‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 116 sur 459 · III. L'union des deux · texte numérisé non relu

III. L'union des deux

NATURES EST NATURELLE PERSON- NELLE. C'est ainsi que l'appellent les théologiens ; et c'est ce qui résulte des deux paragraphes précédents où nous avons prouvé, qu'elle n'est ni accidentelle, ni substantielle naturelle.

Elle est, d'après St Thomas, la plus grande, la plus parfaite des unions, si on excepte celle qui existe entre les Personnes divines. III, q. 2, a. 9. Quoiqu'elle ne soit pas nécessaire au Verbe, et n'appartienne pas à son essencat, elle s'est opérée dès le premier instant de l'Incarnation, et dans la conception même du Fils de Dieu, comme nous l'avons dit, n. 509; et il est de foi, qu'elle est inséparable et immuable, J.-C. était hier; il est aujourdliui : Usera dans tous les siècles. Heb. XIII. 8. Ce que le Verbe a pris, il ne l'a point quitté, il ne le (;uittera pas.

Ainsi dans les trois jours de la mort de N.-S., le Verbe fut uni, soit à l'âme de N.-S., soit au corps, soit au sang de N.-S. qui devait être repris dans son corps après la résurrection. Les Franciscains, il est vrai, ont nié que la divinité soit resté unie au sang durant ces trois jours ; mais plusieurs pensent que Scot n'a soutenu cette opinion, que pour les quelques gouttes que N.-S. n'a peut-être pas reprises dans sa résurrection.

Cette union, du reste, n'est inséparable (|ue pour les parties intégrantes (le la nature humaine, et non pour les choses superflues,

JKSUS-CHRIST. l'union HYPOSTATIQUE

comme la sueur, les cheveux, etc.

Art. II. Des conséquences de cette union.

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