I IL Qu'il administre dignement ET SELON LE RITE VOULU
1° Dignement^ c'est-à-dire avec l'attention et le respect religieux voulus. Toutacte sérieux demande l'attention ; il pèche donc, au moins véniellement, celui qui est volontairement distrait en administrant les sacrements ; et d'après l'opinion la plus probable une distraction volontaire serait mortelle dans la consécration de l'Eucharistie ; il est cependant des auteurs, qui pour ce dernier cas sont moins sévères. Il est bien clair que si des distractions volontaires risquaient de faire altérer la forme, en ce qui est de la substance des sacreiTients, elles seraientbien plus coupables.
803. 2-^ Selon le rite row/w. D'après le texte du Concile de Trente, déjà cité , n» 770, l'Eglise a le pouvoir de régler les rites des sacrements. « Si quelqu'un dit que les rites approuvés de l'Eglise peuvent être méprisés, ou omis sans péché, au gré des ministres, ou èlre changés en d'autres, qu'il soit anat. » Tr. ses. 7. can.
13. Or, à moins d'un privilège spécial, qui autorise à employer d'autres rites approuvés, tous doivent se servir du Rilucl et du Missel romains seuls. Le cérémonial des Evoques est aussi partout obligaloire, dans l'Eglise
LES SACREMENTS EN GENEKAi
laline.
C'est une laute jj^ave de mépriser ces rites que leur antiquité rend vénérables, qui servent à inspirer au peuple un plus grand respect des sacrements, qui, si on avait soin d'expliquer aux fidèles leur mystérieuse sii^nifi cation, feraient voir clairement à tous les yeux les effets des sacrements, et exciteraient ainsi la foi.
Omettre ces rites sans nécessité, c'est un péché grave ou léger, selon que l'omission est notable ou non. Toutes les fois qu'il s'agit d'administrer un sacrement, le prêtre doit être revêtu du surplis et non du rochet. Sur le surplis il doit avoir une étole de la couleur voulue. Qu'on le remarque bien, l'étole ne peut être portée en signe de prééminence, pas même par les curés ; on doit en réserver l'usage à l'administration des sacrements, oudessacramentaux.ainsiqu'aux autres (onctions ou le rituel l'exige, et, si la coutume le permet, à la prédication. En cas de nécessité, on peut sans aucun vêtement sacré administrer la pénitence, l'exfrême-onction et même le viatique. C'est l'opinion commune.