‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 115 sur 459 · II. Cette union n'est · texte numérisé non relu

II. Cette union n'est

PAS cependant SUBSTANTIELLE

NATURELLE, commc ccllo qul existe entre l'àme et le corps, qui ne forment qu'une seule nalure, qu'une seule substance; et il faut bien se garder de prendre dans ce sens le texte di; symbole de St Athanase que nous avons cité, n. (iOI ; car il y a en J.-C.

deux natures distinctes. C'est de foi contre Eulychès, qui pré-

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DIEU REDEMPTEUR

tendait que la nature humaine avait été absorbée par la nature divine, et qui ruinait ainsi l'économie de la Rédemption. Pr. 1) Par le texte cité plus haut, n° GOl .

2) Tous les symboles attribuent à J.-G. les propriétés des deux natures. 3) La raison. Si en J.-C.

il n'y avait qu'une nature, cette nature serait ou divine ou humaine, ou ni divine, ni humaine, ou divine et humaine tout à la fois. Dans la première hypothèse, il ne serait pas homme et ne pourrait pas souHrir ; dans la seconde, il ne serait pas Dieu, et ne pourrait pas satisfaire à Dieu; dans la troisième, il ne serait ni Dieu ni homme ; dans la quatrième, cette nature ne serait pas divine, car la Divinité exclut tout ce qui est corporel, elle ne serait pas non plus humaine ni consubstanlielle à Dieu, ni à la Vierge Marie. Aussi St Thomas dit: Il est impossible que l'union du Verbe incarné ait été faite dans la nature. 111, q. 2, a. 1.

A) Le Concile de Chalcédoine dit: « Nous enseignons qu'il faut reconnaître un seul et même Fils unique de Dieu, Notre Seigneur, en deux natures unies sans confusion, immuablement, indivisiblement, et inséparablement, sans enlever la différence des natures, ni des propriétés de chacune, en une seule personne, et non partagées en deux personnes. » S. 60.

003. Il est donc de foi, comme nous l'avons dit au n" 577, qu'en J.-C. il y a les propriétés et les opérations de l'une et de l'autre.

Or, entreles opérations de J.-C, il y en a qui sont divines, comme de créer ; il y en a (|ui sont humaines, comme de manger, de boire; il y en a (jui sont lliéandriqucs, comme de faire des miracles par l'attouchement des yeux des aveugles, par ex. La

personne de J.-G. est le principe quod de toutes ces opérations; celles qui sont propres à une des deux natures ont cette nature pour principe quo, et la nature humaine est le principe qiw partiel des opérations théandriques.

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