‹ Abrégé de théologie dogmatique et moraleChapitre 151 sur 459 · I III. De l'umox de la · texte numérisé non relu

I III. De l'umox de la

MATIÈRE ET DE LA FORME. I. Le

même ministre doit employer la matière et la forme, et à l'égard du même sujet, autrement les paroles de la forme ne seraient pas vraies. Cependant plusieurs disent qu'en cas de nécessité on pourrait, s'il était impossible de taire autrement, donner le baptême sous condition, une personne versant de l'eau et l'autre prononçant la forme. L. Debapt.

119. — II. Il faut que la matière et la forme soient unies de telle sorte que la matière soit appliquée quand la forme est commencée, et avant qu'elle soit achevée ; si elle est appliquée immédiatement avant ou après la prolation des paroles de la forme, bien que l'opinion commune soutienne que le sacrement est valide, il est cependant quelques auteurs qui sont d'un avis contraire ; et en matière de sacrement il faut suivre l'opinion la plus sûre. Il est même à remarquer que dans la consécration de l'Eucharistie, le mot ceci qui commence la forme, demande que la matière soit là physiquement présente, au moment où on le prononce. Toutefois, dans le sacrement de Pénitence, qui est institué par manière de jugement, et dans celui de mariage, qui suit la nature du conirat, il peut y avoir, sans inconvénient pour la validité un certain intervalle entre la matière et la forme.

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