I . ^3 Maî
S. DIDIER, Evcque & Martyn
j . Aldier ctoît de Genèvp, selon quelques au- ^^teurs. II embrassa l'état ecclésiastique, Se fat fait de bonne heure évêque de Langres. Il ; se trouva au concile de Sardique, où il soutint I généreusement la cause de S. Atbanase. Les ( Vandales firent l'an 406 une irruption dans les Gaules, et après avoir ravagé la Gaule Narbonnoise et Lyonnoise, ils vinrent assiéger Langres. S. Didier, touché de compassion pour son peupie, alla trouver le gênerai des assiegeans, pour tâcher de le fléchir: il s offoit même à la mort pour délivrer son troupeau du danger qui le meïiaçoit. Le barbare ne fut j)as touche, il ordonna à se« soldats de se saifiir du S. et après avoir essayé de lui faire changer de religion, ii le condamna à avoir la t te tranchée à la vue des habitans de Langres. Le bourreau qui l'exécuta fut frappé de frénésie, et se donna à îui-mv^me la mort. Le corps du S. cvêquese releva, prit 6a tête entre ses mains et marcha jusqu'au lieu où Ton devoit lui donner la sépulture. Ce fut contre la cjuiune de ce tems-là dans l'enceinte de la vilje qu'il fut enterré.
^ REFLEXIONS
1. Quelle dfferen ce entre un berger mercenaire et le vrai pasteur. 2. Le premier, content de se nonrir d^' la substance de ses brebis^ songe peu â les défendre des loi/ps. 3. Le s-^cond veille continuelle* vicut a la garde de son troupeau, il le chérit jusqiià s immoler s il le faut pour lui.
f4 Mak
S. JEAN FRANÇOIS REGIS, Cmfesseuf.
Ainfc Jean François R^gis naqr.it à Foncou^ l^^verte dans le diocèse de Narbonne, d'une famine très-ancienne. Il fut envoyé à Beziers pour» y faire ses études dans le rollége des Jésuites; il y. devint pour la jeunesse un modèle de piété et d'application. Sa dévotion pour la Ste. Vierge le porta à entrer dans une, de ses congrégations érigées ea son honneur dans les maisons de là compagrûe de Jésus. Après ses premières études, d entra dans cette société. Dès qu'il fut sorti du noviciat il exerça son z^le pour le salut des âmes: sa classe lui tint lien de mission Lorsqu'il fut prêtre il n*eufc plus d'autres occupations que' celles d'un apôtre: il ai iioit sur-tout 3 instruire les pauvres et lesgensde la campagne, et il leur rendoit toutes sortes da services. Il joignit la mortification à ses traveaux apostoliques. Il n'avait point d'autre lit que le plancher, ni d'autre nourriture que le pain et l'eau» So i zele lui attira bien des persécutions; mais Dieu prenoit sa défense etgîorifioit son serviteur par des prodiges- ecîatans. Ce fut dans les exercices d'une vie si laborieuse qu'il mourut à Louvese clans le Vêlai, 1 an I64Di
REFLE X I ON &.
1. Ne dhtin^uer dnn» V exercice de son zele' nt pauvres, 77i riches, ni gra7ids, ni petits, 2. C'est h "véritable caractère d'un homme apostolique, S. Mal* heur a nous, si peu zélés pour l'honneur de Dieu^ nom ne cherchons en tout que notre propre gloire*
25 Mai.
S. URBAIN, Pape et Martyr.
Rbain étoît natif de Rome. Il s'employa tout entier à la conversion des idolâtres, et eut le bonlîeiir de faire embrasser la foi à plu- [ieurs gentilshommes Romains. S. Valerien et S, jburce, son frère, furent des principaux. Après fu'il eut été élevé sur la chaire de 8. Pierre, il fit plusieurs ordonnances: il régla entre autres choïes que ce que les fidèles donneroient de leurs hé« ritages à l't'glir^e ne fat jamais aliéné; mais que le fruit en fut entiere^nent consacr - a fentretien des cleres et au soulagement des piKivres. îi ordonna aussi que les cal'ces. les patènes et les autres vases servant au Sacrifice fussent d'nr.;;ent ou même d'or. Ce S, pontife, apr^s avoir rempli dignement le S. siège pendant sîk ans et quel(/uos mois, fut déféré au préfet Almaque com ne étant le principal appui de la religion clir ' tienne. Urbain confessa librement le Nom de Jesus-Cbrist et fut condamné à .être u)uetté avec- des cordes plombées: ayant souffert, courageusement ce sup-pîice, il eut la tête tranchée Fan 233. Son corps fut exposé aux bctes; mais uiae Dame romaine 1 enterra honorablemeat.
■ EE FLE X î ON S-.
1. Dieu ordonna à Moïse de dresse}^ jm taher-^ nacle, 2. L^s Juifs apportèrent poifr ce ^ahd ovvra" .ge ce qu'ils avoient de plus- précieux. 3. Les Chrê* tiens ont'-ih aujourd'hui le même zèle pour la dê-^ CGratiau de no^ saints Autels f
26 Mai.
S. PHILIPPE de Néri, Confesseur.
PHîlippe de Néri naquit à F]orence> Fan 1515. Ayant quitte tous ses biens, ii alla demeurer à Rome: il y pas^oit les nuits presque entières en oraison sur les tombeaux des martyrs. La prière. Foccupoit tellement, qu'il étoit quel{]uefbiîj 3 jours sans yvQnàve de nourriture, ne songeant qu'aux cîfoses du cieL II avoit déjà 36 ans, & son Iiunrllitô î'avoit empêché de recevoir îa prêt; ise, il s'y d^'terïTîina cependant pour être plus en ^ tat* de servir le prochain. L'amour de Dieu l'entianinioit ieileiTieot qu'un jour deux de ses c-^tes se séparèrent par 'ùiïïori de ce feu divin, il aimoit a parler de la 8te. Vierge: elle lui apparut loisqu'il ftoit à l'extreoiité & lui rendit la santé II éiait fort {(in^ dre pour les pativres; il en invita un à sa table, qui se trouva être un ange. Un grand nonihve d'e'célé-'iastiques s'etant mis sous sa conduite, il obtint un lieu co!nmf>de pour les assembler, & y pratî{]ua m oratoire, où après une exhortation on laisoit la prière publique. Ainsi s'établit l'illnstre congrégation de l'Oratoire de Rome, qui a produit de grands hommes & qui se distingue par son attacfiement inviolable à i'égiise. Le saint fondateur mourut i'an 1595.
REFLEXIONS
1. Vamoiir de Dieu ne demeure jamais oktf dans un cœur, 2. Ce$t un feu qui cliprcke à se communiquer. S, Si nous aimions vêritablenwnt Die II f nous porterions les autres a r aimera
27 Mai,
S. JEAN, Pape & Mcrtyr.
Aînt Jean naquit à Florence sur la fin du siècle. Il vint a Roii;e ibrt jeune, & y fut aux or/:res sacrés. Le Faj^e S. Hornii^ das kant mort, Jean iui succéd-i. Théodoric, roi des otiis, régnoit eihrs en Italie; quoiqn'Aritn il laisies cat!{oïi(|ues en repos. L'errpereiir Justin oulant rétablir entièrement la reli^iion catholique en Orient, ôta, par un (-dit) aux A-riens, toutes k:s églises qu'il avoient enievées aux cadioiiques. Cet édit irrita tellement Thscdî;ric, qu'il menaça de faire passer las ciitholiques d'iîalïe au fii de l épée, si reinp.ereur ne laissoit les choses dans leur premier ttat. Il renvoya [)our cela une anibassade à Justin, âr il ordonna au S. Fooîife de se jolixlre ^ux ambassadeurs, croyant qu il obtieî;droît ainsi plus aisément ce qu'il dernandoit. Le S. partit |)our-gagr;er du tems. 11 fut reçu à ( onstantiriO- .ple avec tous les honneurs que niei itoier.t sa sainteté & sa dignité. 11 gut rit en entrant dans la vjlle un aveugle, il couronna l'empereur, & l'exhorta à tenu ferme dans sa résolution. Ce qu'ayant appris Tîiéodoric, il le fit enfermer a son retour dans mie prison où il mourut -de misère fan 526*
î. Uanforitê des princes est toujours respecta^ Ihr. 2 o^jtissanec que nous leur devons à ses bor* .i2t<>'. 3. Lorsque ce qu'ils nous coiriwandent est op^ ^osé à ce que Dieu ejcige de nous, nous ne leur de-* '%:ojis plus.
28 Mai,
S, GERMAIN, Ev^qm
OErmain naquit en Bourgogne vers l'an 406» "Dieu le protégea contre la fureur de sa mère, qui par haine ou pàr queîqu autre motif chercha sauvent à le tkire tBourir. il fat contraint de se retirer cbez S. ^Scopolion, son parent, qui l éîeva dans la pi^té. lis vécurent depuis comme deux religieux. Quoiqu'ils fassent à une demi lieue de i*é glise, ils assistoient exactement à rOffice divin, quelque tems qu'il fit. S. Germain fut tait prêtre par i'évêqiîe d'Autun, et ensuite abbé du monastère de S. Symplîorien ds cette ville. Un grand nombre de pauvres lui demandant faumône, il ieur (it donner tout le pain du monastère. Les moines se mutinèrent, mais leur plaintes se changèrent en admiration lorsqu'ils virent arriver le lendemain deux chariots chargés de vivres que la providence envoyoit. La réputation du S. alla jusqu'au roi Childebert, qui le fit sacrer évêque de Paris. Cherebert, fils de Clotairc, ayant répudié injustement son épouse, nulle considérations humaines ne put empêcher S. Germain de l'excommunier. Il fut honoré d'une apparition de Tap^tre S. Pierre. Après avoir ainsi gouverné son diocèse avec un zele infatigable, il mourut fan 576.
REFLEXIONS
1 . NoKS som'mes environnés d'églises, 2. Jesus-^ Christ est pour ainsi dire à notre porte^ et nous ne trouvons pas le tems de lui aller rendre nos homages. 3. Mais nous en trouvo7is bien pourjaiie des visites inutiles.
29 Mai. 169 S. MAXIMIEN, Evêque.
MÂximîen naquît dans le Poitou au cornraencemenn du quatrième siècle: il ^'toit irete de S. Maxence, depuis évêque de Potiers. Comme la réputation de S. Agrice s'étoit répandue dans les Gaules, Maximien partît pour Trêves, dont Agrice étoit évêque, et se mit sous sa con-^ duite; il fut admis dans le clergé, et ensuite élevé, uu sacerdoce. Dieu révèk à S. Agrice que Maximien lui succéderoit, ce qui arriva l'an S34. Uéglise tîe Trêves fleurit sous un si saint pasteur, et devint fasyle des évêques persécutés par les Ariens. Ce fut S. Maximien qui découvrit à Fempereur le venin caché dans la profession de foi qu'avoient dressée ces hérétiques. Il assista au concile de Sard-îque, et s y fit admirer de tous les évêques. Les Ariens qui composoient le faux €oncile de Sardique, l'excommunièrent nommément, comme étant un des plus formidables ennemis de leur secte, et un des plus zélés défenseurs du concile de Kicée. Ayant été obligé de faire un voyage em, Poitou, il y tomba malade, et mourut Vm S50^
1. Ceu30 qui ont tout sacrifie pour consarrveY îeûr ^ religion^ méritent bien de trouver une ressourcé -dans la libéralité desjideles> 2 Les hérétiques ne** parquent rien pour s'attacher ceux quils ont se*' du if s. S. Quoîi ne reproche pas aux catholiques qu ils ont moins de zele pouf la bonne caiise^ qw^ GsuX'4a pour V erreur.
30 MaL
S. FELIX, Pape et Martyr.
FElix naquit à Rome lan 210. Dès qu'il fut en âge de faire un clioix, il entra dans le cîergê et en devint ie modèle. Le pape S. Denis luî ayant conféré les Ordres sacrés, se déchargea sur loi d'une partie des soins attachés au gouvernement de l'église. Ce saint Pajife étant mort, S. Félix fut élu en sa place. Dès qu'il se vit élevé sur le S. siège, il s'appliqua à combattre les hérétiques et les chismatiques, et sur-tout Paul de Samosate et Manès chef des manichéens. Ce fut lui qui ordonna qu'on offrit ie S. sacrifiée sur le tombeaux des martyrs, et en leur honneur, ce qui se pratiqooit déjà en quelques églises. Il écrivit à Maxime évêque d'Alexandrie une lettre dogmatique pour lui expliquer le mystère de rincarnation. L'empereur Aurélien commençant à persécuter îes chetiens, S. Félix, comme un bon pere, alîoit consoler ses chers enfans, et leur administrcit les sacremens, pour les préparer au combat. Il convertit aussi un grand nombre de payens. Pendant qu'il parcouroit les prisons il fut lui-même arrêté^ €t finit sa vie par un glorieux martyre, l'an 275.
1 Saint Félix ^fortifie les cliétiens contre la fii^ reur des tyrans par le secours- des sacremens, 2, Ce soTct en ejfet les sources oii nous devons puiser Fes' prit de force. S- Servons-^nous en si nous xwulon^ résister constamment mx attaquer de nos ennemis vUiùlcs ou invisibles.
^îl MaL
Ste. PETRONILLE, Vierge.
PEtronille étoit romaine; elle fut baptisée et îns» truite par l'apôtre S. Pierre; cent peut-être ce- qui a donné lieu de dire qu'elle étoit sa fîlîe, quoiqu'il n'y eut entre lui et elle qu'une aHiance spirituelle: elle apprit de ce Saint Maître à n'aimer que la Croix et les soulFrances. Dieu seconda ses désirs en l'affligeant d'une paralysie accompagnée de douleurs très-aiguës. Un jour S. Pierre étant à table chez ellej on lui demanda pourquoi lui qui guérissoit tant de malades, ne rendoil pas la santé à Pétronille. Il lui commanda donc sur l'heure de se lever et de servir à table, ce qu'elle fit sans aucune dilBculté: mais S, Pierre ayant entretenu cette sainte compagnie sur les avantages de la maladie, il dit à Pétronille de se coucher, et Ue se sentit malade comme auparavant, ce qui Lira jusqu'au martyre du S. Apôtre. Un seigneur omain épris de la beauté de Pétronille, vouiufc épouser. La Sainte demanda trois jours pour y nser. Le troisième jour, s'étant mise en prière, rès avoir communié elle expira.
REFLEXIONS
1. Il nous est permis de demande? d Dieu la parité du corps f pourvu que ce soit avec une entic" te conjhrraitê â sa volonté, 2. SHl nous raccorde^ rendG?îs-lui en grâces, 3. Si yiov. croyons que cest pour le bien de notre âr,ie qiiïl ({fflige notre CGrpn far la maladie*
a CAPRAIS, Abbé. :^
CApraîs vivoit en France vers Van 280; îî retira dès sa jeunesse dans la solitude. Sa vertu lui SLtûrsL un grand nombre de Dicipies, dont les principaux furent S. Honorât et S. Venance frè-' res. Il alla vkiteravec eux les Soîituires d'Egypte et de Palestine. S. Venance étant mort en chemin^ S. Caprais vint avec Honorât se renfermer dans risle de Lerins. Ils y vécurent en Ange^ plutôt qu'eu Ixommes, et y fondèrent un célèbre Monastère. Eucher, Archevêque de Lyon, dans le bel éloge qu'il fait de la solitude, parle de saint. Caprai* comme d'un liomme qui ijecedoit en rien aux phiscf lebres Anachorètes de la Tliébaïde;et S. IIilaire> Archevêque d' Arles, qui fit son Oraison funèbre, BOUS le représente comme un Sw consomme ea toutes sortes^ de vertus. En effet détaché entièrement de ce monde, il ne soupiroit qu'après l'autre vie. On ne Tentendoit parler que de Jesus-Christ et du bonheur qu'il y a de le posséder. Il avoil une graïixle dévotion peur S. Michel, qui lui apparut pour l'avertir que son pèlerinage ajloit finir., il reçut cette nouvelle avec joie, et mourut l'an
EEFLEXIONS.
1. Quun "orai Chrétien est indiffèrent pour iou^ tes les choses de ce monde ! 2. Comme il ri est oc-^ cupé que de Dieu, il ne parle aussi que de Dieu, 3*. Detackons-notis du monde, et nous goûterons con^èien il est doux d'aimer Dieu.
2 Jain.
|s. POTHÎN. Mart. Ste BLANDINE Vier. &c.
r^Ous l'Eaipire de Marc-Aurde, les Payens ^!^voyant le nombre des Chrétiens s'accroître tous les jours, sur-tout a Lyon, entrèrent en fureur contre eux: leurs maisons furent pillées, on les traîna par les rues; enfin les Magistrats pour arrêter rémeute, les citèrent à leur Tribunal, et les interrogèrent sur leur Religion; ils répondirent qu'ils étoieot Chrétiens, et que tous les supplices ne leur ôteroient jamais cette qualité. Les uns furent donc jettes dans des cachots affreux, et y moururent de misère; de ce nombre fut S. Poîhin,-Evêque de Lj^on; les autres furent tourmentés en mille manières. Ste. Blandine fut une des Vierges Chrétiennes qui se signala le plus malgré son sexe, son âge, sa compléxion délicate et sa condition, car elle étoit esclave. Ses bomreaux se lassèrent pendant tout un jour à la tourmenter aved les ongles de fer et le chevalet. Elle ne disoit autrq chose durant les plus affreux tourmens, sinon Je suh Chrétienne. Enfin tous ces Martyrs après avoir été les uns exposés aux bOtes, les autres décapités, furent couronnés au Ciel au nombre de quarante huit Paa I79»
REFLEXION S
1. Dieu se sert des instrumens les plus foîhles pour opérer les plus grandes choses, 2. S'il me soutient, tout faible que je suis, Je ne trouve rien de difficile, 3. On est bien foible au contraire^ ^^^and on compte sur ses propres forces.
3 Juin-
Ste. CLOTILDE, Reine. |
CLotilde naquit Tan 4-78. Ses verfus efc sc^ belles qualités en firent une des plus parfaites' Princesses. Clovis, Roi des François, voulut l'épouser; elle y consejitit dans l'espérance de gagner ce Prince à J. C. Devenue Reine, elle sçut s'attacher le cœur de son cpoux & de tous ses sujets. Le roi voulut bien qu'elle fît baptiser ses enfans. Il est vrai qu'immédiatement après leur Baptême ils tombèrent malades., et le premier même mourut; ce que Clovis attribua au mépris qu'oit avoit fait de ses Dieux; mais elle supporta patiemment cette épreuve, & Dieu accorda enfin à ses prières la conversion du Monarque Fi'ançois, et le Royaume entier sentit les effets du zèle de cette pieuse Reine. Après la mort de son époux elle se retira à Tours pour y passer le reste de ses jours auprès du Tombeau de S. Martin & pour servir les pauvres de ses propres mains. Ses fils Chiîdebert et Clotaire étoient en guerre. Chiîdebert plus fort que- Clotaire alîoit lui livrerbataiile lorsque Clotilde s'étant mise en prières, il s'éleva un arage violent sur* son Camp : cet événement l'engagea à faire la paix. Ste. Clotilde mourut Tan 549, regrettée des hommes, & comblée des faveurs du CieL
REFLEXIONS
I. Vêtat qui rions par oit le p lits saint nest pas. toujours celui ou Dieu nous veut, 2. Clotilde dans le célibat y loin de sanctifier les autres , ne se fuc feuf -être pa^ sanctifiée elle-^mème, S. Il faut se consulter, 4* encore plus cmsidter Disu^ dan3 un choiy^ $i important.
4^ Juinu
S. QUIEÎN, Evêquc & Martyr.
■JT^Uirin etoit Evêque de Siscîe dans îa Pani\>^QOîiic, lorsque Yalere Maxi mien fut tait Emfcereur l'an 303. Il donna des ordres à tous les Kjouvcrneurs de faire moarir les Chrétiens. S* feuirin sachant que Maxime, (louverneur de Pannonîe, îe faisoit chercher, se retira selon îe conseil de Jesus-Christ; mais il fut arrêté dans la suite. Il subit l'interrogation avec une fermeté qui étonna le Gouverneur. II fut mis dans un cachot obscur où il passa la nuit en prières. Sur îe minuit, une lumière éclatante remplit toute îa prison; ce prodige toucha le Geoher qui se nommoit Marcel; il se jetta aux pieds du Saint, & crut en Jesus-Christ. S. Quirin fut conduit trois jours après en Fîongrle, oû après avoir été chargé de coups, il fut encore mis en prison. Le Juge voyant que rien ne pou voit ébranler sa constance, le condamna à ê^re jette dans la rivière de Sibaris avec une grosse pierre attachée an cou. Mais Dieu permit que la pierre surnageât. Le St. Martyr après avoir exhorté le peuple de dessus cette pierre à demeurer attaché ù la foi, pria Dieu d'agréer son sacrifice, et en même temps la pierre s'enfonça et l'entraîna au fond de l eati.
REFLEXIONS
1. Celui qui marche toujours en la présence de Dieu ne craijtt point d'être surpris, 2. La mort ne surprend que ceux qui oublient le Seigneur, 3, Le pécheur craint la mort^ S^^ le juste la désire.
176 5 Juin. I
S. BONÎFACE, Evêque et Martyr. I
BOnlface naquit en Angleterre vers Tan 980. A l'âge de cinq ans il pria ses parens de le mettre dans quelque Monastère. Son pere le lui refusant, tomba malade, et ne recouvra la santé qu après avoir mis le jeune Boniface sous la conduite d*un St. Abbé. Boniface fut Prêtre à Fâge de 38 ansj et partit pour Rome. S'étant jette aux pieds du Pape, il lui demanda la qualité de Misionnaire Apostolique. Le Pape lui donna plein pouvoir d'annoncer l'Evangile par toute l'Allemagne. Le nouvel Apôtre fit des conversions innombrables dans ces vastes contrés: il passa. ensuite chez les Frisons, et fit parmi eux un grcind nombre de Chré^ tiens. Le pape voulut le revoir. Boniface repassa donc à Rome, y fut fait Evêque, et revint trouver ses Neoplîites. Un jour les Idolâtres s'oppose» rent à ce qu'il fît abattre un chêne consacre à Jupiter. Au premier coup de coîgnée que le St. lui donna, l'arbre tomba par terre: ce miracle les convertit. Il fut fait Archevêque de Mayence, et eii cette qualité il assembla plusieurs Conciles. Il termina enfin sa carrière par le martyre; car un jour qu'il étoit en chemin pour donner la Coniirmation à quelques Chrétiens, les Payens le percèrent dune épée l'an 754'.
REFLEXIONS
1 . Pour gagner des âmes à Dieu, il faut com^ mencer par le bien servir soi-^meme. 2. Comment persil aderez^vous quil faut V aimer ^ si vous parois sez négligent â son service? 3. Ce qu on fait iou* ihe ordinairement plus que tout ce quon peut dire
6 Juin.
S. NORBERT, Archevêque.
Orbert naquit dans ]e Dndie de Cîeves l'an 1080. L'a>rdeur avec ]a{|ue]]e il se livra îiu plaisir dès ses prenricres années, ne fit pas bien e spérer pour la suite. Ayant été pourvu d'un BeîKiiice, il prit le Sou^diaconat. Il parut avec bonrieur à la Cour de l'Empereur Henri sov. parent. On lui offrit l'Evêché de Cambniy, qu'il refusa tnoins par humilité que pour éviter tout ce qui pnuvoit le gêner. Cependant un jour qu'il allait ea campagne le tonnera tomba à ses pieds et i\t une profende ouverture dans laquelle il fut presque englouti. Alors se reconnoissiint coupable, il se de* fit de ses Bénéfices, demanda lui-même la Prétrif-e, et parfaitement converti, il commença à trr^vail- 1er à la conversion des autres. Pour cela il obtint du Pape la qualité de Misionnaire, et parcourut en prê(^hant plusieurs Provinces de France. Il s'arrêta ensuite proche Laon dans un vallon nommé Premonlré. Ce fut ià qu'il assembla des Religieux auxquels il donna des Règles et l'habit blanc en l'honneur de la sainte Vierge. Etant ensuite passé en Allemagne, il y fut fait comme malgré lui Evéque de Magdebourg, Il mourut l'an 1134.
REFLEXIONS
!• Celui qui differ'' sa conversion mcrite être enlevé aji milieu de ses désordres. 2. La viis'''rici'ir» de dirine se lasse; dans un moment peut-être ^'Ous. ne serez plus, 3. Mon Dieu, peut-on vivre Iran' quille quand on est mal avec vous f
6 Juin.
S. CLAUDE, Evêque.
SAint Claude naquit à Salins en Francité-* Comté vers Tan éSl*. On Téleva dans les sciences à dans les exercices propres de la Noblessé dès-lors il aima par dessus tout la prière S: la lecture des Livres, saints. A l'âge de 20 ans il fut reçu au nombre des Chanoines de Besançon, îl se trouvait des preaûers a FOfBce; &: ce qui lui restait de temps il l'employolt à Fétude de rEcritiire Sainte. Il jeùnoit tous îeâ joursj excepté les Fêtes, et ne prenait la nuit que très-ï>eu de repos. S. Protade, Archevêque de Besançon, c'taîjî mort, S. Claude lui succéda* Après avoir gouverné pendant quelques années* cette Eglise, i\ résolut de se retirer dans quelque solitude. Il alla donc se renfermer dans le Monastère de S. Oyen sur le Mont Jou. Il voulut y être traite comme le dernier des lieli.iîieux. Il en fut cependant fâit abbé queîque^î années après. La réputation de sainteté où il était, lui attira tant de nouveaux Religieux, qu'il : fat obligé d'aller trouver Clovis II pour faire augmenter les revenus de son Monastère. Il mourut l'an 501. Un enfant mort ayant été mis sur son Tombeau, ressuscita.
REFLEXIONS
1. C'est en lisant de Saints Livres que bien des. pechcnvi se sont converiis, 2. La lecture entretieyit dans les Justes le goût des choses de Dieu , 3. Lisez-. pG.nr votre êdijiccdion^ ci non par une vaine curiosité %
7 Juin.
S. PAUL, Eveque & Martyr,
F^AuI naquit à Thessalonique vers le commencement du quatrièine siècle. Etant venu à Coiistaotinople, il s'y fit admirer par sa vertu & $on éloquence. II fut fait Prêtre et eiisrn'te Archevêque de cette Eglise. Les Ariens qui le regardoient comme renuemi le plus formidable de ieur secte, mirent tout en œuvre pour féioigner. Ils inventèrent contre lui tant de calomnies, que l'Empereur Constant l'exila. Ce prince étant -mort. Constance qui lui succéda à l'Empire pioregea ouverteroens les Partisans d' Arius. Il fit assembler lîD Conciliabule qui déposa S. Paul, & mit à sa place Euyebe de Nicomédie, Le S, vint trouver à Trêves TEmpereur Constant, qui lui promit sa protection. Il alla ensuite à Korne, et le Pape le renvoya à son Eglise. Les Catholique le reçurent avec joie; mais bieiitôt les Hereti« ^ues le firent encore chasser: il se réfugia à Thessalonique. L'orage étant passé, il revliit gouverner en paix son troupeaux. Constant iscn [)roi?::cteur vint à lîionrir. Constance toujours animé par les Ariens, envoya le S. Patriarche en exil à Cucuse. Il y fut mis en prison et étranglé par les Piereti" ques Tan 55 L
REFLEXIONS
1. C'est en flattant le goût des hommes par la nouveauté que rerreur s insinue, 2, N'étant pas plus éclairés gué 7ios Pères, tenons-nous-en à ce qii 'ih ont crxu 3. Toid ce qui est nouveau en mU" tiere de Religion doit lire mspect.
S. MÈDARD, Evêqiie*
SAint Médard naquit en Vermandois Tati ^SY, de parens trés-distingués. Il eut dès Tôiifiin* ce beaucoup de tendresse envers les pauvres. Un jour qu'on lui avoit donné une robe fort riche, il s'en dépouilla pour en revêtir un petit pauvre à denii-nad. Comme à l'instant il survint une grande pluie, on vit un Aigle voler au-dessus de Ta tête du jeune Sainte et le couvrir de ses ailes. Il fut admis dans le clergé de Vermaftd dent il devine le modèle & l'admiration. L'Evêque de cette ville étant mort. Médard lui succéda. Les Vandales ayant désolé ce pays, il transporta le siège épitcopaî à Noyon. Les peuples voisins envièrent à cette église le bonheur d'avoir un tel pa&teur. Le pape le chargea du soin de celle de Tourna}^ Il obéit, sans quitter cependant la sienne. L'idolâ* trie regnoit encore dans tous les environs de Cambray, Pou^r la détruire, il essuya bien des dangers de la part des payens; mais il sut les apprivoiser peu à peu par sa douceur, & les convertir. Etant revenu à Noyon, il donna le voile à la reind Ste. Radegonde. Peii de tenis après il mourut âgé de plus de 100 ans.
REFLEXIONS
î, La douceur vient à bout des cœurs les pla9 ^f êroves, 2. Tcms tes Saints ont eAt cette vertu, par" * ce que tous ont imité J, C. 3. Pour l'avoir selon
V esprit de C^l Jauù estimer hs autres 4"
mépriser soi-même.
9 Juiio
S. PïlîME et S. FÉLICIEN, Martyrs.
Rime & Félicien étoient frères & citoyens ramains. Ils ^voient été conveîlis à la Foi pai* le Pape Fel-ix, & depuis trente ans ils travailloknt à procurer à d'a-utres le même bonheur. Lorsqu'ils furent dénoncés aux Empereurs, ik parurent devant eux avec intrépidité ; et api^s avoir confessé ^e nom de Jesus-Christ ils -furent chargés de chaînes : mais un ange les consola pendant la nuit, Se rompit leurs fers. On attribua cette merveille à la magie. Ils furent donc fouettés & tenaillés pa*' tout le corps. Jesus-Christ les soutint dans cet îiorrible tourment, & guérit leurs plaies. On les sépara l'un de l'autre pour les vaincre plus aisément. S. Félicien fut cloué pendant trois jours à iin poteau. S. Frime fui brûlé avec des torches ardentes : mais ces tourmens étant inutiles, on les exposa tous deux aux bêtes f roces. On leur lâcha deux hoîis, et ensuite deux ours. Ces ani« maux se couchant .aux pieds des martyrs, les caressèrent. Ce miracle convertit plus de quinze cents personnes. Le Préteur ordonna qu'on trai> €hât là téte aux deux Saints. Ce fut l'an 287*
REFLEXIONS
1. Soyons tout à Dieu Usera font à nous, ^* Plus les hommes nous abandonneront^ plus il nous ■€0'mblera de ses faveurs. S. Cest le seid ami consiant Sç jidek qui ri abandonne jamais ceux qui
182 10 Juin. 1
Ste. MARGUERITE, Reine d'Ecosse»
Ainte Marguerite naquit vers Tan 1048. Elle étoit petite (iile d'Edmond II. roi d'Angleterre, On ne parlait à la Cour que de la vertu et de la beauté de cette jeune princesse. Maîcolrn, roi d'Ecosse, la demanda en mariage. L'obéissance de Marguerite, lui fie accepter ce parti, mais la royauté ne changea rien dans sa manière de vivre. Dieu bénit son mariage en lui donnant deux princesses et six princes, dont trois parvinrent à îa couronne. Jamais on ne vit faraiHe mieux régi 'e, aussi donnoit-elle tout son tems à Teducation de ses enfans. Non-seulement la Cour, mais toute l'Ecosse, pro^ filèrent des rares exemples de pieté que leur donnait cette Sîe. reine. Elle jeûnoit 50 jours avant Noël. Jamais elle ne prenoit ses repas qu'ïiprès ^voir servi a manger a plusieurs pauvres qu'elle servolt elle-iiiême à genoux. Souvent comptant pour peu de leur avoir donné tout ce qu'elle avoit d'argent, elle leur donaoit encore ses bijoux. Elle se Jevoit la nuit pour aller à l'Eglise, et revenoit de gï'and matin dans sa chapr lie, où elle entendoit jusqu'à six messes. Elle mourut de la mort des Samts, l'an 1091.
1. On ne manque, pas aujourahui de prétextes pour se dispenser du une. 2. Comment s im]joseroit—on des jewdcs, puisqu'on ne garde pas ceux de T Eini^e"^ 3. >SÏ Von 'peut se sauver sans mortifier m chair f tous ks Saints en ont donc trop fait^
11 Juin.
S. BARNABE, Apôtre.
Arnabé était de la tribu de l.evi. Il s appelolt 3 Joseph,, et ne }»rit le nom de Barnabe qu'après l'A scension. Il étudia sous Garnaiiel avec Sauî, et ce fat là que se forma entr'eux cette étroite liaison qui les unit dans la suite. Le miracle que fiC Jesus-Clirist en faveur d'un Paralytique, convertit Barnabé. Il devint un des disciples du Sauveur. Après la Pentecôte les apôtres inspires par le S. Esprit lui conférèrent l'Apor^tolal. Ayant reçu sa mission, iî parcourut avec Paul plusieurs provinces de l'Asie. Comme ils prcchoient toùs deux à Listre les payens clianiics de fair majestueux de S. Barnabé et de l'éloquence de S. Paul, les prirent pour des Dieux, le prenner pour Jupiter, le second pour .Mercure; ils alioient leur offrir des sacrifices si les deux apôtres ne les en eussent détourné. S. Barnabé convertit à la foi l'isle de Chypre. On dit qu'il passa jusqu'en Italie où il fonda l'église de Milan, et qu'il revint ensuite â SaLamine, Les principaux d'enrre les Juifs réprésentoient que leur Sinagogue devenoit déserte. Sur cela le peuple entra en fureur contre le S. Il fut arrête et traîné hors de la viiie. On i'assomma à coups de pisrresj l'an 70»
P RE FLEXIONS
1. Qii^ avons-no us fait jîtsqu ici poicr être de digïîes Disciples du Sawoeurf ^.-^i nonsnecker^ chons pa^ les occasions de souffrir, acceptons dumoins celles qui se présentent, Ou sort/frir, ott, mQurir^; ce dsvrgit être la divise d\in Chrétien,
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SS, Basilibe, Cyrin, Nabor & Nazare ?vlart||
Asilide, Cyrin, Nabor et Nazare étoient de jeunes Gentilshommes romains qui servoient dans j'arme^ d'Italie sous l'Empereur Maxence» Ce tyran ayant renouvqllé lies édits de Diocletieiî contre les Chrétiens, on rechercha tous ceux qui faisoient profession du Christianisme. Le préfet de Rome fut averti que Basilide et ses trois com* pagnons étoient de ce nombre. 11 les fait venir, ei leur conseille d'obéir à l'empereur. Basilide, comme le plus ancien, prend la parole, et lui déclare qu'ils ne reconnoitront jamais d'autre Dieu que celui qui a créé de rien le ciel & la terre. Sur-lechamp on leur ôte toutes les marques de leur dU gnîté, on les met dans un cachot obscur çt infect; mais une Imière céleste et une odeur toute divine en dissipèrent les ténèbres & la puanteur. Ce miracle convertit le geôlier. Les. Saints furent: tirés de~là pour être fouettés avec des scorpions;. Bientôt on vit leurs os à découvert. Ils fureut laissés dans cet état pendant sept jours, au bout desquels Maxence les ayant lui^mènie sollicité, mais ' en vain, ils furent tous quatre condamnés à perdre la tète/i'an 505.
FLEXION S
1 . Que nous servira a là mort d* avoir êt& consî-âeres dans ce monde? % Le Chrétien meprÎM souverainement tout ce qui n est pas Dieu, 3. Eh£^ \ comment tiendroit-t'^il au mondcp lui qui se huii^: \ hd'^mêtne ?
13 Juin.