. j | Unecclésiastique, formé par M. Olier était affiigé depuis trois ans d’une surdité que tous les remèdes humains n'avaient pu guérir ; elle le réduisait #’n’entendre les confessions que d’un côté. Le samedi de pâques, 1660, ayant confessé fort longtems sans changer de position, et se trouvant très fatigué, la pensée lui vint de demander avec simpli-
“cité à M. Olier qué, puisqu'il était la cause qu’il
exerçait ce ministère, il voulât bien lui obtenir sa güérison, étant ensuite rentré au confessional, il se remit à entendre les conf:ssions, fort surpris de se voir exaucé. Un docteur régent de la faculté de médecine de Paris, l'un de ceux qui avait plus particulièrement traité cet ecclésiastique, s’offrit plusieurs fois pour attester qu’une gi.frison si
rompte n’avait-pu s’opérer naturellement. | Celle de Pierre Trescartes, soldat dans un vais-
seau du roi, fit beaucoup de bruit, surtout au Hâ: vre où elle eut lieu. Le vaisseau ayant été attaqué par les Anglais, le 29 septembre, 1666, Trescartes fut blessé d’un éclat de la pompe du navire, qu’un boulet mit en pièces et en eut le bras gauche si horriblement fracassé, que cet éclat-laissa dans la plaie un clou chargé de rouille, qui n’en put être tiré qu'après huit jours avec grands efforts. Comme la main ne tenait presque plus au bras, le chirurgien du vaisseau voulut la couper sur-Jle-champ, et faire même l’amputation du bras. Maïs, voyant loppesition du soldat, il différa, espérant plus de succès, s’il faisait l’opération à terre. On aborda au Hâvre après dix ou douze jours, et‘ l’on trans-
orta le blessé à l’hôpital. La plaie empirant d’un jour à l’autre, les chirurgiens tirèrént plusieurs ossemeñts du bras, et voulurent en venir enfin à l’ainputation. Mais pendant quinze jours le malade s’y opposa, malgré les douleurs insupportables qu’il souffrait jour et nuit. Ses forces ’diminuèrent tellement qu’à la fin les médecins craignirent qu’il ne mourût dans l’opération.
Alors une sœur de lhôpital, qui conservait par religion un linge trempé dans le sang de M. Olier, se sehtit fortement portée à en appliquer un meorceau sur [a blessure du malade. Elle lui proposa donc ce moyen, en lui parlant de ia sainteté du serviteur de Dieu, et l’engagéant à faire une neue vaine en son honneur. Il y consentit volontiers, voulut même se confesser et communier avant qu’on lui appliquât ce linge, et ce jour même il -commença sa neuvaine, récitant chaque jour l’.4-
u Hâttaqué scaries “qu’un che si Jjans la ut être Comle chihamp, voyant lus de aborda transat d’un rs OSà l’ainade s’y s qu'il t tellewil ne
ait par ‘ Olier, 1 mor- >r'oposa eté du je neue ontiers, * avant ême il ar }”1-
ve maris siella, le Salve Regina, quelques autres prières et trois invocations à M. Olier.. Touché de sa foi, la sœur alla demander instamment à Notre-Seigneur de manifester en ceétte occasion la sainteté de son serviteur : ensuite elle mit sur la plaie un morceau de ce linge, en recommandant au malade de n’en rien dire au chirurgien, et de l’ôter quand il viendrait pour le panser, Pendant qu’elle lui appliquait cet objet, il s’endormit ; ses douleurs cessèrent entièrement ce jour-là même ; il n’éut plus de fièvre, et toute la corruption de sa plaie si infecte disparut. Le lendemain, 18 novembre, le chirurgien et les médecins, étonnés d’un changement si rapide, furent d’avis d’ajourner l’amputation, et le 22 y renoncèrent tout-à-fait. Ce progrès fut si prompt, que le malade reprit son embonpoint, quitta le lit, alla à la chapelle le dernier Jour de sa neuvaine, pour remercier Notre Seigneur. Enfin, le 30 du même mois, quatre jours après sa neuvaine, il sortit de l’hôpital, et se rendit dans l’Eglise de Notre-Dame du Hâvre, pour y remercier la très-sainte Vierge des grâces qu’elle lui avait obtenues par l’intercession de son serviteur. Le fait a été attesté par la sœur hospitalière dont nous parlons, par deux médecins et un chirurgien
‘de l’hôpital du Hâvre, qui déclarèrent qu’une
pareille cure, opérée en si peu de jours, leur paraissait extraordinaire et très merveilleuse. Ce fut le témoignage que Trescartes rendit lui-même au séminaire de Saint-Sulpice, où il vint remercier son: bienfaiteur sur son tombeau.
La guérison de ce soldat fit naître, dans l’hô-
F'tal du Hâvre, une confiance extraordinaire eux mérites de M. Olier, et fut suivie peu après de la : guérison d’une fille hospitalière du même établissement, nommé Marguerite Vieillerd, Elle souffrait des douleurs excessive d’un mal violent qui s’était fixé sur ses yeux. Ne recevant aucun soulagement des remèdes, et pressée par un mouvement de dévotion extraordinaire, elle ôta tout l’appareil qui était sur ses yeux, et y appliqua un morceau de linge trempé dans le sang du serviteur de Dieu. Aussitot le mal cessa, 12 sœur Marguerite alla entendre la sainte Messe, ayant la vue aussi libre que si jamais elle n’avait eu mal aux yeux. Le médecin, la voyant guérie en moins d’une demi-heure, ne revenait pas de son étonnement. (Ces guérisons extérieures occasionnérent d’autres effets bien plus précieux que le serviteur de Du opéra dans les âmes: “ Ils sont si mer- ‘ veilleux, écrivait-on du Hâvre, qu’il n’est Fee
‘€ possible de les exprimer.”
Dans le recueil des attestations de: FAAE attribués à à M. Olier, on trouve plusieurs guérisons rapportées par Grandet, entrartres celle d’un Chanoine de Saint-Nicolas de Craor, nommé Boucaut, «tteint d’une maladie, qui, au dixième jour, le réduisit à l’extrémité.. Une vertueuse demoiselle d'Angers, .Maris-Gabrielle Rousseau, se sentant pressée d’un mouvement de confiance en M. Clier, demanda à la très-sainte Vierge de manifester le crédit de son serviteur par la guérison de ce prêtre, et envoya dans ce dessein au malade un morceau de sa camisole. Un chanoine de Saint-Pierre
e GUux
s de Ja :
établissoufnt qui n sou-
ouve-
t l’apqua un
rviteur -
Marla vue u mal | moins stonnenérent rviteur si mer- St pas
les atérisons > d’un é Boue jour, 10iselle sentant , Olier, ster le prêtre, orceau -Pierre
d'Angers, nommé Rigault, le lui porta à Craon, éloigné de douze lieues. A son arrivée on sonnait son agonie ; il apprit que les médecins l’avaient abandonné, et avaient dit aux chirurgiens qu’ils pouvaient aiguiser leurs instruments pour ouvrir son corps. ‘Jn lui donnait à peine une demiheure de vie, et l’on faisait les prières des agonigants, lorsque M. Rigault s’approchant de son lit: ‘ Je vous apporte, luï dit-il, quelque chose de M. & Olier. Ayez confiance en Dieu, et vous rece- “ vrez du soulagement, par l’intercession de son serviteur’ A ces mots, M. Boucaut, levant les yeux au cie}, prit dans sa main ce qu’on venait de lui présenter, et demanda à boire, d’une voix gi faible qu’on eut peine à l’entendre. Il trempa lui-même le morceau d’étoffle dans un bouillon qu’on lui apporta, et en but. Dès qu’il eut cessé de boire, il sentit des douleurs d’entrailles très- Violentes. Sa maladie était une rétention d’urine ; il en rendit une quantité presqu’incroyable. Les médecins, qui avaient assuré qu’il ne pouvait guérir sans miracle, furent étrangement surpris de la révolution dont ils étaient témoins; mais 3 n’en prononcèrent pas moins que le malade éiait sanê espoir, parceque tout ce qu’il venait de rendre avait séjonrné si longtemps dans son corps, qu’infailliblement la corruption devait avoir gagné les intestins. Cependant sa santé revint tout-àcoup; ef maintenant que j'écris ceci, ajoute M. Grrandet, (c'était quelques années après,) 1/ est encore vivant. ik
Où a vu la vénération des habitants du Puy pour’
M. Oiier durant sa vie; après sa mort elle les d porta à l’invoquer, et devint l’occasion d’un grand nombre de guérisons, qui passèrent pour mira- d
culeuses. : M. Colomb, chanoine de la cathédrale, ayant été atteint d’une fièvre continue avec redoublements violents, le 12 avril 1657, et concevant de grandes inquiétudes le quatrième jour, eut la g pensée que, s’il se recommandait à M. Olier, sa € fièvre cesserait, et qu’il pourrait entendre l’oraison funèbre du serviteur de Dreu, qu’on devait pro- | - noncer dans la cathédrale. Il l’invoqua, se trouva
sans fièvre, et assista à l’oraison funèbre ; ce qu’il |
a certifié dans un écrit signé de sa main.
Un autre chanoine de la même église, M. de O0 Béget, était atteint d’une fausse pleurésie et d’un d mal de côté fort pressant, qui lempêchait :de se s retourner ni d’un côté ni de l’autre. Ayant appris 8 depuis quelques jours la mort de M. Olier, et se "0 souvenant qu’il avait une de ses soutanes, il se la di fit apporter, et à peine l’eût-il appliqué sur son d côté, que la douleur cessa totalement. La gué- | tr
rison fut même si parfaite, qu’il se léva sur-le- L champ, mit sur lui:cette soutane, et n’éprouva h T durant tout le jour aucune atteinte de son mal. | p! Mais le soir, après l'avoir quittée, il ressentit sa et première douleur aussi aiguë qu'auparavant : In- | Pi “ continent, dit-il dans sa déclaration, je la repris #2 ‘ etla mis sur mon côté, et tout aussitôt ma dou- m ‘6 leur cessa, et depuis j je ne Pai plus ressentie.” de
: L'opinion qu’on avait de la sainteté de M. D à:
Olier fit diviser cette soutane en plusieurs mor- h ci ceaux ; et, par leur attouchement, Dieu opéra |
le les grand miras drale, edou-
evant
ut la er, Sa raison t prorouva > qu’il > qu’i
M. de
t d’un
‘de se appris et se se la 1r son guéur-lerouva mal.
tit sa
repris à dou-
d’autres guérisons semblables. L’évèque du Puy nomma M. Antoine du Fornel, qui en certifia quelques-unes. L’une fut opérée en faveur d'Anne Teulha, agée de trente-un ans, religieuse de Saint- Augustin de la ville de Saint-Didier, dite sœur de la Frinité. Depuis six semaines elle souffrait une grande douleur de tête, et un mal d’estomac si accablant, qn’elle ne pouvait plus se tenir debout. Un samedi, 20 octobre, 1657, beaucoup plus pressée qu’à l’ordinaire par la violence de ses douleurs et entendant- raconter à sa prieure quelques miracles opérés par l’intercession de M. Olier, elle se sentit fortement pressée de recourir à lui pour obtenir sa guérison. Dans ce dessein elle reçut, des mains de la prieure, un petit morceaü de la soutane dont on a parlé, et se mit à genoux devant son oratoire pour invoquer le serviteur de Dieu. Un quart-d’heure après, elle sentit son mal beaucoup diminué, et se trouva remplie d’une force extraordinaire ; en sorte que, s’étant relevée, elle marcha très-librement, et alla au chœur rendre grâces à Dreu, au grand étonnement de la communauté.
Tout ceci a été déposé et attesté avec serment, par la religieuse elle-même, et par son infirmière, et la guérison fut aussi constante qu elle avait été prompte. je * Le bruit s’en fut à peine répandus qu’un prêtre nommé François Néron eut la témérité de se permettre des railleries sur la sœur de la Trinité. Il ne tarda pas à avoir besoin lui-même de recourir au même médecin, Le vendredi, 26 du même mois, attaqué tout-àcoup d’un violent mal de tête avec une fièvre con-
tinue, il changea de langage. Il s’humilia devant Drev, et, dans le fort de son mal, il demanda un morceau de la soutane de M. Olier, qu’il mit sur sa tête. Il fit au même instant une ferventc prière, et tout assitôt il éprouva que M. Olier se vengeait après sa mort comme pendant sa vie en rendant le bien pour les injures. Il fut entièrement soulagé et ne ressentit plus aucun mal. (C’est ce qu'ila déposé en personne dévant nous, dit le même Antoine du Fornel, commissaire, dans le procès-verbal du dernier jour d'octobre, 1657. | Le 4 mai, 1658, l’évêque du Puy nomma un nouveau commissaire, M. Baltazar de Ravissac, chanoine de la Cathédrale, pour informer de nouvelles guérisons. La dame Catherine Rousset et le Sieur Claude Rousset, son père, avaient été guéris, au mois de janvier 1660, par l’invocation du serviteur de Dieu. Cette dame, étant venue au Puy, certifia devant le commissaire qu’elle avait êté affligée d’une perte de sang, l’espace d’un an environ, et si extraordinaire pendant dix jours, que si le mal eut duré plus longtemps, elle n’aurait pu le soutenir sans expirer, elle ajouta que, dans cette extrémité, elle se souvint tout-ä-coup qu’élle avait un morceau d’une manchette de M. Olier, et que, se débarrassant de tous les médicaments, elle se mit à l’invôquer avec ferveur et confance, et qu’en moins d’une demi-heure elle fut si pleinement soulagée que le soir même elle quitta le lit, et reprit ses fonctions ordinaires. Elle rendit ce témoignage avec serment sur les saints Evangiles, Une demoiselle du Diocèse de Saint-Flour, Fran-
devant nda un it sur prières engeait endant nt souest ce , dit le ins le ma un \VISSAC, le nouusset et té guéion du ue au e avait d’un an rss que irait pu , dans qu’élle
Dlier, et
aments;, fance,
pleine-
le lit, et
ce té-
oil CRE r, Fran-
IN
mère Agnès de Langeac.
çoise de l’Espinasse du Passage, qui s'était convertie au Puy, l’année de la mort de M. Olier, attesta aussi, devant M. de Ravissac, une guérison opérée en sa personne par le serviteur de Dieu. Au mois de mai 1661, étant frappée d’une grave maladie, et réduite à une telle extrémité que les médecins ne lui donnaient pas une heure de vie, on fit pour elle un vœu en invoquant M. Olier et la Une demi-heure après, la mourante s'assoupit un peu, et crut voir deux personnes qüi s’avançaient vers elle, vêtues d’Labits d’une blancheur éclatante, dont l’une lui parut être M. Olier et l’autre la mère Agnès; et, comme elle voulut les regarder avec plus d’attention pour se confirmer davantage dans ce jugement, la vision disparut Après un peu de sommeil fort tranquille, on la trouva à son réveil parfaitement guérie, quoiau’il ne fût survenu aucune crise qui eûtpu déterminer une si prompte guérison. Le frère de mademoiselle du Passage, et tous les autres qui, à son réveil, la trouvèrent sans indisposition, attribuèrent cette guérison à quelque moyen surnaturel, à cause de sa promptitude, et de la grièveté du mal, la malade étant alors à l’agonie.
Aussi, depuis ce temps, mademoiselle du Passage
regarda M. Olier comme son père, elle publiait partout son crédit auprès de Dieu, semait parmi les prêtres et les religieuses sa doctrine et son esprit, et leur faisait lire ses livres.
M. Du Fornel, de son côté, fit de nouvelles in
formations dont js nous reste deux actes authen-
tiques. Le premier constate la guérison de Jac-