‹ Abrégé de la vie des saintsChapitre 11 sur 34 · S. FRANÇOIS DE PAULE · texte numérisé non relu

S. FRANÇOIS DE PAULE

FRançois de Paule naquit à Paale, ville de Csl^ labre, l'an 1456. A peine eut~ii 23 ans que ses pareris pour accomplir un vœu qu'ils avoient fait, le mirent chez les religieux de 8. François. Après qu il y eut passé un an, il fit quelques peîérinages, et se retira après dans un berniitage, oh sa réputation lui attira des Discipies, quoiqu'il n'eut alors que quinze ans. Tel fut le commencement de cet ordre si célèbre & si austère, dont les religieux prirent le nom de Minimes, leur S* Fondateur le voulant ainsi par humilité. Bientôt on ne parla dans toute lltalie que des miracles du sei'viteur de Dieu. Il serabioit comm^inder à la nature & les éiemens le respectoient en quelque sorte. Il passa le détroit de Sicile sur son habit; il entra dans un four à chaux y resta quelque tems sans que le feu lui fît aucun mal. Louis XI, roi de France, le fit venir dans ses Etats. li y fut reçu avec toute sorte d'honneurs. Le roi & son successeur Charles VIII, curent pour lui une grande vénération. Au milieu de tant de marques de respect, il conserva toujours une profonde humilité. Il mourut l'an 1506 dans le Couvent du Fiessis, proche Tours, que le roi avoit fondé.

EEFLEXIONSo

1. Un hofnme humhle ne manque guère d'aimer son prochain. 2. Nos fautes contre la charité vien* fient de ce que nous nous estimons trop, 3. Vhumi' lité Sf la charité^ voilà les deux bâtes de la perfcc^ tion chrétienne^

2 Avril.

Ste. MARIE Egyptienne.

MArie Egyptienne passa les premières annéeir de sa vie à Alexandrie dans les pliiç affreux désordres. Un jour elle s'embarqua aveC un grand nombre d'habitants qui alioient à Jérusalem pour y célébrer la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix. Comme elle vouîoit entrer dans l'église pour adorer ce bois précieux, une main invivsible la repoussa. Alors appercevant une image de la Vierge, elle s'adresse à cette mère de miséricorde, et pénétrée d'une vive douleur, elle se senti inspirée d'aller dans la solitude. Elle y passa 47 ans, pleurant continuellement ses péchés, et ne vivant que d'herbes et de racines. Un 8aint solitaire, nommé Zozime, la rencontra un jour: il la prit d'abord pour un spectre, tant les ardeurs du soleil l'avoient d figurée. Marie s'etant approchée du lui, le rassura, reçut sa bénédiction et îui raconta tout ce qui lui étoit arrivé. Elle lai fit promettre de venir tous les ans le Jeudi Saint, lui apporter la sainte Communion. Il vint en ef« fet, mais la seconde fois il la trouva morte. Dieu appeîla à lui cette sainte pénitente, l'an 430.

1. Peut-on aïo r de la foi et nêtre pas fàclii avoir cj^ensê Dieu ? 2. Offenser un Dieu si bon ! Fut— il jamais un plus Juste sujet de douleur 3. Si la gloire de Dieu nous touch peu, serons-^nous iti' smsiéles sur ?zos propres intérêts f

s Avril.

s. RICHARD, Evêque,

Ichard naquit en Anghtene près de Vorcesl^tre, environ l'an 1186. II avoit un frère aîné, dont les aifaires étoient fort dlrangées: il lui rendit pendant quelque tems les services les plus Imlïiijians. Il alla ensuite faire ses études à Oxford, et de là à Paris. Apres avoir parcouru quelques universités des plus célèbres, il retourna en Ang'eterre. Sa modestie, sa pi- te et son érudition, lui acquirent une grande rCputation. Sur ses entrefaites, le siège de Cicestre vint à vacpier. On ne trouva personne qui fat plus digne de remplir cette place que Saint Richard. Henri III roi d'Angleterre, qui le haïssoit, n'eût pas plutôt appris que îe Pape avoit confirmé cette élection, qu'il fit enlever au S. éveque son temporel. Richard souffrit avec patience un traitement q i'ii avoit si peu mérité. Le prince reconnut enfin sa vertu, et lui rendit justice. La fermeté de S. Richard à l'égard des mauvais ecclésiastiques, et sa tendresse pour les pauvres, en firent un des plus grands prélats qu'eut eu l'Angleterre. Ayant un jour béni un pain, il en nourrit plus de trois mille pauvres^ Il mourut l an 1253.

REFLEXIONS

1 . Nrms trouvons notre intérêt dans le bien que nous foison s aîix pauvres. 2. Quel intérêt plus soli^ de que (Tacheter le Ciel au prix de quelques biens temporels, 3. // faut quon soit peu persuadé de cette vêriiéi puisqu'il est si peu de gens charitables^

■lit

4 Avrîi.

S. ISIDORE, Evêque.

Isidore naquit d'une famille féconde en Saints. Lorsqu'il étoit encore enfant, sa nourrice l'ayant laissé dans un jardin, trouva à son retour qu'un grand nombre d'abeilies lui couvroient le visage, et que quelques unes lui étoient entrées dans la bouche^ et y faisoient leur miel, présage certain de sont éloquence. En^ effet, dès qu'il fut en âge d'étudier^ il devint en peu de tems^ hxibile dans la kng;ue latine, grecqrie et hébraïque^ dans la rethorique, la philosopliie^ enfin dans les plus hautes sciences. Il eiToploya ses talens. à conib,:^itre les Arieos, malgré le roi Leo?igiIde qui les. protegeoit. !S. Leandre,. json frère, arclîevêque de Seville, étant n^.ort, sort clergé eut bien de ia peine à lui faire accepter cet« te dignité. lî présida à 2 conciles tenus contre lî â hérétiques, il eut toujours une attention particulière a ce que la discipline ecclésiastique fût exactement observé, et que l'ofEce divin se célébrât avec beaucou p de majesté.. Ce fut daiis cette vue, qu'où* tre plusieurs ouvrages, il fit un Missel & un Brevi-* aire qui furent long-tenis à l'usage des églises dEspagne. Sentant sa fin approcher, il se fit porter à l'église, & mourut au milieu de soa peuple sous 1© cilice à la cendre, l'an 536.;

REFLEXIONS

1 . Dieu veut être adore en esprit, mais- il veut aussi rhommage de nôs lèvres, 2. Les cereynonies de la religion, en Jîxant notre imagtnatioïc, ton-chent notre cœur. 3. L'homme ayant un corps et une ame doit à Dieu un culte intérieur et extérieur^

5 Avril.

Page 1