‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 130 sur 459 · De là, il faut conclure · texte numérisé non relu

De là, il faut conclure

l" Que lliomme ne peut pas, sans la ijvdce achieHe, sortir de VMatdu péché, c'est r/^/b (d'après la proposilion précédente.

2° Ni a roi)', snm^ la grâce, le commencement de la foi, c'est de foi contre les Semipélagiens, d'après le Concile de Trente déjà cité, et d'après le second Concile d'Orange.

67-4. 3° .Y(, sans la cjrdce^ se préparer à la grâce., c'est de foi s'il s'agit d'une préparation positive qui mérite la grâce. Le Concile d'Orange dit, en effet : « La grâce, qui n'est pas due, précède les bonnes œuvres. » Le principe du mérite ne peut tomber sous le mérite ; or la grâce est le principe du mérite. Quelquesuns pensent cqiendant (pi'on peut, sans allercontre la foi, admettre une sorte de préparation négative à la grâce, qui consisie à écarter certains obstacles à la grâce, sans exciter Dieu à nous' la donner. Mais St Thomas dit :

L'homme ne peut pas se préparer à recevoir la lumière de la grâce, autrement que par un secours de Dieu, qui le meuve inlérieurement.))T. I,2,q.l09,a. G.

075. 4° Xi persérérer dans la grâce jusfjii'à la fin. C'est de foi contre les Semipélagiens. Ecoutons le Concile de Trente: «Si quelqu'un dit que le juste, ou peut persévérer dans la justice qu'il a reçue, sans un secours spécial de Dieu, ou qu'avec ce secours il ne le peut pas, qu'il soit analhème. » Ses. 6, can. 22.

Ce texte du Concile de Trente vise sûrement, au moins la persévérance, qui dure longtemps et qui se prolonge jusqu'à la tin de la vie. Ce secours spécial, distinct de la grâce habituelle, nécessaire pour la persévérance finale, est une grâce actuelle que l'homme ne peut pas mériter de

condigno, mais que tous doivent et peuvent demander et obtenir par la prière; ce n'est donc pas un privilège particulier, comme l'exemption du péché véniel. Ce secours n'est pas une dérogalion à la loi commune. (Hu).

La persévérance de durée, pendant le cours de la vie, quand même on retombe plus lard, n'est pas non plus possible à l'homme, sans un secours actuel de Dieu, d'après ce que nous avons dit n" 672 et suiv.

Bien plus, c'est un bienfait particulier de Dieu, quand de nouveaux baptisés, ou des pécheurs récemment convertis, meurent dans la grâce, d'après ces paroles de nos Saints Livres : lia été enlevé de peur (fue la malice ne changeai son inlelllgence. Sag.

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