‹ Abrégé de la vie de M. Olier [microforme]Chapitre 8 sur 20 · ET UE PE + É · texte numérisé non relu

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| “ chrétien.” Ceite maladie retint M. Olier en ration Bretagne jusqu’au mois de jânvier; se croyant À les re il L alors assez rétab'i, il revint à Paris, où il se lia bien- sa né ni E tôt d’une amitié étroite avec un grand serviteur. de Vers « NEA Dieu, Adrien Bourdoise, que la providence avait Olier. ll suscité pour rétablir la discipline ecclésiastique. leur d (La Ce fut-dans le même temps que l’évêque de Chä- prépa | | Jons-sur-Marne demanda au Roi M. Olierpour | leurp 1 coadjuteur. Sire, dit le Cardinal de Richelieu à | de se. TS ‘ Louis XIIT, en lui proposant M. Olier, c’est SIONS | il ee “lecclésiastique qui me paraît le plus propre à } Œuvre | ‘ remplir d'gnement ce siége important, et j’ose |

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. même assurer Votre Majesté, que, dans tout le. ‘ royaume, je n’en connais .pas de plus capable. 6: d’honorer l’épiscopat par ses lumières, sa piété: “et sa prudence”? Louis XIIL ratifia sur-le:

champ le choix de son ministre, et nomma M.

Olier a la coadjutorerie. de Châlons. Celui:ci s’empressa de.se-rendre.près du père de Condren. pour, prendre: une: décision... La, réponse de ce père fut toujours l:. même. % Dieu a d'autres. -desseins sur vous, lui. dit-il, ils. ne:sont pas si éclatants ni si.honorables, mais: l’église en reti- 6 rera plus-de: fruits.” M. Olier renvoya .donc. le: brevet: au Cardinal, en lui. témoignant sa recone naissance pour l’honneur- que le Roi. avait daigné lui. faire à sa. recommandation. Plus j'ai obli- 4 ‘gation à. Votre Étminence;. lui écrivait-il, plus je suis obligé de ne la pas laisser surprendre dans cé. l'opinion qu’on. pourrait lui avoir donnée de. é6, moi

Le-cardinal fut aussi surpris. édifié du refus. de M..Olier ;. mais autant sa conduite donna d’admi-. ration. à tout Paris, autant exeita-t-elle contre Jui. les ressentiments et. les. murmures de sa famille ; s sa mère surtout lui en fit des reproches très. il : Vers ce temps le père de Condren engagea M. Olier ét ses amis à se réunir en société. Sans leur découvrir le fond de sa pensée qui. était de Ics | préparer déjà à à l'établissement des Séminaires, il. leur proposa simplement de s’associer entre eux, et. de. se donner un chef pour continuer ainsi leurs mis. sions jusqu’à ce que: Dieu les appelât à une autre. uyrR, ls y Des di et,, après avoir choish

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M. Amelotte:pour-leur Süpérieur, ils/se retirérent tous dans une maison de campagne appartenant à Fun d'eux, M: Brandon. * Di£u fit alors passer M. Olier par des peines extraordinaires et des humiliahoës accablentes, qui lui firent comms toucher au dôigt la vérité de la doctrine que le père dé Condren seflorçait d’inculquer à ses disciples. M. Olier avaii été jusqu’alors entouré dé l’ésime et dé la vénération universelle.’ Le bruit de ses travaux apostoliques.la sainteté de sa vie, le refus qu’il venait de faire de la coadjutorerie de Châlons, sa ñaissance mêine qui semblait donner un nouveau lustre à ses vertus, lui avaiént attiré une estime st grades qu’elle était pour lui une sorte de martyre.

demandait souvent à Dieu d’ôter de l’esprit des hômmes la bonne opinion qu’ils avaient conçue de

lu Pénétré aussi de la nécessité de mourir à lüi-

mème, pour ne plus vivre que de la vie de JEsus- CHRIST, par l’imitation fidèle des vertus de ce divin Maître, il rapporte qu’il s’écriait quelquefois lés veux élevés au ciel, et tout baignés de larmes : Vie divine, vie divine, quand sera-ce donc que 66 je ne vivra que de Dieu? Je trouvais, ajoute- ‘6 t-il, cet état si beau, si admirable, que je n’eusse ‘ ‘craint de souffrir quoique ce pût être pour y pars venir.” Digu l'exauça en le faisant passer par un état d'épreuves, qu'il décrit lui-même dans ses Mémoires en ces termes: * Dreu voulant me purifier des motifs de superbe dont j'étais attaqué ‘F commença par me montrer au doigt que notre ‘ corps n’était point en notre disposition, que nous ‘ne pouvions Vivre, subsister, ni nous mouvoir

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