Les mérites de J.-Ch
ont été d'une valeur infinie; c'est certain de par la foi. Clément YI dit : « Jésus-Christ sur l'autel de la croix, a acquis un trésor à l'Eglise militante, afin que par là, les hommes aient un trésor infini. » {Ext r av. comm.
cap. Unigenitus, de pœniten. et
de remiss.) En elTet, la dignité de l'action, se mesure à la dignité de la personne. Or la personne est infinie, donc son mérite l'est également.
•"".ardons-nous de croire que J.-C.
ait mérité seulement dans sa passion ; car il a mérité dès l'instant de sa Conception, et jusqu'à la fin de sa vie et sans interruption, dans ctiacun de ses actes, excepté dans les actes purement divins. Il a pu dire : Je fais toujours ce qui plaît à mon Père. Mais de même qu'il n'a pu croître en grâce, puisque la grâce était complète en lui, dès sa conception, de même et pour la même raison, il n'a pu grandir en mérites; mais il a voulu que ses mérites précédents n'eussent leur ettet qu'à la suite de sa passion. C'est l'opinon commune. S. 'SH-2. 837. T. III,q. 48. a. 1 et m. q. 34, a. 3.
640. Après sa mort, J.-C. n'a pas mérité puisi[u'il n'était i)lus viateur : cependant sa passion et sa résurrection ont servi à notre salut, à cause de ses mérites précédents. Aussi St Thomas dit (|uc ja résurrection de N.-S. est la cause de la nùtre, non pas la cause méritoire, mais la cause exemplaire et la cause efficiente. C'est, en cll'et, à son exemple que ressusciteront les l)ons, et par la vertu de la divinité dont l'humanité de .l.-C. est l'inslrumenl, la Piésurrection de ><. Seigneur opérera la résurrection de tous les morts : et elle opère déjà la résurrection des âmes fin, q. 06, a. -2). Le St docteur parle dans le même sens de l'Ascension par la(|uelle N.-S. nous a préparé une place et a élevé au ciel nosàiues. qu'il avait délivrées du péché. Hl, q. o7, a. 6.
OU . Qu'à mérité Jésus-Christ?
(a) D'abord pour lui-même, {a) Il est certain, d'après ce que nous avons dit, qu'il n'a pas mérité l'union hyposlatique, ni plus probablement la grâce habituelle, car le principe du mérite ne peut tomber sous le mérite; ni la gloire de son âme, ni l'augmentation du mérite ou de la grâce, (puisqu'il n'a pu croître, ni en grâce, ni en mérite), ni la vertu, ni la science.
(/y) Mais il est certain qu'il a mérité ce ([u'il n'a pas eu tout d'abord, et par conséquent sa résurrection, l'impassibilité et la