S. PIERRE AUX LIENS
19 An 4^4? vers le tems de Pàque, Hérodes Agrippa fit emprisonnés. Pierre et lui donna une garde de dix soldats dans le dessein de le livrer aux Juifs après la fête. Les fidèles étoient en prière pour le chef de Téglise, et Pierre dormoit tranquillement entre deux gardes, lorsque TAnge d:i Seigneur apparut à lui, au milieu d'une lumière éclatante: Lex^ez-mus, P/êrr^, lui dit-il, et suivez^ moi: à l'instant ses chaînes tombèrent et Pierre suivit son libérateur, qui l'ayant fait passer au travers des soldats qui gardoient la porte, le conduisit le long d'une rue au bout de laquelle il disparut. Le S. croyoit que c'étoit un songe; mais revenu à lai, il, comprit que sa délivrance étoit réelle, et il rendit grâces à 'Dieu de ce prodige. Les fidèles trouvèrent le moyen d'avoir les chaînes dont S. Pierre avoit été lié. On les gardé précieusement à Rome, et S. Grégoire témoigne que les roi3 et les empereurs recevoient comme un riche présent un peu de limaille de ces fers renfermés dans de petites clefs d'or ou d'argent que leur en- ^SFpyent les souverains pontifes,
REFL E XIONS.
1. Qiiellê conmlation potir un chrétien qui sou Jre^ de songer que Dieu pense à lui ! 2. Dieu veut finir mes waux^ se peut^il dire, ou me donne la for^ de le sovffrir, 3. Dûssent^ls durer, le ciel ne vaut'* il pas bien quelques momens de souffrances?
2 Août.
S. ETIENNE, Pape et Martyr.
Tienne étoit natif de Rome. îl fut admis fort jeune dans le clergé de cette église, et en fut fait archidiacre. li fut d'un grand secours aux papes S. Corneille et S. Luce dans un tems où leglise étoit violenin^ent agitée. Ayant succède à S. Luce, il justifia le choix qu'on avoit fait de lui. îl refjî«;a constamment la communion a deux évêques d'Espagne, convaincus de plusieurs crimes. Il combattit fortement Terreur de ceux qui vouloient qu'on rebaptisât ceux qui avoient été baptisés par défi hérétiques: la sainteté et le grand nombre des évêques qui soutenoient cette opinion, ne rempêchërent pas de la condamner. L'empereur Valerien au eoramencenient de son règne avoit épa igné les chrétiens; mais tout -à -coup la persécution s'éleva contre eux, et ce fut alors que parut le courage du Saint Pontife. îl passoit les journées entières dans les souterrains à fortifier hs fidèles. îî convertit la famille de Nemesse, Tribun militaire, en rendant la vue à sa fille. Il fut enfin arrêté et conduit au temple de Mars, qiii, à son arrivée, fut renversé par la foudre; on le laissa pour cette fois: mais des soldats l'ayant trouvé, achevant le saint Sacrifice, regorgèrent l'an 249.
REFLEXIONS
1 . Evitons de nous lier avec ceux dont h foi no7!S est suspecte, 2. A force d'aimer leur personne^ on adopte leurs seniimens. 3. Eh I quavo.m'-nou& de plus précieux que. iiotre Faif
s Aoûti
L'InveTîtîon.du Corps de S. ETIENNE 1er, ]Vî,
Tienne ayant été lapidé en haine de Jésus-
Christ, Gamalieî disciple du Sauveur, enleva secrettement le Corps du martyr, & le transporta dans une de ses terres pour I enterrer dans une grotte destin ' e à la sépulture de sa famille. Ce trésor deïneura inconnu jusqu'à l'an 415, (ju'il plut à Dieu de le faire C(jrinoiîve. Sur l'endroit où étoit ce précieux dépôt ^ il y avoit une petite église desser-» vie par un S. prêtre nom. -né Lucien. S. Gamaliel lui apparîîi Sz lui dit de creuser dans un certain en* droit, qu'il y troiiverok le corps de S. Etienne. Lucien ob Mi, le Patriarche de Jérusalem fut averti, Si vint sur les lieux avec deux autres cvèques. Oiy trouva les ossemens du S. & les chairs réduites er> poussière, on les transporta à Jérusalem: on ea envoya aussi quelques parcelles dans d'autres églises, où il se fit un nombre infini de miracles. S. J^iigustin dit qu'il y en eut 70 d'opérés à Hippone, Il ne faiioit pour guérir les malades que leur ap* plîq:]er des lirii^es ou des fleurs qui eussent touché ses saintes reliques. Elles furent dans la suite transport ces., à Rome.
L II est juste d'honorer les précieux restes des Héros de la relifrion, 2. En versant leur san-r. Us 7ious ont transmis la foi dans tonte sa pureté. 3» LliérHique foule aux pieds les cendres de ceu:$
RE FL EX 10 N S
dont il respecte encQte moins la foi
4 A oit.
S. DOMINIQUE, Confesseur,
Ominivque naquit Tan 1170, dans une petite
^ ville de ia vieille Castille. Sa mere étant
enceinte de lui, s'imagina mettrs au monde un petit chien tenant en sa gueule un fiarabeau qui cclairoit toute îa terre; présage certain de son zele apostolique. Dominique ayant achevé ses études avec un applaudissen^ent universel, fut fait archidiacrîî de l'église d'Osman. Des qu'il fut pr. tre, il parcourut plusieurs provinces d'Espagne prêchant par-tout la pénitence, & même au milieu des campagnes, avec un fruit incroyable: cest de lui que vient la coutume de saluer la Ste. Vierge au commencement du îSermon. Le principal fruit de son amour pour Marie fot la dévotion du rosaire quî seul contribua plus a dissiper les Albigeois, que. des armées entières de croisés. Pour perpétuer en quelque sorte son zele, il fonda l'ordre des frères Prêcheurs. Innocent IIL qui avJit vu en songe le Saint, soutenant lui seul l'cgh'se de I.atran, ne put lui refuser son approbation. Entre plusieurs miracles qu'il opèva, il ressuscita un mort. Il mourut à Rome aa milieu de ses Religieux i'aa
REFLEXIONS
1. Dieu na créé l'homme que pour en être glo» "^rifie» 2. SoiiffrimuE-nous que son saint Nom soit oublié par tant d'i7igrats f 3. Souhaitons au moins qve toutes les bouches coufessent sa puissance Sf bordé»
5 Ao&t.
NOTRE-DAME des Neiges.
SOiis le petitiicat de Libère, et vers le îïîîïieu du 4-i"e. siècle, Rome eut dans la personne du Patrice Jean>et de son épouse, deux rares exemples de piété. Comme ils avoient de grands biens ils s'adressèrent à la Ste. Vierge et la priè rent de îeur inspirer l'usage qu'ils en dévoient faire, Dieu ne leur ayaat point donné d'enfans. La mère de Dieu leur apparut en songe, et leur dit de faire bâtir une église en son honneur sur le mont Esquilin, qu'ils y trouveroient la place toute marquée. Le pape eut la même vision, et se transporta sur ie lieu avec eux et tout le clergé, ils trouvèrent la plan de Téglise tout tracé par la neige qui étoit tombée miraculeusement; car on ctoit alors au fort de l'été. L'ouvrage fut bientôt achevé. l\ y avoit déjà dans Pv,ome des oratoires consacrées à Dieu sous le nom de la Ste. Vierge; mais ce fut la Ire. basiliqiîe qu'on j eut bâtie. Le pape Libère en Êt la dédicace; elle s'est appelé Sie, Marie aux Neiges à cause du miracle dont on vient de parler, & Ste. Marie Majeure à cause de son ancienneté par-dessus plus de 60 autres bâties depuis à Eorae ^n l'honneur de la mère de Dieu*
BE FLEXIONS
1 . Tant d'augustes fmnumens nous apprennent combien le culte de Marie est ancien, % VoudrZ" ons-nous dégénérer -de la pieté de nos ancéires dans un point si important? 3. Il est difficile qu'on ai* me véritablement Jésus sans être serviieur de M&t*
6 AoùL
La TRANSFIGURATION de N. S. J. C.
J Esus-Christ ayant pris avec lui ses trois disciples bien aimés, Pierre, Jacques et Jean, les ^iena sur une haute naontagne. Huit jours auparavant il avok entretenu les apôtres des ignominies de sa Passion, il leur avoit promis de se faire voir auparavant à quelques uns d eux dans sa majesté. En effet s'étant écarté des 3 apôtres, il se trani-fornia tout à coup, son visage devint éclatant comme le soleil, ses habits blancs comme la neige, enliri ja gloire de sa divinité rejaillit sur tout son corps. Alors Moyse & Elie parurent à ses côtés et s'entretenant avec lui de ce qu'il alloit souffrir à .lerusalem. Les apôtres furent frappés d'un si étonnant spectacle et Se Pierre avec sa vivacité ordinaire s'écria : Ah! Seigneur, c/uil^fait bon ici; nous y dresserons ^ si V071S voulez, trois tentes, une pour vous, ime pour Moyse et l'autre pour Elie, Il parloit encore, îorsxjue les disciples le virent environné d'une nuée lumineuse^, du fond de laquelle sortirent ces paroles: Voici mon Fils bien-aimé, en gui Je prends mes délices; cest lui que vous devez écouter. Us tombèrent le visage contre terre, mais cet appareil s'évanouit. Jesus-Clirist s'approcha d'eux et les releva, leur ordonna de ne parier de cette visioa jqu'après la Ilesarrectioii.
1. Que Jésus est aimable pour gui sait wediter ses grandeurs! 2. Heureux celui qui le connoït, il ne goûte plus rien hors de lui. 3. Moins de dissipa^lion, Sf nous trouverons notre Jelicilé à penser à Jaus.o
1 Aoûu
S. GAETAN, Confesseur*
Aëtan naquit à Thicnne, gros bourg du Vi^ ^centin, appartenant à sa maison, une des plus iîiiistres de la Seignettrie de Venise. Il eut dès sa première enfance un tendre amour pour Dieu et pour la Ste. Vierge. li fit toutes ses études, et surtout celles de droit, avec beaucoup de succès. A yant embrassé l'état ecclésiastique^ pour en prendre l'esprit il alla a Rome. Le pape l'ayant connu, le fit protonotaire; mais cette charge ne s'accomoda pas avec son amour pour Thu milité; il s'en démit et revint à Vicence, où il s'occuppa du soin des pauvres. Ayant rencontré ' trois Saints personiiages qui touchés comme lui du dérèglement des ecclésiastiques, vouloient entreprendre la réforme, il établit avec eux un ordre de clercs réguliers, qui uniquement occupés des choses de I3ieu> dévoient non-seulement ne rien posséder, mais même se reposer sur la providence sans rien<iemander. Un des trois étoit Pierre Garafie éveque de Théate, d'où vint aux nouveaux clercs le nom de Théatms. Saint Gaëtan les gouverna avec une sagesse admirable. Un jour N. S. lui apparut tel qu'il étoit dans l'étable de Bethléem. |1 mourut à Naples l'an 1547*
REFLEXIONS
î. Nous mériterions par notre défiance que Dieu nous aùaudonnât eji effet, 2. Dieu qui nous a fait ce que nous sommes y ne sait— il pas bien ce qitil nnus Jaut'^ 3. Ne cherchez que. le royaume du cicl^ et le rc'ote vous sera donné par surcroît.