‹ Abrégé de la vie de M. Olier [microforme]Chapitre 9 sur 20 · LE · texte numérisé non relu

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que par-lui et par son assistance, et laissa, :mon ème. dans .des languëurs; des stupidités. et:-des ‘hébètements, qui ne:peuvent $e comprendre: que par ceux quiles ont éprouvés. . Mon:bon maître

m'a fait, cette. grâce fort longtemps : mon: ésprit élait, alors enveloppé. d’une telle :obscurité, : que jene me ressouverais de rien,.jene pouvais bien

apprendre, et. il y avait tant de confusion! eti;de

ténèbres dans mon intelligence, que je.ne voyais absolument rien; je ne savais même ce que je disais:; j’entendais parler le monde, comme ferait ‘un.sourd, sans rien retenir: ni rien. comprendre ;

je ne pouvais exprimer:aucune pensée, même des. choses que j’avais comprises autrefois, je cherchais dans monesprit, et je ne trouvais rien;

| souvent la pensée se présentait, et puis se retirait aussitôt, en sorte que; commençant à exprimer,

je.ne savais plus où j'en étais. J’étais tellement

“entrepris. que je ne pouvais dire un mot, je de- -meurais tout interdit et l'esprit suspendu, à peu

près comme l’on voit des insensés en compagnie, qui, entendant parler, ne. conçoivent ni ne répon:

dent rien, et demeurent hébétés en regardant le

monde. Notre bon maître ne fit pas seulement ces soustractions de son secours relativement aux facultés naturelles de mon âme;il le: fitiencore par rapport à ses dons surnaturels. La'soustraction que Dieu m’en fit me laissa dans les té:

nèbres et dans des sécheresses étranges ; toujours vide de Dieu, au moins selon le sentiment, tout

rempli de mouvements de superbé et d’amour-

propre, toujours saisi de.craintes, je cherchais

sans cesse quels étaient les jugements du monde sur moi: si je ne passais pas pour un ignorant, un: idiot, un homme sans piété, sans charité,

66 ete patisnce. Je ne pouvais sentir aütre chose

m'ôter ces pensées de Pesprit Entendant les pénitents en confession, je n’avais rien à leur dire; j'étais là délaissé commeun pauvre réprouvé de Dieu. ‘J'estimais les personnes qui s’adres-

‘saient à moi si malheureuses, que je ne pouvais | m’empêcher de dire-en moi-même: Eh, pauvre

âme ! où viens-tu ? tu ne sais à qui tu fadresses, q

le plus'srand'malheur qui puisse t’arriver, c’est

celui-ci «.« Mon tempérament fut bientôt étrangement altéré 3 j'avais le visage tout jaune et le

“père. de Condren craignait que je ‘n’en fisse : quelque grande maladie. Ce ‘qui me faisait le

plus de peine: était devoir intérieurement:mon

Dre, qui me rebutait: ét :me dédaignait.. ©

mon. grand maîtrel: tout m’était supportable, dans ces épreuves, éxcepté les rebuts-et:les: dédains ‘qui venaient de: votre ‘part. L'enfer ét

toutes ses peines,ne:sont.point:#i affigeants, ; Ï1

n’y'arien de beau et de doux’sur la.terre:à une

‘âmé qui sait que vous :ne l’aimez pas; commé ‘ aussi une âne qui:sait que vous paie LR UN souffrir quelque:chose ? Ë

: 6 A:toutes ces! peines intérieures se joignaient encore le rebut des gèns de bieñ, le: mépris:uni- 56: versel de: tout le monde, parents, amis; serviteurs;

“grandsét:petits.:. Je fus-bientôt:la fable dé tout

: Paris: le Roi;-le Cardinal de Richeliéu, messei: “$ gneurs les évêques, surtout le :Chancelier, tous

mes parents, toutes lés personnes de ma condt-

( ee" 6 tions commencérent à faire, sur mon refus dela,

coadjutorie dé Châïonsides plaisanteries étranges, © La compagoie à laquelle j'étais attaché, préves ‘ nue alors contre moi, augmenta encvre cette ‘tempête, : Dieu ôta de l'esprit dè nos messieurs 'toùte lestime ‘qu’ils avaient conçue de moi ‘ Je me souvièns d’un ‘petit mot qui me fat dit & alors par mon Supérieur : Pour vous; allez-vous. 6 en où vous voudrez, nous n’avons que faire de vous. Deja une autre fois, il m'avait dit quasi ‘€ ‘la Même chose, que je n’étnis bon à rien, qu'il ‘6 me conseillait de m’en aller cacher: dans un {rou, et encore, qu’il craignait bien pour moi, ‘6- tant j'étais faible. Je me souviens que je ne ‘ pouvais m'offenser de cela, nil trouver iuau: «€ vais, au contraire, voyant que j'étais là confuéion & et le déshonneur de toute la compaguie, et ayant ‘€ toujours ce sentiment dans mon cœur, je tronvais toutes ces paroles très véritables”? | Tel ést en substance le tableau due M. Olier. nous à tracé dé s6s' peines. Quelque: rigoureuse que puisse paruître la conduite de Dreu eur son serviteur, l’oh ne saurait s'empêcher d'y ‘admirer l'ouvrage de sa bonté et de sa providence ; puisque ces épreuves devaient sérvir, non seulement à la

he

La

Sanctification personnelle de M. Olier, mais encore

à préparer les voies à l’établissement du séminaire etde la’ société de Saint-Sulpice. ‘Ayant fait choix de M. Olier par être la pierre fondamentale de l'édifice, la divine Providetice voulut tenir son sefviteur durant deux années dans cet état d’umilia-

tion profvnde, et le rendre le rebut. et l’opprobre de : tous ceux dont il devait bientôt devenir le chef, :

afin que ce choix parût manifestement l’ouvrage, de

sa sagesse, ‘et que l’établissement du séminaire ne

pût être attribué qu’à Dreu seul.

: M. Olier était au plus fort de ces cruelles épreu- : ves, lorsqu'il. perd le: père de Condren que Dieu:

appela à lui. Dans un pareil état cette perte aurait a être pour lui un nouveau sujet de désolation ; il Paccepta néanmoins avec une résignation extraordinaire, fruit incontestable des épreuves par où

Dieu l’avait fait passer. : Il en écrivit ainsi à une:

personne afligée, - “ S’il fallait e troubler pour les

‘accidents; nous n’aurions jamais la paix en ce

‘ monde. Je vous ferai part. de celui qui m'est arrivé : :c’est que mon père maîlre m'est ôté

‘; d’entre, lés mains, par l’ordre de la. volonté: ‘divine, qui est notre chère maîtresse, tant dans

% Ja soustraction que dans l'abondance, dans les ‘ sécheresses que dans les plus douces communi- 6: cations. : Adorons la volonté de JÉsus, adorons ‘ ce cher maître, il permet les rencontres les plus épineuses pour notre sanctification.”? .

“Le père de Condren avait: avant sa mort, fait |

sininies à ses disciples les desseins de Dev sur eux, les assurant qu’ils étaient appelés à travailler à l'établissement des Séminaires. .Ïls résolurent ” en conséquence d’abandonner les missions aussitôt que la Providente leur offrirait la facilité d’entre prendre cette œuvre. Mais ne voyant pas alors

d'ouverture à exécution de ce dessein, il allèrent

exercer- leur zèle dans .le diocèse de Chartres,

C’est alors que M. Olier, épanchant son âme aux pieds de la Sainte Vierge, dans l’église cathédrale de cette ville, commença, selon.s08 expression, à respirer intérieurement, et put s'élever par la prière, jusqu’à Div, ce qui depuis dix-huit mois lui était. comme interdit. À la’ suite, d’une mission. qu’ils prêéchèrent dans. cette ville, M. Olier et ses com-. pagnons-essayèrent enfin de former un Séminaire, . ils firent pour cela de grandes dépenses,, mais mal-, gré tous les efforts de leur zèle .ce projet re réussit, pas, ce qui.leur fit conclure que cette ville n’était pas le lieu où devait être. établi le Séminaire, ou que le temps des bénédictions, annoncées, par le père. de. Condren : n'était pas. encore venu. Se. : trouvant donc sans occupation, ils se bornèrent à édifier la ville par leurs vertus, ou à se rendre utiles aux diverses paroisses.. M. Olier fût, spécialement chargé de faire. le catéchisme aux enfants. , Bientôt. après il partit avec M. de Foix et M.. du Ferrier pour Saumur, . où était un lieu de pélérinage fort célèbre : ils firent ce. voyage pour. consulter Digu, la, petite société se trouvant dans une conjoncture extrêmement . critique, la plupart de ceux qui la composaient sougeant à se retirer et à renoncer. à l’œuvre des Séminaires pourse livrer entièrement aux missions, ce qu’ils firent effectivement à l’exception de M: Olier et de se: deux compagnons de voyage qui, plus assurés que jamais de la volonté de Dieu, après ce pélérinage, résolu. rent de ne point se séparer, mais d'attendre en paix les moments du Seigneur. .

Dieu n'avait permis cette dernière épreuve que

pour faire éclater davantage les ressorts infinis de sa sagésse eét de sa providence ; au moinént même où tout semblait perdu, il ménagea un évènement qui fit jeter les fondements de l’œuvre des Séminäires, regardée jiüisqu’alors comme impraticable. Une pieuse veuve nommée Madame de Villeneuve, rêtirée & Vaugirard, village aux portes ‘de’ Paris, démandaïit dépuis longues années à Nôtre Seigneur de dünnér enfin des Seminuires à l’église de France pour opérér la réforme du clergé. Ayant entendu parler des ‘efforts qu’avaient fait M4 Olier et ses compäghons pour s'établir à Chartres, elle pria son confésseur de leur écrire pour les engager à venir se fixer à Vaugirard, promettant de les aïder’ de sés aumônes, et même de les nourrir s’il était nécessaire. A l’ouverturé de cette lettre, ils prirent cette proposition pour une pieuse réverie, pérsuadés que établir dans un village tel que Vaugirard, afin d’y:- jeter les fondements de la réforme du clergé de France, c’étaït un dessein contraire à la raison et au bon señs. Cependant M.de Foix et M. du Ferrier étant venus à Paris peu de teinips après, et ayant eu occasion de conférer de cette affaire avec Madame de Villeneuve, ils furent frappés de tout ce qu’elle leur dit, ét crürent y reconnaître des signcs de la volonté de Drev. Ils résolyrent en conséquence d'en écrire à M: Olier pour le presser de partir sans délai pour: Paris, afin de ‘traiter l’affaire de vive voix. Dieu perinit que M. Olier y. trouvât plus de difficultés que les autres, et'les leur marquât dans sa réponse ; néanmoins, pour satise faire au désir de ses amis, il partit peu de jours

après. Arrivé à Paris, il se trouva toujours, quoi. qu'on pôt lui dire, aussi opposé au dessein de Msdare de Villeneuve, et tout ce qu’on gagna sur lui, ce: fut qu'il recommanderait -cetie ‘affaire à Notre Seigneur. Dans'le dessein de connaître plus sûrement la volonté divine, jf se ‘retira au commoncement du mois de dééembre, 1641, dans

une maison de cam “à: Notre-Dame-des-:

Vertus près Paris. Noire Bcighour) dans cette re- ‘traite, daïgna lui parler en vision, et lui fit connaître ses volontés. Sans différer davantage, M. Olier disposa toutes:choses pour commencer au plus tôt l’établissement de Vaugirardÿ et y ‘mit tant de diligence que la maison fut prête dès les premiers jours de janvier 1642. Elle était située près de l’église, ‘était peut-être la plus pauvre du village, et la. plus incommode. Pour pouvoir y logertous les ecciésiastiques qu’on espérait y recevoir, il ‘fallut ‘prati quer-de petites cellules, et -celui.:de ‘tous qui‘était le mieux partagé occupait ‘une chambre qui :en méritait à peine le nom: : “Leur société ne se composa d’abord que de:trois membres, "M. Olier, M. du Ferrier et: M. de Foix. “Comme ils avaient épuisé leurs ressources, *ét s’étaient réduits à manquer même du nécessaire pour fournir aux missions et.aux frais du Séminaire de Chartres, ils ne 'vivaient. presque :que des aumônes que Madame de Villeneuve leur:envoyait. : Les occupations de ces pieux -solitaires ‘étaient la ‘prière, ‘: la! lecture’ de l'Ecriture Sainte, l’étude ;: et: leur dévotion pour Jesvs-Curisr,résidänt dans l'adorablé mystère: de l'Eucharistie;::les:portäit: même à passer à ses:pieds

ane; partie du temps : de leurs récréations. . Maria Rousseau, cette. sainte : veuve.dont noûs avôns déjà parlé, vint sur les entrefaites à Vaugirard agsurer M. Olier que leur-étublisecment serait-le ber: ceau. d'une multitude, de’ saints prêtres,.-et;.qué Dueu le bénirait. de la-manière la plus inattendue; Saint Vincent de: Paul, consulté. par, M. Olier, avait répondu dans 8 même. sens en l’encourageant à persévérer. : Les. trois solitaires de Vaugirard ré doutant plus que. Div lui-même ne les eût conduit dens: le lieu de leur retraite, résolurent , de selier de :concert. à son service et de se former en compagnié. Comme:la finfqu’ils sé prrposaient était de procurer la gloire de l2 très Saïinte-Trinité, par Je rnoyen des prêtres, ils: voulurent prendre pour modèle de leur: société. celle des: trois. personnes divines; et:convinrent- qu’elle n'aurait d’autre lien que le nœud sacré. et indissoluble de: ces Personnes adorables, l’amout divin, qui forme 2ntre elles une siparfaite unité. Quand nous fûmes ainsi unis, 6 dit M. Olier, j’offris aux trois personnes divines “ cetté petite. compagnie en l'honneur de leur &. société adorable, et nos petites conversations en ‘-hommages des doux et ineffables entretiens ‘6. qu’élles ont ensemble dans l'éternité.” ::

Dès son arrivée à Vaugirard, M. Oliér fut non seulement délivré de toutes ses peines intérieures; mais encore il se vit comblé des plus singulières

faveurs. ‘ Depuis mes grandes désolations, dit-il 6 Jui-même , je ne puis douter que l’esprit de mon maître n ‘habite en moi. Pour des ténèbressi #6paisses,. jai maintenant tant de lumières ; pour

Marie VOD à as- > Ler- 1 que ndue:

“avait ant à rd né nduit selier com- ‘était > par pour onnes e lien onnes s une ‘unis, ivines leur >)ns en etiens

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ÿ pour

0 a; confusion de mon esprit, tant ‘de nettété dans ‘mes pensées ; pour mes bégäiements précédents, ‘tant de liberté de parler ; pour les sécheresses *désolantes que j’éprouvais, {ant de bons effets de la parole ; pour cette maudite occupation sur

6 moi- -même, tant de sentiments d’amour et d’élé-

“vation vers Dreu ! Je suis contraint de le con. & fesser : c’est le divin esprit qui me remplit ainsi ‘et me possède. Je me souviens que, dans l’im- “ puissance totale où je me voyais autrefois, jé me disais à moi-même : si jamais le bon Dieu “ ‘voulait se servir de moi (ce que je ne pouvais ‘pas croire,) au moins on connaitrait visiblement alors celui qui agirait en moi. Mes délaisse- ‘“ ments passés m’ont appris que ces biens sont & de Dieu seul.et que leur privaticn est men fond ‘ propre. Divine substance, qui êtes paroles, ‘6 lumière, puissance,, amour ; être divin, soyez “ Joué, exalté et béni pour jamais !?

© Cinq ou six jours après l’arrivée de ces Messieurs à Vaugirard, le Curé du lieu les pria de prendre soin de sa cure, jusqu'à son retour de Paris, où il croyait ne demeurer que quinze jours : ils l’acceptèrent; mais il resta neuf mois sans revenir. Cette circonstance leur donna bientôt sujet &’adorer la bonté de Dieu, qui voulut les faire passer par cet emploi, pour les instruire des devoirs des Curés et des Vicüires, .et leur donner. le moyen d’exercer les ecclésiastiques qu'ils ne tardèrent pas à recevoir. Le Cardinal de Richelieu eut bièntôt appris le but du nouvel établissement, ét les noms de ces-ecclésiastiques, dont il connais-

sait le mérite et la naissance : il résolut de se lès attacher,.et leur fit en conséquence offrir. son éhâteau de Ruel pour y faire leurs exereices,. dans là solitude, et avec une-entière liberté... M, Olier et ses compagnons-reçurent avec autant de reconnaissance que de-respect l’offre- généreuse du. Cardinal, mais ils le-supplièrent de les laisser dans le lieu qu’ils occupaient. pre iAt nr) parcequ’il. était pauvre et caché. Ceite réponse, loin d'offenser. le Cardinal,, ne fit qu’augmenter-son.estime et sa vénération. pour ces ecclésiastiques, et surtout pour M. Olier:. Elle leur attira.: même l’admiration

de toute la cour, et engagea plusieurs jeunes ecclésiastiques de mérite à, se Joindre à eux, pour se fürmer aux vertus apostoliques, de manière que la

petite: communauté, composée d’abord: de trois

membres, en: compta. bientôt jusqu’à vingt. Ilsélurent tous d’une voix M. Olier pour leur supé--

rieur ;, ce qui lui fait dire :. Béni soit Dreu,, qui. & fait toujours ses œuvres par-lé plus pauvre, qu’il &. élève de terre et du fumier où il était étendu. & C’est renverser toute la: sagesse humaine, et ‘montrer qu’il n’a bésoin de rien pour faire ce: “qu'iflui plaît. Digu soit béni de tout ;: il veut seul paraître l’auteur de son ouvrage, pérsonne

re

né pourra partager avec. lui l’honneur.qu’il en

‘attend, car je suis ün pauvre aveugle si misé-. rable, un ver de terre si chétif que je. m’étonne

& d’ose” paraître dévant le-monde, moi plongé si .

& Tong-temps dans l'aveuglément le plus ténébreux ‘et l’objet de la risée et des mépris de tout.. €.C’est une Chose inexplicable que le: bien qu’on,

“reçoit de l’abandon à Dieu... .O amour! que

ce soit pour jamais que je vous aime et que je vous-serve, sinon en moi, au moins dans les serviteurs que je vous laisserai après moi dans l’église. - Faites maintenant, O Sauveur! que nous puissions bien commencer, O mon tout ! je vous rends mille actions de grâces pour les bons messieurs que vous nous adressez ; je vous rends grâces de tout mon cœur, des biens et des grands dons qu’il vous plaît leur distribuer tous les jours, et des dispositions dans lesquelles vous les mettez pour vous servir partout. Ils sont tous disposés d’aller en Canada, et jusqu'aux pays les plus lointains de la terre. Donnez-leur

le courage d’accomplir leur désir, et la force de

vous aimer et servir uniquement.??

L’établissement du Séminaire, formé à Vau-

girard avec tant de bénédictions, devait cependant être consommé ailleurs. La Providence avait résolu de le fixer dans la capitale même, et de mettre M. Olier à la tête de la paroisse de Päris, la plus nombreuse et la plus déréglée, afin d'offrir en sa personne, à tous les prêtres qu’il dévait for- -mer, le modèle d’un vrai pasteur des âmes.

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